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Au cœur des Hautes-Alpes

De chaque vacance, de chaque moment de liberté, prétexte  à la découverte, nous choisissons pour cette année de laisser derrière nous les volcans pour prendre de l’altitude.

Les Hautes Alpes (05) s’ouvrent à notre désir d’évasion.

Parfum d’un ailleurs, parfum d’une fraicheur qui en cette période de canicule nous permet de profiter de chaque minute.

Comme intermède, une pause entre deux randonnées je déguste le privilège d’instant de pêche.

Occasion d’appréhender de nouveau territoire à l’image de la vallée de la clarée dont je suis littéralement tombé en admiration.

Périple qui me conduit sur différents lacs comme celui du serpent ou des muandes qui me proposent des moments d’une intensité rare.

Occasion de revenir dans des lieux que j’avais  connu des années en arrière.

Durance,Guisane ; Queyras, vallée du Guil, autant de secteur auxquelles je consacre des heures de prospection bien trop courte.

Occasion de confirmer la confiance que je voue à mes soies source de la Lozère.

Découvrir les soies sources de la Lozère :http://www.soie-peche-mouche.com/

Au paradis des eaux claires ,de la pêche fine et discrète  , je dois avouer que le modèle n°1 m’aura permis une fois encore de prendre un plaisir immense , notamment très tôt le matin , cherchant le moindre poisson actif en sêche/nymphe.

Stratégie de pêche que j’alternerai avec quelques perdigones made in Auvergne.

Stratégie de pêche qui le plus clair du temps tournera autour d’un tabanas en taille 16 issus de la collection de la boutique de Vincent (Fly concept) et d’une nymphe très connu le célèbre cul rouge.

Stratégies de pêche auxquelles je donnerai une odeur locale, profitant d’une halte dans la boutique de Thibault Guilpain à Briançon pour m’acheter quelques bobines de fluorocarbon soldarini.

La boutique de Vincent :http://www.fly-concept.fr/

La boutique de Thibault :http://harvey-fly.com/fr/

Ainsi pourrais-je écrire encore des heures et des heures pour vanter la beauté de ces paysages, résumant en une seconde deux semaines d’un plaisir rare.

Ainsi pourrais-je oser parler de la pertinence qui me semble essentielle du travail de l’aappma de la clarée qui propose des parcours no kill dans lequel je me retrouve totalement .Des choix qui invite en particulier à sanctuariser des tributaires annexes.

Ainsi pourrais-je ……

Mais comme à mon habitude plutôt que des mots je préfère les images.

Témoignage modeste que je partage à travers une vidéo si imperfectible soit elle.

Témoignage simple d’un passionné de pêche et surtout de nature.

Culture Tefal ,encore de beau reste…

Nous sommes en juillet.Quelques semaines encore et il sera temps de laisser tranquille nos rivières de 1er catégories.

Bientôt la pêche laissera place au bilan d’une année 2018 qui nous aura offert des raisons d’espérer.

Le temps de faire un pied de nez à tous ces détracteurs de tout poil qui avait promis à l’aappma de Châteauneuf un déclin important après la mise en place du parcours no kil de 3km.

Au final dans un contexte qui affiche   une perte importante de nombre de pêcheur, les dés semblent avoir jeté une autre réalité bien différente au sein des structures les plus contraignantes.

Des instances courageuses, capable de sacrifier l’érosion de quelques vielles mains pour  miser sur le recrutement d’une jeunesse  ou la pêche devient une activité de pleine nature qui se doit d’être le plus ludique possible.

Pour ma part, l’age avançant, je mesure le chemin parcouru mais aussi l’inefficacité de quelques démarches, trop convaincu que nos certitudes à  prétendre ne sont au final qu’un miroir à l’alouette.

Il me faut  avouer  l’inéluctable  d’un combat qui a vu comme conclusion la décision lointaine d’un tribunal administratif de Lyon .Fin d’un cycle, d’une procédure qui autorise la mise en place d’une micro centrale sur la sioule

Comme une confiance perdue à l’égard de tous ces spécialistes qui m’avait prédit une victoire garantie,de toutes ces associations incapable d’une lecture pertinente  ou la super avocate n’a pas été foutu de déposer en date et en heure les pièces nécessaire à la défense de ce recours.

Nul doute que je pourrais déverser une forme d’amertume , mais bien au contraire me voici amuser d’une naiveté à penser que tout va bien dans le meilleur des mondes.

Pêcheur depuis 60 ans, il ne reconnaît plus les rivières autour de Sauxillanges (Puy-de-Dôme) :https://www.lamontagne.fr/varennes-sur-usson/loisirs/environnement/2018/07/13/pecheur-depuis-60-ans-il-ne-reconnait-plus-les-rivieres-autour-de-sauxillanges-puy-de-dome_12912881.html#refresh

Atterrissons, comprenons que nature n’accorde pouvoir qu’a la masse, qu’au nombre, que derrière chaque chiffre se cache notre capacité à peser.

Pensez-vous sérieusement que 17000 pêcheurs peuvent définir le destin de 700 000autres habitant.

Pensez-vous encore que truite, ombre, brochet, rivière pourront être des raisons suffisantes à mettre des bâtons dans les roues d’une époque ou chaque parcelle de croissance se fait au détriment du vivant.

Pensez-vous que nos jeunes hurlant à la sortie de nos lycées au lendemain du bac devraient recevoir leçon de morale sur l’impact de leur manière d’être, de vivre de la part de quelques prédateurs qui s’octroient cuisage sur une ressource qui se fragilise.

Toutes ces consoles, ces tablettes,ces machines qui ont tant besoin d’électricité, cette capacité à rester au cœur de nos villes et à défendre un modele ultra consommateur  les conduit sur le chemin de l’indifférence écologique.Trop convaincu peut être qu’a l’image des tomates, les progrès de demain rendront inutile le besoin de Terre.

Apprendre à aimer pour mieux protéger .Apprendre à rendre nécessaire une relation avec la nature pour en mesurer son aspect indispensable .

C’est cela être pêcheur aujourd’hui, c’est apprendre à s’imprégner plutôt qu’à se nourrir.

Ainsi à l’heure où j’écris ces lignes, jeunesse se bouscule place de jaude, hurlant  la fierté d’être bleu, consciente je l’espère d’habiter dans un pays ou 80% des rivières sont à l’agonie.

La basse rivière d’Ain à l’agonie :http://www.nicolas39-peche-mouche.com/index.php?post/2010/07/16/La-basse-riviere-d-Ain-a-l-agonie

l’Ariège atteinte par la PKD :https://collectifmouche31.blogspot.com/2018/06/lariege-atteinte-par-la-pkd.html?m=1

Ainsi à l’heure où j’écris ces lignes, nos volcans sont là endormis, patrimoine du monde qui nous entoure, richesse dans l’histoire de l’humanité.

Ainsi à l’heure où j’écris ces lignes, je ne peux cacher ma désespérance à regarder les pêcheurs de mon département pris en  otage d’un débat d’une médiocrité affligeante ou comme seule préoccupation d’avenir, il s’agit de savoir si en 2019 on pourra mettre au panier 4 ou 6 truites.

Amusant destin que celui d’imaginer qu’aujourd’hui il suffira de polluer pour rendre truites et autres êtres vivants , impropre à la consommation, seul garantie à être peinard ….

Ainsi à l’heure où j’écris ces lignes ma pensée finale ira vers mon ami Vincent.

De l’autre côté de l’atlantique, sur les berges de la  green, il s’éclate au cœur d’un lieu ou la pêche est devenu une religion, ou l’impact économique du loisir pêche ferait pâlir bien des acteurs pro, ou derrière chaque barrage, bizarrement il y a plein de  truites !!!!!!

Des truites magnifiques, superbes, qui n’auront pu résister à petit sedge maison.

Des truites dont le seul destin promis au sein de notre fédération aurait été de finir au fond d’une poelle …..

Quelques news en vrac (9/05/2018)

L’heure est aux nouvelles

Peut-être passer inaperçu pour certains, depuis quelques jours maintenant le nouveau site internet de la fédération de pêche du puy de dôme est en ligne.

Le site internet de la fédération de pêche du Puy de Dôme :https://www.peche63.com/

 

Une nouvelle interface plus agréable à lire, un site responsive offrant la possibilité de visualiser directement sur cartographie les parcours de pêche. Une réponse de qualité pour répondre à bien des questions des pratiquants.

Modernisation du support qui permet de mettre en valeur le travail de la fédération.Modernisation qui s’exprime aussi par la présence de nos instances sur les médias sociaux comme Facebook ou Instagram.

Instantanée d’une époque qui nous permet par exemple d’apprendre l’introduction de 10 000 ombrets d’un an sur la portion amont de l’Allier.Une politique halieutique indispensable à mon sens.

Je profiterai d’ailleurs de l’instant pour rappeler que l’ouverture de l’ombre s’approche et que notre Auvergne offre d’innombrables possibilitées d’aller à la rencontre de ce poisson exceptionnel

C’est aussi le retour sur le marché de la collection des mouches de la Sioule. Olives, nymphes, March Brown. De quoi parfaire ces boites de mouches avec des modeles efficaces et simples.

Opportunité de parcourrir en profondeur le Fly shop de Vincent : Fly concept. Une gamme très étoffé et quasiment complete  dont le succès ne fait guère de doute .Volonté de développer grâce une gamme aux prix très attractifs que je vous  inviterai à découvrir durant les mois à venir notamment autour de la pêche en réservoir.

Découvrir Fly Concept : http://www.fly-concept.fr/

Parmi les autres informations, il est à signaler que notre Auvergne et plus précisément la Haute Loire sera le théâtre de la prochaine édition du Tournoi des 5 Nations. Événement notamment sur le magnifique site du lac du Bouchet qui permettra d’admirer en action des pêcheurs de grande dextérité.

Moyen aussi de montrer une fois encore le dynamisme de certaines personnes de ce département  qui apporte je le crois beaucoup à la pêche à la mouche.Véritable moteur du maintient de l’attractivité de la Haute Loire  et force motrice essentiel face à l’érosion des pratiquants.Ce sont ces porteurs de projet qui devrait être mis en valeur et soutenu à travers les politiques de communication de nos instances ( en mode billet d’humeur!!!)

Enfin pour conclure , je vous invite à parcourir ma chaine youtube qui devrait se redynamiser avec l’arrivée de nouveau jouet comme la go pro hero6 .Le but d’Auvergne passion mouche etant avant tout autre chose le plaisir des photos et des images.

Ma chaine Youtube :c’est ici

Lecture d’Avril : 8.6,Pêche Mouche,Petit Jean

Entre deux parties de pêche,  comme une pause salvatrice, je profite de l’arrivée du printemps et de la chaleur d’une après-midi pour m’adonner à quelques lectures.

Comme à chaque fois l’annonce d’une nouveauté attire mon regard. Depuis quelques semaines le premier numéro du magazine 8.6 a pris le relai de « Pêches sportives ».

Un magazine plus dense qui nous invite au fil de 146 pages à la rencontre d’univers très diffèrents.

De la maitrise du no kill en pêchant aux leurres, aux boites à mouches idéales  pour parcourir l’Ain , l’Aude et bien d’autres contrées , c’est un contenu riche qui nous donne l’envie de lire avec enthousiasme un numéro 1 dont l’unique petit point noir résidera  peut-être dans son prix  .

18€ pour un tri mensuel  même de très grande facture reste à mon avis une cout très important et beaucoup je le crois prendront le temps de feuilleter chez leur buraliste chaque parution avant de craquer pour ces belles pages.

L’arrivée de mai signe aussi la parution du numéro 126 de la revue « Pêche Mouche ». Fidèle parmi les fidèles, c’est avec impatience que je parcours ce numéro.

Comme à son habitude , nous aurons plaisir à partager les conseils des différents auteurs à travers des sujets aussi vastes que la traque de gros spécimens en sêche à l’invitation qui nous est faite d’aller voir ce qui se passe en Islande.

Pour ma part en bon régional je ne résisterai pas à une lecture plus attentive d’un article de J.B Nuremberg sur les ombres de l’Alagnon. Comme une mise en appétit pour aller à la rencontre de la plus auvergnates de nos rivières, l’Alagnon traversant successivement le cantal, la haute Loire et le puy de dôme.

Continuant cet intermède culturel, il me faut maintenant aborder un coup de cœur : Le livre de Marc Petit Jean.

Un ouvrage référence qui invite les amoureux du cul de canard à la rencontre des célèbres montages que sont les MP 10,22, 81 et tous les autres. Des step by step détaillés au maximum qui nous offre une parfaite maitrise de  ce matériel .L’auteur nous invitant aussi au fil des pages à la rencontre de l’histoire du CDC dans le monde la mouche.

Difficile de résumer en quelques lignes la beauté de ce livre, si ce n’est de prétendre qu’il est un des vrais indispensables dans toute belle bibliothèque de passionné de pêche à la mouche.

Ainsi pour conclure ce propos je vous laisserai comme une mise en bouche une vidéo de Marc Petit Jean ou il nous dévoile ses 8 mouches qui suffisent

Un mal qui passe inapercu

De Sioule il existe d’innombrables visages dont je ne cesse de vous parler ici.

Du plus idyllique ou lorsque le mois de mai venu,le spectacle des grandes éphémères vous emporte dans l’espoir de croiser le plus beaux des joyaux.

A une autre réalité.Celle qui vous oblige à  prendre le temps d’écouter la rivière.Celle qui m’avait conduit à la veille de la pêche électrique à être un des seuls à avoir pris le pari de résultat qui n’aurait rien d’une surprise.

De Sioule au fil des années, j’ai compris que mon regard de pêcheur concentré, attentif, absorbé de mon résultat pouvait me conduire à passer à côté des choses essentielles .J’ai appris que je devais parfois sacrifier  les meilleurs spots de pêche pour plonger mon regard au fond de l’eau essayant de capter quelques cicatrices.

Comme à mon habitude maintenant , je consacre de long moment à ne pas pêcher,  à observer le moindre détail, assumant cette identité contemplative riche des fondamentaux d’une pêche à la mouche venue d’une autre époque.

Un caillou que je retourne pour regarder l’épanouissement de la vie, un oiseau dont la présence n’est plus, un chevreuil qui boit à la rivière,des éclosions de moins en moins intenses ,  l’éclat blanchâtre d’une vie qui se décompose au fond de l’eau.

Aprés plusieurs jours de pêche depuis l’ouverture, de la haute à la basse ,ce ne seront pas moins de 5 cadavres confirmés (+1 probable)  qui viendront m’alerter d’un mal que je sais profond sur la rivière et dont l’intensité augmente de manière exponentielle.Un mal que beaucoup ignorent , incapable peut etre de regarder aux bons endroits.

Un mal dont je ne  fais ici que le relai laissant à chacun le loisir de son commentaire. Une mal dont la simple évocation suffit probablement à faire de moi un être politiquement incorrect.

Un mal dont l’expansion va entrer directement en raisonnante avec la fragilisation de nos écosystèmes.

La suite logique

4 avril 2011, Auvergne Passion Mouche vient de prendre naissance.

7 ans déjà, des milliers de photos plus tard, des dizaines de lignes, 626 articles,des convictions,des billets d’humeur, l’espoir de montrer la beauté des lieux de pêche que je fréquente, ainsi pourrait se parcourir les souvenirs d’un anniversaire qui n’aura pas lieu.

Après des millions de pages vues, des dizaines de lecteurs fidèles, l’existence même d’un espace dont la pertinence repose sur vous, passionnés de pêche et de nature ;Il me faut aujourd’hui au lendemain d’un échange avec un militant de la cause animale vous faire le plus grave des aveux.

J’aime discuter avec les anti-specistes, j’aime tous les gens qui vous poussent à réfléchir, j’aime tous les gens qui ont l’art de dire l’inverse de nos certitudes. J’aime être bousculé, intellectuellement chahuter, déranger dans le confort de mes convictions. Conscient peut être de l’impertinence de mon propos, je dois me résoudre à l’évidence de n’être absolument pas dans l’air du temps.

Face à la montée d’un univers ou l’halieutique ment correcte est devenu un art  de vivre.Face à la nécessite permanente de transiger , de vendre son âme pour avoir un minimum de reconnaissance ,je mesure à cette instant combien Auvergne Passion Mouche est en décalage avec le monde qui l’entoure. Raison suffisant peut être pour écrire les lignes qui vont suivre.

D’une blague potache, d’un poisson qui orne le dos de nos enfants, je choisi d’en prendre le contrepied et d’être des plus sérieux.

Auvergne Passion Mouche n’est plus qu’un vague souvenir, une idée qui se dilue dans la brume d’un matin d’avril.

Je souffre de dissonance cognitive

Il fait frais, ainsi pourrait s’écrire les premières heures de la saison 2018.

C’est une eau fraiche, tendue s’écoulant le long de berges désertées qui offre un constat bien peu réjouissant.

Comme une évidence  que nous sommes très loin des conditions parfaites pour traquer dame fario. Occasion de trouver quelques excuses pour comprendre les raisons de bien des échecs pour nombre de pêcheurs.

Pourtant en écrivant ces lignes, je ne peux m’empêcher de repenser à ces séquences de  pêche réalisées de l’autre côté de l’atlantique en 2017.Là sous la neige, dans une eau glaciale, dans des conditions que bien des pêcheurs auraient considéré comme impossible, je me souviens des museaux avides de ces farios en quête de nourriture. Comme un constat sans appel qu’il est urgent de se poser les bonnes questions.

De Paris, comme une idée peut être, comme un réflexe, comme l’impression de s’attaquer à la plus faible des proies, l’agitation du monde médiatique nous a fait prendre conscience que la pêche n’était plus à la mode.

D’une parole qui nous vient d’Ushuaia ou l’on prend la mesure de la disparition du dernier rhinocéros blanc au chant des oiseaux que je n’entends plus lorsque je sors le matin, c’est un autre état d’urgence qui me pousse à une inquiétude bien plus profonde que celle d’une pétition qui anime la toile.

Il me serait alors  facile à l’image de ces quelques éditos  de continuer à défendre contre vent et marée l’expression d’un loisir pêche sur lequel je m’interroge de plus en plus.

De la prétendue popularité  d’une activité dite de pleine nature qui ne représente plus que 2 à 3 % de nos contemporains et dont l’élitisme n’a jamais été aussi présent   à l’angélisme actuel poussé par une sur professionnalisation du loisir pêche. Epoque formidable  ou le politiquement correcte est devenue nécessaire pour ne pas déranger les quelques clients qui résistent au déclin.

J’aurais pu vous inviter à tous cela mais je dois avouer qu’à la différence de beaucoup je me sens aujourd’hui responsable, conscient de cette dissonance cognitive qui est la mienne.

Comme cette irrésistible envie de traverser une fois encore l’atlantique pour aller vivre là-bas des émotions rares que j’achète grand coup de kerosene.Un  plaisir qui  suffit à faire de moi un homme qui pollue comme tous les autres.

Comme ce kiff absolu que je m’offre chaque année ou je suis devenu drogué d’une adrénaline qui me pousse à filer à tout berzingue dans l’odeur des moteurs à essence sur l’immensité bleue de la méditerranée à la recherche d’une chasse de thon.

Comme d’innombrable exemple qui me font mesurer parfois la pertinence de ces associations qui montre du doigt ce que je suis.

Plus facile serait-il pour moi comme une bête aux aguets  de montrer les dents, tout crocs dehors, bavant les stigmates d’une humanité relayée au placard. Plus facile serait-il pour moi d’exprimer à l’image de certains amuseurs de foule une misogynie qui me dégoute

Mais je vous le répète, je souffre d’une dissonance cognitive

Ce mal étrange qui me pousse chaque jour à me lever avec comme unique pensée celle d’aller à la rencontre d’une truite pour la regarder repartir dans l’eau.

Acte prémédité dont je mesure la bêtise. Acte prémédité  dont l’essence réside dans l’art de cultiver l’inutile . Acte prémédité qui me conduit vers une forme d’intégrisme. Acte prémédité d’un être libre qui n’aura jamais la prétention de s’octroyer le doux qualificatif à la mode : Protecteur.

Ainsi pendant que d’autres souffriront de ces mouvances qui nous montre du doigt, moi je n’en aurais que faire, assis là au bord d’une rivière, amusé de tous ce brouhaha.

Ainsi pendant que d’autres s’inquièteront de l’avenir, moi  n’ayant rien à vendre et au final rien à gagner  , je continuerai inexorablement à chercher derrière le moindre caillou la source de ma dépendance.

Ainsi pendant que d’autres auront tant à dire , moi je laisserai ma place , désabusé par une lassitude profonde d’un univers dans lequel les bénévoles ne sont plus qu’a service de  quelques ambitions

Ainsi pendant que  d’autres auront tant à faire, moi je profiterai de ces derniers instants, persuadé qu’aujourd’hui  pour auvergne passion mouche il n’est plus l’heure d’être militant mais juste de témoigner d’un monde qui s’achève.

Ainsi pour conclure je partagerai  ma conviction profonde que le vrai danger de la pêche en France n’est pas quelques anti-specistes mais notre incapacité dramatique à faire de nos rivières des espaces récréatifs  pour un monde qui a tant besoin d’évasion.

 

 

2018 , Bientôt le jour J

Encore quelques jours avant que tout ne recommence.

Derniers instants de préparatifs ou l’on prend le temps de ne rien laisser aux hasards. Inspection des boites à mouches qui se doivent d’être bien pleines. Passage en revue des cannes, des moulinets, du gilet. Réfection des corps de bas de ligne que l’on soumet à la cuisine.

Lien : Bouillir son maxima et fabriquer un bas de ligne élastique.

Période traditionnelle ou je chine dans les magasins de pêche  du coin. Prétexte  à sentir l’atmosphère, prétexte à chercher quelques contenus pour auvergne passion mouche.

Comme la proposition  d’aller à la découverte d’une nouvelle collection de mouche de la marque Fly Concept Distribution disponible dans le magasin  décathlon de Clermont Ferrand.

Du prêt à l’emploi de belle qualité choisi par Vincent dont l’expérience garantira de trouver le meilleur.

C’est aussi le temps des derniers repérages. Comme à mon habitude, je ne ferai pas l’ouverture, détestant le bruit de la foule. Comme à mon habitude, c’est bien de Sioule que je profiterai en première intention. Comme à mon habitude, ma balade d’aujourd’hui me conduit à d’inévitables réflexions

Occasion de mesurer le travail réalisé par chaque aappma que borde la riviere. Une volonté probablement de redonner à ce territoire une importante attractivité auprès des pratiquants. Une volonté surtout de mettre en place des choix courageux ou l’on assume des décisions parfois impopulaire mais qui apparaissent de plus en plus comme l’unique rempart à la sauvegarde de nos truites sauvages.

Ainsi peut être vous parlerai-je de l’assemblée générale de l’aappma  de Châteauneuf .Ainsi peut-être je m’inquiéterai une fois encore de cette impression que la pêche de la truite dans mon département ne tiens qu’a un fil.

Comme la désagréable impression que les excès d’une époque  qui passe en une poignée de seconde de -12 à 14° ne pourront à terme rester sans conséquences. Ainsi peut être commencerai je ma saison par l’envie de gouter à plein poumon cette émotion qui m’apparait de plus en plus précaire.

D’un militantisme assumé, d’une jeunesse engagée, d’un désir constant à la joute verbale, le temps qui passe me pousse de plus en plus à la retenue, à l’envie simple de rester en retrait, profitant de cette plénitude que nous offre une relation particulière à la nature que l’on nomme pêche  à la ligne.

Bonheur simple des adeptes de la gaule qui par convivialité s’arrêteront  chez manu à l’escale en ce samedi 10 mars .

Découvrir le repas d’ouverture à l’escale : http://lescale-restaurant.fr/ouverture-de-lescale-2018/

Truffade, saucisse au vin rouge vous attendront pour parfaire la richesse d’une journée si importante aux yeux d’une poignée d’irréductibles

gaulois qui luttent pour ne pas devenir des mohicans……