J’ai mal à la Sioule

C’est au détour d’un chemin que je rencontre Paul.

De souvenirs, des années qui passent, de cette rivière qui a construit notre envie de pêche , conversation se fait facilement tant de point commun nous rapproche.

Comme un lien qui nous occupe, chaque parole livre à mon grand étonnement une forme de nostalgie. De cette rivière qui nous a offert tant de moment, 2019 semble être si loin des heures les plus agréables.

Certes je pourrais vous abreuver de quelques photos de poisson magnifique  pris au cours de la saison , objet de quelques desirs de briller en societé.

De cette truite de 48 séduite  dans une veine d’eau bien peu puissante. De cet ombre dont l’éclat charbon ne peut faire oublier que depuis le début  de la saison, nul gloire ne peut être tiré de racler à grand coup de tungstène un espace restreint à quelques m3 que nature semble destiner à laisser.

Plus de 200 jours se sont écoulé depuis l de l’ouverture.200 jours d’une  inquiétante monotonie  ou rivière n’aura quasiment jamais dépassé les 10m3, réduisant de manière dramatique l’espace  nécessaire à l’épanouissement de la vie aquatique

Depuis plus de 12 mois la Sioule (secteur Châteauneuf) n’arrive plus à dépasser le seuil moyen de 13m3 par seconde, définis comme étant le quinquennal sec.

Un lit qui se réduit, une eau qui se réchauffe très rapidement conduisant  probablement à une accentuation du phénomène mesuré en 2018.Pour la première fois depuis 2009, la moyenne des températures moyennes des 30 jours les plus chauds a atteint le seuil de 18.59°

Autres conséquences : des amas de matière organique qui n’arrivent pas à disparaitre

Un fond qui se colmate , des bordures  ou la vie ne peut s’installer .

De Brayant, de Cube, De ruisseau de la  Faye, de ces espaces de vie, un simple filet d’eau, rien d’autre.

Des Fades et de Queuille, le salut d’un  étiage qui serait bien plus sévère encore.

De mémoire d’ancien à l’implacable vérité des chiffres de la base Hydro, Sioule manque cruellement d’eau.

Faut-il alors être bien peu enclin à l’empathie pour se vanter  de l’abondance dans quelques courants qui au fil des mois n’ont servi que de source d’apaisement pour une vie qui se recroqueville sur elle-même.

Faut-il être bien peu raisonnable pour continuer à pêcher   lorsqu’il suffit de chercher quelques démonstrations de fraicheur, indicateur de la présence de poissons apathiques dans une eau pétrifié par la canicule.

Accélération d’une époque qui emporte avec elle le destin de nombreuse rivière dans le département du Puy de Dôme, l’avenir semble s’assombrir.

Eau symbole de vie, symbole de notre pratique pêche, de notre capacité à alerter des que l’on touche à la rivière .Ainsi devrait être le destin des sentinelles que nous sommes.

D’auvergne passion mouche, beaucoup me reproche de porter  un diagnostic sévère face à ceux qui passent leur temps à nous expliquer que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Pourtant  comment éviter l’amertume que l’on éprouve lorsque dans un silence de plomb , le bruit d’un bulldozer nous pousse à regarder naitre au milieu d’un sanctuaire que l’on voulait  parfait : une microcentrale.

Comme une forme d’étonnement lorsque certains arrivent encore à jouir d’innocence canne à pêche en main alors qu’à leur pied  démonstration  s’exprime avec force  d’une forme d’inconscience. Ridicule  devienne les mots « No kil » de quelques panneaux  lorsqu’au milieu trône  cette forme d’ambition.

Quel préjudice, quelle publicité  encore que ces lettres qui anime la vallée .Chimerec  à la place d’une réserve naturelle .Quelques acides dégoulinant au cœur d’une zone humide.

Des choix forts pour garantir un tourisme vert que l’on destine à quelques aveugles à la pagaie agile.

De Paul, de notre conversation, de son attachement aux lieux de son enfance, nous ne pouvons conclure sans penser à demain .Clin d’œil à ce Joe qui nous avait pourtant prévenus

« Demain qui vient toujours un peu trop vite »

Naïf, peut-être d’un enjeu climatique qui n’épargnera  rien et qui va conduire la Sioule à devenir tout sauf une rivière à salmonidés

 

L’Aspe à la mouche en Loire ( avec Lionel Guirado/Guide de pêche)

C’est à 8 heure du matin que je retrouve Lionel Guirado sur les bords de la Loire pour une rencontre avec l’aspe.

De truite , d’ombre , de  brochet  ,de sandre , de tanche , de silure, de saumon ,de chevesne et de bien d’autre , les années qui ont passé mon offert la chance de réaliser l’un des défis les plus importants de ma vie de pêcheur à la mouche.

Faire de ma canne l’outil de rencontre avec l’ensemble des grandes espèces de poissons d’eau douce qui existe en France et particulièrement sur l’axe Loire/Allier

Au fil des années est apparu sur la Loire une nouvelle espèce  qui a pris de la place :L’aspe.Un poisson qui colonise même les parties les plus aval de l’Allier.

Découvrir l’Aspe : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aspe

Cyprinidé piscivore décrit comme chassant principalement en surface, c’est tout naturellement que ce comportement fait de lui un partenaire de choix pour les pêcheurs à la mouche.

Découvrir une espèce que l’on ne connait pas, vouloir réussir dès la première journée ne peut s’improviser.Ainsi ai-je choisi de faire appel à Lionel. Guide de pêche depuis 2009.

Grace à  son expérience, sa connaissance des lieux, la maitrise de son bateau pour mettre dans les bonnes conditions, je commence cette journée sous les meilleurs hospices.

Retrouvez Lionel Guirado sur Facebook : https://www.facebook.com/lionel.guirado

Quelques lectures sur internet m’ont permis à l’avance de cibler des points importants.

Tout d’abord les proies principales, ablettes, petits poissons d’une 10aine de centimètres sont les référentiels pour mettre au point une ou deux mouches.Cela fessant partie intégrante de mes quêtes , attraper les poissons avec mes mouches.

Des montages simples réalisés avec des fibres brillantes et principalement sur une base blanche sont  les mieux appréciés. Je constaterai au fil des heures de pêche une régularité des attaques et suivis même si comme pour tous carnassiers un sparkle déclenche l’énervement des aspes et chevesnes. Des montages que j’ai choisis assez dépouillé pour ne pas offrir de résistance en l’air, permettant une bonne précision au lancer.

Désireux de rester avec un matériel assez light j’ai choisi d’aborder cette journée avec une canne soie de 7 comparable au matériel classique que l’on utilise en reservoir.Un format 9pied qui me semble offrir plus de réactivité et surtout moins de fatigue au fil de la journée. Un choix que l’on peut étoffer avec une autre canne en soie de 8 qui permet de pousser des mouches plus volumineuses.

Coté soie, pas la peine de chercher ces poissons en profondeur, une flottante au profil ST à l’image de la JMC Compétition fait parfaitement l’affaire.Plusieurs questions restent en suspens comme l’emploi de modèle all clear qui peuvent réduire l’effarouchement des poissons. A tester.

De tous les espèces que j’ai eu la chance de croiser, peu m’ont demandé autant de débauche d’energie.La pêche de l’aspe à la mouche, c’est du sport, du moins en Loire et en dérive.

Chaque poste, chaque centimètre de bordure peut abriter un poisson. Il faut caster, caster encore, caster toujours. Des 10aines de lancer qui font passer  le bonhomme en mode rinçage.

Des lancers qu’il faut faire le plus long possible pour éviter de déranger les poissons. Des lancers surtout avec un rythme frénétique car pire encore que le lancer, c’est bien l’animation qui  joue un rôle fondamental. Il faut stripper, stripper avec amplitude, stripper avec force, stripper pour donner l’impression à l’aspe que la mouche qu’il vient de prendre en chasse va lui échapper.

Puis tout à coup c’est l’attaque. Un V qui se dessine grâce à cette pêche de surface ou l’adrénaline est au rendez-vous. Un attaque puissante même si je n’ai pu séduire que des poissons de taille modeste à l’occasion de cette première sortie.

Mais voilà l’essentiel est là, dans l’épuisette, je tiens enfin mon aspe .Accomplissement d’un désir  de considérer la pêche comme une évolution permanente qui nous pousse à chercher, à scruter chaque parcelle de vie de nos rivières sans jamais penser que l’un mérite plus d’attention qu’une autre.

Occasion de remercier une fois encore Lionel qui a rendu cela possible grâce à ces précieux conseils.

Occasion pour conclure cher lecteur , de vous dire , l’aspe on fly , c’est à faire….

 

 

Un peu de douceur et beaucoup d’incertitude !!!!!!

De mes évasions halieutiques 2019 , l’a89 est pour moi prétexte  quelques balades.

Comme un point final, c’est sur la Dordogne que je me replonge des années en arrière ou mon grand-père me racontait ces histoires de pêche.

Abreuvé de ce lien familial, fils et petits-fils de pêcheur, je retrouve les eaux d’une rivière qui m’offre cette année des instants intenses

D’hier comment pourrais-je oublier ce combat avec une belle truite qui m’a mis la misere.Ultime désir de combattre de tel adversaire avec un matériel le plus léger possible

Occasion pour moi de parler ici  de mon enthousiasme à pêcher avec une soie de 2 .Opportunité aussi de vous faire retour de l’usage de ma maxia SX4

Les premieres heures sur Auvergne passion mouche : http://auvergnepassionmouche.fr/premieres-heures-avec-la-maxia-sx4-10-82/

Rarement canne à mouche ne m’a livré autant de sensation dans les défis que poisson m’invite à conduire.

De toute celle que j’ai essayé, peu de canne ont à mon gout la capacité n’ont pas d’être performante en action de pêche mais de vous faire entrer dans un univers ou le plaisir est la quête ultime de ce que je suis : un pêcheur avide d’émotion.

De la SX4, ce n’est pas précision que je vante, ce n’est pas la qualité du montage, mais ces courbes, sa manière de répondre à la contrainte d’un beau poisson.

Elle est à mon sens rare dans ce domaine face à la concurence actuel des nymphmaniacs,ego et autres,descendante d’une MX4 au quelle je voyais quelques defaults lorsque pris dans les assauts d’un combat , la canne ne rendait pas chaque détails du comportement de l’adversaire.

De cette truite qui rush le long de la frondaison et me semble tout à coup innarêtable .Un mouvement de poignée et la dame se montre plus douce, plus compréhensive. Lorsque la douceur devient un atout.

De ces poissons puissants , certains aimeront la garantie qu’offre l’usage d’une soie de 5, pour ma part j’aime l’inverse.

Cette indescriptible volonté de se confronter à l’incertitude d’un résultat qui vous oblige à suivre, à être comme démunis face à l’adversaire.

A ce petit jeu, je dois bien vous avouer que rien ne doit être laissé au hasard et que souvent on a l’impression d’être dépassé par l’évènement.

Raison pour laquelle  la recherche de la finesse doit être encadré par un moulinet qui prend un sens dans un univers de la mouche qui perçoit souvent cet objet comme une simple réserve de soie. La précision d’un frein micrométrique, une manivelle, le peux fulgor devient l’allié parfait.

Je suis pécheur à la mouche pour cela et conçoit aujourd’hui la pêche dite sous la canne dans l’unique esprit d’aller à la rencontre d’un univers fait d’extrême contrainte.

Ai-je donc attrapé assez de truite, d’ombre pour accepter de porter quelques handicaps. C’est à cette question que pêcheur à la mouche se doit de répondre avant de vouloir aller vers les pêches lights en grande rivière.

D’une veine d’eau qui semble si loin et dont on sait que même une 10 soie de 8 ne sera pas assez longue pour soutenir une dérive parfaite .

D’une truite qui file dans le courant et dont on mesure l’inconscience qui est sienne de combattre l’animal avec un nylon 6.5X.

De ces gens qui auront la verbe facile , vous expliquant que vous pêchez trop leger et qui confondent  remise à l’eau d’un poisson pour lequel ils n’ont eu que l’égard d’être certain que leur trombine soit bien là sur la photo.

De tout cela et de bien d’autre encore, il faut accepter de perdre souvent, de voir comme hier cette truite magnifique à la robe de bronze être là à mes pieds.

L’épuisette qui plonge dans l’eau et ramasse à la volée la belle .Un dernier coup de queue , la marque du désespoir peut être , le canne qui se plie comme un roseau .Son élasticité permet à la dame dans un dernier élan de filer en douce , la nymphe de potence qui s’accroche et voilà une casse bien méritée.

Comme un signe, dame fario est là dans l’eau clair, apaisée de s’être libérée, elle attend un geste, un mouvement de pied que je ne ferai pas .On se comptemple.

Une autre dérive au même endroit et voici un autre adversaire. Le même manège, la même musique, juste la conclusion qui change.

De pêche à la mouche, de Dordogne, encore quelques jours et je laisserai mon waders pour un maillot de bain !!!!!!!!!!!!!

Quelques heures de pêche exceptionnelles

De pêche, me voici aujourd’hui totalement apaisé .Des préoccupations d’hier et de mon engagement ,j’en ai laissé derrière moi les vicissitudes.Je suis  concentré sur ma manière de pêcher ,  retrouvant le plaisir de ne rien laisser au hasard.

2019 m’a déjà offert pas mal d’émotion pourtant comment pourrais-je être blasé après les dernières instants de pêche passés.

Un simple après-midi suivi d’un coup du soir et une matinée pour conclure.Voici une galerie de portrait qui me laisse bien des souvenirs.

La soie se tend, le combat commence. La force de l’eau, la puissance de l’adversaire , difficile de savoir  à quel partenaire je suis confronté. Un ombre, une truite.

La soie se tend, le combat se fait plus violent. Au fond de l’épuisette trône une superbe truite qui avoisine les 50.

La soie se tend  une fois encore. Je donne ma confiance à cette ensemble bien léger pour appréhender ce genre d’adversaire. Un trout hunter 6.5X, une canne soie de 2, mon salut ne tient qu’à la gestion que me confère la délicatesse de la  maxia et de la précision d’un fulgor.

La soie se tend, l’épuisette devient alors bien petite pour recevoir ce joyau dépasse les 50.

La soie se tend encore et toujours .Les combat s’enchainent avec des poissons que l’on ne rencontre pas si souvent que cela.

La soie se tend, le combat se fait plus lourd encore .Je ne peux retenir l’animal qui file vers l’amont.

La canne  plie. Je monte 100 m, je chute, je monte encore, rien ne semble pouvoir l’arrêter .Elle est à la fois si loin et si proche. Les minutes deviennent des heures jusqu’au moment où le brin de nylon cède sous un coup de museau violent.

De rage, je retourne dans la même veine d’eau. Je ne sais ce qui se passe, suis-je béni par un dieu étrange .Une dérive et la puissance se fait ressentir de nouveau.

Ce coup-ci j’ai tout prévu, tout planifié, je ne referai pas la même erreur.

La juste là dans le recoin de la gueule, la petite en 18 semble si ridicule, si anodine.

Il est des jours magiques. 7 poissons trônant dans le seuil des 50cm.Un poisson approchant les 60 en 10heures de pêche ….

Je ne sais que rajouter !!!!!!!!!!!!!!!!

50eme sortie et quelques autres

50eme sortie de l’anneé.Occasion de chercher les coins les plus tranquilles de Sioule.

L’époque est à la pêche en sêche, au coup du soir, à ces pêches de bordures tôt le matin ou l’on scrute chaque poste propice à abriter une belle.

Occasion aussi et surtout de quitter les parties les plus basses pour se plonger au cœur d’une atmosphère plus sauvage encore.

En ces lieux se deroule probablement l’un des moments  les plus magiques de la dame des Combrailles. Lorsque la plaine glacière s’embrase de la beauté des grands éphémères.

Une pêche compliquée, pleine d’attention ou l’on jongle avec les innombrables obstacles laissés par l’épisode de neige l’an dernier.

Opportunité de relayer le message de l’aappma de Pontgibaud qui recherche des bénévoles pour aider au nettoyage de la rivière.

Changement de robe pour les heures de pêche qui suivent.

De sortie en sortie j’alterne les paysages, les envies. Direction après une halte en Lozère, la merveilleuse Dourbie .Rivière dont j’admire la beauté .Ecole de patiente ou l’on apprend à se faire oublier au milieu des eaux claires.

Changement d’outil ou l’on laisse les grandes cannes pour s’adonner  au plaisir des arasbesques.A ce petit jeu une soie naturelle pêche à soie , un vivarelli et une JMC 9pied4 accompagne mes journées de pêche

Retour à la Sioule, histoire de boucler ce périple.

Conclusion de ces pérégrinations , je termine ces mots par l’admiration du travail réalisé par les pisciculteurs de ma fédération. Rare sont ceux aujourd’hui  à être capable de maitriser à la perfection la production d’ombret.Des poissons dont l’unique destin sera je l’espère de livrer émotion à quelques adeptes de la gaule.

5 Mouches pour Juin 2019

Nous sommes en juin. La saison avance à grand pas.

De ce moment de l’année, nul reine n’est plus envoutante que Danica.Ainsi débute ces quelques modeles par la mise à l’honneur de la plus grande de toute.

Première de la sélection, je vous propose une imitation mis au point par Vincent. Occasion de vous lancer invitation à découvrir l’un des royaumes auvergnats de la MDM : la haute Sioule.

Un modele rustique, issus de son expérience à parcourir la gare des rosiers, les plats de pranal.Des lieux qui ont écrit une des plus belles pages de l’histoire de la Sioule.

Mouche de mai made in fly concept : http://www.fly-concept.fr/produit/mouche-de-mai/

Poursuivant autour de mai, je vous propose de décliner les montages par la mise en lumière d’un monteur dont j’admire la dextérité.

Heureux je l’avoue de retrouver sur le net les conseils de Jean Paul Desaigne.Indispensable pour les plus débutants comme pour les plus aguerris

L’univers de Jean Paul Dessaigne : http://www.jpdessaigne.com/

Pour donner raison à l’expression «  Jamais 2 sans 3 », terminons ce voyage par une imitation issue de la gamme Devaux.

Référencée sous la dénomination JBMAI 02 et disponible notamment au magasin « Le Thymallus », cette mouche a flottaison basse représente l’un des mouches les plus intéressantes à utiliser lorsque les poissons ont tendance à devenir chipoteur en fin de période d’éclosion.

La mouche de mai (JBMAI 02 ) : https://www.lethymallus.com/devaux/6315-mouches-devaux.html

Des grandes, nul pêcheur de Sioule ne peut résumer sa boite à quelques imitation de « cul blanc ».Juin c’est aussi la période des rouges.

Des éclosions d’Ecdyo qui envahissent le ciel, truite ne sait rester insensible et Vincent une fois encore nous livre son expérience à travers un autre montage très épuré.

Un montage dont la science repose sur le mariage de 2 tonalités de CDC pour se rapprocher de la réalité.

Pour conclure cette sélection disponible dans le commerce et dont je choisi de m’en faire l’écho pour permettre aux plus débutants d’entre nous de passer plus de temps à la pêche qu’a l’étau , difficile de parler du juin sans introduire une imitation de sedge.

De nos rivières d’Auvergne, l’époque est à la cannelle et aux flancs de canne. Des imitations très simple à monter ou l’on associe une  aile en flanc ou en CDC sur lequel on vient positionner une collerette en lievre.

Tel est l’esprit de cette imitation proposé là encore au catalogue Devaux (Sedges Devaux JPB8).Un sedge à draguer dans la lueur de la lune. Un must pour les amoureux des atmosphères en chien et loup.

S’acheve  cette sélection volontairement tourné vers la pêche en sêche.

Conclusion dont je profite pour vous indiquer que je vends actuellement pour cause de double emploi une canne MAXIA MX 4 10.5#3

Une canne achetée en avril 2019 et dont l’unique destin a été de servir de canne de secours. Une canne toujours sous garantie et que je vends 350 €.

 

 

Éviter l’ennui

« Changement d’herbage réjouis le veau ».

De basse  Sioule, fin mai signe traditionnellement ma quête d’ailleurs .De nos rivières auvergnates, Clermont Ferrand m’offre la diversité d’univers tous plus attirant les uns que les autres.

Instantané de partie de pêche ou je fuis l’ennui, cherchant en permanence à exploiter la richesse de mon département .

Clin d’œil à Stéphane Voissier  guide de pêche sur la haute Sioule avec lequel je partage quelques heures à la recherche de fario au cœur d’un paysage magnifique.

Clin d’œil qui m’offre le plaisir d’une pêche à la mouche que je considère comme l’essence de ce que suis. Cet art qui invite à la dextérité de ces pêches dites à l’aveugle ou arabesque aime les bordures et ou Pranal apprend à la précision.

Science d’un usage ou la connaissance des lieux est l’unique rempart à la déconvenue.Un savoir que stephane partage autour d’une bonne table à la villa colombier.

En sêche, rien qu’en sêche, réalité bien difficile en 2019 ou les matins se font encore bien frais.

Des eaux vives de nos montagnes, il faut reconnaitre avec joie que nos rivières sont encore froides, limitant l’activité à des poissons, cherchant pitance au fond.

A ce jeu aussi je m’adonne avec plaisir, prétexte à la rencontre d’un sieur thymallus.

De l’ombre à la lumière, commun évite lui aussi l’ennui, s’habillant d’une robe argent lorsqu’il habite sur le bassin de l’allier.Plongeant au milieu des roches sombres, me voici de retour à la basse pour admirer charbonnier. Noir, toujours noir, commun devient rare.

La soie se tend, la combat se fait lourd, maitre barbeau m’offre un autre visage. Occasion de tester plus encore la SX4 qui plie sous les assauts d’un adversaire si vaillant.

La soie se tend, le combat se fait plus rusé au milieu de la petite rivière ou la belle cherche à se cacher.

Magnifique truite qui démontre la capacité des plus modestes ruisseaux à donner le meilleur.Démonstration d’un no kill dont généralité n’est pas usage.

La soie se tend, le combat se fait plus intense encore. Un rush, le moulinet qui chante, la pression du pécheur qui ne peut refuser l‘invitation qui lui est faite.

Nécessaire confiance dans l’attirail que je traine, clin d’œil à ce brin de nylon qui nous unis. Un bout Milo krepton qui représente ces innombrables points communs que je partage avec Vincent.

La boucle se boucle par l’attente d’un coup du soir. Ce moment où la pression monte, ou la pêche à la mouche se fait plus tranquille.

Admiratif du travail de l’appma de Châteauneuf qui a mis les petits plats dans les grands offrant un certains nombres de places assises sur les têtes de radiers.

Ainsi pour conclure, je vous invite cher lecteur, à prendre la précaution d’une reservation.

En ce moment les places sont chères sur la basse Sioule !!!!!!!!!

Premières heures avec la Maxia SX4 10.8#2

De Sioule, il faut se rendre à l’évidence, plus les années passent, plus la pêche dans des conditions d’étiage semble devenir la norme.

Ainsi vient de naitre le postulat qui  me pousse petit à petit vers l’usage de canne de plus en plus light.

D’une simple évidence ou il nous faut nous adapter, je profite pour ma part de ces conditions pour prendre un maximum de plaisir à la pratique que je préfère.

Des zones de radiers, des couloirs d’herbier, des billes légères, s’il est des univers ou j’aime m’attarder, ce sont ces lieux qui ont ma préférence.

D’une canne longue et puissante qui m’offre la chance de pouvoir pratiquer avec quelques billes de fort grammage (4/4.5mm), me conduisant parfois à m’interroger sur la réalité de me prétendre encore pêcheur à la mouche. J’avoue sans complexe ma lassitude à racler à longueur de journée les veines d’eau profonde , surveillant ces brins de nylon coloré du moindre tressautement.

Loin de moi l’envie de ne plus faire de la pêche à la nymphe mais alors que certains vendent leur canne à mouche pour des cannes appât nat leur garantissant des dérives parfaites à longue distance, je choisi une autre direction, celle de la légèreté.

Depuis 2 saisons, je ne pèche quasiment plus qu’avec ma 10 soie 2, canne la plus polyvalente que je connaisse pour appréhender l’ensemble de nos rivières auvergnates. De dore, de Durolle, de Haute-Sioule, de Couze Pavin, voici l’outil idéal pour le pêcheur du Puy de Dôme.

Mais Basse Sioule reste à part.Seule rivière aux dimensions plus larges, la dame des Combrailles oblige souvent à des dérives plus appliquées ou les distances de pêche se font plus grandes.

D’un tel constat, il me faut chercher un autre outil, un poil plus long mais en gardant toujours à l’esprit  cette extrême douceur propre à l’usage de billes dites légères (2.8 à 2 mm).

Comme un point de repère, je ne rate aucun comparatif sur l’excellent support « Truite et compagnie ».

Le magazine de la truite et des salmonidés : Truite & cie

Je profite de contact pour partir à la chasse aux informations .Je lis des tas d’essai tous plus élogieux les uns que les autres.

Finalement, une discussion avec Pierre et Frédéric sur Facebook, la disponibilité de Yann Caleri à travers son Fly shop (à recommander) et me voici heureux possesseur de la petite dernière de chez Maxia : La SX4.

Le fly shop de Yann Caleri : https://caleri-flyfishing.com/

Présenté comme le fer de lance de la marque, et connaissant la réputation dont bénéficie la série MX4,  Maxia a mis les petits plats dans les grands pour offrir aux pêcheurs un outil de très belle facture.

Une canne livrée dans un bel étui alu, recevant de simple liseré vert sur des ligatures noires. Une canne sombre dont j’apprécie le design.

Test de la Maxia SX4 10.8#2 :http://www.truites-et-cie.fr/index.php/article/materiel/mouche/test-maxia-sx4-108-2

En action de pêche, les premières minutes sont perturbantes. Peu habitué à des cannes si longues, il me faut éviter de glaner quelques noix .L’autre point qui peut surprendre est la présence d’un anneau très proche de la poignée  qui fixe définitivement la 10.8 comme une canne pour la nymphe.

Pourtant agrémenté d’une soie DT2 SYLK, le Maxia permet malgré tout de passer en sèche pour répondre à des poissons opportunistes même si on perçoit vite les limites de l’outil.

Parmi les points très positif et après de longues heures de pêche, c’est bien l’absence de fatigue que l’on rencontre souvent avec des cannes longues qui présente des équilibres très discutables. Recevant mon peux fulgor, c’est un ensemble d’à peine 250gr qui m’offre surtout un contact absolument génial avec des poissons de taille moyenne.

S’il me fallait conclure ces premiers instants avec cette nouvelle canne, loin de moi d’en prétendre être l’outil parfait mais plutôt un produit complémentaire .Associé à mes deux autres maxia, la SX 10.8 soie 2 vient compléter une gamme pour me permettre d’alterner les produits en fonction des conditions de pêche.

-Rivière type Haute Sioule et pêche polyvalente : Canne 10pied soie 2/3 (Maxia Mx4 10#2)

-Rivière type Basse Sioule et Débit inf. 10m3 :Canne 10.5 à 10.8 soie 2 (Maxia SX4 10.8#2)

-Rivière type Basse Sioule et Débit sup 10m3 :Canne 10.5 à 10.8 soie 3/4 (Maxia MX 10.5#3)

48 minutes !!!!!!!

L’époque est à la fleur

De Sioule, comme tous les ans, la dame des Combrailles s’habillent d’innombrables couleurs.

C’est un printemps bien frais qui accompagne nos parties de pêche. Des matins timides aux après-midi qui semblent en permanence bercés par le vent , bien compliqué de trouver des conditions de pêche idéale.

De Sioule, comme d’ailleurs il faut se rendre à l’évidence ce sont les pêches fines qui donnent les meilleurs résultats.

Situation que l’on doit à une année ou  les débits n’ont pour l’heure que trop rarement dépassé les 6m3/s.Inquiétude  évidente qui nous laisse entrevoir un été bien compliqué.

Manque d’eau chronique qui donne au ruisseau de Cube un visage peu racoleur pour dame Fario.

Un ruisseau qui a lui seul résume probablement une forme d’échec.

6 ans que nous tergiversons, 6 ans de palabre, 6 ans de blablas pour arriver à rendre accessible des zones fraies.

6 ans que des travaux doivent être effectué venant faire suite à la création d’un nouveau lineaire.200 000€ dont plus de 10000 € à la charge des pêcheurs du Puy de dôme, tout cela pour qu’au final il ne se passe rien.

Rançon d’une continuité écologique qui ménage en permanence quelques intérêts mercantiles au détriment d’une nature dont on ne comprend pas l’état d’urgence. Fonctionnement grave d’un système qui se nourrit d’expertise, d’étude  sans aucune forme concrète.

Nécessité permanente de mesurer le rôle anodin de nos aappmas dont on comprend qu’aujourd’hui notre unique mode d’action réelle reste la capacité que nous avons à économiser la ressource salmonicole au cœur de notre pratique.

Clin d’œil un peu provocateur d’un avenir ou Combrailles ne sera plus que le terrain des ambitions d’ailleurs au détriment de la beauté de sa nature.

D’une déchèterie sur les hauteurs de Queuille à quelques microcentrales, urbain pourra dormir sur ces deux oreilles, il aura de l’électricité pour ses batteries et des poubelles pour ses déchets.

Pourtant que Sioule reste belle et combien pêcheur habille à la perfection ce paysage.

Longues minutes de contemplation, longues minutes d’émotion, 48 minutes d’un combat intense avec l’un des habitats des lieux.

Certitude d’avoir fait le bon choix lorsque fulgor se dechaine. Une maxia soie de 2, une pointe en 10%, le sieur barbeau ne vend sa peau que chèrement.

De Sioule, ainsi se déroule le mois de mai, entre inquiétude pour les mois à venir ou la sècheresse semble sonner à la porte et plaisir d’un museau que l’on aime à séduire.

De Sioule donc, si l’on me cherche, je suis à la pèche …

Retour sur le 11 mai à Banson

Retour en image sur l’animation du 11 mai à Banson

Une animation placée sous le signe de la convivialité ou la matinée était consacrée à un atelier «  découverte et perfectionnement » avec la présence exclusive de l’un de nos meilleurs pêcheurs français : Grégoire Juglaret.

Séance de transmission et de découverte de la gamme de canne JMC, c’est un public assidu qui écoute avec attention les conseils de Greg.

Occasion pour moi d’un billet d’humeur ou plutôt d’ une reflexion.

Des plus jeunes ou plus anciens, d’un supporter au fond d’une tribune, tous adeptes de quelques activitées  n’hésitent  pas à afficher avec force son admiration pour ses champions. Pourquoi sommes-nous si timide à l’égard de notre EDF de pêche à la mouche.

Comme un constat que je trouve trop souvent déplacé lorsqu’il s’agit d’user de quelques prétextes pour critiquer à longueur de journée les gens qui tentent de continuer une aventure qui nous a conduits vers autant de titre.

Comme l’idée simple que sans eux, sans la dextérité des meilleurs d’entre nous, bien de ce que nous sommes aujourd’hui, bien de la richesse de la pêche à la mouche se verrait réduite comme peau de chagrin.

Vous l’aurez compris, je ne supporte pas le Real de Madrid ou le PSG mais bien l’équipe de France de pêche à la mouche, admiratif de ces pêcheurs que je considère comme l’Elite d’un art qui me passionne.

Ainsi profiterai-je de l’instant pour vous conduire vers une tombola qui doit aider l’équipe de France Senior A à partir en Tasmanie pour les championnats du monde.

Lien vers la tombola : https://www.billetweb.fr/TOMBOLA-GO-WFFC2019-TASMANIA?fbclid=IwAR0VNFoYj-qZOcZ4bDi41BVnQC2kEHtS7V2405S4IrUpPeQXKOG8kcOyLfg

Il me semble essentiel de comprendre que le monde de la pêche à la mouche ne peut , ne doit , se priver d’exister au cœur de ces événements et que nous devons tous être solidaire et fier de nos champions.

Un 11 mai ou l’on aura aussi  pu parcourir la nouveauté de Fly concept .Vincent essayant en permanence de trouver le meilleur et de proposer un offre globale de grande qualité à l’image des aménagements réalisée sur le réservoir et qui offre un avre de paix pour les pêcheurs.

Une journée alternée par quelques averses ou nous avons retrouvé notre jéjé derrière un étau

Une journée ou Stéphane Voissier, guide de pèche et propriétaire d’une chambre d’hôte à Pontgibaud nous a présenté son activité. Nous en reparlerons très bientôt je l’espère sur Auvergne Passion Mouche.

De Stéphane à Pontgibaud, de Vincent à Monfermy, de Moi-même pour la Basse Sioule, ces rencontres sont l’occasion d’échanger des point de  vue, de réflechir à la  cohérence de l’offre pêche sur l’ensemble du bassin.

Occasion d’un second billet d’humeur ou je regretterai l’évolution de certains qui pensent parler au nom de la Sioule alors qu’ils résument leur intérêt à quelques km. Peut être l’ une des explications qui justifiera demain certains évolutions pas forcement joyeuses.

De Banson, de Vincent  et Cédric qui sans cesse œuvrent  à son développement, j’ai aussi l’honneur de vous annoncer que nous allons vous proposer la première coupe d’automne.

Un format amical qui devrait être planifié le samedi 26 octobre 2019.Une compétition par équipe de 2, toujours dans l’esprit made in Banson  ou regne convivialité , humilité et aspiration profonde à la nature.