Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Sur les bords de la Tarentaine

Je vous emmene aujourd’hui sur les bords de la Tarentaine à l’occasion d’une partie de pêche avec Vincent.
Fille du Chambon, le petit ruisseau né dans le Puy de dôme, coule ses eaux limpides pour devenir enfin une belle rivière dès son entrée en terre cantalouse.Des environs de Saint Donat au vieux pont des ânes, des bordures de Lanobre à Champs sur Tarentaine, la rivière s’enfonce dans des gorges magnifiques ou la pêche se révèle souvent sportive. Souvent très encaissé, les lieux savent garder leurs secrets .


La pêche en sèche/nymphe est reine . La qualité d’un écosystème isolé et donc relativement préservé conduit à un biotope d’une grande richesse à l’image des éclosions variées auxquelles nous avons assisté hier.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Point noir de bien des rivières de ce secteur, la fée électricité a posé son empreinte sur ces territoires, ajoutant à la dégradation visuelle d’un paysage magnifique des débits réservés très faibles qui ont impacté de manière significative l’état du peuplement piscicole au fil du temps. Nul ancien que vous croiserez au détour d’un chemin ne saura vous raconter avec nostalgie l’histoire des temps jadis d’une époque faste ou les truites se ramassaient à la pelle.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Des truites de tailles modestes (20/30cm en moyenne) mais à la beauté de la robe qui se mélange à celui du caillou sous lequel la dame a élu domicile. Du noir à la splendeur de point rouge qui éclate, le fario est maitre de ce domaine. Pourtant la vie est dur ici. Des hivers rudes, des barrages très présents et des hommes qui préfèrent profiter de l’instant présent sans penser à demain.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Tel est peut être l’un des constats les plus tristes de ces territoires .Sanctuaire , dernier rempart à la disparition des souches salmonicoles , les années ont vu se réduire comme peau de chagrin les populations de truites.Malhresement fort de ce constat , conscient de ces dégradations , à la différence de bien d’autres , les pêcheurs continuent inlassablement de prélever sans véritable limite.Aujourd’hui le développement de l’activité pêche , l’augmentation du nombre de pratiquant sans la mise en place d’une vrai politique de préservation à travers une limitation drastique des prélèvements conduira sans nul doute à amplifier un déclin qui s’annonce irrémédiable.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
En parcourant les berges de la tarentaine et bien d’autres , nous vivons probablement les derniers instants d’un monde qui sans prendre garde va disparaitre. Nous devons analyser les paroles de nos anciens comme le glas d’une évidence qui s’impose à nous. Du célèbre adage « il n’y a plus rien » sonnant comme une inexorable vérité, nous devons accepter de ne pas voir notre loisir devenir l’outil de cette decadence.Aujourd’hui l’état des populations de truites sont très loin d’être ce qu’elle était. Elles ne sont plus en adéquation avec l’octroi donné aux pêcheurs de garder 6 truites par jour. Ceci n’aura comme conséquence que de faire des pêcheurs des gens plus misérables encore qu’un pollueur.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Ainsi  en rentrant de notre périples de pêche raisonne ce débat dans la voiture. Celui d’un temps où nous savons mais où nous faisons rien .

Mars/Avril 2015, le temps du Bilan

Mai pointe le bout du nez. Le premier cycle de pêche de l’année (Mars/Avril) se termine bientot .Je profite de l’instant pour tenter un premier bilan sur ces mois toujours difficile pour le pêcheur à la mouche du 63.

Des premiers mois souvent très froids. Des rivières compliquées qui poussent vers l’expatriation Le début de saison fut laborieux .Aucune rivière n’aura tirée vraiment l’épingle du jeu. Il aura fallu jongler entre quelques niches et trouver les heures fastes d’une activité très sporadiques.

Avec la douceur des derniers jours d’Avril, les niveaux des rivières sont enfin au beau fixe .La basse Sioule roule des niveaux entre 5/15 m3, l’optimum pour la pêche à la mouche. La météo annoncé pour ce weekend end devrait être un atout de plus car le trop de soleil aura calé les éclosions .Sans nul une occasion à ne pas louper d’autant que nous assistons aux premiers coups du soir sur des poissons qui s’amusent de microcouche.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La haute Sioule pour sa part commence à avoir été fortement sollicité. La qualité de la pêche s’en ressent et il faut maintenant faire preuve de technicité pour réussir une belle sortie.
Ailleurs d’autres rivières offrent de belle option. Sur le bassin Combrailles, des oubliées comme le Sioulet mais aussi la Morge sont de belles destinations ou l’affluence se fait rare. La pêche en sèche à la surprise restant l’une des tactiques de pêche les plus amusantes.

Au-delà La Dore trouve elle aussi un niveau très intéressant pour la pêche même si cette rivière se montre bien souvent assez tardive. Sur les montages, la fonte des neiges terminées, il va être tant de jeter un regard et une nymphe sur le bord des Couzes qui seront à coup sur au top de leur forme.

Un mois et demi de pêche , déjà de nombreuses sorties , c’est aussi le temps des confirmations et des premiers retours produit.
Le coup de cœur de ce début de saison sera sans nul doute la marryat 10,6soie3.Un mois d’utilisation , une dizaine de sortie au compteur et un enthousiasme sans fin pour le plaisir procuré par ce produit .Une canne qui est à mon sens une ode à l’épicurisme d’une génération de pêcheur qui pratique de plus en plus en nymphe. La société Marryat confirme à mon gout sa capacité à produire des outils rares.

Pourtant Marryat n’est pas sans reproche de mon côté et m’aura semblé moins sérieux qu’à son habitude en ce début 2015, m’offrant l’amertume d’être incapable d’assurer de manière correcte la prise en charge d’une garantie. Cela fera bientôt de 2 mois que j’attends un scion de canne pour ma 10 soie de 6.Etonnant d’ailleurs de percevoir que des Marryat 10 soie de 6 sont encore vendu dans des magasins clermontois sur stock alors que la marque ne possède apparemment aucun élément de secours pour prendre en charge les garanties.
La déception du moment sera pour le waders Orvis Sonic.Acheté en 2014 en fin de saison, pris en charge pour une soudure qui lâche au bout de 10 sorties, j’avais eu la chance d’en recevoir un neuf pour ce début d’année. Surprise là encore, à peine 10 sorties et bis répétita, soudure ouverte.

Que dire si ce n’est lamentable.299€ pour cela tient vraiment à mon sens d’une faute professionnel qui malgré les efforts de nos revendeurs pour arriver à faire prendre en charge des garanties, introduit de l’inquiétude chez le client .Ce sera d’ailleurs mon petit coup de gueule du moment.

Faire prendre en charge un produit que ce soit pour une casse ou un default de fabrication est toujours source de désagrément pour un client et conduit souvent à détruire la fidélisation client auprès de revendeur qui fait tant d’effort pour nous satisfaire.

Au-delà je n’arrive toujours pas à comprendre comment on peut vendre à de tels prix de waders qui sont dans bien des cas incapable de tenir sur le long terme et dont à longueur de forum les pêcheurs se plaignent de la durée de vie. Au fil des années j’ai croisé tant de marque, de simm’s à patagonia, de Field and Fish à Orvis, JMC et autre. Malheureusement aucune n’a su tenir plus d’une saison à une saison et demie lorsqu’il s’agit de crapahuter dans les gorges de la tarentaine, lorsqu’il s’agit de grimper sur les rochers de la Rhue, etc. Aujourd’hui le waders ne peut plus être considéré comme un produit haut de gamme mais comme un simple consommable de très faible technicité. Pour ma part le verdict est sans appel sur ce créneau .Aucune marque n’est à la hauteur des attentes de pêcheurs.J’attend vraiment qu’un jour une marque me prouve le contraire !!!!!

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Enfin je conclurai cette partie en vous parlant d’un autre produit qui pour ma part s’est montré être le bon compromis avec la Marryat.Je voudrais mettre ici l’accent sur les soies « Sources de la Lozère » dont je ne parle que trop peu souvent sur le blog alors qu’elles sont devenus au fil des années des partenaires indispensables à mes parties de pêche. Cette année j’ai décidé d’associer la 10,6 soie 3 avec un des dernières nées de la gamme la série competition.L’ensemble se révèle très confortable et offre la possibilité minimal de pêcher en sèche avec une canne dont l’usage sur cette technique n’est surement pas son principal atout.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ainsi donc Avril va fermer ces portes vers le meilleurs mois de l’année. Le cycle Mai/Juin étant le graal des pêcheurs à la mouche du Puy de Dôme ou nos rivières se montrent toutes plus belles les unes que les autres. Je glisserai aussi une pensée pour la belle Dordogne dont je ne manquerai pas de vous parler très bientôt car je ne peux me résoudre à ne plus parcourir les berges de ce joyau suite à la bêtise des hommes.
Allez je vous laisse, je file à l’etau.Les jours qui arrivent ne laisseront guère de place à ce temps. Il va falloir profiter, profiter encore .Mai et Juin file souvent trop vite et seul restera le souvenir de belle rencontre……

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Lorsqu’un Barbeau se transforme en Ombre

Ce qui peut paraitre étonnant pour d’autres pêcheurs devient au fil du temps tout à fait normal. J’ai appris par expérience qu’il m’arrive toujours des trucs amusants du plus top comme celui de toucher un saumon avec une canne à brochet dans un recul de l’allier à la dernière anecdote en date comme ce brochet pris sur un mini-blob lors de la coupe d’auvergne. En résumé, la pêche est souvent pour moi source d’innombrable fantaisie.

La derniere en date , celle d’hier restera parmis les plus frustrantes.Petite partie de pêche avec Manu, histoire de croiser la nymphe sur notre riviere.Des heures à pêcher, palabrer, échanger, à regarder la Sioule. Le genre de vrai bon moment.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Alors que nous arrivons sur un veine profonde, je décide de changer ma nymphe de pointe pour un petit perdrigon en 16 laissant quelques 40 cm au-dessus l’un de mes nymphes fétiches .L’ensemble étant monté sur un 10/100.

Au deuxième passage le poids lourd d’un poisson hors norme se fait sentir. Rapidement je prends la mesure de la bête qui me pousse vers la bordure de la rivière m’offrant les sensations d’une belle truite.

Pourtant suite à l’aventure lozérienne je perçois que mon incapacité à décoller le poisson du fond ne m’offre probablement guère de chance de rencontrer une dame des lieux. Le combat s’éternise, le problème d’une canne si frêle tient dans un constat simple : C’est le poisson qui commande.
Il va falloir faire preuve de persévérance, d’abgnegation, se dire simplement que le plaisir de l’ultra light tient dans cela, s’amuser, jouir de l’instant présent, prendre son temps. Je l’avoue je suis aux anges.

Petit à petit le temps joue en ma faveur, l’adversaire s’use, laissant entrevoir la livrée jaune d’un magnifique barbeau de la Sioule. Un poisson que nous évaluons avec Manu à l’œil au-delà des 70cm.
Je comprends que le défi va être de taille, un nylon si fin me relie à la beauté d’un habitant rare de ma Sioule. Il me faut absolument relever ces défis. De nous deux le plus têtu sera moi je l’assure. Les minutes s’écoulent, 5, 10, peut-être 15 minutes. Le barbeau fatigue enfin, se laisse monter à la surface. Je domine le combat, les rôles s’inversent petit à petit. La victoire me semble être promise .

C’est alors que Manu déclenche la vidéo du Tg3……

L’incroyable s’est produit .Alors qu’un barbeau luttait à peine 40cm dessous, un ombre est venu se saisir de la nymphe de potence. Le temps d’un éclair j’ai tenu au bout de la Marryât un doublé de rêve dont l’issus ne pouvait être autrement qu’une casse. Pourtant je crois que l’anecdote ne put être complète sans imaginer que la potence a réussi à résister à l’impact .Je terminerai cette improbable séquence de pêche avec un sieur thymallus à la gloutonnerie inégalable et à la taquinerie sans égal.

Ainsi donc s’achève une aventure de plus avec ma rivière. Lorsqu’un barbeau se transforme en ombre .Le genre d’histoire qui racontait au fond d’un bar vous fait passer pour un mythomane. ……

Journée decouverte à Banson

Retour sur la première journée d’initiation et de découverte de la pêche en réservoir qui a eu lieu au lac réservoir de Banson

initation banson (2)

Sollicité par Vincent, l’idée maitresse de la journée fut partage et echange entre  debutant et plus agueris.Sans prétention, un seul but aura conduit le déroulement de ces quelques heures : Essayer de montrer la richesse et la diversité de la pêche à la mouche en lac à travers notre expérience si modeste soit-elle .
Mais au-delà ce rendez-vous fut aussi l’occasion de parler et faire la promotion de notre club mouche : Le GPS Sioule Morge.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un club qui sera moteur de bien des animations au cours de l’année 2015 sur le département du 63.Nous seront présent lors de la fête à Châteauneuf les bains qui aura lieu au mois de mai 2015.Sera aussi reconduit grâce à Mickael, l’organisation d’une journée dédié au casting autour d’une rencontre sur l’herbe. Apogée de l’année nous serons organisateurs de la finale du championnat de France de pêche à la mouche en Réservoir qui aura lieu au mois de septembre 2015 au lac des Hermines. Tous ces rendez-vous ayant comme seul but de démontrer une fois de plus le rôle nécessaire et indispensable que peuvent avoir les pêcheurs à la mouche sur les territoires.

initation banson (1)
Je profite maintenant pour vous faire un petit encart « actu » au sujet des conditions de pêche de Banson qui sont un régal

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Après les quelques semaines hivernales ou ces dames ont passées un peu de temps dans les profondeurs, l’arrivée des chaleurs conduit les premiers chiros de l’année vers la surface. La pêche en sèche est redevenue le maitre mot des lieux. Tous les amoureux des gobages seront aux anges à regarder des museaux gloutons et taquins se saisir de quelques exuvies qui rendent les filles de Banson bien coquine.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Cerise sur le gâteau les belles bouchées commencent à montrer le bout de leur nez. Les sialis sont au rendez-vous d’une année dont espère voir rien que du noir . Après eux viendront si tout va bien les Bibios et quelques semaines plus tard la reine Babarotte offrira aux pécheurs de moment inoubliables sur nos lac auvergnates.Banson ne sera pas en reste.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Ainsi s’achève ce compte rendu espérant vous avoir donné l’envie d’aller à la rencontre de notre club qui fourmille d’idée et dont le désir de partager est sans limite.N’hesiter pas à nous demander si vous souhaitez faire une petite animation autour de la pêche à la mouche, nous serons toujours là.

Enfin pour conclure je ne vous dirai qu’une chose…Les truites de Banson n’attendent plus que vous

Periple Lozerien :Que de soleil

Comme ce qui est devenu une habitude maintenant, le temps de quelques jours nous filons avec Jérôme pour notre périple lozérienne .Voyage dont l’espoir tient dans quelques mots :Pêcher en sêche.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un séjour pêche entre Lot, Colagne, Tarn, alternant à loisir des secteurs très differents.De la grande rivière aux eaux claires et puissantes ou l’on espère apercevoir le museau glouton d’une belle truite à celle plus modeste d’une Colagne , paradis de la sêche-nymphe.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un terrain de jeu immense qui pour la première fois depuis plusieurs années, nous fut livré sous un soleil torride. Près de 28°à Mende en après-midi. De quoi caler le monde de la riviere.Comme asphyxié par les premières chaleurs de l’année. Des conditions de pêche difficile dont on retrouve les informations sur le bulletin info pêche 48 mis en actualité par la compagnie des guides de lozere.Une initiative rare qui me conduit aujourd’hui à vous en parler. Surtout n’hésitez pas à consulter ce site si vous partez à la découverte des rivières lozériennes.
http://www.guides-de-peche.fr/modules/news/article.php?storyid=63

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le lot qui nous donne habituellement tant de plaisir à guetter les olives nous livre durant ce séjour des eaux limpides et très basses sans la moindre activité de surface. Les belles éphémères tant attendues se montrent trop rare. Seules quelques-unes m’offrent le plaisir de tester la macro du TG3.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Condition de pêche ou nous devons passer plus d’heure à pratiquer en nymphe qu’à rechercher ces gobages qui nous font venir et revenir sur le lot à cette période de l’année.

lozere170415

Les truites se montrent elle aussi bien lunatique alternant des phases ou la rivière semble vide avec de court moment plus propice qui nous permettent de partager quelques minutes avec la beauté de ce vivant qui me faut tant courir.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous toucherons notre lot de poisson avec le regret de n’avoir pas croisé l’une de ces belles dames qui hantent les eaux. Point de gros poissons comme durant nos précédentes sorties. Pourtant le simple plaisir de toucher ces truites aura suffi largement à notre bonheur.

Ainsi le temps s’écoule bien vite et il est temps de revenir en Terre Auvergnate.

OLYMPUS DIGITAL CAMERACroisant sur le retour les terres de Margeride, une halte s’impose pour terminer ce séjour de pêche. A la rencontre des eaux couleurs de thé de ces rivières qui sentent la tourbe et le parfum d’un bon whisky.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Là encore une canne comme simple prétexte à aller à la rencontre de ces paysages et des truites du coin. Conscient de la chance que nous avons de vivre sur des terres qui ne remplissent pas les magazines de pêche de truite gigantesque. Mais ici au cœur de notre massif central nous avons une chose que personne ne nous enlèvera Une nature préservé avec des vallées ou l’on peut encore etre seul au monde.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous ne sommes que des predateurs!!!!

La saison avance. Après des semaines ou l’eau de la Sioule s’est montrée très fraiche, la rivière coule enfin des eaux claires et commence à réellement s’ouvrir à la pêche à la mouche. La Haute Sioule a retrouvé une apparence parfaite.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les quelques degrés supplémentaires de ces dernières jours font exploser la vie . Dans les bordures, les fleurs commencent à poindre le bout de leur nez, aguillant de leur couleur des berges encore bien terne.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dans les airs, virevoltent les premières éphémères de l’année.

sioule0415 (2)

On commence à bien s’amuser , croisant parfois quelques poissons à la robe suprenante.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pour la basse Sioule, les choses sont plus difficiles. Les variations du niveau lié à l’exploitation du barrage conduisent à maintenir une eau relativement froide. Après des semaines à plus de 35m3, les niveaux se sont stabilisés aux environs de 20/25m3.Des seuils très classique pour la saison qui permettent d’entrevoir des fenêtres intéressantes aux heures le plus chaudes.

vigie crue avril 15

La pêche se résume à quelques instants mais peut se révéler très dense. Preuve en est les magnifiques poissons pris à vairon sur ces premières semaines qui montre la qualité environnementale de la Sioule.Espérons que les pêcheurs auront essayé là encore de faire preuve de retenu. Les débuts de saison étant sur des années comme celle-ci prétexte à éliminer parmi les plus beaux poissons de la riviere.
Croire que l’on pourra dans les années à venir développer la vallée autour de la pêche , drainer une activité tourisme en acceptant encore ce genre de chose est une utopie de salon.
Il faudra un jour percevoir la réalité de cette rivière dont l’aura n’émane parfois plus que du fait d’être « la seule grande rivière du coin ».

Un débat nécessaire aujourd’hui autour de considération qui vise à réfléchir à l’avenir d’une rivière ou les indicateurs de satisfaction de pêcheur sont assez faible et produisent un effet perverse. La Sioule sur le secteur aval ne permettant pas à des pêcheurs d’un niveau classique à prendre régulièrement du plaisir.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Stigmatisant pour trouver des excuses à leur désagréments les pêcheurs ont appris au fil du temps à montrer du doigt les canoés, le barrage, l’eau trop froide, le vent, la pluie mais un seul constat s’applique dans le cas de notre Sioule. Elle n’est plus la rivière de Jadis.
Les quelques prises qui s’affichent à l’ouverture sur internet ou ailleurs de la part  de pêcheurs à très haute technicité  ne suffisent à contrarier cette vérité.Ils ne sont malheuresement que les stigmates d’un potentiel dont nous refusons de prendre la mesure.

Pourtant si naguère nous pouvions nous cacher derrière des qualités environnementales perfectibles pour expliquer l’etat d’une riviere loin des recits de nos anciens, aujourd’hui l’ensemble des indicateurs sont au beau fixe grace notament aux travaux et à l’investissement de nos instances.

Les générations futures ne pardonneront jamais d’avoir eu une telle opportunité.

Soit nous prenons la mesure de cette ambition capable de mettre en place des mesures préservatrices strictes sur le dernier point d’impact majeur : La pêche à la ligne avec l’espoir de retrouver la riviere d’antan. Soit nous perdurons dans cette voie médiocre et franchouillarde qui consiste à penser que nous ne devons jamais rien remettre  en cause, offrant le piètre spectacle d’une rivière magnifique au potentiel halieutique discutable.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pour conclure cet article en forme de plaidoyer , volontairement provocateur je l’avoue , je suis amoureux de la Sioule et devient avec le temps parfois trop exigeant.Mais regardant mes fils sur la berge , je n’arrive plus à trouver d’excuse à la pêche à la ligne.

D’un politiquement correcte ou l’on nous fait croire que la pêche est  un loisir,un sport,une passion , l’evidence l’emporte sur bien des rivieres de france ou elle apparait comme  l’unique source de fragilisation et de mise à mort massive des dernieres populations salmonicoles.

Sommes nous que des predateurs???

L’Emergente du Sedge

Parmi les insectes qui peuplent nos rivières, il est une espèce qui compte pour les pêcheurs à la mouche. Les trichoptères représentent l’un des mets privilégiés pour Dame Fario.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAAu cours du cycle de vie de l’insecte, une période le rend particulièrement fragile, offrant à nos truites une pitance dont elles se gavent. L’émergence représente cette phase.

l'emergente du sedge

Aujourd’hui Jérôme Chicard nous propose un montage pour imiter ce stade si important.

L’emergente de Sedge-visionner en HD

L’effet d’une bombe……

Après de multiples réunions et avoir longuement tergiversé, le Conseil Général du puy de dôme s’affirme cette année comme partie prenant d’une volonté à voir araser l’ensemble des barrages français.
Pour s’en convaincre nul doute du positionnement de celui-ci face à la catastrophe de la Bouboule , il fera date dans la chaumière.

Le lien : http://www.peche63.com/actu/le-conseil-regional-dauvergne-demande-leffacement-du-barrage-hydroelectrique-de-la-bourboule

Mais pour aller plus loin, grâce à un lobbysme rudement bien mené à coup de saint nectaire,de saucisson et bien sur son petit vin de pays : Le Chateauguay primeur. Nos élites ont réussi à convaincre la ministre de l’environnement de faire du Puy de Dôme un département expérimental en termes de production énergétique verte.

S’écriant sur le pont des ânes, la célèbre tyrade holandienne « Le changement c’est maintenant » , dame royal  annonce qu’une grande campagne d’arasement des barrages va être menée sur l’ensemble des cours d’eau de notre departement

Suite à une réunion que se termine à l’instant même, je vous annonce donc

l’arasement du barrage des Fades et de Queuille sur la Sioule

Les premiers travaux d’arasement devraient être réalisés à l’été 2017 après études d’impacts.
Plusieurs problèmes devant être résolus comme la baisse significative de la production , la fragilisation psychologique de la vallée dont les habitants se sont habitués à avoir quelques centaines de tonnes de merde au-dessus de leur tête , et bien sur la perte de paysages magnifiques comme les méandres de Queuille

Pour l’heure d’ores et déjà la question des besoins énergétiques semble avoir trouvé une solution pertinente. Une proposition est faite pour que chaque habitant de la basse vallée de la Sioule reçoive sa bicyclette de salon équipé d’une dynamo .Il devra faire un minimum de 30 km par jour pour produire l’électricité manquante. Au-delà par solidarité, tous les habitants du département peuvent s’il le souhaite postuler à être équipé de ces nouveaux velos.Le prix à payer sans nul doute pour permettre à nos amoureux de la fée électricité de dormir en paix.

Quelques points semblent pourtant être source à conflit .

Je citerai par exemple les propos de Mr Névrose, président de la société des dépressifs du 63 qui voient dans la disparition des fades, partir l’une des destinations les plus adaptés à un suicide réussi .Il annonce d’ailleurs une grande manifestation pour le 25 mai 2015 sous le thème « Jamais sans mon barrage ».

Rejoins par le groupement des amoureux de la fée électricité ainsi que par les pêcheurs d’eau qui stagnent, ce collectif d’association sera reçu très rapidement à la préfecture de Clermont.

De première proposition sont annoncéee comme l’instauration de grande journée carnassier au sein de la piscine de Clermont communauté, ainsi que la distribution d’un petit fascicule « Les meilleurs destinations pour faire le grand saut».

Ainsi donc il est pour l’heure difficile d’être plus précis.Je vous donnerai d’autres nouvelles sur le blog très rapidement.

Je vous invite pour conclure à visionner les premières minutes d’un film tourné il y a quelques années par e-one production. L’occasion d’observer les majestueux méandres de Queuille.Ces images démontrant comment l’homme reussi parfois à intégrer ses ouvrages dans la beauté d’une vallée.

FreeFly Radian / Cinestar 6 « Sioule River » from E-ONE PRODUCTIONS on Vimeo.

I have du Dream ( Découvrir la pêche au USA)

I Have a Dream (a Fly Fishing Dream)

Préparer un voyage de pêche aux USA/Carnet de route par Vincent Deconchat.

Originaire à la fois des montagnes thiernoises et des collines limousines, rien ne me prédisposait à traverser les océans, et pourtant une immense passion dévorante me fera découvrir des lieux, des hommes et un sentiment de liberté que je ne pouvais honnêtement imaginer.
Mes premiers pas de pêcheur au fouet je les ferais avec mon ami Jean-Paul, au bord de la Couze Pavin, de l’Allagnon, de la Sioule, de la Tarentaine tous ces joyaux auvergnats qui restent toujours pour moi des rivières magiques.
Puis le courage et la passion de plus en plus dévorante me projette vers une idée folle. M’envoler vers le pays de Norman Maclean, vers le pays où les rivières à salmonidés font souvent plus de 300km de long, un pays grand comme la moitié de la France avec seulement 1 million d’habitants. Dans ce pays, les truites sont sauvages et la carte de pêche coûte environ 50$ pour une année. Ce pays, c’est le MONTANA auquel j’ajouterais les autres états des montagnes rocheuses que j’ai visités: l’Idaho, le Wyoming, l’Arizona et l’Utah.

1-Les paysages :

les paysages du nord des rocheuses, comme ici à Glacier National Park

???????????????????????????????Ceux du Montana typique et du Grand Teton Park dans le Wyomming

paysage2

Ceux de l’Utah (pour moi le plus bel état des Etats-Unis)

paysage-3bis

???????????????????????????????

ceux de l’Arizona dans le Grand Canyon.

paysage-4
Voyagez aux Etats-Unis n’est pas un problème. Les milliers de kilomètres de voiture passent même trop vite tant nos yeux se régalent à chaque virage…

2-Les rivières :

-Autour de Missoula :

fish creek

le « petit » Fish Creek, un affluent de la Clark Fork, au nord de Missoula. Beaucoup de poissons de toutes les espèces. Parfait pour débuter et pour la pêche en sèche-nymphe.

black foot river

La mythique Blackfoot River, la rivière du sixième jour, la rivière du film « Et au milieu coule une rivière », même si le film a été tourné sur la Gallatin River…. Le rêve américain par essence…

la North Fork Blackfoot (un affluent de la Blackfoot), le Montana dans sa version la plus sauvage. Eau glaciale et translucide, aucune activité humaine à moins de 50 km… Poissons plus difficiles à prendre, mais que des cutthroats et parfois de très belles tailles !!!

rock creek

Le Rock Creek, la rivière préférée des habitants de Missoula. Une rivière qui coule dans une vallée paradisiaque sur 80 km, et là aussi aucune présence humaine, juste une route en gravier totalement chaotique (attention à vos voitures de location, j’ai rendu la mienne dans un état différent de celui dans lequel je l’avais trouvée….)

clark

La Clark Fork, la grande rivière qui passe dans Missoula et qui traverse le Montana sur 499 km.

Autour du Parc Yellowstone :

galatin

La Gallatin River, facile d’accès et facile à pêcher, mais rivière superbe avec beaucoup de truite arc en ciel (sauvages bien sûr !!). C’est ici que Brat Pitt prend son bain dans le film :)

sc

Le Slough Creek, le bijou du nord du parc. Une petite ballade de 6-7 km et vous vous retrouvez dans un paysage à couper le souffle, au bord d’une rivière ou les cutthroats emblématiques du parc apprécieront facilement vos imitations de fourmis ou de sauterelles. Ne pas venir au Yellowstone sans faire cette ballade….interdit ….

???????????????????????????????s

Le Soda Butte Creek et la Lamar River. Les rivières du nord du Parc, de magnifiques poissons emblématiques, mais également une pression de pêche démentielle. You’ll never fish alone au bord de ces rivières.

madison

La fameuse Madison River qui coule dans une vallée de 295 km. Cette rivière est mythique pour son éclosion fin juin début juillet de stone fly. Chaque année de très grosses farios se prennent à cet époque ainsi qu’à la fin du mois d’octobre juste en amont des barrages.

???????????????????????????????

La Yellowstone River, large, majestueuse, offrant des possibilités de pêche à l’infini…

dans l’Utah :

La Green River

green 1

La Green River est pour moi le joyau du sud des montagnes rocheuses. Le parcours se situe au pied du barrage de Flaming Gorge. Une pression de pêche très importante, mais des paysages à couper le souffle et des poissons très sollicités mais avec des couleurs sublimes. Ce parcours est situé loin du Montana, mais le détour est obligatoire !!!

green2

3-Les salmonidés des rocheuses :

Je tiens à dire en préambule que je ne suis pas un chercheur de truite trophée. Je suis un pêcheur qui adore découvrir, prendre son temps, qui peut s’extasier beaucoup plus facilement devant une petite arc aux superbes couleurs plutôt que sur une grosse mémère farios qui sent encore le granulé. Les États-Unis se prête parfaitement à la recherche de gros poissons, les parcours sont connus et très fréquentés, de mon côté je préfère le côté sauvage, me « perdre » dans l’immensité des paysages et comme vous allez le voir, je prends aussi de jolis poissons !!
Je commence par les poissons qui nous sont familiers en Europe :

La truite fario (brown trout)

???????????????????????????????

La fario, originaire d’Europe s’est parfaitement acclimatée dans les rocheuses. Les Américains ne la considère pas toujours à sa juste valeur. C’est dommage, elle a les mêmes comportements que chez nous, lunatique, mais avec des couleurs sublimes surtout sur la Green River où quand elle est à table, elle perd tout sens du danger.

???????????????????????????????

Des poissons trophées sont à prendre sur la Madison, la Yellowstone et la Missouri river, souvent au streamer quand les eaux sont un peu chargées où à la fin de l’automne quand elle remonte les grandes rivières pour frayer.

La truite arc en ciel (RaimbowTrout)

???????????????????????????????

La truite arc en ciel est pour de nombreux européens LA truite des Etats-Unis. Ce n’est pas tout à fait vrai, mais elle est présente dans quasiment toutes les rivières des rocheuses, malheureusement souvent aux détriments de la souche originelle la cutthroat que nous présenterons plus bas.

???????????????????????????????

Ce poisson est extrêmement combatif, il est doté d’une puissance terrible et vous donnera du fil à retordre dans les grandes rivières avant de se rendre dans votre épuisette.

Le White Fish

???????????????????????????????

Poisson endémique des rocheuses, on pourrait le confondre avec un ombre, mais il possède ni sa dorsale et son comportement et se rapproche plus de la corégone. Ce poisson vit sur le fond des rivières. En très grand nombre, il n’hésitera pas à avaler goulument toutes les formes de nymphes que vous lui présenterez, au point de parfois devenir un peu « envahissant ». Il se nourrit très peu en surface, et donc lorsque vous tombez sur un banc et pour éviter de les prendre les uns derrières les autres, il faut passer en sèche !

La Bull trout :

???????????????????????????????

Poisson en danger dans les rocheuses, sa pêche intentionnelle est interdite. Ce poisson est le seul que j’ai pris l’année dernière, il est rare mais avec de très jolies couleurs et surtout ses plus gros spécimens peuvent dépasser allégrement les 80 cm…

La cutthroat

???????????????????????????????

La cutthroat est le poisson qui me fait rêver dans les rocheuses. Ce poissons a des couleurs sublimes, des couleurs différentes sur chaque rivière, c’est le poisson endémique à préserver. Des millions de dollars sont investis pour essayer de préserver son habitat et surtout pour éviter l’hybridation avec la truite arce en ciel. Cette hybridation, la cutbow, donne quand même de très jolis poissons. Un exemple ci-dessous :

???????????????????????????????

La prochaine fois que vous prendrez une arc dans un réservoir. Vérifiez si elle n’a pas une petite marque rouge sous la gorge. Si c’est le cas c’est qu’elle possède quelques gênes de la cutthroat, l’espèce la plus ancienne des rocheuses.
Je n’ai pas parlé ici des Brook trout (nos saumons de fontaines) que l’on trouve en assez grand nombres dans certains tributaires du parc Yellowstone ni de la Lake Trout (le crustivomer) salmonidé classé nuisible qui détruit les cutthroat dans le parc et qui à cause d’un empoissonnement accidentel a envahi l’immense lac Yellowstone. La guerre lui est déclarée. Si vous en attraper vous devez le détruire immédiatement…

???????????????????????????????
Vous voyez, vous avez l’embarras du choix, de nombreuses espèce de salmonidés rendent la pêche assez imprévisible ! Vous passerez des heures à prendre des farios, puis sans aucune explications logiques ce sont les arcs ou les white fish qui viendront prendre le relais. C’est toujours une belle surprise de prendre des poissons de différentes espèces.

4-Des techniques et des mouches :
Dans les rocheuses la pêche reine est clairement la pêche en sèche. Les poissons ont très souvent le nez tourné vers la surface. La majorité des guides que j’ai rencontrés me disent qu’ils pêchent de mai à septembre exclusivement en sèche… Ils utilisent quasiment tous la technique de la double sèches (deux mouches montées à 40 cm l’une de l’autre). Cette technique convient parfaitement aux grandes veines d’eau des grandes rivières.

???????????????????????????????

Ce binôme (sauterelle- fourmi), m’a permis de faire de superbes matinées sur la Yellowstone. Mais vous pouvez suivant les heures de la journée et les conditions de la rivière le dériver à l’infini. Sur la Green river, c’est le binôme fourmis noires et petits sedges chevreuil fonctionnait le mieux. En tout cas n’hésitez pas à pêcher avec de grosses imitations.

???????????????????????????????

Pour info voici mon gilet et ma boite de mouche à la fin de l’été, jetez un œil à la taille des mouches utilisées.

???????????????????????????????

Mais encore une fois, il faut savoir s’adapter, parfois en coup du soir, les toutes petites imitations sur hameçon de 18-20 feront merveille.
Cependant, comme partout dans le monde, l’activité en surface des poissons peut ralentir et en bon français habitué à pousser du tungstène on peut également se rabattre vers la pêche en nymphe. Celle-ci donne également d’excellents résultats surtout si vous aimez les gros white fishs qui se jetteront sur toutes formes de nymphes. La couleur et les formes de nymphes ne m’ont pas semblé être un gros problème sur la majorité des rivières. Une simple pêche en sèche-nymphe avec une bonne vielle oreille de lièvre ou une pheasant tail faisaient parfaitement l’affaire sur les rivières de petits à moyen gabarit. Un petit bémol cependant, sur certaines rivières comme la Madison ou la Green river, ou la pression de pêche est très importantes, les imitations sont beaucoup plus spécifiques et les tailles beaucoup plus réduites (hameçon de 20-22 !!). Dans ce cas, ne pas hésiter à rendre visite à un magasin de pêche (y en a partout dans le Montana!!), ils vous vendront la nymphe du moment, et franchement il faut leur faire confiance !!

Mouches-4

Mon magasin préféré ! Le Fisherman’s Mercantile au bord du Rock Creek dans les environs de Missoula, un magasin du type saloon du Far West tenu par des passionnés, pour des passionnés.
Une technique intéressante qui donne de jolis résultats sur les grandes rivières est la pêche en nymphe au fl. La Blackfoot, La Flathead, la Yellowstone s’y prêtent parfaitement !!

Avec un peu de chance, sur la photo, vous pourrez distinguer ma soie et l’indicateur rouge intégré à mon bas de ligne.
Pour finir, et pour les amateurs de gros poissons, la pêche au streamers est d’après les guides particulièrement productives en fin d’automne sur les farios de la Madison, du Missouri et de la Yellowstone. Je n’ai pas beaucoup pratiqué (peut-être à tort !!) cette technique, mais je sais que de nombreux habitants du Montana l’utilisent à la recherche de poissons trophées ou lorsque les eaux sont un peu mâchées.

???????????????????????????????

Alors, Je vous attends au tournant et la question qui vous trotte dans la tête : » Et donc, là-bas, est-ce vrai que l’on touche plus de poissons? de plus gros poissons ? »

???????????????????????????????
La réponse est OUI, franchement oui, cependant la pêche reste toujours imprévisible, vous passerez des journées avec et des journées sans, des moments où on se demande s’il y a des poissons dans la rivière et des moments où on se demande comment il est possible d’en voir autant… Cependant, le nombre de prises est en moyenne bien plus élevé que chez nous, les poissons ne sont pas tous des trophées mais sont en général de belles dimensions.
Alors pourquoi une telle différence avec chez nous ? En premier, la pression humaine, les montagnes rocheuses sont peu peuplées et les rivières souvent en très bonne santé. En second, je parlerai de quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. Au cours de mes quatre voyages outre-Atlantique, je n’ai JAMAIS vu un pêcheur prélever un poisson. Certes, ce n’est pas interdit, mais personne au bord des rivières ne se promène avec un panier et un beau torchon destiné à entourer le cadavre de quelques poissons ayant eu la mauvaise idée de nous procurer un peu de plaisir. Ceci m’emmène à traiter la dernière partie de ce qui m’attire le plus aux Etats-Unis :

Le sentiment de liberté :

La liberté, même si elle a la même définition que chez nous n’a pas du tout le même ressenti de l’autre côté de l’Atlantique. La liberté vous la ressentirez partout et en permanence, dans l’immensité des paysages, dans la gentillesse et la disponibilité des habitants des rocheuses. Cette liberté c’est de pouvoir profiter d’une certaine qualité de vie et donc de pêche en respectant celle des autres. En pratiquant le no-kill quasi généralisé, le pêcheur américain protège sa liberté et celle des autres.
Il est très difficile d’illustrer ce sentiment, alors pour conclure ce petit compte-rendu je vous laisse avec quelques photos qui pour moi l’évoque le mieux.

Sans titre 1

Un dernier petit mot un peu personnel : toutes les photos ont été prises par ma femme ou moi-même lors de nos différents voyages, vous pouvez donc les utiliser à volonté.
Le seul petit regret dans toutes ses aventures est que je pêche toujours seul car ma femme ne pêche pas et comme j’aime le partage et si vous souhaitez avoir des renseignements plus précis n’hésitez pas à me contacter par mail à talmuermo@yahoo.fr , je me ferais un plaisir de vous renseigner et peut être un jour partager mes aventures avec vous.

Un sacré bapteme ( Marryat Pro Nymph 10,6#3)

C’est à l’occasion du salon de saint Etienne que j’avais pu découvrir l’arrivée de la nouvelle gamme Marryat.
Au-delà des effets d’annonces et des avis utilisateurs que l’on cherche ici ou là, rien ne remplacera jamais la sensation de se faire sa propre idée. Après plusieurs essais, l’une d’elle m’avait semblé pouvoir completer mon fagot de canne : La Marryat Pro Nymph 10.6 soie 3. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pourtant lancer un brin de laine sur une aire, faire tous les test du monde ne suffisent pas à mon gout à remplacer le verdict de la pratique.
Après quelques semaines d’attente pour cause de stock très faible, Jérôme Gaillard nous appelle enfin pour venir récupérer nos cannes dans sa boutique au centre de pêche de lastioules.
Jeudi sera donc jour de bapteme.Quoi de mieux que d’offrir à ma nouvelle partenaire de jeu un terrain à la hauteur des attentes qui m’ont conduit vers cette achat. Les paysages lozériens comme le berceau de ses premières heures de pêche.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Rapidement avec Jérôme, nous nous mettons à l’eau. Il est temps de passer aux choses serieuses.Confirmer les impressions que nous avons eu lors de nos premiers essais. La canne se montre très agreable.Un sentiment de légèreté qui m’amene à retrouver totalement les atouts que j’avais apprécié sur une canne comme le castor.

Associé à une soie source de la Lozère N°1, la pêche se fait extrêmement precise.Un plaisir de pêche que l’on ressent même avec l’usage de toutes petites nymphes permettant d’utiliser les parties peu profonde de la rivière ou les poissons viennent chercher la chaleur d’un rayon de soleil dans cette eau rafraichi par la neige.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On s’applique, on espère, on attend le premier poisson. Celui qui répondra à cette question la plus essentielle : Les sensations.
C’est la chose principale que j’attends d’une canne.Dès lors que l’on remet à l’eau ses poissons, notre acte de pêche ne devient que plaisir. Certains chercheront la performance, moi je recherche l’épicurisme d’un instant. Celui ou la canne se plie, ou le poids du poisson se fait ressentir.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pourtant les heures passent. Pas une tape, pas un poisson. Midi s’annonce et toujours rien. L’eau très fraiche semble avoir rendu inactif tout le petit monde de la riviere.L’usage de cette canne nous pousse à faire le choix de la finesse sans être sûr que ce soit très pertinent. De spot en spot, le doute s’installe. Du vert de l’espoir de l’ancienne Marryat, le noir brillant de la pro nymph signerai telle à cette première sortie que nous soyons maudits et que nous finissions avec un cinglant capot.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAA l’horizon, le gours profond dessine le long de la berge une coulée que ne laisse aucun doute à des années de pêche. Ici dame fario a trouvé refuge, c’est sur.
Avec application j’insiste ne changeant rien à mes choix même si la profondeur de l’eau approche les 3m.Je concède à alourdir un peu la nymphe de pointe avec l’usage d’un Jig en 3.5 mm même si l’expérience d’un scion cassé sur la Castor devrait m’avoir servi de leçon.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La dérive est parfaite .Il est des instant où l’on sait, on l’on sent que c’est le moment. Après avoir laissé du mou pour éviter toute contrainte et permettre à la nymphe de toucher le fond, je reprends le contact avec ce minuscule amas fait de tungstène et de plume. Mais un poids lourd, comme si un galet du fond avait décidé de se saisir de ma nymphe se met à bouger. .Ca y est, la belle est pendue.

Voici ce que j’attends, voici pourquoi je veux absolument pêcher avec des fleurets de plus en plus fin .

Avec une soie de 3, les sensations sont démultipliées .La canne est cintré en deux, chaque coup de tête vient claquer dans mon poignée. Le plaisir, rien que plaisir. Au fond du gours, la belle se dessine dans l’eau claire. Je découvre la beauté d’un poisson dont je n’aurais même pas osé croire.

Magnifique fario de Lozère, le combat se fait rude. , je tire comme un âne sur cette marryat.Le peu de carbone que me relie avec la belle se plie sur toute la longueur L’épuisette en main, tremblant d’une émotion rare, je ne veux, je ne peux me résoudre à échapper ce premier poisson de ma nouvelle partenaire. Dans un élan furieux, après quelques minutes si longues, si courtes, la belle se rend, la gueule s’enfonce enfin du filet de mon épuisette.

Gise alors sur les graviers, l’un de mes plus beaux instants passés sur les rivières lozériennes auxquelles je l’avoue je m’émerveille à chaque visite. Une minute de plus, comme un dernier souvenir, nous communions encore le temps de quelques photos dont la plus belle reste gravée .Celle de voir ce magnifique joyau repartir au fond de ses gours

lozere (10)

Maintenant la journée avec la marryat se dessine autrement. Je laisse derrière moi tous les soucis d’innombrables questions dont je ne doute pas que quelques spécialistes se feront l’echo.Peut-on faire ceci, ou cela, peut-on glaner avec quelques cerises, ou comme je l’ai lu dernièrement « Avec la 10.6 soie 3, impossible je vous l’assure de pêcher en sèche ».

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
De ces refrains, de ces certitudes, la belle éclosion de l’après-midi me conduira à m’adapter. N’ayant ni le temps, ni l’envie d’ailleurs de revenir à la voiture pour changer de canne. Je ferai de ces derniers doutes aucune attention. En sèche -nymphe, rien qu’a nylon, quelques belles farios viendront compléter le tableau d’une journée très réussie.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Ainsi donc car il est temps de conclure, je pourrai chers amis lecteurs vous faire l’éloge de la beauté d’une ligature, de l’équilibre parfait avec le moulinet .De vous décrire au centimètre prés la position de l’anneau de départ .Je pourrais vous donner source à d’autres innombrables questions. Pourtant je ne ferai rien de tout cela. Une canne n’étant que l’objet qui nous relie à nos rêves, à nos espoirs. La canne ne fera jamais le pêcheur, elle l’aidera jute un peu à assouvir ses désirs .Tels auront été mes premières heures avec ma nouvelle marryat pro nymph spécial 10.6#3.Rien de plus, rien de moins…….

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Auvergne Passion Mouche Frontier Theme