Un premier bilan ( 1er cat) et le resultat de la journée à Banson

L’heure est à un premier bilan.

Conclusion d’une saison 2020 de 1ère catégorie bien particulière.

Difficile de ne pas revenir en arrière.Difficile de ne pas se souvenir de ces semaines ou nous avons été privé de notre loisir.

Confinement, sécheresse, pic de chaleur, autant de raison qui pourrait me pousser à faire une lecture très amer de cette année et pourtant je dois vous l’avouer : je suis un pêcheur satisfait.

Satisfait  d’avoir pu assouvir une saison de plus  ma passion au cœur de nos paysages auvergnats.

Satisfait d’avoir gouter à la joie de ces rencontres avec nos truites dont l’authenticité nous pousse en permanence à l’admiration.

Satisfait  de l’usage d’une série de canne pour lequel je dois confesser un coup de cœur.La série JMC performer qui m’aura accompagné durant mes parties de pêche.

Légèreté, précision démontre s’il le fallait encore que les marques françaises  n’ont plus guère à rougir de quelques jalousies.

Satisfait  d’avoir pu de retrouver comme une habitude qui s’installe les berges de quelques rivières alpines.

La montagne comme rempart aux enjeux climatiques qui touchent nos rivières et fragilisent chaque jour un peu plus les écosystèmes de plaine.

Satisfait d’avoir pu, moins souvent que les années précédentes, échanger sur Auvergne Passion Mouche. Prétexte à prolonger à travers une photo, un récit, quelques mots, le souvenir de mes parties de pêche.

Heureux en somme, tout simplement, conscient peut être que les semaines que nous avons passé replier dans nos maisons n’ont pas été que l’occasion de remplir nos boites à mouche.

Avons-nous su mesurer le manque qu’engendre l’éloignement à notre passion ??

Ferai-je alors référence à Virginia Henderson qui nous explique cette nécessité de réaliser ces besoins fondamentaux. C’est à la lettre que j’ai  respecté le 13eme, assouvissant à pleine bouche cet appétit.

Depuis le 11 mai, j’ai pêché.

J’ai tenté de réaliser la dérive parfaite. Je me suis enflammé pour un gobage prenant la riquette du quartier pour le monstre du pont. Je me suis imaginé vainqueur de chaque défi, échouant souvent

« J’ai » !!! usant de manière égoïste l’usage de ce pronom, ramenant à moi et rien qu’à moi la satisfaction de ces moments que seul l’adepte de la gaule peut comprendre.

Résumerai-je cette saison de 1er cat 2020 à la nécessité de revendiquer avec force ce besoin de pêche , loin , très loin de  débats nécessaires qui animent avec force l’univers qui est le mien.

Place maintenant au réservoir, au carnassier, à l’ombre ; à toutes les fantaisies que m’autorisent une canne à mouche.

Occasion de redevenir sérieux et de vous annoncer le gagnant de la journée de pêche à Banson.

Après interrogation de Vincent.D  ancien propriétaire de Banson, la date ouverture du réservoir est le 24 avril 2013

C’est mat qui gagne cette journée de pêche.Bravo à lui.

Quant à moi , je vous laisse « j’ai » des mouches à monter ….

Réservoir : Des actus et une journée de pêche à gagner

Les jours passent et la saison de 1ère catégorie touche à sa fin.

Plus que quelques jours pour profiter de nos rivières à truites .Place sera laissé ensuite  à d’autres destinations.

Occasion sur Auvergne passion mouche de vous livrer les actus de nos plans d’eau.

Commençons par l’un des plus beaux sites en France : Le lac du Bouchet.

La saison sportive a d’ores et déjà débuté le 5 septembre.

Une saison qui cette année ne sera pas uniquement réservé à la pêche à la mouche puisqu’il est possible de pratiquer la pêche au buldo.

Pêcher au lac du Bouchet : http://www.pechehauteloire.fr/LacDuBouchet.php

A noter pour ceux qui connaissent pas le lac, un article très complet écrit par Thierry Millot dans le dernier numéro de pêche mouche.

De plus comme,  tous les ans le 26 septembre 2020 aura lieu la 15eime Edition des concours de pêche à la mouche du lac.

Vous pouvez vous inscrire : http://www.pechehauteloire.fr/ressources/inscription%202020-v2.pdf

Continuant avec les grands espaces, le lac de malaguet ainsi que le lac de verrière sont actuellement disponible à la pêche. Des opportunités ou les premiers jours frais de septembre ont dû dynamiser la pêche. Des lieux que j’espère pourvoir visiter en octobre.

Plus près de Clermont Ferrand, il me faut vous signaler l’ouverture dès le 12 septembre 2020 du Lac de Noirétable.

Les actus des réservoirs de la Loire : http://www.federationpeche42.fr/component/content/article/10-federation-de-peche/955-2020-09-03-15-42-26.html

Sans grand changement pour cette nouvelle année, l’unique point important est une inflation de plus de 20% avec un passage du prix de journée à 25€.Un rattrapage qui s’explique par un tarif qui n’avait pas changé depuis l’ouverture en 2012.Notons aussi le 19 et 20 septembre la présence d’une animation encadré par des pêcheurs de grande renommée.

A Banson ou après un été sans soucis, les poissons qui ont passé cette periode arborent  aujourd’hui des couleurs magnifiques. Vincent devrait très rapidement enrichir son cheptel avec quelques nouvelles résidentes.

Occasion pour moi d’une petite surprise pour les lecteurs d’Auvergne Passion Mouche .Je vous propose de gagner une journée au lac de Banson.

Un jeu concours très simple puisque la place sera offerte à la personne qui  donnera ou se rapprochera le plus de la 1er date d’ouverture du lac réservoir de Banson.

Pour se faire, il vous suffit de me donner la date auxquelles  vous pensez en commentaire du site.La date limite de réponse sera le 25septembre.

Un peu plus bas en altitude , des nouvelles du lac de Gerris qui devrait attendre quelques semaines supplémentaires pour ouvrir .

Laetitia , toujours soucieuse d’offrir le meilleur à ces pêcheurs , préfère que la température de la colonne d’eau soit le plus confortable possible pour les poissons.Sans nul doute un choix judicieux qui fera de Gerris la promesse d’une arrière saison 2020 que l’on a hate de gouter.

Pour clore ces lignes, poursuivons ensemble  l’un de mes rendez-vous favoris. Celui de consacrer chaque dimanche de travail quelques heures à admirer ces truites fario qui habitent au cœur de la ville. Démonstration s’il le fallait encore que la vie trouve toujours son chemin , à nous parfois de savoir l’épargner à travers un geste si simple que l’on nomme « No Kill »

Derrière le pêcheur se cache très souvent le passionné de nature. La canne à pêche n’étant qu’un prétexte……

 

Réflexion de rentrée !!!

Aout tire à sa fin, occasion d’un billet d’humeur sur Auvergne passion mouche.

Commencerai-je  par les relevées climatiques de 2020 issus de la station météo de Clermont-Ferrand Aulnat (source info climat)

Des chiffres qui nous imposent la réalité d’une époque qui a déjà changé.

Tendance qui se confirme avec des mois d’hiver plus chaud, des températures estivales qui dépassent plus régulièrement les 35°, une pluviométrie qui se fragilise, autant de raison pour s’interroger sur l’avenir.

Anxiété généralisée qui explique peut-être la pression de plus en plus importante d’idéologie motrice  d’une écologie punitive remettant en question la manière dont nous vivons.

Ainsi pourrait être perçu l’audience des mouvements écologistes qui nous inquiètent  à l’image des antispecistes qui interrogent directement notre relation au vivant.

Pourtant  devrions-nous pas en tant que pretendu sentinelle comprendre que le monde ne peut rester statique de certitude qui lui coute chaque jour la disparition massive de sa biodiversité. Devrions-nous mesurer chacun d’entre nous la responsabilité d’appartenir à un pays qui consomme plus de ressource que la Terre peut en produire en 1 an.

Loin de moi l’idée d’être en phase notamment  avec les discours extrêmes de la condition animale qui fixe aujourd’hui la pêche comme une cible.

Mais à l’heure d’admirer les truites qui habitent en bas de la maison, s’il me fallait laisser vagabonder mon esprit à ces réflexions, permettez-moi d’afficher mon étonnement d’un nouveau politiquement correct influencé par des élus de la pêche qui décident de se faire admirateur de la ruralité à la française.

Faut-il n’avoir jamais  entendu parler des  difficultés au sein des commissions sècheresse ou chaque litre d’eau préservé de l’irrigation se gagne au forceps.

Comment feront ces personnes lorsqu’il s’agira de combattre l’ambition des centaines de retenues collinaires que l’on nous annonce. Quelle sincérité accorder à leur parole lorsque devant  une rivière à l’agonie on oublie juste que nombre des soucis sont le résultat du lessivage d’un sol qui regorge de pesticides et autres engrais.

Le pêcheur que je suis s’inquiète bien plus de cela  que de l’influence d’amateurs de quinoa convaincu que l’urgence de la pêche de la truite se joue d’abord dans la fabrication des générations de demain.

Des pêcheurs loin du mercantilisme actuel qui nous livre facilement en pâture à nos détracteurs, faisant de notre activité un simple produit commercial que l’on distille à des touristes. Parodie d’une passion dont le seul moteur reste l’urgence de vendre quelques  cartes à la journée.

Le vivant ne doit pas devenir à travers nous un objet que l’on cède à grand coup de promotion à des consommateurs qui passent de rivière en rivière, de poisson en poisson, d’activité en activité.

La pêche devrait renvoyer  l’image d’une activité de pleine nature capable de regarder avec résilience des truites qui même en plein cœur de la ville auront réussi à passer Juillet et Aout sans encombre.

Voilà peut-être la raison de mon optimisme au sortir de l’été 2020 qui nous a laissé quelques espaces de pratique dans le Puy de Dôme.

Une pêche estivale souvent technique sur des poissons déjà bien éduqués de notre manège.

Pêche d’été en sêche sur des rivières ou le niveau d’étiage oblige à la discrétion. Pêche d’été que j’aurais pris soin d’accompagner d’un thermomètre  à chaque partie de pêche.

Pêche d’été que je goutte avec délice , perdu au fond des gorges , assumant tranquillement bien des contradictions qui transpirent derrière ma canne à pêche.

Place maintenant à des journées plus fraiches qui nous amèneront vers la date fatidique du 20 septembre. Promesse peut être d’un regain d’activité.

Dernière minute, dernière opportunité qu’il faut saisir avant de changer d’univers

 

 

 

Escapade en Clarée

Que la montagne est belle.

Emprunterai je, pour débuter  ces mots, le célèbre refrain de Jean Ferrat

Que la montagne est belle lorsqu’au milieu des pilonnes et des canons à neige il nous faut se rendre à l’évidence d’une empreinte que nous laissons de manière trop indélébile. Image d’Epinal de nombreuses stations de ski.

Certains feront d’une telle évidence la source de quelques rancœurs.

D’autres convaincu d’une utopie à retrouver au cœur de nos massifs les loups, les ours et peut être même les dinosaures iront d’une belle tirade stigmatisant un mode de vie occidentale ou chaque respiration nous conduit à prendre possession de 2.73 planète pour un seul français

D’autres  s’attacheront à défendre le berger et son patou, émerveillé d’un imaginaire où nous étions en communion permanente avec cette nature.

Une époque ou  nul ne venez  pleurer la perte d’un  bipède pensant sous les joutes d’une vie sauvage ou l’homme n’allait pas au combat avec un fusil à lunette mais avec un simple gourdin.

Quant  à moi je dois vous l’avouer cher lecteur  égoïstement je m’attacherai à ne rien penser et à profiter du moment.

De manière régulière ma canne à pêche sera le prétexte à chercher quelques endroits que je pense agréable à admirer.

De ceux-ci, de cette France à la mode, de ce covid qui m’a conduit à changer de destination .Faute de Montana, me voici de retour sur les bords de la Clarée.

Prétexte à randonner ou plutôt devrais-je dire à flâner .J’appartiens à ces gens qui n’aiment pas la performance d’une marche sans objectif.

Pendant que la foule me dépasse, je prends le temps de sortir une paire de jumelle, cherchant au loin la marmotte, le bruit de l’oiseau qui vient de fuir.

Une flore du sieur Bonnier conseillé naguère par un prof d’écologie qui m’avait expliqué qu’avant de s’apprendre  la nature s’observe.

Une veille paire de jumelle usée  par le temps et ces innombrables balades ou la curiosité anime ce sentiment de  découvrir  chaque instant

Un reflex, indispensable, jugement qui est le mien, conviction profonde que de tous les gens que je croise et qui prétendent connaitre la nature, pêcheur inclus, ceux que j’admire le plus sont sans contexte les passionnés de photo animalière.Des amoureux épris et surtout capable de se faire oublier le temps d’un affut.

Enfin, on ne se refait pas, une canne à pêche …..

Mon sac à dos ressemble trop souvent à la caverne d’Ali baba que je traine dans la pente, convaincu je le crois qu’une partie de pêche exceptionnelle  m’attend au détour d’un chemin.

Que la montagne est belle surtout en vallée de clarée.

Des lacs dont nul attente ne vous gratifie de briller dans la société halieutico-facebokienne ou la poutrasse est de rigueur

Les truites sont ici de taille modeste.

Nature impose à ces êtres vivants des choix drastiques :

-soit vivre à 2500m d’altitude dans un paysage envoutant mais n’avoir pas grand-chose pour faire pitance

-soit passer sa vie dans quelques rivières ou nourriture vous conduit à faire rapidement taille honorable mais au risque de vous choper saprolegnia, dessinant sur votre robe si belle l’impact des humains qui vous entoure.

De clarée, j’en suis admiratif, de la beauté des lieux, de la rivière qui me semble offrir au pêcheur que je suis la garantie d’être dans un endroit quelque peu  préservé.

Des eaux à peine à 10° en ce mois de juillet 2020, un niveau bien conséquent, des matins bien frais. Une réalité qui m’éloigne tant de celle de mon auvergne ou l’eau déjà commence à manquer.

De clarée, je pourrais tenter d’en écrire encore plein  de chose mais plus que les mots, je crois que l’unique message que je veux témoigner ici, à l’heure où j’hésite à fermer définitivement auvergne passion mouche, c’est de se servir de la pêche comme une excuse.

Clin d’œil que je rends à Hervé Thomas, qui me conduit aujourd’hui à livrer pour la première fois sur le blog un article sans aucune photo de poisson .Tentative amusée d’une ligne éditoriale dont je sais d’avance le résultat.

Vous l’aurez compris cher lecteur à l’heure de conclure, je vous laisse avec comme seul guide notre passion et son imaginaire…..

 

 

Criterium de la Sioule 2020

De Sioule, confinement nous a privé de quelques heures  de partage sur le bord de la rivière.

D’une simple idée, David nous a proposé de construire le premier open amicale de la Sioule, occasion de retrouver les amoureux de la dame des Combrailles

C’est en  ce samedi 20 juin qu’avait lieu ce criterium, moment de partage et de convivialité entre pêcheur.

Un criterium par équipe de 2 sur des linéaires de faible longueur en contrôle alterné. Un criterium regroupant pas moins de 16 équipes (2 rotations de 8)

Se déroulant sous la forme de 4 manches :

L’équipe impair  pêche de 7h45/9h45 le matin et 16h15/18h45 l’après-midi et contrôle l’équipe pair

L’équipe pair  pêche de 10h/12h le matin et de 13h30/16h15 l’après-midi et contrôle l’équipe impair

Chaque poisson à la maille : de 20 cm pour les truites et 30 cm pour les ombres sera comptabilisé sous la forme de 100 points par poisson + 20points par centimètres.

Exemple une truite de 30cm rapporte (100+ (30*20)) soit 700 points.

Les équipes pair et impair sont ensuite classées par rotation pour tenir compte de la variance d’activité de la rivière.

Chaque équipe reçoit un classement à l’issus de sa rotation .Classement donnant lieu à un nombre de point place.

Le classement final étant le résultat du nombre de point place le plus faible.

Pêcheur, il me sera difficile de commenter les conditions de chacun rencontré sur la riviere.

Faisant équipe avec Olivier, pour notre part la pêche s’est révélé très aléatoire avec des poissons chipoteurs .Nous nous rappellerons certainement d’une phase d’activité très intense .En 1h15 nous remplirons notre feuille de marque de 2 superbes poissons : un ombre de 47 cm pris en sèche/nymphe et une magnifique truite de 50 cm d’olivier pris en nymphe.

Je vous ferai  retour de quelques statistiques générales :

Nombre de poissons pris :

Manche du matin : 28 truites et 6 ombres

Manche après-midi : 21 truites et 15 ombres

Total 70 poissons

Soit une représentativité de

Nombre de poissons par pêcheurs : 2.1875 en 4h30 de pêche

Manche du matin : Ombre 18% et Truite 72%  / Manche de l’après-midi : Ombre 42% et Truite 58%

Plus grand poisson pris

Truite : 50cm

Ombre : 47cm

Répartition des truites par taille :

Pour conclure, le classement final :

(ps-une petite erreur de classement s’est glissé hier pendant l’annonce des résultats entre le premier et le deuxième manche du matin sur les impairs.Cela change un peu le résultat final)

Le rectificatif (après recomptage des tables de marques)

Au delà du résultat , le plus important est de faire un clin d’œil à David sans qui tout cela n’aurait pas vu le jour.

Opportunité de remercier les sponsors de ce moment qui a travers quelques lots nous a permis de faire vivre la pêche à la mouche sur notre vallée.

Remerciement à destination  des marques JMC et Devaux  qui nous ont accompagné , à Stephane Bonnet ( pêchemouchefly) , aux reservoirs les Estives et le Domaine de Gerris.

Les mouches JMC :https://www.mouchesdecharette.com

La maison Devaux :https://www.mouchesdevaux.com/

Pêche mouche fly :https://pechemouchefly.fr/

Le lac des estives :https://www.lac-estives.com/

Le domaine de Gerris :https://domainedesgerris.com/

Un clin d’œil à Franck Coudiere qui accompagnera les 2 plus jeunes pêcheurs au bord d’un reservoir.

Une pensée à l’aappma de chateauneuf les bains et de son president Dominique Regnat , à Emmanuel Estival qui nous a recu comme des coqs en pâte au restaurant L’Escale.Un grand merci encore à David Francisco pour son implication

Le restaurant L’escale :http://lescale-restaurant.fr/

Et bien sur comme une évidence ,un big , un immense , un gros , BIG UP à nos truites et à nos ombres qui ont eu la délicatesse et la courtoisie de nous faire tourner en bourrique pendant quelques heures.

Vivement l’année prochaine ….

De pêche à la mouche et d’authenticité

De l’Auvergne, mille et un visage raconte la pêche à la mouche.

D’innombrable moment que je tente de vous raconter  depuis plus de 10ans.Des mots, des photos, des histoires.

Un témoignage que je veux être le plus aboutis  possible, hommage à ces paysages que je traverse, hommage à la nature qui me passionne et me transporte.

Des poissons , bien évidemment , des petits souvent , des moyens parfois , des plus gros de temps à autre , avouant très honnêtement que je préfère la beauté  d’une modeste truite de l’eau verte  à celle qui fait briller les yeux d’une génération  instagramer  à la bonasse .

Dédicace à tous ces narcisses  en herbe qui n’ont envie d’image que celle d’assurer systématiquement leur présence.

Est il si Indispensable d’être reconnaissable à coté de la prise du jour ?????sauf à avoir besoin de faire commerce

Parfois je me demande s’il n’est pas préférable de vivre au milieu d’une coulée de lave ou la nourriture se fait rare .On grandit peu mais au moins on ne finit pas sur Facebook, obligé de poser à bout de bras avec un de ces tartarins de la pellicule.

Je n’aime guère ce type de photo et m’adonne à celle-ci qu’a de très rare occasion, essayant comme tout à chacun de me pignoler, affirmant avec force « c’est moi qui est la plus grosse ».

Ancien reflexe de cours d’école ou dans nos phases pré pubère d’humain en nécessaire recherche de confiance, il nous fallait absolument obtenir l’approbation de l’autre.Je suis parce que j’ai beaucoup d’amis.

Vous l’aurez compris , vient ici le moment de vous encourager à absolument liker ces photos.

Vous soignez bien des plaies, des bobos à l’âme, des névroses halieutiques post confinements de ces enfants devenus grand et qui ont tant besoin qu’on leur dise qu’ils sont de très grand pêcheur !!!!.

Pour ma part, ne vous usez pas, ma canne à pêche n’est que l’expression d’une forme dissonante de liberté ou je cherche à respirer à plein poumon la nature.

On ne se refait pas, j’aime l’idée d’un parfum authentique d’une Auvergne qui  se découvre  lentement sur un air de Brassens , n’écrivant quelques lignes que pour exorciser un profond désir de solitude.

Une Auvergne qui  aime à  passer inaperçu, à se dessiner dans ses recoins les plus sauvages, s’offrant à la quiétude d’une passion ou notre société consommatrice n’a plus guère de place.

A ce jeu, nul doute a qu’une balade au cœur du massif n’a aucun égal pour celui qui a envie de s’eloigner de la foule.

A ce jeu donc , je retrouve Franck pour une journée aux confins des chemins, dans l’univers qui est le sien, au pays des gentianes qui sont déjà en fleur.

Aparté nécessaire pour dire combien il me semble important lorsque l’on  prend les services d’un guide , de s’assurer que celui-ci est homme de son territoire.

Rien ne me semble manquer plus de saveur et de pertinence que ces gens qui n’appartiennent à nulle part et vous guident pourtant partout !!!!!

Une journée avec Franck Coudière : http://franckcoudiere.com/

Opportunité pour moi de manier les outils issus du savoir d’Eddy Scheinpflug.Des cannes fishbones dont nous avons déjà parlé et dont j’admire comme souvent d’ailleurs le travail de ces artisans qui rendent notre passion plus belle.

Qu’il se nomme Valentin et les moulinets Peux , Marc et ses soies ou Eddy ,Michel et bien d’autres , je crois que sans eux la pêche à la mouche aurait un autre visage.

Les canne fishbones : https://www.fishboneshop.be

Dessiner quelques arabesques dans le basalte des gorges, capter l’instant, tenter une belle photo pour démontrer combien la pêche à la mouche est autre chose qu’un simple désir d’attraper un poisson.

Un poil libertaire, oscillant entre la faim du tigre de Barjavel et quelques mots de Boris Vian .J’aurais parfois souhaité maitriser la langue  à l’image de quelques poètes que j’admire.

Assis au fond de la vallée, dans la fraicheur du soir qui arrive, j’aurais pu à la perfection cocher dans le blanc de la page, des mots, rien que des mots pour définir combien en certain lieu la pêche à la mouche devient

Un art

D’un ombre en passant par une nouvelle soie naturelle

De mes péripéties halieutiques, nul doute que s’il fallait retenir un fil conducteur, je crois que seul le plaisir anime les lignes d’Auvergne Passion Mouche.

Comme celui d’Armand, débutant à la nymphe qui cherche à assouvir son envie de rencontre avec Maitre thymallus.

Des heures à prospecter chaque veine, l’enthousiasme d’une zone que l’on sent propice .De sa vision nymphmaniac, prolongement de son bras mais aussi de ces espoirs, nous cherchons à rendre possible une simple rencontre.

Quel plaisir alors de voir l’aboutissement de nos efforts lorsque vient le moment.

Le pêcheur prend le temps, admire, contemple le bel animal, concluant à merveille une journée passionnante.

La pêche, c’est avant tout cela, une affaire d’attention, d’application pour rendre possible un moment.

A ce jeu nous sommes souvent aider du travail d’un artisan passionné  à l’image de Marc Boucher et de ses soies naturelles.

Les soies naturelles pêche à soie : https://www.pecheasoie.com/

D’un cahier des charges compliqué ou il s’agissait de trouver enfin sur le marché des soies naturelles au couleur vive permettant des pêches plaquées à distance. Le pari est à portée de moulinet.

Fly concept distribuera bientôt en exclusivité la dernière-née. Une soie n°3 parallèle alternant des parties chartreuse avec des parties plus claires.

Fly concept : http://www.fly-concept.fr/

Pour ceux qui comme moi aime à s’adonner à ces pêches à distance, proche de la Roncari sans avoir la prétention d’en être expert, cette soie dès les premières minutes confirme les impressions.

Tester dans les conditions défavorables d’une petite  rivière avec tous  les contres courants qui ont tendance à gêner la flottaison, la soie de montre rapidement à son avantage.

L’alternance des portions offre une visibilité sans égal que la flottabilité plus haute d’une soie naturelle accentue.

A cela s’ajoute un travail de pré rodage impeccable qui permet de mettre la soie en action de pêche quasiment à sa sortie de son blister.

Permettez-moi d’ailleurs d’être impressionner de cela, adepte des soies nat depuis des années maintenant, je n’ai  rarement connu de marque qui offre des produits aussi bien fini sans aucun défaut de surface. Un travail d’orfèvre.

Des test , bien trop court pour utiliser tout le potentiel de cette soie qui semble enfin repousser encore un peu plus les limites de l’usage des soies naturelles ou l’on regrette souvent la discrétion de leur couleur.

Des tests que pour ma part j’espère continuer en associant cette soie à une 9pied soie de 4 pour les coups du soir mais aussi en gardant en ligne de mire la saison réservoir ou je crois qu’elle peut être un allié pour les pêches de bordure au fil.

Ainsi s’achève ces quelques mots avec un prochain rendez-vous que je vous donne sur Auvergne passion mouche.

Allez à la rencontre de Franck Coudière.De quoi se régaler ….

 

 

 

Post confinement , le retour à la riviere …..

Il est  des moments qui resteront probablement dans les livres d’histoire.

De mars à mai, la saison de pêche 2020 ne laissera guère de souvenir. Une parenthèse, un intermède, une pause que chacun d’entre nous aura vécue de manière différente.

Pourrais-je  tenter  l’écriture de  quelques lignes sur celle du soignant que je suis , osant la comparaison entre le monde de la pêche et celui de l’hôpital , trouvant tant de similitude et de leçon qui aurait valeur à faire réfléchir bien des gestionnaires de nos aappmas et de nos fédération mais je préfère revenir à l’essentiel : le plaisir de retrouver le bruit de l’eau

Occasion de mesurer l’importance que représente le simple fait d’aller à la rivière.

Priver de cela, j’espère  que nous avons pris  conscience d’une évidence .Cette irrésistible besoin, cette bouffée d’oxygène que notre regard impose à nos pensées lorsqu’il suit la dérive d’un brin de nylon.

Une touche, un contact, un combat, l’émotion de la mise à la épuisette, tout cela pour rien ou presque rien.

Dans un univers en quête de sens permanent, ou beaucoup d’entre nous se seront peut-être demander leur profonde utilité dans nos sociétés modernes,  voilà que je me réconforte d’un geste inutile. Je regarde une truite, un ombre, un vairon repartir, libérer d’une rencontre qu’il n’avait peut-être pas planifié dans son agenda

Certains feront tirade de cela, d’autres donneront leçon, d’autre encore conduiront plaidoyer de la nécessité à ne pas oublier que nous sommes avant tout des prédateurs. Pour ma part vous l’aurez probablement compris, l’heure n’est plus à aucune forme de polémique.

La chance d’être au bord de la Sioule me suffit largement.Une rivière que je retrouve toujours aussi belle, toujours aussi envoutante, toujours aussi passionnante à pêcher.

Une rivière que je parcours cette semaine de vacances avec une nouvelle alliée : La JMC Performer 10.6 soie de 3.

Difficile de passer sous silence la rencontre avec un tel outil. Légèreté, douceur, transmission délicieuse  du contact avec le poisson sont autant d’atout qui alimente mon envie de pêcher.

Je ne cèderai pas ici à l’usage de considération toutes plus techniques les unes que les autres .Je n’aurais que deux constats.

Le premier sur l’utilité de maintenir en France des compétiteurs de très haut niveau qui garantissent aux pêcheurs lambda que je suis  d’avoir un jour des cannes aussi bien aboutis.

Le deuxième sur l’ignorance ou plutôt le raccourcis qui est conduit par certains à mélanger pêche au fil avec ce type de canne et pêche au toc à la nymphe, ce sont pour moi deux univers totalement différents.

Parmi les autres nouveautés, je voudrais mettre l’accent sur l’arrivée d’une nouvelle version du Rio two  tone indicator.Alternant le noir et blanc, cette version me semble permettre de gagner en discrétion sur des moments de l’année ou la pêche va devenir très difficile.

Evidence ou plutôt inquiétude sur les semaines qui arrivent. Un simple thermomètre devient alors un moyen de rationaliser les annonces d’un hiver à la chaleur record et un printemps parmi les plus chaud.Une eau à 15° relevé le 21 mai à chateauneuf les bains.

Une tendance qui aujourd’hui n’a plus valeur à être perçu comme une exception mais bien comme une nouvelle réalité qui dictera sans nul doute la qualité de nos prochaines sorties.

Mais pour l’heure, je retourne à la rivière poursuivant mes péripéties halieutiques dans un rayon de 100km…et il y a de quoi faire.

La Babarotte , un parfum d’Auvergne

De nos petites rivières , de nos réservoirs de montage , il est un insecte qui rend à mai et juin , le plaisir d’une pêche en sêche  exceptionnelle.

Hanneton des fougères , des jardins et d’ailleurs , babarotte pour les intimes , je vous propose un petit montage ,à la fois simple et surtout pratique qui vous permettra de partir aux pays des jonquilles et des près à vache.

La babarotte , c’est l’Auvergne ….