Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Catégorie : Autre thème

Au milieu des herbiers

Il est des batailles dont on connait l’issue à la moindre minute où elles débutent.

Frêle présomptueux que je suis, pendant un instant j’ai cru combattre cet adversaire avec la modestie de ma petite mangrove soie de 7 a laquelle j’avais accroché un simple chiro en 28/100.

Frêle présomptueux que je suis, lorsque la soie s’est tendue, lorsque le combat s’est éternisé, lorsque derrière l’appareil j’ai entendu la voie du spécialiste qui m’annonça d’un regard enthousiaste le poids présumé de la bête.

Frêle présomptueux  que je suis, 15 kg de muscle, 40 minutes d’un combat acharné pour sentir ce brin de peau qui se déchire, ruinant les espoirs d’une rencontre improbable.

A la frustration immense, il me fallait chercher quelques réconforts pour accepter ce désagrément. Faire le deuil d’un instant si rare.

De tous les visages des rivières auvergnates, de toutes les saisons, il en est un auquel je voue une affection sans borne. C’est au pays des herbiers que j’allais me ressourcer.

De cet imbroglio végétal, Ils sont nombreux les  pêcheurs qui détestent ce moment de l’année.Leurriste, amateur de godille, pêcheur aux appâts naturels, bien peu se risquent  à faire vagabonder quelques bouchées appétissantes.

Comme le signe d’une liberté qui s’estompe. Comme le signe d’une nature qui  cherche à se préserver  d’une époque où même les amateurs de la canne à mouche souhaitent tout voir , tout savoir  , tout saisir à l’image de ces pêcheurs , excellent naveur  des rivieres franc-comtoise qui m’ont expliqué être tant perturbé lorsqu’ils viennent sur nos rivières. Il faut se rendre à l’évidence, Sioule a su fabriquer sans le vouloir d’immenses réserves.

Nul façon de chercher la tranquillité sans concéder à aller ou les autres ne vont pas. Ainsi il m’aura fallu des années pour apprendre à domestiquer ces interstices promotteurs.Percevoir que tout déplacement doit se faire à pas feutré. Comprendre que l’on ne pénètre pas au milieu des renoncules sans tenir compte de leur implantation, de la manière dont elles bougent. Maitriser ses déplacements tout en préservant de sa présence celles qui habitent les lieux.

J’aime pêcher ainsi. J’aime ne rien voir, tout deviner, retrouvant les réflexes d’une pêche pleine de mystère ou l’on se surprend à imaginer, à rêver.Une pratique tout en précision, tout en humilité ou parfois le simple fait de faire pénétrer une mouche  dans l’eau suffit à vous amener une fois encore à l’étau.

J’aime sentir le poids d’une modeste truite qui fait tendre mon nylon, se saisissant du gammare qui lui échappe. J’aime soutenir, conduire, faire passer une simple noyée à la mode « tout nylon » que je m’amuse à détourner. J’aime mesurer combien le sieur thymallus si farouche ne peut se risquer à laisser passer une tricofil que l’on vient d’animer à l’endroit précis ou se trouve son repère.

Pêcher au milieu des herbiers ne s’improvise pas .C’est une pêche qui se prépare , qui se repere.Une pêche ou chaque caillou , chaque rocher , chaque veine d’eau a fait œuvre d’un repérage durant les semaines ou la rivière  a accepté de se laisser regarder. Pêcher au milieu des herbiers reste à mon sens la meilleur expression du savoir que l’on a su accumuler au fil des années.Plus ils sont denses , plus je m’amuse.Plus ils sont denses , moins il y a de monde.

Pêcher au milieu des herbiers , c’est mon trip …..

Plus qu’un filet d’eau

Fin juin signe traditionnellement la fin de la période des grandes ephemeres.Petit à petit, la saison va se résumer à une poignée de minute ou entre chien et loup  ou nous chercherons à trouver le poisson d’un soir.

En amont de Sioule, le niveau haut du barrage laisse des sources de réconfort .Il suffit de croiser un magnifique barbeau pour mesurer combien les poissons semblent en bonne santé.

A moins peut être que le jour qui s’annonce .Ce 21 juin 2017.Premier jour de l’été nous fasse prendre conscience d’un avenir sans grand espoir.

Caniculaire, plus chaud depuis 1900, peu de qualificatif auront épargné ma conscience alors que je conduis mon fils à l’école.

Comme une inquiétude rémanente d’une vision devenue traditionnelle, je ne peux retenir mon désir d’aller à la rencontre d’un ruisseau qui coule au pied de la maison.

Improbable destin qui se joue là au milieu de ce filet d’eau, bien peu savent qu’ici, juste là, la nature avait fait de cet endroit la nursery de nombreuses truites.

Je ne peux éviter de repenser à ce spectacle de décembre ou je mettais émerveillé de l’accomplissement de la vie.

Les mois ont passé. Sous les cailloux les alevins ont pris leur quartier, espérant la quiétude d’un endroit qui leur offrira la chance de grandir.

Malheureusement pour la troisième année de suite il semble que l’artiere fasse route vers  le funeste assec, donnant à la mort d’une nouvelle génération l’absolu fragilité d’un avenir salmonicole précaire

Ainsi livrerai-je à travers ce constat, une réflexion qui me chagrine de plus en plus. Sentiment d’une ignorance collective d’un monde qui ne regarde jamais plus loin que le bout de son nez.Trop peu s’intéresse à ces  modestes tributaires ou l’avenir des grandes rivières se jouent pourtant.

De Sioule comme d’ailleurs, les lendemains heureux ne couleront pas à 12 m 3 d’une eau rafraichie par la fée électricité mais bien de l’état du Braynant, du Cube, du Coutariaux.

Alors s’il me fallait conclure, j’acterai comme seul regard, un étrange sentiment ….celui d’être intimement convaincu d’appartenir à une espèce en voie de disparition : les pêcheurs de truite …….

 

Evolution des mesures concernant la contamination des poissons sur la Sioule

Le 30 décembre 2009 fessait apparaitre un arrêté préfectoral de non consommation des poissons benthiques sur la Sioule.


Quelques années plus tard, près de 7 ans, la préfecture du Puy de Dôme revient sur cette décision et acte  une évolution des mesures de gestion concernant la contamination des poissons de rivières par les PCB.

L’AP_20170515_annulation_Sioule_interdiction-peche.

Pour certains ils y verront un scandale, d’autres ne comprendront pas cette décision enfin les plus nombreux peut être percevront  la pertinence d’un acte qui conduit à penser que la qualité de l’eau de cette rivière s’améliore. A méditer probablement….

L’un n’empêchant pas l’autre , à minima cela aura le mérite de donner aux pêcheurs la liberté de choisir.Un seul mot me viendra à l’esprit :Relâchons nos prises …..

Au coeur de mon Auvergne

De Sioule, il est une période où je peine à ne pas laisser ma place aux autres.

Comme la cohue d’un coup du soir ou le moindre recoin se voit pris d’assaut par une horde pêcheur qui ne font même pas l’effort de te laisser quelques dizaines de mètre. Comme une  après midi ou je le concède, la pêche se trouve maintenant très difficile à force de racler, harceler, prélever de manière trop importante .La dame des Combrailles est victime d’une sur pratique de la part de pêcheur qui ne connaissent  d’autres options.

Ainsi je m’amuse de regarder ces amateurs de la canne, déçus, aigris, agacés, frustrés  de voir leur journée de pêche se solder  par quelques déconvenues qu’ils  attribuent  à la rivière, à sa qualité, sans jamais se remettre en question. Ainsi de toutes ces palabres, de tous ces débats, le temps m’a permis d’acquérir la sagesse suffisante pour ne pas répondre et préférer m’isoler au cœur de mon auvergne.

Cette Auvergne si belle en juin .Cette Auvergne aux innombrables rivières dont la seule évocation du nom devrait faire briller les yeux des pêcheurs.

Oubliée Haute Tarentaine, Santoire, Burande, Chavanon, Pays de Couze et autres petites rivières de montagne qui  vous invitent  à la tranquillité.

Tous ces joyaux qui ne trouvent plus de place dans la culture d’une pêche mouche ou seul se résume la prétention d’attraper un poisson hors morne. Tous ces joyaux dont pour certains l’état écologique les placent  parmi des sites de référence et dont bien peu d’autres nous se préoccupent.

En ces lieux, vous ne trouverez guère de raison pour briller sur les médias sociaux .En ces lieux, il est peu probable que vous ne soyez en capacité d’attraper autres  choses qu’une poignée de truite de 25cm.Mais en ces lieux pourtant, c’est toute  une philosophie qui vous attend.En ces lieux la nature se montre généreuse avec celui qui prend le temps de l’aimer.

Au fond de vallée,que la vie est dure .Dame Fario et  Maitre thymallus doivent se contenter de peu. Au fond de la vallée, réside l’atmosphère d’un lieu granitique au passé volcanique ou chaque rocher, chaque retourne vous propose la dextérité de faire passer sa mouche au bon endroit.

Ici nul n’est question d’approximation, nul n’est question de lancer aveuglement. Tous se passe dans une poignée de centimètre.C’est le royaume de l’application. La pêche à la mouche retrouve des qualités souvent mise au placard lorsque l’on passe son temps dans les grandes rivières.

Une dimension minuscule ou peut être vous aurez la chance de croiser la beauté d’une vrai poisson sauvage que les pêcheurs ont oublié de domestiquer. Comme un coup de gueule,une critique,une interrogation envers une réalité qui me conduit de plus en plus en penser qu’il ne suffit pas de naitre pour être et que l’on ne peut affubler de « sauvage » des poissons qui ont tant appris à se méfier de nous à force de les deranger.

J’aime passer des heures au cœur de ces gorges, j’aime crapahuter de rocher en rocher. J’aime le parfum de ces eaux couleur de thé.J’aime aller ou les autres ne vont plus !!!!!

Comme le sentiment d’être à ma place. Ainsi se résume mon envie d’Auvergne…..

Conseils pour appréhender un séjour dans le Montana

Il est temps de conclure  la série d’article dédié à notre séjour au Usa.

Derniers jours au royaume des farios :La Big Hole River
Dans les pas de Norman
Au centre de la Terre des Geants -Missouri River
Quelques heures sur le Depuy spring creek
Du parc à la riviere , au coeur du Yellowstone
Escale sur la Madison River et Three dollars bridge
Première halte sur la Henry’s Fork et la Warm River

Une conclusion sous la forme de quelques conseils qui je l’espère permettront à certains d’entre vous de tenter cette aventure vers l’un des lieux les plus emblématiques du monde.

Une question de budget.

De l’autre côté de l’atlantique, à des milliers de km, si loin, nous avons souvent l’impression que l’un des freins majeurs à la réalisation d’un séjour de pêche reste sans nul doute le budget

Je voudrais commencer par aborder cet aspect pour le mettre en perspective avec la réalité que nous avons  vécus. Paramètre qui sera le fil conducteur de ces quelques conseils.

Ayant  fait plusieurs séjours de pêche à l’étranger par le passé et notamment dans les pays de l’est, j’ai rapidement perçu que l’inconnu avait un prix et que souvent l’usage d’un professionnel permettant d’être rapidement efficace devenait essentiel à la réalisation d’un séjour réussi.

Parcourant les diverses sites de prestataire, il vous sera facile de mesurer que le budget d’un séjour en Slovénie, en Croatie s’étale classiquement dans la zone des 1500€.Seuil significatif qui allait servir de référentiel à notre séjour pour tenter de partir dans le Montana avec un budget raisonnable, environ 2000€ pour 12 jours.

Ainsi le premier conseil que je vous donnerai résidera dans la capacité à anticiper votre séjour plusieurs mois à l’avance permettant de trouver des billets d’avion à des tarifs très competitifs.Pour info et donner ici un ordre de valeur, nous avons fait Francfort/Salt Lake City en A380 pour 600€ A/R.

Conseil applicable dans le cadre de la location de la voiture et  au niveau de la location des hébergements. Modération pourtant autour du logement, l’opportunité de prendre le risque de réserver à la dernière minute sur des plates-formes comme cooking peut permettre parfois de bénéficier de tarif très attractif.

Un départ vers l’inconnu.

Comme une évidence, comme une  envie d’ailleurs, nous devons percevoir qu’il peut être très difficile t d’obtenir en amont les infos nécessaires à la réalisation d’un séjour. Raison principale qui pousse beaucoup de pêcheur à faire appel à des prestataires de services capable de préparer leur aventure.

Ainsi aurait-il été plus simple faire appel à l’une de ces agences spécialisées, acceptant au passage de supporter le cout économique d’une prestation qui doit véritablement apporter un plus. Mais et il y a souvent un « mais », à ma connaissance et après avoir discuté avec beaucoup de Fly globetrotter, bien peu ont fait l’aventure de partir en début de printemps dans ces contrées .Une donnée qui me semble essentielle dans la pertinence d’un choix que nous ne ferons pas.

Obligation nous était faite de nous débrouiller par nos propres moyens pour mettre en place le circuit ,trouver les bons spots, choisir les bonnes options.

Contrainte qui nous a permis de percevoir que la préparation d’un séjour commence par la capacité  à obtenir les bonnes informations. A ce jeu-là, internet devient un allié précieux. On se rend compte que bien des moucheurs, habitués à ces voyages ont la gentillesse de partager leur savoir et leur connaissance à l’image de Vincent qui reste pour moi l’une des personnes que je connais à maitriser à la perfection le Montana. Je remercierai aussi à ce moment de la lecture Christian et Randy qui se reconnaitront.

Retrouver les conseils de Vincent :http://auvergnepassionmouche.fr/pratique-de-la-peche/decouverte-des-usa/

Première étape  indispensable avant tout autre chose, prendre une carte de pêche .Vous pourrez soit vous arrêter dans un Fly shop, soit anticiper cela en prenant à l’avance votre carte de pêche depuis la France.

Prendre sa carte de pêche pour le Montana : http://fwp.mt.gov/fishing/license/

Là encore pour coller au fil conducteur, il est bon d’indiquer le tarif de la carte pour 10 jours : 56$ et 86$ pour l’année.

Une fois sur place

Nous y sommes, le Montana s’ouvre à nous et devant cette immensité, nul doute que chacun  se trouve un peu perdu.

Difficile de ne pas vous donner à ce moment du voyage  le même conseil que l’on vous proposera en France dès lors qu’il s’agit de d’appréhender un secteur inconnu : Faire appel à un guide de pêche.

Simplement nous ne sommes pas en France , le désir de protéger son prés carré , de garder son petit lopin de terre  est un notion qui semble si lointaine dans cet ailleurs.Bizarrement il suffira de vous arrêter dans un des innombrables Fly shop, de demander des infos à n’importe quel guide que vous croiserai pour mesurer l’accueil , l’envie de donner , de partager de ces professionnels locaux , prêt à vous expliquer à l’aide d’une carte le bon endroit , la mouche et je ne sais quoi encore.Surprenant je vous l’assure. Seul frein à cela : La nécessité de maitriser un minimum l’anglais.

Vous pourrez en parallèle obtenir des informations qui vous permettront d’anticiper en temps réel les choix à travers un système de fishing report diffusé quasi quotidiennement par ces boutiques qui sont une mine d’information.

Exemple

Les Fishings Reports de Montana Anglers : https://www.montanaangler.com/montana-fishing-report

Les Fishings Reports de RiverSedge : http://www.theriversedge.com/fishing-report

Autre allié important, le pêche aux usa répond  à un impératif absolue de respecter la propriété privé. Nul n’est question de traverser un champ, un pré sans prendre le risque  de se faire gravement agressé par le maitre de lieux .Partant de ce constat, là encore tout est fait pour permettre aux pêcheurs de trouver les accès à travers un système de fishing accès aménagé et dont la carte est directement accessible via internet :

Ensemble des fishings accès du Montana : http://fwp.mt.gov/fishing/guide/fasGuide.html

En résumé, tout est fait pour rendre le pêcheur heureux.J’oserai ici un conseil , n’hésitez pas à vous éloigné de quelques centaines de mètre des parkings en marchant au bord de la rivière , j’ai pour ma part constaté de sacré différence en terme de réussite.

Enfin il faut nuancer  ce propos à travers l’envie qui pourrait vous prendre de réellement plonger dans l’atmosphère américaine notamment si vous voulez faire une descente en bateau avec un de ces prestataires. Le bas les tarifs n’ont rien à voir. Si en France la majorité des prix  tournent autour de 160/180€ la journée, un guide de pêche du Montana prend à minima 400 à 500$ par prestation. A cela vous devrait ajouter le pourboire habituel que ce soit au restaurant ou à la pêche  qui se fixe à 15/20% de la somme. La facture pique un peu, pouvant facilement dépasser les 600$ (ex http://www.headhuntersflyshop.com/guided-fly-fishing/) mais attention nous parlons là encore d’une autre réalité qui ne peut se résumer à attraper 5 truites de 18cm dans nos rivière françaises. Descendre en bateau la Yellowstone par exemple est un trip juste exceptionnel.

Le matériel.

Il me faut terminer ces quelques conseils en abordant une autre thématique : le matériel.

Durant notre séjour, l’ensemble le plus pertinent s’est construit autour d’une canne 10 soie de 5.Fidelité pour ma part à ma canne Marryat 10 soie de 5 auquelle j’avais ajouté un moulinet JMC comète sur lequel je voudrais revenir maintenant. Atout sans contexte majeur pour combattre les puissant es arc en ciel de land of Giant, le système anti réverse du  Comète fut l’un des coups de cœur important de mon séjour.

Autre coup de cœur que je destine à la marque Field and Fish qui nous a accompagné durant ces jours de pêche ou parfois la météo fut bien difficile à supporter. Je voudrais mettre en particulier l’accent sur la veste thermique qui a vraiment été un avantage précieux lorsque la neige nous a surpris à three dollar bridge.Petit clin d’œil à destination de Mr Leroy.Oui on peut ne pas être convaincu par l’un de vos produits ( le gilet ) et pourtant trouver bien des sources de satisfaction à travers votre marque.Je me permettrai un petit lien vers  boutique , amusé peut être de  faire quelques publicités  !!!!!!

La veste Field and Fish : https://www.vetements-peche-mouche.com/130-gilet-gonflable-thermique.html

Enfin je ne peux qu’une encore me faire l’écho de mon bonheur à avoir pu faire la différence sur le parcours sur fréquenté du Depuy’s avec ma soie source de la lozere.Convaincu que bien peu d’américains s’amusent avec la finesse d’une telle soie pour aborder ces parcours.Si  je devais retourner là-bas , notamment sur les périodes estivales ,sans contexte je ne pourrais me séparer de ces soies qui m’accompagnent  à chaque sortie de pêche et dont je suis fidèle depuis des années

Les soies sources de la Lozere : http://www.soie-peche-mouche.com/

Poursuivant cette idée et pour aborder les rivières plus modeste que nous avons aperçu sur le parc ou le rock creek , je crois que je ferai suivre du matériel plus léger et plus proche de nos cannes habituelles à l’image de la marryat 10.6 soie de 3 dont la puissance permet sans contexte d’affronter ces poissons tout en conversant la douceur d’une canne légère.

Tout cela me conduit vers le sac de voyage qui doit contenir ce matériel.Aprés avoir cherché, observé, essayé durant les salons qui ont précédé notre départ le sac idéal, je voudrais donner lumière vers celui qui nous a semblé le plus aboutis dans une gamme de prix tout à fait correct : le sac bagage JMC.Parmi les raisons de cette mise en valeur, l’atout principale restera pour ma part la compartimentation de celui-ci qui permet d’agencer son sac pouvant séparer la pêche du reste , notamment lors du retour ou il serait bien dommage de mélanger les chemises, les pantalons avec des chaussures de wading encore humide.

Le sac bagage Jmc : http://www.pecheur.com/achat-bagage-jmc-voyageur-81251.html?af=47643&gclid=Cj0KEQjw9YTJBRD0vKClruOsuOwBEiQAGkQjPyBt_fvIfxC-lqc9L9GkidCGL_QgcJya4pahqMqAxwkaArIC8P8HAQ#af=47643

Ainsi , espérant n’avoir pas été trop long et ayant encore peut être  beaucoup de chose à partager mais dont le souvenir m’echappe  ,je conclurai ces lignes en vous indiquant à tous que je reste à votre disposition si vous voulez des informations supplémentaires pour partir à la découverte du Montana.N’hésitez pas .

 

 

Préambule

Tout a commencé quelque part dans le noir d’une salle de cinéma. Bien jeune à l’époque, j’avais rêvé de cet ailleurs.

Comme cette rivière, comme un sentiment d’avoir accompli une attente si profonde.

De Montana, me voici de retour en auvergne avec des images plein la tête, des souvenirs d’une intensité rare. Encore quelques instants et je vous emmènerai amis lecteur  dans ce voyage.

« Le lancer est si souple et si lent qu’on peut le suivre comme on suivrait des yeux une cendre qui vole dans la cheminée avant de venir se poser. C’est l’un des plaisirs rares et subtils de la vie que de se voir de l’extérieur en train d’accomplir l’acte qui fait de vous l’auteur de quelque chose de beau, même si ce quelque chose n’est rien d’autre qu’une cendre qui vient se poser sur l’eau. »Et  au milieu coule une riviere

Parler de la Sioule dans le numero 120 de « Pêche Mouche »

Rivière emblématique d’Auvergne, la Sioule écrit son histoire au fil de l’eau. Ainsi débute les premiers mots que j’ai eu la chance d’écrire pour le dernier numéro de pêche mouche.

Des mots pour parler, échanger, mettre en lumière ma rivière de cœur, celle qui a construit mon identité de pêcheur à la mouche au fil de ces années : La Sioule.

Des mots pour vous  inviter à partir à la découverte de cette vallée qui se décline à travers d’innombrables paysages.

Des mots dont je remercie Laurent Guillermin (éditorialiste) de m’avoir ouvert  les colonnes de la revue .

Un numéro dont on appréciera le contenu général avec  un petit coup de cœur pour l’article traitant de la pêche en sêche-nymphe.Une stratégie qui devrait guider mes prochaines heures de pêche aux  USA.

120 Numéros, pas un ne manque à l’appel dans ma bibliotheque .Comme un cheminement, comme le témoignage de plus de 20 ans d’histoire de la pêche à  la mouche en France.

Le site internet de la revue pêche mouche : http://www.peche-mouche.com/

Combien alors que je dévorais le numéro 1, je n’aurais osé un jour imaginer écrire un tel article. Comme la fidélité à l’une des revues les plus essentielles à mes yeux, donnant à la pêche à la mouche la beauté d’un magazine de qualité.

Des mots, rien que des mots posés sur un morceau de papier glacé.

Rien de plus que  le prolongement d’Auvergne Passion Mouche .

Une nouvelle Loire

Il fut un temps que les moins de  20 ans n’ont pas connu , un temps ou nos rivieres auvergnates semblaient destinées à l’ambition d’un EPALA , promesse  de la creation de grands barrages.

Le Veudre , Serre de la Fare , SOS Loire vivante , une autre epoque  (les années 90) qui a construit la conscience ecologique de bon nombre d’entre nous attaché à nos cours d’eau.Je me rappel ces manifestations au Puy, cette marche dans la profondeur de la vallée de Loire.Je me rappel cet engagement ou le saumon tenait une place si importante.

Alors je ne peux que vous invitez à regarder ces magnifiques images realisés par Pierre Monatte , demonstration qu’un avenir est possible , que l’energie de plusieurs aappmas peut permettre d’accomplir de grandes idées.Bravo à eux

NOUVELLE LOIRE from PM Productions on Vimeo.

Comme une reflexion , un soutient vers une autre maniere de faire , de percevoir .Pour qu’a jamais l’axe Loire / Allier reste le dernier sanctuaire sauvage d’Europe.

 

Comme une interrogation

C’est le temps des genêts, le temps des premières fleurs dans la prairie.

Le temps des discutions au  bord de l’eau, trouvant au détour d’un chemin, l’interrogation d’un pêcheur qui réfléchis sur les variations  de débit de la Sioule ces derniers jours

Des changements directement imputables à l’évidente nécessité pour l’exploitant EDF de produire de l’énergie .Une démarche profondément perturbatrice pour l’exercice de la pêche, influençant l’activité des poissons.

Mais l’essentiel ne peut résumer à quelques désagréments. Beaucoup trop commentent  à l’image de ce journaliste halieutique oubliant juste de faire l’effort d’une connaissance des enjeux.

Comme une ignorance, comme l’incapacité de comprendre que nous devons vivre en bonne intelligence avec nos barrages, essayant de trouver un équilibre entre les différents usages.

Loin de moi l’idée de faire l’éloge d’une situation dont je concède bien des handicaps. Mais permettez-moi d’encourager chacun à faire l’effort de s’informer plutôt  que d’affirmer des contre-vérités

Loin de moi encore  l’idée de défendre EDF  mais simplement de mettre en garde tous ceux qui seraient tentés sur la Sioule de ne pas mesurer le travail accompli pour mettre en place un règlement d’eau dont on mesure aujourd’hui les effets.

A L’image peut être d’une vie aquatique  ou des milliers de fourreaux s’accrochent follement au rocher .Autant de promesses pour vivre l’intensité des coups du soir qui ont  fait à la renommée de la  rivière.

Comme une légende qui perdure, poussant au retour des centaines de pêcheurs venus d’ailleurs. Article de presse, sollicitation en tout genre, forte présence d’acteur professionnel, de la haute à la basse, la Sioule retrouve son destin.Support d’un   rôle évident, la pêche devient motrice d’un développement touristique qui repose bien souvent sur quelques personnes.

Pourtant à l’image du frêle  beatides,  je ne peux m’empêcher d’imaginer combien ces équilibres sont précaires. Combien les dérives d’une telle situation existent, trop persuadé que pouvons sans cesse profiter de la rivière sans demander à chacun de faire sa part.

Comment pourrions-nous  accepter de voir nos efforts, ceux de chaque pêcheur, assujettis à des contraintes règlementaires de plus en plus importantes sans que d’autres perçoivent le nécessité de soutenir autrement que par des mots.

Combien de marques, combien de guides de pêche profitent de l’embellissement d’une situation sans jamais se questionner sur le rôle concret qu’ils pourraient avoir.

Il devient de plus en plus injuste de regarder cet élu associatif  courir les commissions en tout genre , mendier sur internet  3 franc six sous  pour mener à bien un projet alors qu’il voit  défiler sur ces baux d’innombrables  pratiquants arborrants  sur leur dos des milliers d’euros de matériel en tout genre

Il devient de plus en plus injuste de discuter avec un riverain qui voit défiler  une multitude de professionnel  sur son terrain sans que jamais  que l’un d’entre eux ne se soit posé la question de savoir s’il serait bien acceptable que l’on vienne  donner des cours de danse au milieu du salon.

Un brin provocateur je le concède mais aujourd’hui il ne suffira plus de se cacher derrière des grands slogans à l’image du 1/100 pour la planète pour s’acheter une conscience.

Il ne suffira pas non plus pour certains de penser qu’ils peuvent s’amuser à venir ici me donner une leçon commercial à l’image de ces représentants qui ne supportent pas que l’on critique un gilet, une clause de garantie.

Qu’on-t-il fait pour nous  lorsqu’un projet de microcentrale a pointé le bout du nez, qu’on-t-il fait pour nos rivières lorsque les truites de la Dordogne agonisaient sous la boue, qu’on-t-il fait pour nous lorsque nous nous sommes battus pour convaincre les pratiquants des efforts nécessaires.

Les choses changent, emportant avec elle, la dégradation de nos rivieres.Parfois le bénévole que je suis s’interroge sur le sens de tous cela, sur cet avenir qui me semble irrémédiablement compliqué.

Je m’interroge  sur ces heures que je passe derrière ce clavier à faire vivre auvergne passion mouche, modeste blog  qui parfois me conduit à la critique de certains estimant qu’il est un outil à faire de la pub.

Je m’interroge sur cette impression de plus en plus ancré en moi qui me  laisse à  penser que je suis le dindon d’une farce, prisonnier d’un monde économique qui profite de mon temps, de mon énergie , ne recevant  que trés rarement une aide , un soutient , une marque de reconnaissance.

Amis lecteur je ne peux le nier, plus le temps passent, plus j’ai l’impression de me tromper de voie, de combat.

Combien de rivière se meurt

Combien de boue a emporté le destin des truites de la Dordogne

Combien d’image d’ailleurs m’inquiète à la vue de ces mycoses qui transforment  ces magnifiques êtres vivants en zombie d’un monde à l’agonie

Combien au final se préoccuperont de tout cela…si peu il me semble !!!!!

House of Hardy : Un SAV (Worldwide Extended Warranty.) décevant.

Hardy, Bruce and Walker, Grey’s, autant de marques de grande renommée.Les belles anglaises ont abreuvé pendant longtemps mes envies  de posséder un jour une de ces cannes d’exeption  dans ma collection.

Chose faite à plusieurs reprises,  j’avais craqué   il y a quelques années au détour d’une visite  « au fin pêcheur » d’Aubière pour une canne Hardy Swift 9.6 soie de 7 qui je l’avoue m’a enthousiasmé dès les premiers lancers. Tenant à préciser  que mon revendeur a fait théoriquement le travail d’inscription de la canne auprès d’House of Hardy.

Malheureusement durant un  combat avec un gros poisson  à Gerris, je tombais sur un adversaire qui  eut raison de moi, de ma canne.Octobre 2016 sonnait le glas de mon Hardy et son brin intermédiaire. Je me retrouvai tout Penot  avec ma canne en rideau.

Contre mauvaise fortune, je faisais preuve d’un optimisme sans égal, pensant  secrètement qu’une maison comme Hardy allait rapidement me trouver une solution dans un contexte de garantie qui est définis ainsi

Lien Internet :http://www.hardyfishing.com/Hardy-warranty.html

Traduction en français d’une des closes sur le site Hardy

« Une fois que vous vous êtes inscrit pour participer au service de garantie et de réparation Hardy Rod , vous aurez droit, pendant toute la durée de vie du produit, à la réparation ou au remplacement (à notre discrétion) des sections endommagées, défectueuses ou défectueuses de votre tige conformément à ces termes . »

Liste des cannes concernées : issus du site House of Hardy

 

 

Etape 1 –Octobre 2016

Je retourne chez mon revendeur pour lui demander les options qui s’offre à moi face à la casse d’une canne qui a déjà fait son temps certes mais reste théoriquement couverte par une garantie. Très rapidement je comprends  que celui-ci semble bien frileux n’ayant pas l’habitude d’assurer le suivi régulier des cannes Hardy.

Etape 2 –Octobre 2016

Conjointement malgré une maitrise faible de l’anglais,  je tente l’aventure de plusieurs emails directement au service consommateur de la marque en Angleterre, expliquant mes petits soucis et espérant connaitre la marche à suivre pour espérer  la mise en action de la garantie.

 

Très patient, j’accepte l’idée que les jours passent, les mois aussi mais je ne peux constater que le bilan de mes démarches se soldent par un échec.

 

Etape 3-Fevrier 2017

Sans réponse et bien démunis , c’est le retour de la marque à la mode sur Facebook qui me pousse  à contacter l’une des  personnes du Team Hardy Fly Fishing.

Après quelques échanges pour expliquer la situation, on me propose le nom d’un  des responsables de la distribution en France au quelle mon revendeur doit s’adresser .Nous l’appellerons Mr K.L

L’ensemble de ces  éléments me pousse à retrouver un optimisme sans égal, prêt à payer le tarif de la prise en charge. Naïf d’une expérience propre ou chaque fois que ce soit Marryat, Sage, ou Scierra, aucune de ces marques ne m’avaient fait faux bond par le passé à l’image de mes tacticals qui sont pourtant au catalogue depuis de nombreuses années .Une expérience basée sur des retours de collègue ayant eu affaire à des SAV impeccables à l’image de JMC ou mieux encore d’Orvis qui avait envoyé il y a quelques semaines  une Hélios à un amis qui avait cassé sa canne en remplacement d’un modèle hors gamme.

En ce mois de février ,  me voici donc  de retour chez mon revendeur pour lui déposer une nouvelle fois la canne avec la certitude de trouver le bon contact et surtout d’obtenir réellement une prise en charge.

Etape 4-Fin mars 2017.

Quelques jours s’écoulent, et je retourne au magasin « le fin pêcheur » pour obtenir les  conclusions :

Mr K.L   que l’on m’a identifié comme l’un des responsable de la distribution de la marque House ou Hardy n’a rien à me proposer. Il ne souhaite ni que la canne soit renvoyée pour expertise, ni apporté une solution de repli .On me fait d’ailleurs clairement comprendre que cette marque au moins en France n’a pas le temps de s’embêter à prendre en charge des cannes issus de leur gamme ancienne.

Possesseur de près de 20 marques de cannes à mouche et après 40 ans de pratique pêche ou j’ai comme beaucoup subit diverses mésaventures, jamais je n’ai trouvé une  marque  avec si peu à l’écoule, incapable de respecter les engagements qu’elle affiche fierement sur son site internet.Je m’amuse d’ailleurs aujourd’hui volontiers de la promesse faite à travers ce fameux : Worldwide Extended Warranty.

 

Au-delà je vous laisse juge de la promesse et son respect :

Issus de la page internet :http://www.hardyfishing.com/Hardy-warranty.html

Warranty Charges

Rods manufactured since January 2002 are covered by our Worldwide Extended Warranty. Claims under the Hardy Product Warranty and Repair Service are currently subject to the following charges:

  • $75 to cover repair/replacement, handling, administration and return postage and packing charge (per claim).

For rods manufactured before 2002, please contact the customer service team to find out the cost of your claim.

Traduction via google traduction

Frais de garantie

Les tiges fabriquées depuis janvier 2002 sont couvertes par notre garantie mondiale prolongée. Les réclamations en vertu du Service de réparation et de réparation de Hardy sont actuellement assujetties aux frais suivants:

  • 75 $ pour couvrir les frais de réparation / remplacement, de manutention, d’administration et de frais de retour et d’emballage (selon la revendication).

Loin de moi l’idée de commenter la qualité intrinsèque  de ces cannes mais juste  de respecter l’idée maitresse qui anime la création de ce blog : Le partage d’expérience qu’elle soit bonne ou moins agréable .

De manière sous tendu je me permettrai  plusieurs questions osant une mise en garde auprès de gens qui comme moi pourrait être attiré par l’achat de cette marque

-La politique de cette marque  en France et son retour sur le marché en grande pompe se résumerai t-elle à  faire vendre  des cannes pendant 5 ou 10 ans  et après basta ???

-Quelle valeur ont les garanties des lors que  chaque fois que l’on achete un produit chez un petit revendeur ou un Fly shop nous prenons le risque voir des gens en France distributeur de la marque ne pas accepter de suivre les contraintes fixées par la maison mère.

Au-delà du prix, la capacité de prendre en charge une garantie et de posséder un service client à l’écoute reste pour beaucoup de pêcheur le paramètre essentiel qui détermine réellement  la gamme d’une marque et sa renommée. A minima en France, le brexit aidant, House of Hardy n’a rien d’une Rolls Royce.

Pour conclure, le fait de regarder ce 3 avril  2017, ma Swift, cassée, au fond de son fourreau, sans solution sans écoute  me conduit à une idée simple :

 Je n’achèterai plus jamais de canne Hardy …..

 

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