Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Catégorie : Autre thème

Animation 11 Mai à Banson avec Grégoire Juglaret

Désireux d’apporter du contenu de qualité et de promouvoir l’activité pêche, le lac de Banson proposera le 11 mai 2019 une grande journée d’animation avec la présence exclusive de Grégoire Juglaret.

Membre de l’équipe de France qui participera aux championnats du monde 2019 en Tasmanie , collaborateur « pêche mouche » et membre du staff JMC , Grégoire viendra  à la rencontre des pêcheurs tout au long de la journée  pour vous faire partager son expérience de pêcheur de haut niveau.

Vous pourrez  découvrir la gamme de cannes JMC pour la pêche en réservoir .

Ce 11 mai permettra  à chacun de se familiariser avec les nouveautés mise en place à Banson pour la saison 2019 à l’image de nouveau aménagement de berges ou de la présence d’une deuxième barque.

Durant cette journée, place sera aussi faite au plus débutant grâce à la présence de Stéphane Voisier, guide de pêche sur la Sioule. Opportunité d’acquérir les prémices de la gestuelle mouche.

Enfin vous pourrez aussi voir en direct les produits du shop de Vincent : Fly concept.

Des produits qui ont déjà acquis une belle renommée même à l’étranger à l’image de la Patagonie.

Des matériaux de montage qui laisse place  à une très belle gamme de Fly tying pour la pêche en réservoir à l’image des nouvelles chenilles rentrées dernièrement.

Des matériaux de montage que saura sans nul doute sublimer Jérôme Chicard. Réputé par la qualité de ces montages et animateur d’un groupe Facebook autour du step by step, Jérôme vous donnera de précieux conseils.

Ainsi s’il me fallait pour conclure par quelques mots je vous dirai :

A ne louper sous aucun prétexte……

Vous proposant moi aussi de partager avec vous durant cette journée mon humble expérience dans l’univers de la pêche à la mouche ou de l’engagement associatif au sein de la fédération de pêche du Puy de Dôme.

Le monde de la pêche aurait tant peur que cela ?

Après la vidéo de Fishing club ou l’on s’acharne à défendre la théorie du cul entre deux chaises , vielle adage bien franchouillard ou j’ai failli m’etoufer en écoutant cette phrase «  temps que l’on prélève on surveille le milieu ».Anti-speciste est devenu le nouveau mot à la mode dans l’univers de la pêche

Définir l’antispécisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antisp%C3%A9cisme

Profitant d’un édito très bien écrit  sur l’un des meilleurs blogs de la sphère du net .Je ne peux me sentir concerné , défendant depuis des années la mise en place de parcours de graciation.

Un jeu dangereux : http://www.truites-et-cie.fr/edito/2019-04/jeu-dangereux?fbclid=IwAR2USAsorVFGhJ9hWr-ujI-1PCw-ZSB2K1Jc2mqyCsfcvqZqFM9EpfQV3EE

La peur est là, palpable, interrogative ?

Sommes-nous si faible que nous ne serions pas capables d’affronter un débat contradictoire autour d’une pratique dont effectivement il nous faut acter le fait de jouer avec le vivant ???

Sommes-nous devenus si faible que 5 mecs sur une place suffisent à remettre en question la pêche dont l’unique finalité reste de composer avec des milieux en souffrance ?

La pêche vu de strasbourg : https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/strasbourg-mise-scene-choc-denoncer-peche-exploitation-animaux-marins-1647212.html

Ainsi fourmille d’innombrables questions dont je crois bien difficile de trouver des reponses.Pourtant un état de fait m’interroge.Sommes-nous dupe de ce qui se joue aujourd’hui.

Ces anti-specistes ne serait-il pas le parfait alibi.Une excuse qui tombe à pic pour  défendre une pêche alimentaire dans un pays qui connait à la perfection ces pratiquants.

Chaque jour se joue à nos pieds un autre combat, une autre réalité .15 ans de participation au cœur du système aura suffi à me convaincre d’un échec lamentable. Celui de l’affaiblissement de la pratique pêche, son érosion lente.

Simple rééquilibrage ou plutôt corrélation entre la proie et son prédateur .Il faut absolument maintenir le peu qu’il reste  coute que coute .

Dans un contexte de fort d’attachement à la pêche dite alimentaire, nous devons tout faire pour  maintenir les pêcheurs dans un unique but : Vendre.

La stigamisation des « ultra no kill » réside non pas dans un acte qui gêne des militants écolos dont on connaît leur existence depuis des années mais bien dans l’inquiétude d’un microcosme commerciale qui ne veut surtout pas choquer sa clientèle.

Depuis un matin de printemps ou un coup de téléphone m’avait éveillé au fait que l’on pouvait faire commerce de la pêche et  sa transmission, je m’interroge de l’impact qu’aura à terme la croissance exponentielle à utiliser le loisir pêche dans un pays incapable de protéger ces rivières.

Epoque ou bien jeune j’avais la chance de côtoyer quelques hurluberlus aux cheveux en bataille , se baladant en sandale et parlant aux fleurs, fameux BTS PN qui m’avait conduit au sortie du bac à pire des crimes passant de l’enseignement agricole à l’enseignement d’une écologie qui se veut être une science plutôt qu’un acte politique , je dois avouer que le constat actuel ne m’étonne guère.

30 ans  ou pendant que les mouvements écolos ont affiné leur stratégie , le monde de la pêche n’a su se défendre qu’en essayant de produire un nouvel axe de développement ou l’on voit sur le net des gens vous expliquer que la canne de chez Tartempion est la meilleure et 6 mois plus tard par l’opération du saint esprit  vous promettre monts et merveilles avec une autre.

30 ans d’infidélité ou nos territoires sont phagocytés par une volonté consommatrice de certains , résumant nos cours d’eaux à des prostitués de bas étage , simple point GPS ou l’on vient dans l’espoir d’expliquer à un client en mal de sensation que l’unique salut réside dans un apprentissage rapide d’un savoir qui devrait prendre le temps de nous construire.

30 ans ou faute de n’avoir su fabriquer de nouvelle génération ,  il nous a fallu nous recroqueviller sur nous-mêmes et composer avec des pratiquants dont il ne faut absolument pas déranger le désir de manger de la fario sauvage.

30 ans ou nous aurions pu, du fabriquer des militants plutôt que des consommateurs.

30 ans ou au cœur des villes nos jeunes ne savent même plus que l’on peut aller à la pêche voyant dans le trait bleu que dessine google maps l’occasion de quelques ruisseling et autres space montain

Pensons-nous sérieusement que le destin de nos rivières de 1er cat est d’assurer jusqu’à la fin des temps pitance à quelques adeptes de la gaule ? Pensons-nous sérieusement qu’ils soient légitimes de demander à d’autres de faire effort d’attention à l’égard d’une ressource dont notre unique but serait de finir au fond d’un panier.

Loin de moi de discuter ou d’opposer cette pêche alimentaire que je trouve tout aussi respectable que celle je defend  dite recreative.Simplement pour ma part je n’accepte plus l’hypocrisie qui va avec.

A tous ces parleurs et autres commentateurs qui conversent sur un beau canapé sans jamais oser la contracdiction , si le vivant doit être perçu comme une ressource alimentaire, s’il s’agit aujourd’hui de critiquer quelques intégristes du no kill, il serait bon d’aller jusqu’au bout de la logique.

De ces  ailleurs qui servent d’exemple (suisse, Allemagne), ces mêmes oublient juste de préciser quelques usages de ce vivant, issus peut être d’une profonde méconnaissance de ces mouvances écologistes.

 D’une ressource, nous devons en estimer le stock, le quantifier, en autoriser une juste quantité à être prélèver.La pêche de loisir doit être règlementé autour de son impact.

Plus question de pêcher et de choisir à sa convenance de relâcher ou pas, plus question de faire commerce, on va à la rivière pour manger et uniquement cela .On pêche son nombre de poisson (2/4/10) et après on s’en retourne à sa poêle.

Ainsi vous l’aurez compris, le no killer assumé  est devenu le parfaite alibi pour conduire votre regard ailleurs, vous convaincre que tous ce qui arrive, toutes ces critiques, tous des iroquois aux cheveux verts sur une place sont de votre faute.

Pourtant  la réalité est autre, ces mouvements anti -spécistes interpellent effectivement ce que nous sommes, nous interrogent à l’image de la fondation droit animal  mais à titre perso je trouve cela bien plus salutaire qu’on le pense.

La pêche vu par la fondation droit animal : http://www.fondation-droit-animal.org/nos-combats/animaux-sauvages-libres/peche/

Faute de n’avoir su défendre un autre modèle que la sacralisation d’une pêche alimentaire, nous nous sommes endormis sur nos lauriers, convaincu qu’il nous suffit d’espérer pour retrouver les rivières d’antan.

30 ans plus tard, le constat est sans appel, nos effectifs se sont effondrés, nos rivières agonisent.Mais tant que l’on prelevera , tout ira bien .

Moi je dis Bravo et pourvu que ça dure !!!!!!!!!!!!!!!!

Un petit mensonge

D’un poisson, fut-il d’avril, nul doute que bien des pêcheurs n’aspirent qu’à la rencontre de ce partenaire sans lequel nous ne serions au final pas grand-chose .

Ainsi débute ces lignes par une photo, instantanée d’une rencontre avec une fille de la Sioule.

Prétexte je le crois à définir l’idée que je me fais de la pêche en cette nouvelle saison qui commence.

Moment de communion, plaisir d’une quiétude qui nous éloigne du brouhaha de quelques antispecistes, je dois avouer que j’aime la solitude, seule garantie de pouvoir se faire oublier au cœur des éléments.

Occasion de prendre le temps, d’éviter d’être aspirer par l’évolution d’un loisir ou tout ne se résume plus qu’à la performance. Occasion surtout de regarder l’eau qui coule sous les ponts en s’interrogeant sur l’évolution d’une rivière pour lequel je voue une affection particulière.

Ils seront nombreux cette année encore à commenter, à discuter, à palabrer des heures entières sur une époque qui emporte avec elle les derniers farios sauvages de bien des rivières.

Ils viendront sur les berges, pleurnicheront, feront d’innombrables théories mais au final combien accepteront de consacrer quelques heures  à son chevet.

Beaucoup d’ailleurs ne prendront même pas le temps d’observer la vie de la rivière, culture d’une pêche qui se veut aujourd’hui consommatrice d’un made in china  ou truite n’est plus que l’outil d’ambition commerciale dont la croissance exponentiel devrait nous alerter.

De cette réalité, permettez-moi amis lecteur de vous livrer une question le plus humblement qui soit .De cette réalité donc, elle est  manière à s’interroger sur la capacité de nos rivières  à répondre à nos attentes mais lesquelles ?

Celle de générer de la valeur ajoutée par l’engagement de bénévoles bien mal récompensés de leur effort .

Celle de fixer de manière irréversible un postulat ou toutes eaux de 1er catégorie doivent jusqu’à la fin des temps accueillir pêcheurs de truite « sauvage ».

Celle de donner audience à  tous ces techniciens de la canne qui défilent chaque année pour faire démonstration de leur science assumant avec beaucoup de convenance que chaque fois qu’un pécheur est en souffrance , c’est un billet qu’ils gagnent.

Celle de tous ces propriétaires de moulin à qui l’on expliquent que damnation leur est promise s’ils acceptent de céder à l’appel d’une énergie décarbonnée pour satisfaire des citadins avides d’un bio à la mode.

Celle de territoires ruraux dont l’une des ressources repose sur un pseudo tourisme vert totalement artificialisé asservis par des mégapoles urbaines qui concèdent de temps en temps à leur laisser une école ,un médecin , une poste.

Celle et encore celle ….

Comme toutes les plus belles, Riviere ne sait peut-être plus où donner de la tête.

Que d’ambition, que d’aspiration pour nourrir les destins d’une espèce qui au final n’arrivera probablement pas à choisir.

Voilà comment je raconte l’histoire de ma relation avec celles qui  partagent mes rêveries halieutiques depuis maintenant des dizaines d’années.

Le temps a passé, de mes ambitions de jeune homme désireux d’être le plus habile, le plus apte à faire le beau aux rendez-vous des pêcheurs, j’ai laissé place à une profonde affection qui me pousse plus encore aujourd’hui qu’hier à percevoir chaque rencontre comme une offrande dont je mesure l’absolu rareté.

J’accepte de sacrifier de longue minute à contempler plutôt qu’à pêcher. Mon regard se perd souvent au-delà de la surface pour comprendre ou plutôt observer l’empreinte de notre temps.

2019 me semble  source de bien des inquiétudes.

Des herbiers qui chaque automne se dégradent  et sont emportés, ce début de saison signale leur forte presence.Il y a fort à parier que bien des secteurs de la Basse Sioule seront quasiment impraticable autrement qu’en sêche très tôt dans la saison.

Plus grave encore, le niveau de la rivière qui ne connait plus guère de réelle crue conduit à l’accumulation de matière organique qui semble avoir colmaté une grosse partie des secteurs amont. De quoi s’interroger sur la réussite de la fraie.

Une fraie qui devrait s’exprimer majoritairement sur les petites tributaires mais eux aussi présentent  un faciès inquietant. On peut se demander comment va se passer les mois à venir si le soleil ne cède pas un peu terrain au profil de la pluie. De nombreux secteurs sont quasiment à l’étiage démontrant un manque d’eau important si tôt dans l’année.

D’un tel tableau, nous pouvons faire place à une forte de morosité, de lassitude .D’un tel tableau, nous pouvons nous interroger sur la pertinence de parcourir ces kilomètres qui nous éloigne de nos terrains de jeu .

Pourtant en amour comme en passion, l’aveuglement est souvent de rigueur et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ose vous écrire que la saison 2019 sera  exceptionnelle .

A moins peut être que j’ose un petit mensonge en ce jour de fête du poisson ….

Des nouvelles de la Sioule à la veille de l’ouverture 2019

L’ouverture approche.

Après des semaines, nous allons enfin retrouver nos rivières de 1er cat. Opportunité de vous parler des dernières nouvelles de la Sioule

Je commence donc ces lignes par un compte rendu de l’assemblée générale de Châteauneuf les Bains qui a eu lieu le 2 mars 2019.

Parmi les thèmes abordés, bien évidement il a été difficile de ne pas discuter du projet de microcentrale sur le moulin du coin.

Un projet dont il est pour l’heure bien prématuré d’en préciser les contours si ce n’est de vous mettre en garde de la rumeur populaire. Peu de monde étant réellement en capacité d’exprimer des certitudes.

La presse en parle : Le débit de la Sioule au Moulin du Coin dans le Puy-de-Dôme contesté au Conseil d’Etat : https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/justice/chasse-peche/2019/02/28/le-debit-de-la-sioule-au-moulin-du-coin-puy-de-dome-conteste-au-conseil-detat_13506972.html

L’autre point important de cette AG est l’annonce des résultats de la pêche électrique réalisée en septembre 2018 au niveau des thermes.

Sous la forme d’une pêche par échantillonnage et par point, ce sont des résultats intéressants qui viennent valider la volonté de l’AAPPMA à sanctuariser ce secteur , consciente de la fragilisation globale de la riviere.

Sur un linéaire de 335 m, ce sont 79 truites( toutes tailles confondues) qui ont été retrouvées dont 7 poissons de plus de 30cm.Des résultats qui doivent être lu en parallèle de la méthode de pêche dont la mission est une évaluation de la population et non un comptage exact du nombre de poisson présent.

Pour conclure, je veux mettre en avant la politique menée par l’aappma qui va installer des passages à pêcheur au niveau de certaines clôtures.Occasion pour moi d’insister sur le respect des propriétés privées. Nécessité d’un comportement qui permet par la suite d’entretenir de bonnes relations avec les riverains

Poussant au-delà de ce territoire, je me fais le relai d’une communication du l’aappma de Monfermy-Chapdes Beaufort, rappelant au passage la fusion des deux anciens parcours « no kill » en un parcours de graciation mouche uniquement.

Communiqué de l’aappma de montfermy en vue de l’ouverture : « 

L’ouverture arrive à grands pas.
Nous sommes tous fébriles à l’idée de retrouver la rivière et ses habitants.
D’ailleurs, de tous ses habitants, il y en a un qui sera au centre de nos intérêts. Il s’agit de l’ombre commun, qui a vu son programme de réintroduction se terminer à l’automne dernier.
Nous comptons donc sur vous tous pour prendre soin de ce poisson. Et encore plus lors de la période du fraie, dont la première période devrait avoir lieu cette année.
Outre le fait de faire preuve de précautions lors de la capture et de la relâche, nous vous demandons de rester discrets sur la localisation des frayères et de ne pas les pêcher si vous tombez dessus.
Nos gardes veilleront au grain.
Mais n’oublions pas nos chères truites et plus particulièrement leur progéniture, qui, au moment de l’ouverture sera encore à l’abri des graviers.
Évitez au maximum de pêcher en entrant dans l’eau.
Si vous devez le faire, portez donc une attention toute particulière à là où vous mettez les pieds.

Profitez de ce moment de retrouvailles et faites vous plaisir au bord de l’eau. »

Des préoccupations auxquelles je souscris totalement dans le cadre de la Basse Sioule qui devrait offrir un debit faible pour le jour J.Relai des notions que nous avions déjà abordées sur Auvergne passion mouche en 2015.

Attention frayères :  http://auvergnepassionmouche.fr/sioule-attention-frayeres/

Poursuivant ces news, je vous rappelle qu’au restaurant l’escale, Emmanuel  va mettre le petit plat dans les grands pour vous proposer un menu spécial Ouverture. Une pause gourmande entre deux coups de lignes.

Emmanuel Estival  redémarre d’ailleurs sa saison de guidage sur la Basse Sioule. La garantie d’avoir à ces cotés l’expertise d’un acteur majeur de la vallée qui réside tous les jours sur les bords de la dame des Combrailles. Emmanuel proposant aussi des hébergements à quelques pas de la rivière

Un séjour de pêche avec Emmanuel : https://www.peche-sioule.com/

Une découverte de la Sioule que vous pourrez enrichir avec la rencontre de la Haute Sioule par l’intermédiaire de Stéphane Voisier.A travers un concept complet il vous invite à le suivre  sur  les plats de Pontgibaud, les méandres de Pranal,  finissant la journée par un repas à la villa colombier

Découvrir la villa Colombier : https://www.chambres-hotes-colombier.com/

Permettez-moi maintenant d’élargir le regard à l’échelle du département du Puy de Dôme.

Depuis maintenant quelques mois la fédération de pêche a modernisé son site internet à travers l’introduction de carte interactive.

Aller à la découverte du Puy de Dôme : https://www.peche63.com/cartes-interactives#7

Un support qui permet notamment d’identifier des parcours labellisés (découverte, No kill) ou des parcours à haute valeur halieutique. Des fiches  gratuites et à destination de tous les publics.

Une démarche d’identification des parcours que l’on retrouve d’ailleurs sur beaucoup de site internet de nos fédérations. L’occasion  de se dédouaner de quelques supports commerciaux.

Ainsi pour terminer, laissez-moi vous souhaiter à tous et à toutes une très agréable ouverture 2019 sur la Sioule ou ailleurs……

Relâchez vos rêves……………….

 

 

 

5 mouches pour Mars 2019

L’ouverture est là. Quelques jours encore et nous retrouverons les rivières de 1ère catégorie.

Difficile de ne pas choisir de mettre en lumière une sélection de 5 modèles quasiment dédiés à ces retrouvailles.

La Veron paonne :

De la fraicheur de mars, de l’espoir de commencer la saison par une belle truite, de l’emploi de ma canne switch, les premières heures de l’année se feront probablement au streamer.

 

Modèle issus des mouches Florian, la Veron  me plonge totalement dans l’univers du spey, rappelant quelques  célèbres mouches à saumon ou la plume de paonne reste une fibre essentielle. Seul petit bémol, le prix de la mouche (4.5 €)  qui peut représenter un budget.

Découvrir les mouches Florian : http://www.mouchesflorian.com/

La John Snow :

Poursuivant autour des pêches down Stream, le moindre rayon de soleil donne l’envie de quelques  dérives en noyée. Occasion de vous proposer un montage utilisant la PLA.

Sur un hameçon WN1 en taille 10 on positionne un tag en fibre de faisan doré, un corps en dubbing de lièvre cerclé d’un tinsel holographique bordeaux.La collerette est réalisée en patte de lièvre arctique noir.

Usage surtout d’un matériel très intéressant qui permet d’offrir du volume même dans les eaux les plus lentes à l’image des grands plats de la Sioule. Mouche qui se révèle aussi très efficace en réservoir.

La Javi de Mars :

De mars, des eaux qui malgré la météo printanière de fin février, restent bien fraiches sur nos rivières d’auvergne, on utilise des nymphes  denses pour ralentir au maximum nos dérives.

La javi de mars est réalisée  sur un hameçon jig Hanak 450bl en taille 14 et  un javi 3mm.Une mouche très vivante de par l’apport d’un dubbing  de grande qualité : Hare+ de la marque Dutch Fly Design et d’une collerette en CDC.

La mielleuse :

Pour d’autres qui ont la chance d’avoir quelques rivières plus chaudes , pourquoi ne pas imaginer attaquer la saison avec une perdigone issus des mouches  de Pierrot.

Remerciement à Pierre-Emmanuel Crisa qui m’autorise à vous présenter en exclusivité une nouveauté de son Fly shop : la mielleuse. Très belle nymphe qui associé les tonalités chatouillantes  d’un orange avec un poil d’appel réalisé en résine UV noir.

Découvrir les mouches de Pierrot : https://www.mouchesdepierrot.com/

Une nymphe qui sera disponible à la vente courant mars.

La march brown de Vincent :

Terminons cette sélection avec l’envie d’apercevoir quelques museaux se saisir des éphémères parmi les plus grosses que nous croiserons tout au long de l’année.

Imitation rustique  dont les nuances du corps ressemblent à la perfection aux rhithrogenas qui volent sur la haute sioule , la version de la brune de mars que nous propose  vincent reste pour ma part l’un des modèles les plus efficaces pour pêcher l’eau dans les méandres de Pranal en début de saison.

Une mouche qui plus encore que son aspect révèle surtout la parfaite connaissance d’un écosystème et la manière dont la vie s’exprime.flottaison extrêmement basse , choix d’un corps assez particulier  sont ici la démonstration qu’en matière de pêche à la mouche parfois les choses les plus simples sont les meilleures.

La March Brown de chez Fly concept :http://www.fly-concept.fr/etiquette-produit/march-brown/

Parlons de Germanica : https://www.fildepeche.fr/rhithrogena-germanica-grand-ephemere-du-mois-mars/

Ainsi s’achève ce tour d’horizon de quelques indispensables pour débuter l’année.Un voyage que vous pouvez poursuivre  dans le dernier numéro de pêche mouche.Une nouvelle formule pleine de conseil et dont la lecture peut être un excellent support pour réussir son ouverture , vous conseillant au passage l’article de Gregoire Juglaret .

L’essentiel n’étant pas d’être au bord de l’eau ?? qu’il vente , qu’il pleuve , qu’il neige ….

ps-Si vous souhaitez partager , alimenter  de montage dans cette rubrique même si vous êtes un fly shop , les portes d’Auvergne passion mouche vous sont grandes ouvertes.

De retour du SANAMA

Ce weekend, c’était SANAMA.

Ainsi commence ces quelques mots qui me conduisent à vous livrer en toute modestie un ressenti sur un salon que j’attendais avec beaucoup d’enthousiasme.

Un salon dont les premières lignes se font autour d’un stand, celui de Vincent et de son Fly shop : Fly Concept.

Découvrir Fly Concept : http://www.fly-concept.fr/

Numéro 68 à recoin d’une allée ou nous avons essayé tout au long du weekend end d’apporter un contenu le plus riche possible.

De la sélection sans complaisance des produits que Vincent met au cœur de sa boutique au partage de Jérôme qui derrière l’étau n’a eu de cesse de transmettre sa maitrise du montage .D’un président d’aappma  à un administrateur d’une fédération de pêche , d’un globetrotter du Montana  à l’expérience de près de 20 ans dans le tissu commercial,de la  création  d’un groupe Facebook dédié  au step by step qui regroupe près de 3500 personnes à un blog au prés de 2 500 000 de pages vues, je crois humblement que nous avons essayé de répondre à bien des questions avec la pertinence d’un savoir  important et dont il n’est probablement pas aussi évident de regrouper sur un si petit espace.

48 heures ou amateur de plumes, de poils et autres facéties d’homo halieuticus ont eu la chance de parcourir la diversité de l’univers « Mouche ».Difficile de faire une sélection tellement  j’ai parcouru avec avidité et un poil trop rapidement chaque stand.

Pourrais-je retenir en vrac les couleurs d’un moulinet Devaux , la nouvelle canne de chez Marryat , les Perdigones de chez Pierrot , la néon wax chez Mouche shop ,le patch de chez Caleri

Pourrais-je aussi parler du coup de cœur pour la canne Jmc migration trout spey  11 soie de 2 qui ouvre la porte d’un spey cast pour un prix raisonnable. La marque Jmc que l’on pourra retrouver le 11mai sur les berges du réservoir de Banson pour une animation avec la présence de Grégoire Juglaret en maitre de cérémonie.Un évènement à ne pas louper sans aucun doute.

Mais le sanama est pour moi plus encore que son aspect commercial un espace de discussion, de conversation passionnée comme celle qui au détour de stand Jmc me permet de converser  avec  Simon dont j’apprécie le contenu du site www.truites-et-cie.fr/.

La rencontre avec Gregory (www.pyrenea-flyfishing.com) dont la narration du film autour de la Patagonie lors du Rise avait réveillé mes envies de carbone.

De ces pêcheurs de Sioule dont les palabres autour de la réalisation d’une olive  me projete dans la nouvelle saison qui s’annonce. De Michel et ses soies source de la Lozère  (http://www.soie-peche-mouche.com/) dont je suis un fan absolu et qui sont pour moi l’un des éléments à une saison réussie.

De Sébastien  (https://www.river-shoes.com/) avec lequel nous avons enfin pu échanger, le remerciant au passage de la confiance qu’il m’a accordé, m’offrant l’opportunité de découvrir les chaussures Andrews. Occasion de parler des  nouveautés comme le sac à wadding  qui arrive cette année dans sa boutique.

De Steeve et de son univers (http://www.emotionpeche.com/) Gorge du Haut Allier, de la Loire, des derniers sanctuaires sauvages  qui ont toujours une place à part dans les mots qui anime Auvergne Passion Mouche.De Pierre qui à travers le Rise nous offre chaque fois ces paroles nécessaires ou l’émerveillement alerte nos consciences.

De ce trait d’union ou l’arabesque que nous dessinons construit notre capacité à s’interroger de l’avenir. De ces moucheurs auvergnats à l’image de Thierry (http://www.guidepechemouche.com/)qui à chaque rencontre me fait prendre conscience du temps qui passe. Déjà 19ans que j’ai eu la chance qu’il me guide à la découverte de la Slovénie.’

Du travail d’Eddy Scheinpflug que je rencontre pour la première fois et qui représente à la perfection l’image que je me fais de la pêche à la mouche.

Découverte de Fishbone : https://www.fishboneshop.be/

Un art ou le beau ne laisse aucune concession à la maitrise. De ces cannes, des poignées carbone, je pourrais oser vous écrire des tas de mots tous plus technique les uns que les autres.Combien j’ai été impressionné durant le lancer .Combien l’aire  de test aurait pu m’apparaitre petite lorsque j’ai pris en main la nouvelle série  réservoir legend.

Mais à ce jeu vous le savez, je me refuse souvent, estimant à tort peut être que ces espaces d’essais ne sont pas le meilleur moyen de construire une rencontre  avec  l’objet de rêve que représente le travail d’Eddy.

D’une canne j’en perçois au-delà qu’un simple morceau de carbone qui doit me rendre le plus efficace possible, elle est pour moi le prolongement de ma main, de ce sens que l’on nomme « toucher », d’un geste ou je ressens fermant les yeux la truite qui glisse entre mes doigts pour retrouver son caillou.

Construction d’un épicurisme absolu, aurais-je peut être la chance de sentir ce que ce je crois être  l’atout le plus essentiel d’une poignée carbone : la transmission des sensations.

Quête d’une drogue nécessaire à ma passion , j’imagine le combat avec un poisson, la raisonnance  de chaque coup de tête qui parcours le carbone pour me livrer ces émotions multipliés par 10..par 100 …par 1000.

La conclusion de ce récit sous la forme d’une photo souvenir que je veux la plus belle possible.

Raison qui m’a conduit à cet achat  ou je n’ai pu m’empêcher de refreiner mon envie de Peux .Combien je serai probablement comme Artaban, fier de me promener sur les berges de la Sioule avec ce bijou que représente pour moi le fulgor.

Découverte de Peux : https://www.peuxflyfishing.com/

Aboutissement d’une envie que j’ai laissé m’envahir, murir. Hâte de mettre en scène cette photo auquelle  je pense déjà.

Un herbier comme écrin, le fulgor  comme l’accompagnement du plus beau des joyaux : la robe d’une truite.

Conclusion d’un Sanama sous la forme de quelques derniers clins d’œil.

A Laeticia et Stéphane du Domaine de Gerris , à Guillaume Vernet de Truite area, à Geoffray de voyage-peche-irlande.com  à plein d’autres que je ne peux citer ici tellement la liste serait longue.

Enfin une nouvelle fois à mon pote Vince sans qui je n’aurais pu vivre ce moment de l’interieur.Ce fut un privilège de pouvoir l’accompagner dans son aventure….

2019…une saison qui s’annonce ???

Encore quelques jours et nous attaquerons une nouvelle saison. Occasion pour moi d’un billet d’humeur  et de quelques liens sous forme d’invitation à se balader sur le net pour occuper  le temps avant de retrouver nos rivières.

 

De Sioule, qui me semble prisonnière de l’ambition d’une micro électricité dont on ne mesure probablement pas encore les conséquences .Instantané d’un simple Arp passant inaperçu sur l’immensité de Google. Comme le sentiment que la première microcentrale  sur la commune de Châteauneuf s’apprête à voir le jour : http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/20190128-ap-transfert-sas-mdc_energies-moulin-coin-2.pdf

Loin de moi de discourir  des raisons ou des arguments qui pourrait conduire une fois de plus à des échanges improductifs.

Je laisse aux amateurs de réunionites aigus le plaisir d’expliquer un état de fait qui  10 ans arrière nous conduisait  à l’esperance de quelques seuils en moins .Belle théorie d’une continuité écologique aux abonnés absents ou l’on regarde truites qui se fracassent  la figure sur les chutes infranchissables d’un cube immobile.

De Sioule et de bien d’autres, de tous ces ruisseaux, ces rivières, ces espaces salmonicoles dont la souffrance ne fait que commencer, l’AFB me propose d’en devenir observateur.

Devenir observateur : https://enquetedeau.eaufrance.fr/accueil

Eloge d’une science participative ou l’on demande à chacun d’entre nous d’inscrire par clavier interposé les conséquences d’un réchauffement climatique qui semble de plus en plus irréversible.Ecoulement qui se fragilise, assec, envasement de nos tributaires, thermie qui explose, autant de maux livrés à dame Fario.

J’aborde  cette saison comme celui d’un soignant au cœur d’un service de soin palliatif, conseillant à la famille de profiter des derniers instants qu’il reste.

Lanceur d’alerte, rien que cela, dont l’unique arme réside dans mon envie de partager avec des mots la beauté  d’un lieu, d’une vallée, d’une truite. Ainsi se résume ce que sera pour 2019 Auvergne Passion Mouche

Héritage d’une époque ou assis sur un caillou les museaux  dessinaient les fondements de ma passion  dans la lueur d’un soleil  couchant. Une époque où l’on avait encore des coups du soir, des sedges à profusion, et  des truites bien plus nombreuses qu’aujourd’hui.

Comment alors ne pas me remémorer il y a plus de 25ans, l’histoire d’une rivière qui coule au milieu des vallées du Montana. Simple film au fond d’une salle d’un cinéma clermontois ou je retrouve bien des années plus tard les images de ces arabesques que j’aime tant.

D’un 16 févier 2019, jour du  Rise ,festival international de film de pêche à la mouche , d’une salle pleine , de la démonstration avec force de l’attractivité de la pêche , capable de faire aussi bien que certains films à l’affiche.

D’un prisme qui se veut militant par la capacité à s’émerveiller du vivant,revendiquant avec force l’identité qui est la mienne.Celle d’un pêcheur qui aime la courbe d’un carbone.Il aime le plaisir d’un combat, égoïste d’une émotion ou chaque coup de ligne est le prétexte  à un geste : la graciation

Comment ne pas vous encourager à aller voir  la tournée du RISE 2019.

La Billeterie du RISE : https://rise-festival.fr/billetterie/

Ainsi vous l’aurez compris amis lecteur et fidèle d’Auvergne passion mouche, à l’approche de l’ouverture, nous ne parlerons pas de performance, de résultat, de nombre de prise, d’efficacité mais bien d’arabesque, du bruit d’une soie dans les anneaux, de la beauté d’un geste.

De cette nouvelle soie achetée sur PLC pêche et qui me propose de dessiner quelque cast sur ma rivière de predilection.Retrouvailles avec une pêche en noyée que j’affectionne.

La soie rio trout spey : http://www.plc-peche.fr/soie-rio-intouch-trout-spey-shooting-head.html

D’un sanama ,au détour du stand  « Fly concept » on refera le monde avec enthousiame sans vraiment percevoir tout ce qui nous sépare de la réalité.De nos échanges autour d’une plume , d’une stratégie de pêche ,de nos rivieres du puy de dôme ,  d’un ailleurs de l’autre coté de l’atlantique ,de banson,de la pêche en reservoir , de tout ce qui entoure Auvergne passion mouche   , de je ne sais quoi encore.

Le Sanama : https://www.sanama.fr/

De passion, rien que cela….de passion et de  pêche à la mouche ….et ce sera déjà pas mal ……

 

 

Retour sur le CNPL 2019

L’époque est à la batellerie, ainsi pourrais-je débuter sur le ton du l’humour les quelques lignes qui feront suite .Retour sur la 30eime Edition du CNPL.

Carrefour national de la pêche, de toutes les pêches. Citation que j’emprunte à notre président à tous dont j’avoue l’optimiste à prétendre que tout va bien me laisse dubitatif.

Moment privilégié ou amateur de la gaule à la petite semaine, passionnés hyper spécialisés,Youtubeurs influenceurs, professionnels et bien d’autres se retrouvent pour palabrer, discuter d’affaire de poisson.

A ce petit jeu sieur Pike semble avoir les faveurs d’homo sapiens halieuticus.

Tendance actuelle qui fait de ce charmant carnassier et de ces compères (sandre ,perche, etc) l’outil d’ambitions qui ne laissent  plus guère d’espace qu’a la pêche au leurre.

Evolution irréversible ou simple phénomène de mode, nul doute que les perdreaux de l’année s’inquiètent tandis que les vieux de la vielle capable de se remémorer les salons d’autant auront vite fait de comprendre qu’à chaque époque correspond ces vedettes du moment.

Pourtant voici l’objet de bien des discutions qui ont animés les échanges des amateurs de plumes et de poils.

Perdus au bord de l’aire de lancer, nous  pouvions interpeller notre pratique qui  ne semble plus guère capable de trouver place dans ces rendez-vous de toutes les pêches .

Comme une évidence qui  peut s’appliquer à bien d’autres expressions. Ou sont les grandes barres de pêche au coup, ou sont les parfums des bouillettes ?

Ainsi  accroché aux haillons de notre infortune, combien de maitre de l’arabesque ont  erré dans les allées, cherchant du regard quelques sources de réconfort.

Ici des plumes de coq limousin à acheter au sein d’une espace fédérale ou toute forme de commerce devrait être banni. Plus loin une agence de voyage dont la part de rêve nous conduit à sortir de cette réalité .Quelques mètres encore et c’est un kayak made in sparrow qui fait la star, promesse d’appréhender d’une autre façon nos rivières.

Une liberté au fil de l’eau qui après essais dans la pataugeoire locale m’a fait douter de ma capacité à passer en mode paddle..Ai-je tant vieilli pour ne pas accepter un petit bain.Inévitable empreinte du temps qui pourrait me faire regarder la flottille présente avec envie

Voilà l’autre sujet du salon .L’importance du nombre de bateau.

Des petits, des grands, des beaux, des hors de prix plein d’équipement ultra moderne comme la sensation que l’univers de la pêche est devenu aujourd’hui l’antre d’une immense aspiration commerciale.

Dressant l’oreille pour écouter conversation au milieu du brouhaha des speakers,  je suis amusé de voir cette course à l’échalote dans un pays ou les aspirations de plus en plus écolo semble interroger le reste de nos contemporains.

Quelle dissonance d’intention entre des pétitions pour la terre et le prétendu amoureux de nature qui file bride abattu dans son bolide sur les stigmates de la fée électricité.

Rarement mode m’est apparu autant éloigné de l’eau qui ruissèle au milieu des rochers de mes rivières  auvergnates.

Etrange sensation que de voir cette nouvelle génération d’halieuticus préférant probablement à l’authenticité d’un soir au fond d’une gorge  l’impact irréversible d’un grand barrage.

Vous l’aurez compris amis lecteur, me voici à l’instant de conclure bien partager entre l’évident succès d’un CNPL 2019 et mon identité de pêcheur à la mouche.

Dubitatif peut être, billet d’humeur surement ou je reste convaincu que tout cela n’est au final  qu’un intermède ….

Le retour du club des 5

De pêche en réservoir, il s’en exprime différents visages

Du plus actif arpentant les bordures à la recherche d’une ombre qui se dessine. Naveurs qui prend plaisir à chercher un indice pour lancer son imitation. Nympheur au fil dont j’admire la maitrise lorsque le moindre tressautement de son nylon se voit sanctionner d’une touche.

A l’aficionados  de la pêche au streamer, chest pack en bandoulière, panier à soie prêt à déployer dans les airs l’arme de sa quête. Rançon d’un succès dont il mise la réussite sur la connaissance des lieux, conscient d’être à la recherche de la dame du lac.

De notre humeur du jour, du moment, cet univers ou poisson n’est là que pour le plaisir .décline chaque personnalité, chaque identité.

Ainsi ai-je consacré nombre de l’heure à voyager le plus légèrement possible. Une canne, un moulinet et  une mouche, rien de plus. Période ultra light.

Mais le temps passe  et  inconsciemment aurais- je pris le risque de m’enfermer  dans mes certitudes, dans mes stratégies oubliant que mon envie de réservoir  est souvent question de diversité.

Par fainéantise, par économie, par désir d’ aller au plus simple , il est un profil de pêcheur que l’on ne voit plus guère.

D’un moulinet à cassette ou l’on essaye de se convaincre que l’on a tout compris, tout assimilé, nul doute qu’il suffit d’observer pour comprendre que le changement se fait plus laborieux .Pour ma part il est temps de revenir à mon club des 5

Retour à la période « bourricot ».

5 cannes, 5 approches, 5 façons d’être. Éloge absolu d’une philosophie ou l’on tente de passer en un clin d’œil d’une stratégie à l’autre.

5 cannes comme la déclinaison d’envies ou l’on mesure que chaque pratique possède des spécificités propres.

Prise de conscience de la maitrise et de l’expérience nécessaire pour comprendre chaque subtilité d’une pêche en noyée, au chironome, en corde à linge (etc….).

Occasion surtout de donner du temps à la pratique plus qu’à la théorie.

5 cannes  qui se déclinent  en fonction des saisons et des plans d’eau.

Des essentielles qui sont là à chaque sortie  comme une soie de 5 équipé d’un long bas de ligne qui me conduit vers les pêches dites légères .D’une soie de 6 indispensable à la mise en œuvre des pratiques ou la distance reste un paramètre indispensable. Enfin d’une soie de 7equipé d’une S3 qui me permet d’exploiter les couches plus profondes.

De ce  tryptique de base, vient alors se marier des ensembles moins neutre à l’image d’une soie S7 qui colle à l’hiver et à ces eaux froides .

De cette soie intermédiaire dont je raffole lorsque vient le temps de la noyée. D’une autre soie de 6 ou kiki  devient l’arme de prédilection lorsque truite s’amuse dans la vague.

5 cannes surtout qui soignent mon plus grand défaut : l’ennui.

Témoignage d’un intérêt qui malgré plus de 20ans ne m’a jamais éloigné de la pêche en réservoir et pour laquel je la préfère à bien des sorties rivières ou l’on persuade que la mode al Hilo fait encore de nous des pêcheurs à la mouche.

Témoignage d’une lassitude qui ne sait jamais installer et dont l’unique but se résume peut être à vous encourager en ces périodes pauvres  (hiver) à découvrir cet univers pas aussi facile qu’on le pense.

Témoignage d’un savoir si modeste soit-il ou chaque déclinaison  est l’occasion de gouter à plein poumon cette passion commune qui nous anime.

Témoignage  surtout …dont l’unique conclusion amis lecteurs est de vous convaincre de regarder le réservoir autrement qu’un simple outil de remplacement.

 

 

 

Le RISE à Clermont-Ferrand (Le samedi 16 février à 19h)

Après un an d’absence, le festival international du film de pêche à la mouche (RISE) fera son retour dans le département du Puy de Dôme.

Grace à la fédération départementale de pêche et de protection du milieu aquatique du 63, ambassadrice de l’évènement, une séance vous sera proposée

Le samedi 16 février 2019  à 19h

Au cinéma le capitole de Clermont Ferrand

 

L’occasion d’en d’admirer des images magnifiques qui nous conduiront petit à petit vers l’ouverture 2019.

Le site du rise : https://rise-festival.fr/

Réservez vos places pour la seance de Clermont Ferrand :

https://rise-festival.fr/billetterie/

 

Ps. Vous pourrez retrouver l’ensemble de l’équipe du RISE lors du carrefour national de la pêche

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