Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Catégorie : Autre thème

J’ai essayé la JMC PURE Equipe 10.6 soie 3/4

De Sioule, une fois n’est pas coutume, je profite d’une ballade sur les berges lorsqu’ au détour d’un chemin, je croise notre ami Manu avec un nouvel apprenant  assidu.

Très tentant pour l’occasion de lui emprunter dans les heures qui suivent, l’une  de ces partenaires qui l’accompagne depuis quelques semaines déjà dans ses péripétie halieutiques :

La JMC Pure equipe 10.6 soie 3/4

Nouveauté introduite  en cours de la saison au catalogue JMC, au tarif de 619€ Chez Pêcheur.com , la pure vient combler un espace et permet à la marque d’offrir une canne très technique dédié aux nouvelles tendances de pêche en nymphe au fil.

La canne chez Pêcheur.Com : Le lien

Construite sur un blank mat, la pure présente un ensemble de 11 anneaux mono pattes ( à l’exception de la pointe et l’anneau de départ/ total 13 anneaux ) assemblés à l’aide de ligatures noires qui apportent  à l’objet  une sobriété que la majorité des pêcheurs rechercheront dans les pratiques à courte distance. Seules quelques discrétions viennent apporter un peu de fantaisie à l’image du marquage originale « Equipe » au talon des brins qui aide à merveille à respecter l’alignement de l’ensemble .

Enfin comment passer à côté du drapeau français qui vient rappeler avec un chauvinisme bien franchouillard que nos équipes de France de pêche à la mouche retrouvent aujourd’hui des palmarès sans égal , faisant de notre nation l’une des meilleurs du monde .C’est pour ma part le vrai petit plus de cette canne en terme de design.

Transpirant à travers toute son apparence du monde de la compétition, la pure donne l’impression d’une recherche permanente de performance au point que chaque milligramme de trop aura été gommé à l’image de l’absence d’une accroche mouche. Une volonté qui s’affirme à travers le porte moulinet en aluminium et carbone tressé dont je dois bien l’avouer je ne suis pas forcement fan.

Nul doute que si je devais m’approcher de la  logique d’un compétiteur, mon analyse sur l’objet n’aurait de valeur à être pertinente qu’une fois au bord de l’eau et en action de pêche .Pourtant comme beaucoup de pratiquant,  je concède sans contexte que l’attrait d’une canne à pêche et d’autant d’une canne à mouche  passe par la passion du bel objet. Ainsi il m’aura fallu quelques minutes pour  m’imprégner  de cette architecture très austère, me donnant l’impression dès la prise en main d’être au volant d’une formule 1 plutôt que d’une Aston martin DB9GT intérieur cuir.

Me voici au bord de la Sioule pour tenter de me familiariser avec la Pure. Loin de moi l’idée de vous livrer la prétention d’une analyse très technique, démontrant l’usage d’un tel produit au maximum de ses capacités. Pour cela nul doute qu’il faille être parmi les meilleurs compétiteurs de France pour s’octroyer un tel diagnotic.Mais plutôt de donner un ressenti globale basé sur une expérience ou j’ai eu la chance de posséder parmi les quelques cannes comparatives à l’image de la Marryat Pro Nymph, des Castors ou même actuellement d’une Maxia MX4.

Rapidement et dès les premiers lancers dans une utilisation al Hilo, la pure m’a fait penser à ma Pro Nymph.Voici le genre de canne ou l’on se sent en confiance et où l’on perçoit que même l’usage de quelques billes de fort grammage ne saurait lui faire peur.

C’est la chance de croiser un thymallus qui viendra me conforter dans cette impression de puissance que l’objet renvoie. Comme  le sentiment d’être peut être un peu surdimensionné dans les conditions d’étiage actuels.

Aurait je préféré essayer  la canne dans une rivière plus forte à l’image de la Dordogne ou d’une Sioule à 10/20m3.

Pour le pêcheur passionné que je suis, plus encore que la performance intrinsèque de la canne,  je m’attache à poser un regard dont l’essence même réside à travers la recherche permanente d’un maximum de plaisir, une forme d’épicurisme halieutique. Des sensations durant les dérives, des sensations durant les phases de lancer, des sensations aussi et surtout durant le combat avec les poissons. A ce petit jeu la Pure m’aura surpris laissant tout à coup l’impression de rudesse au placard pour me donner un maximum de sensibilité  et m’offrant un régal lors du contact avec l’adversaire du jour. Sincèrement voici l’une des cannes  qui feraient le voyage si je devais repartir demain au usa pour affronter quelques arcs en ciel débridées.

Une rencontre avec la Pure  que j’aurais aimé plus longue mais au-delà  ce fut un bon moment et c’est peut-être l’essentiel. Pour continuer  à voir faire une idée des produits actuels autour de ces stratégies de pêche en nymphe au fil, je ne peux que vous invitez à relire le très bon article signé de Thierry Maillot dans le Numéro 119  de Pêche Mouche autour des cannes longues.

Ainsi pour conclure , sautant du coq à l’âne mais restant toujours sur les berges de la Sioule , je voudrais profiter de l’instant pour saluer le travail de l’AAPPMA  la gibaldipotine de Pontgibaud qui ne cesse de tenter d’améliorer la qualité de son territoire tant à travers une politique halieutique ambitieuse comme l’introduction d’ombre qu’à travers une volonté de communication pertinente et efficace .Raison pour laquelle je vous invite à poursuivre la lecture à travers le site internet de l’AAPPMA.

Pour visiter le site : http://aappmapontgibaud.wixsite.com/lagibaldipontine

Septembre 2017 , A vos agendas

Avec l’arrivée du mois de septembre et le retour de la saison lac, quelques réservoirs nous invitent à venir à leur rencontre à travers des évènements dont je me fais le relai aujourd’hui.

Premier en date, le lac de Malaguet organise cette année encore son criterium. L’occasion de passer une belle journée sur l’un de nos plus beaux lacs auvergnats.

Poursuivant  notre périple, il ne faudra attendre qu’une semaine de plus pour participer à un  moment sympa avec la 12eme Edition de la fête  du lac du Bouchet.

En float tube, en barque, du bord, les pêcheurs auront rendez-vous ce 23 septembre 2017 pour se mesurer avec ce site juste superbe.

Parmi les autres nouvelles fraiches, nous pouvons  anticiper les dates d’ouverture annoncées  des différents lacs puisque le lac de Malaguet devrait ré ouvrir ses portes dès le début de septembre .Le lac du Bouchet verra sa traditionnelle saison mouche débuter elle aussi le 1er septembre.

Règlement de la saison 2017 au Lac du Bouchet : http://www.pechehauteloire.fr/LacDuBouchet.php

Il faudra attendre le début octobre pour retrouver le lac de Gerris ou l’on annonce déjà des poissons à couper le souffle. Le lac de Banson quand à lui devrait  s’habiller de nouveauté très intéressante.

Passant du coq à l’âne, je ne peux conclure ces lignes sans me faire l’écho d’une pétition qui circule sur le net. Après d’innombrables images qui ont alerté la conscience des pêcheurs, montrant la fragilité des espaces halieutiques du jura, il se développe une voix  pour mettre en no kil ces lineaires.Un choix qui ne sauvera peut être pas mais qui démontrera sans nul doute la responsabilité et l’inquiétude des adeptes de la gaule que nous sommes. Soyons solidaire avec ces rivières

Signez la petition :C’est ici

La Sioule à 3.25 m3/s

Les mois et les semaines ont passées très vite. Déjà la fin juillet. Il est temps de faire un état des lieux.Comme tous les ans la sécheresse devient  la normalité.

Source Image : Article Le figaro

A l’image des dernières documents sur l’évolution climatique  que je m’étais amusé à lire, il semble évident que les années qui arrivent vont nous pousser vers des cycles inconnus. Pourtant permettez-moi de faire preuve d’un optimisme digne d’une blague de mauvais gout. Parlant d’un homme  qui sautait  d’un immeuble, passant sous la fenêtre d’un badeau, une seule idée lui venait en tête « Jusque-là çà va »

Situation pluviométrique en juin 2017 – AUVERGNE : Bulletin de Juin 2017

De l’artière qui coule au pied de la maison et que je ne cesse de regarder,  à la Sioule quelque kilomètre plus loin, nous devons admettre que la situation dans notre département et plus globalement sur une bonne partie de l’Auvergne reste tout à fait acceptable.

Pourtant je profiterai de l’instant pour afficher une certaine inquiétude à l’égard d’un comportement des admirateurs de la gaule qui me semble de plus en plus tendancieux. Le moindre évènement sert de prétexte  notamment sur Facebook à mettre en cause l’engagement de nos aappmas.Dernière en date, le passage de la Sioule en dessous de la barre des 4m3.

Lorsque l’on parle du débit de la Sioule, deux contraintes doivent être précisées.

  • La première : dont on visualisera directement l’effet au l’aval des barrages puisqu’elle constituera le débit à l’instant T. Une contrainte fixée  autour de notion comme le débit réservé et le débit minimal dans le cas de la Sioule.

Comprendre le débit réservé : http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/130517_plaquette__debit_reserve_version_imprimerie.pdf

De manière concrète, on obtient  un cahier des charges définis :

« A l’aval, les débits d’étiage de la Sioule sont garantis par le soutien des retenues de Fades-Besserve et Queuille. Le nouveau cahier des charges de la chute de Queuille intègre un débit garanti de 2,5 m³/s, un débit réservé de 4m3/s d’avril à octobre et un débit réservé de 5 m3/s d’octobre à avril .»

Dérogation possible : Si le débit entrant devient inférieur à ces valeurs, ils restituent le débit entrant et peuvent descendre jusqu’au débit garanti à 2,50 m3/s.

Source : Diagnostic de la ressource en eau -SAGE Sioule

  • La deuxième :  réside autour de la régulation des éclusées.J’en profiterai d’être amuser de ces quelques réflexions de la part des pratiquants qui s’offusquent des variations de débits de la rivière. Auraient-ils oublié qu’ils pratiquent à l’aval d’une unité de production énergétique ?

Règlement d’eau du Barrage de Queuille : Consultation arrêté préfectoral

Au-delà d’un débat inutile avec des gens dont l’engagement pour la défense la rivière se situe à un niveau si faible qu’ils ne font même pas l’effort de prendre leur cotisation au sein de nos aappmas , il s’agit de mesurer la chance qui est la nôtre de voir prendre en compte des contraintes écologiques comme la création d’assecs pour définir les variations de charge et de decharge.Bien des territoires serait probablement jaloux de cela.

Loin de moi l’idée de ne pas me retrouver dans l’inquiétude à voir un tel débit dont le risque principal reste l’augmentation importante de la température notamment sur les parties les plus aval.

Simplement il me semble indispensable de remettre l’église au milieu du village .Accabler la mauvaise gestion,sous-entendre que nos aappmas ne sont pas en capacité de faire un lobbysme suffisant n’est que l’expression d’une volonté à  ne pas regarder la réalité en face.

Au fil du temps, le niveau global de nos cours d’eau ne cesse de  se fragiliser .Parfois accroché à des espoirs, quelques-uns d’entre nous sont prêts à jouer les mendiants pour espérer quelques mètres cubes d’eau que la fée électricité a choisi de retenir. Mais  lorsque la basse Sioule coule à 3.25m3, ce n’est pas de la faute du barrage mais juste l’expression d’un niveau très faible du Sioulet et la Haute Sioule.

L’expression d’une époque qui semble comme suspendu à un avenir incertain.

 

Enfin pour conclure ces quelques lignes , je terminerai sur une note optimiste , me permettant de vous livrer ici une impression écran d’une  application pour smartphone dont je n’avais pas eu encore le temps de parler.Les agences de l’eau propose un service intitulé : Qualité Rivière.Un outil indispensable pour se faire une idée de  l’état écologique de l’ensemble des cours d’eau français.

Qualité riviere sur Android : Le lien

Jusque là çà va …….

 

 

Coup de Coeur pour le Film « BlueFin Tuna on a fly »

Indispensable intermède dans une saison qui commence à nous inquieter. Juillet et Aout me pousse à la rencontre de nouveau espace.

Comme d’habitude je ne  vais pas tarder d’échanger mes cannes rivières pour aller aux rendez-vous des plagistes. A la différence peut être que je laisserai à d’autres le plaisir d’une serviette pour m’amuser avec quelques mouches.

Ainsi quoi de mieux pour s’imprégner de cette  atmosphère que de visionner le  film « BlueFin Tuna on a fly» .

Découvrir le site BFT : https://bft-media.com/

Prétexte à ces lignes, je profite cher lecteur pour affirmer un coup de cœur pour ces images, la manière dont elles sont narrées, la passion de notre loisir commun qui transpire. Rareté dans un paysage français halieuticovisuel ou nous avons pas l’habitude de voir une telle qualité de réalisation , je reste persuadé que ce film fait sans contexte partie des must que l’on ne peut louper.

Occasion aussi de vous informer de la disponibilité du DVD au magasin Pacific pêche de Clermont Ferrand .Pas sûr qu’il y en ai pour tout le monde.

58 minutes d’un régal absolu qui nourrira sans contexte les heures qui arrivent .Comme une hâte à partager avec mes fils cette journée exceptionnelle qui s’annonce à bord du bateau de Benjamin (http://exotic-fishing.fr/)

Pour finir de vous convaincre .L’un des trailers que vous pouvez découvrir.

Trailer – Bluefin Tuna on the Fly from BFT MEDIA on Vimeo.

 

 

L’eau en Auvergne ( FRANE)

Bassin Versant , SDAGE , SAGE….Des notions à comprendre .Voici une video de la FRANE ( Fédération de la Region Auvergne pour la Nature et l’Environnement ) qui nous invite à la reflexion

Découvrir la FRANE : http://frane-auvergne-environnement.fr/index.php

 

Plus qu’un filet d’eau

Fin juin signe traditionnellement la fin de la période des grandes ephemeres.Petit à petit, la saison va se résumer à une poignée de minute ou entre chien et loup  ou nous chercherons à trouver le poisson d’un soir.

En amont de Sioule, le niveau haut du barrage laisse des sources de réconfort .Il suffit de croiser un magnifique barbeau pour mesurer combien les poissons semblent en bonne santé.

A moins peut être que le jour qui s’annonce .Ce 21 juin 2017.Premier jour de l’été nous fasse prendre conscience d’un avenir sans grand espoir.

Caniculaire, plus chaud depuis 1900, peu de qualificatif auront épargné ma conscience alors que je conduis mon fils à l’école.

Comme une inquiétude rémanente d’une vision devenue traditionnelle, je ne peux retenir mon désir d’aller à la rencontre d’un ruisseau qui coule au pied de la maison.

Improbable destin qui se joue là au milieu de ce filet d’eau, bien peu savent qu’ici, juste là, la nature avait fait de cet endroit la nursery de nombreuses truites.

Je ne peux éviter de repenser à ce spectacle de décembre ou je mettais émerveillé de l’accomplissement de la vie.

Les mois ont passé. Sous les cailloux les alevins ont pris leur quartier, espérant la quiétude d’un endroit qui leur offrira la chance de grandir.

Malheureusement pour la troisième année de suite il semble que l’artiere fasse route vers  le funeste assec, donnant à la mort d’une nouvelle génération l’absolu fragilité d’un avenir salmonicole précaire

Ainsi livrerai-je à travers ce constat, une réflexion qui me chagrine de plus en plus. Sentiment d’une ignorance collective d’un monde qui ne regarde jamais plus loin que le bout de son nez.Trop peu s’intéresse à ces  modestes tributaires ou l’avenir des grandes rivières se jouent pourtant.

De Sioule comme d’ailleurs, les lendemains heureux ne couleront pas à 12 m 3 d’une eau rafraichie par la fée électricité mais bien de l’état du Braynant, du Cube, du Coutariaux.

Alors s’il me fallait conclure, j’acterai comme seul regard, un étrange sentiment ….celui d’être intimement convaincu d’appartenir à une espèce en voie de disparition : les pêcheurs de truite …….

 

Evolution des mesures concernant la contamination des poissons sur la Sioule

Le 30 décembre 2009 fessait apparaitre un arrêté préfectoral de non consommation des poissons benthiques sur la Sioule.


Quelques années plus tard, près de 7 ans, la préfecture du Puy de Dôme revient sur cette décision et acte  une évolution des mesures de gestion concernant la contamination des poissons de rivières par les PCB.

L’AP_20170515_annulation_Sioule_interdiction-peche.

Pour certains ils y verront un scandale, d’autres ne comprendront pas cette décision enfin les plus nombreux peut être percevront  la pertinence d’un acte qui conduit à penser que la qualité de l’eau de cette rivière s’améliore. A méditer probablement….

L’un n’empêchant pas l’autre , à minima cela aura le mérite de donner aux pêcheurs la liberté de choisir.Un seul mot me viendra à l’esprit :Relâchons nos prises …..

Au coeur de mon Auvergne

De Sioule, il est une période où je peine à ne pas laisser ma place aux autres.

Comme la cohue d’un coup du soir ou le moindre recoin se voit pris d’assaut par une horde pêcheur qui ne font même pas l’effort de te laisser quelques dizaines de mètre. Comme une  après midi ou je le concède, la pêche se trouve maintenant très difficile à force de racler, harceler, prélever de manière trop importante .La dame des Combrailles est victime d’une sur pratique de la part de pêcheur qui ne connaissent  d’autres options.

Ainsi je m’amuse de regarder ces amateurs de la canne, déçus, aigris, agacés, frustrés  de voir leur journée de pêche se solder  par quelques déconvenues qu’ils  attribuent  à la rivière, à sa qualité, sans jamais se remettre en question. Ainsi de toutes ces palabres, de tous ces débats, le temps m’a permis d’acquérir la sagesse suffisante pour ne pas répondre et préférer m’isoler au cœur de mon auvergne.

Cette Auvergne si belle en juin .Cette Auvergne aux innombrables rivières dont la seule évocation du nom devrait faire briller les yeux des pêcheurs.

Oubliée Haute Tarentaine, Santoire, Burande, Chavanon, Pays de Couze et autres petites rivières de montagne qui  vous invitent  à la tranquillité.

Tous ces joyaux qui ne trouvent plus de place dans la culture d’une pêche mouche ou seul se résume la prétention d’attraper un poisson hors morne. Tous ces joyaux dont pour certains l’état écologique les placent  parmi des sites de référence et dont bien peu d’autres nous se préoccupent.

En ces lieux, vous ne trouverez guère de raison pour briller sur les médias sociaux .En ces lieux, il est peu probable que vous ne soyez en capacité d’attraper autres  choses qu’une poignée de truite de 25cm.Mais en ces lieux pourtant, c’est toute  une philosophie qui vous attend.En ces lieux la nature se montre généreuse avec celui qui prend le temps de l’aimer.

Au fond de vallée,que la vie est dure .Dame Fario et  Maitre thymallus doivent se contenter de peu. Au fond de la vallée, réside l’atmosphère d’un lieu granitique au passé volcanique ou chaque rocher, chaque retourne vous propose la dextérité de faire passer sa mouche au bon endroit.

Ici nul n’est question d’approximation, nul n’est question de lancer aveuglement. Tous se passe dans une poignée de centimètre.C’est le royaume de l’application. La pêche à la mouche retrouve des qualités souvent mise au placard lorsque l’on passe son temps dans les grandes rivières.

Une dimension minuscule ou peut être vous aurez la chance de croiser la beauté d’une vrai poisson sauvage que les pêcheurs ont oublié de domestiquer. Comme un coup de gueule,une critique,une interrogation envers une réalité qui me conduit de plus en plus en penser qu’il ne suffit pas de naitre pour être et que l’on ne peut affubler de « sauvage » des poissons qui ont tant appris à se méfier de nous à force de les deranger.

J’aime passer des heures au cœur de ces gorges, j’aime crapahuter de rocher en rocher. J’aime le parfum de ces eaux couleur de thé.J’aime aller ou les autres ne vont plus !!!!!

Comme le sentiment d’être à ma place. Ainsi se résume mon envie d’Auvergne…..

Conseils pour appréhender un séjour dans le Montana

Il est temps de conclure  la série d’article dédié à notre séjour au Usa.

Derniers jours au royaume des farios :La Big Hole River
Dans les pas de Norman
Au centre de la Terre des Geants -Missouri River
Quelques heures sur le Depuy spring creek
Du parc à la riviere , au coeur du Yellowstone
Escale sur la Madison River et Three dollars bridge
Première halte sur la Henry’s Fork et la Warm River

Une conclusion sous la forme de quelques conseils qui je l’espère permettront à certains d’entre vous de tenter cette aventure vers l’un des lieux les plus emblématiques du monde.

Une question de budget.

De l’autre côté de l’atlantique, à des milliers de km, si loin, nous avons souvent l’impression que l’un des freins majeurs à la réalisation d’un séjour de pêche reste sans nul doute le budget

Je voudrais commencer par aborder cet aspect pour le mettre en perspective avec la réalité que nous avons  vécus. Paramètre qui sera le fil conducteur de ces quelques conseils.

Ayant  fait plusieurs séjours de pêche à l’étranger par le passé et notamment dans les pays de l’est, j’ai rapidement perçu que l’inconnu avait un prix et que souvent l’usage d’un professionnel permettant d’être rapidement efficace devenait essentiel à la réalisation d’un séjour réussi.

Parcourant les diverses sites de prestataire, il vous sera facile de mesurer que le budget d’un séjour en Slovénie, en Croatie s’étale classiquement dans la zone des 1500€.Seuil significatif qui allait servir de référentiel à notre séjour pour tenter de partir dans le Montana avec un budget raisonnable, environ 2000€ pour 12 jours.

Ainsi le premier conseil que je vous donnerai résidera dans la capacité à anticiper votre séjour plusieurs mois à l’avance permettant de trouver des billets d’avion à des tarifs très competitifs.Pour info et donner ici un ordre de valeur, nous avons fait Francfort/Salt Lake City en A380 pour 600€ A/R.

Conseil applicable dans le cadre de la location de la voiture et  au niveau de la location des hébergements. Modération pourtant autour du logement, l’opportunité de prendre le risque de réserver à la dernière minute sur des plates-formes comme cooking peut permettre parfois de bénéficier de tarif très attractif.

Un départ vers l’inconnu.

Comme une évidence, comme une  envie d’ailleurs, nous devons percevoir qu’il peut être très difficile t d’obtenir en amont les infos nécessaires à la réalisation d’un séjour. Raison principale qui pousse beaucoup de pêcheur à faire appel à des prestataires de services capable de préparer leur aventure.

Ainsi aurait-il été plus simple faire appel à l’une de ces agences spécialisées, acceptant au passage de supporter le cout économique d’une prestation qui doit véritablement apporter un plus. Mais et il y a souvent un « mais », à ma connaissance et après avoir discuté avec beaucoup de Fly globetrotter, bien peu ont fait l’aventure de partir en début de printemps dans ces contrées .Une donnée qui me semble essentielle dans la pertinence d’un choix que nous ne ferons pas.

Obligation nous était faite de nous débrouiller par nos propres moyens pour mettre en place le circuit ,trouver les bons spots, choisir les bonnes options.

Contrainte qui nous a permis de percevoir que la préparation d’un séjour commence par la capacité  à obtenir les bonnes informations. A ce jeu-là, internet devient un allié précieux. On se rend compte que bien des moucheurs, habitués à ces voyages ont la gentillesse de partager leur savoir et leur connaissance à l’image de Vincent qui reste pour moi l’une des personnes que je connais à maitriser à la perfection le Montana. Je remercierai aussi à ce moment de la lecture Christian et Randy qui se reconnaitront.

Retrouver les conseils de Vincent :http://auvergnepassionmouche.fr/pratique-de-la-peche/decouverte-des-usa/

Première étape  indispensable avant tout autre chose, prendre une carte de pêche .Vous pourrez soit vous arrêter dans un Fly shop, soit anticiper cela en prenant à l’avance votre carte de pêche depuis la France.

Prendre sa carte de pêche pour le Montana : http://fwp.mt.gov/fishing/license/

Là encore pour coller au fil conducteur, il est bon d’indiquer le tarif de la carte pour 10 jours : 56$ et 86$ pour l’année.

Une fois sur place

Nous y sommes, le Montana s’ouvre à nous et devant cette immensité, nul doute que chacun  se trouve un peu perdu.

Difficile de ne pas vous donner à ce moment du voyage  le même conseil que l’on vous proposera en France dès lors qu’il s’agit de d’appréhender un secteur inconnu : Faire appel à un guide de pêche.

Simplement nous ne sommes pas en France , le désir de protéger son prés carré , de garder son petit lopin de terre  est un notion qui semble si lointaine dans cet ailleurs.Bizarrement il suffira de vous arrêter dans un des innombrables Fly shop, de demander des infos à n’importe quel guide que vous croiserai pour mesurer l’accueil , l’envie de donner , de partager de ces professionnels locaux , prêt à vous expliquer à l’aide d’une carte le bon endroit , la mouche et je ne sais quoi encore.Surprenant je vous l’assure. Seul frein à cela : La nécessité de maitriser un minimum l’anglais.

Vous pourrez en parallèle obtenir des informations qui vous permettront d’anticiper en temps réel les choix à travers un système de fishing report diffusé quasi quotidiennement par ces boutiques qui sont une mine d’information.

Exemple

Les Fishings Reports de Montana Anglers : https://www.montanaangler.com/montana-fishing-report

Les Fishings Reports de RiverSedge : http://www.theriversedge.com/fishing-report

Autre allié important, le pêche aux usa répond  à un impératif absolue de respecter la propriété privé. Nul n’est question de traverser un champ, un pré sans prendre le risque  de se faire gravement agressé par le maitre de lieux .Partant de ce constat, là encore tout est fait pour permettre aux pêcheurs de trouver les accès à travers un système de fishing accès aménagé et dont la carte est directement accessible via internet :

Ensemble des fishings accès du Montana : http://fwp.mt.gov/fishing/guide/fasGuide.html

En résumé, tout est fait pour rendre le pêcheur heureux.J’oserai ici un conseil , n’hésitez pas à vous éloigné de quelques centaines de mètre des parkings en marchant au bord de la rivière , j’ai pour ma part constaté de sacré différence en terme de réussite.

Enfin il faut nuancer  ce propos à travers l’envie qui pourrait vous prendre de réellement plonger dans l’atmosphère américaine notamment si vous voulez faire une descente en bateau avec un de ces prestataires. Le bas les tarifs n’ont rien à voir. Si en France la majorité des prix  tournent autour de 160/180€ la journée, un guide de pêche du Montana prend à minima 400 à 500$ par prestation. A cela vous devrait ajouter le pourboire habituel que ce soit au restaurant ou à la pêche  qui se fixe à 15/20% de la somme. La facture pique un peu, pouvant facilement dépasser les 600$ (ex http://www.headhuntersflyshop.com/guided-fly-fishing/) mais attention nous parlons là encore d’une autre réalité qui ne peut se résumer à attraper 5 truites de 18cm dans nos rivière françaises. Descendre en bateau la Yellowstone par exemple est un trip juste exceptionnel.

Le matériel.

Il me faut terminer ces quelques conseils en abordant une autre thématique : le matériel.

Durant notre séjour, l’ensemble le plus pertinent s’est construit autour d’une canne 10 soie de 5.Fidelité pour ma part à ma canne Marryat 10 soie de 5 auquelle j’avais ajouté un moulinet JMC comète sur lequel je voudrais revenir maintenant. Atout sans contexte majeur pour combattre les puissant es arc en ciel de land of Giant, le système anti réverse du  Comète fut l’un des coups de cœur important de mon séjour.

Autre coup de cœur que je destine à la marque Field and Fish qui nous a accompagné durant ces jours de pêche ou parfois la météo fut bien difficile à supporter. Je voudrais mettre en particulier l’accent sur la veste thermique qui a vraiment été un avantage précieux lorsque la neige nous a surpris à three dollar bridge.Petit clin d’œil à destination de Mr Leroy.Oui on peut ne pas être convaincu par l’un de vos produits ( le gilet ) et pourtant trouver bien des sources de satisfaction à travers votre marque.Je me permettrai un petit lien vers  boutique , amusé peut être de  faire quelques publicités  !!!!!!

La veste Field and Fish : https://www.vetements-peche-mouche.com/130-gilet-gonflable-thermique.html

Enfin je ne peux qu’une encore me faire l’écho de mon bonheur à avoir pu faire la différence sur le parcours sur fréquenté du Depuy’s avec ma soie source de la lozere.Convaincu que bien peu d’américains s’amusent avec la finesse d’une telle soie pour aborder ces parcours.Si  je devais retourner là-bas , notamment sur les périodes estivales ,sans contexte je ne pourrais me séparer de ces soies qui m’accompagnent  à chaque sortie de pêche et dont je suis fidèle depuis des années

Les soies sources de la Lozere : http://www.soie-peche-mouche.com/

Poursuivant cette idée et pour aborder les rivières plus modeste que nous avons aperçu sur le parc ou le rock creek , je crois que je ferai suivre du matériel plus léger et plus proche de nos cannes habituelles à l’image de la marryat 10.6 soie de 3 dont la puissance permet sans contexte d’affronter ces poissons tout en conversant la douceur d’une canne légère.

Tout cela me conduit vers le sac de voyage qui doit contenir ce matériel.Aprés avoir cherché, observé, essayé durant les salons qui ont précédé notre départ le sac idéal, je voudrais donner lumière vers celui qui nous a semblé le plus aboutis dans une gamme de prix tout à fait correct : le sac bagage JMC.Parmi les raisons de cette mise en valeur, l’atout principale restera pour ma part la compartimentation de celui-ci qui permet d’agencer son sac pouvant séparer la pêche du reste , notamment lors du retour ou il serait bien dommage de mélanger les chemises, les pantalons avec des chaussures de wading encore humide.

Le sac bagage Jmc : http://www.pecheur.com/achat-bagage-jmc-voyageur-81251.html?af=47643&gclid=Cj0KEQjw9YTJBRD0vKClruOsuOwBEiQAGkQjPyBt_fvIfxC-lqc9L9GkidCGL_QgcJya4pahqMqAxwkaArIC8P8HAQ#af=47643

Ainsi , espérant n’avoir pas été trop long et ayant encore peut être  beaucoup de chose à partager mais dont le souvenir m’echappe  ,je conclurai ces lignes en vous indiquant à tous que je reste à votre disposition si vous voulez des informations supplémentaires pour partir à la découverte du Montana.N’hésitez pas .

 

 

Préambule

Tout a commencé quelque part dans le noir d’une salle de cinéma. Bien jeune à l’époque, j’avais rêvé de cet ailleurs.

Comme cette rivière, comme un sentiment d’avoir accompli une attente si profonde.

De Montana, me voici de retour en auvergne avec des images plein la tête, des souvenirs d’une intensité rare. Encore quelques instants et je vous emmènerai amis lecteur  dans ce voyage.

« Le lancer est si souple et si lent qu’on peut le suivre comme on suivrait des yeux une cendre qui vole dans la cheminée avant de venir se poser. C’est l’un des plaisirs rares et subtils de la vie que de se voir de l’extérieur en train d’accomplir l’acte qui fait de vous l’auteur de quelque chose de beau, même si ce quelque chose n’est rien d’autre qu’une cendre qui vient se poser sur l’eau. »Et  au milieu coule une riviere

Auvergne Passion Mouche Frontier Theme