Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Instants frénétiques à Banson

De nos rivières du 63, les dernières heures ont bien refroidi l’atmosphère conduisant la pêche à la mouche vers des moments délicats.

A ce jeu certains insisteront pour aller à la rencontre d’un ou deux poissons, d’autres préférants s’amuser de ces heures pour quelques parties de pêche sur nos réservoirs.

L’occasion de retrouver Banson, et de passer une journée de pêche avec Vincent des mouches Guy Plas.

L’univers des mouches Guy Plas : http://www.moucheguyplas.com/

Instant tranquille et d’échange que l’on débute sous le soleil frais de mars. Instant ou la pêche se révèle amusante avec des poissons peu sollicités en ces périodes hivernales.

De Banson je commence à bien connaitre les lieux et rarement je dois avouer une journée de pêche en lac me laisse avec autant de surprises

Comme l’opportunité de replonger des années en arrière lorsque sur les berges des persats j’avais eu la chance de voir des giboulées rendre totalement folles les truites des lieux .Ainsi avons-nous vécu tel moment d’exception.

Chaque lancer, quel que soit la technique se soldant par l’attaque furieuse d’une truite .Des poissons totalement frénétique, surfant  sous la surface. Des truites capables de reprendre un mouche à peine décrocher d’un précèdent combat.

Une pêche ultra facile dont l’unique prétexte aura été de plier du carbone.Une invitation à profiter de ces heures qui ne vont certainement pas durer.

Réservez sa journée de pêche à Banson : http://www.peche-banson.com/?fond=produit&ref=03-18

Une journée  qui fait du bien et va me permettre d’aborder avec enthousiasme cette semaine de vacances.

les premiers jours de la saison , retrouvailles en toute quiétude

Il est temps de retrouver la rivière. De Sioule comme à mon habitude j’ai laissé à la foule le plaisir d’ouvrir le bal

Une foule qui se fait de plus en plus parsemée. Premier billet d’humeur de l’année comme l’expression d’un pari auquel je vous prends à témoin amis lecteur. Un jeu de poker ou je fais tapis sur une baisse importante du nombre de  pêcheurs  dans mon département.

Comme l’impression qu’à force de tergiverser, à force d’espérer, à force de se bercer d’illusion, nous n’avons peut etre  pas été capable de mutualiser des moyens suffisants pour mener des politiques halieutiques ambitieuses. Comme la sensation que la seule chose qui nous guide, pêcheurs, reste l’envie de partager l’émotion d’une rencontre avec un poisson.Comme le sentiment que lorsque la partenaire s’eloigne, l’histoire entre en pénurie.

Un pari osé pour débuter la saison sur Auvergne Passion Mouche.Un défis sur lequel j’espère me tromper.

Me voilà donc tranquille, l’ultra passionné que je suis, heureux de cette quiétude qui n’est pas pour me déplaire.

De Sioule comme à mon habitude il me faut  reprendre mes repères .D’une pêche scientifique ou l’on planifie sa sortie à grand coup d’expertise plus ou moins poussé, ou quelques degrés de plus ou de moins laisse hésitant les plus débutants d’entre nous .je me fous de tout cela.

Modestement avec l’âge qui avance, j’ai appris à connaitre à la perfection la dame des Combrailles. D’elle j’en suis devenu un amis, un confident .Une ou deux heures sur le haut, une seconde plus tard me voici sur les plats de la basse .Je goute avec bonheur la joie de ces retrouvailles.

2018 sera l’occasion d’une nouvelle manière d’appréhender ces heures de pratique. A la mode américaine, je profite de ces instants pour parfaire ma maitrise de la pêche au streamer avec ma canne switch.

L’occasion de mesurer la facilité d’utilisation des soies micro skagits qui sont une vraie découverte. Capable de faire entrer la canne en charge rapidement, elle offre l’opportunité de faire oublier le poids de la mouche et de traverser la rivière en un clin d’œil. Seul inconvénient la discrétion de l’objet me poussera probablement à choisir une vraie soie lorsque je pratiquerai en noyée. Des choix à affiner

Une canne redington trout spey qui  m’offrira la  bonne excuse pour faire quelques voyages vers les grandes rivières qui sont rare au cœur de  mon auvergne. Des envies de Tarn, de Dordogne, de Basse Rivières d’Ain, de Gaves, de Slovénie, d’ailleurs en somme.

Comme le préambule d’une année que j’espère pleine de péripéties halieutiques

2018 , Bientôt le jour J

Encore quelques jours avant que tout ne recommence.

Derniers instants de préparatifs ou l’on prend le temps de ne rien laisser aux hasards. Inspection des boites à mouches qui se doivent d’être bien pleines. Passage en revue des cannes, des moulinets, du gilet. Réfection des corps de bas de ligne que l’on soumet à la cuisine.

Lien : Bouillir son maxima et fabriquer un bas de ligne élastique.

Période traditionnelle ou je chine dans les magasins de pêche  du coin. Prétexte  à sentir l’atmosphère, prétexte à chercher quelques contenus pour auvergne passion mouche.

Comme la proposition  d’aller à la découverte d’une nouvelle collection de mouche de la marque Fly Concept Distribution disponible dans le magasin  décathlon de Clermont Ferrand.

Du prêt à l’emploi de belle qualité choisi par Vincent dont l’expérience garantira de trouver le meilleur.

C’est aussi le temps des derniers repérages. Comme à mon habitude, je ne ferai pas l’ouverture, détestant le bruit de la foule. Comme à mon habitude, c’est bien de Sioule que je profiterai en première intention. Comme à mon habitude, ma balade d’aujourd’hui me conduit à d’inévitables réflexions

Occasion de mesurer le travail réalisé par chaque aappma que borde la riviere. Une volonté probablement de redonner à ce territoire une importante attractivité auprès des pratiquants. Une volonté surtout de mettre en place des choix courageux ou l’on assume des décisions parfois impopulaire mais qui apparaissent de plus en plus comme l’unique rempart à la sauvegarde de nos truites sauvages.

Ainsi peut être vous parlerai-je de l’assemblée générale de l’aappma  de Châteauneuf .Ainsi peut-être je m’inquiéterai une fois encore de cette impression que la pêche de la truite dans mon département ne tiens qu’a un fil.

Comme la désagréable impression que les excès d’une époque  qui passe en une poignée de seconde de -12 à 14° ne pourront à terme rester sans conséquences. Ainsi peut être commencerai je ma saison par l’envie de gouter à plein poumon cette émotion qui m’apparait de plus en plus précaire.

D’un militantisme assumé, d’une jeunesse engagée, d’un désir constant à la joute verbale, le temps qui passe me pousse de plus en plus à la retenue, à l’envie simple de rester en retrait, profitant de cette plénitude que nous offre une relation particulière à la nature que l’on nomme pêche  à la ligne.

Bonheur simple des adeptes de la gaule qui par convivialité s’arrêteront  chez manu à l’escale en ce samedi 10 mars .

Découvrir le repas d’ouverture à l’escale : http://lescale-restaurant.fr/ouverture-de-lescale-2018/

Truffade, saucisse au vin rouge vous attendront pour parfaire la richesse d’une journée si importante aux yeux d’une poignée d’irréductibles

gaulois qui luttent pour ne pas devenir des mohicans……

 

La pêche sur un volcan

De tous les ailleurs, de tous ces endroits qui nous inonde d’image, je ne peux m’empêcher de vibrer plus encore  pour ce que  ce je suis : Un auvergnat.

J’aime l’auvergne, ces truites, le parfum de la tourbe, l’odeur d’une salers, la beauté des méandres de Queuille .Du pays de Chantal à l’éclat d’argent d’un saumon du haut allier, d’une truite de la Sioule à la beauté d’une fille de l’Alagnon .Je le répète, je suis Auvergnat.

Ainsi nul film  me fait voyager plus encore que l’impression d’être au paradis……

 

Découverte de la boutique River-Shoes et des Andrew-Fly

Pêcheur de rivière auvergnate, mon univers se visite au cœur d’une terre volcanique. En ces lieux la rudesse du basalte a laissé le souvenir d’un territoire ou il nous faut jongler au milieu des rochers sombres et tranchants. Autant de défis pour mettre à rude épreuve un élément indispensable de notre panoplie : Les chaussures de wading.

Combien d’entre nous n’ont pas connu le désagrément d’une glissade dans l’eau glacé. Combien ne se sont pas confrontés à  l’indélébile stigmate d’une partie de pêche qui vous laisse penaud devant des chaussures toutes neuves et pourtant vouer à rendre l’âme.

De la qualité à la sécurité, ainsi guiderai-je en permanence les contraintes qui me font choisir un produit parmi toutes les marques disponibles. Depuis de nombreuses années , mon exigence m’a conduit à une seule référence : simm’s

Pourtant au détour du Sanama 2017, l’arrivée d’une marque italienne sur ce marché avait rapidement interpellé ma curiosité.

L’univers de la marque Andrew : http://andrewshoes.com/

Pays réputé pour sa capacité à produire des chaussures de grande qualité, l’introduction d’un produit venu de l’autre côté des alpes et  issus d’un processus de fabrication artisanal laisse comme l’hypothèse d’aller  à la rencontre d’une chaussure rare. Opportunité que je découvre grâce à Sébastien et sa boutique River-Shoes.

Découvrir la boutique River-Shoes :  https://www.river-shoes.com/

Une proposition  faite à Auvergne Passion mouche d’être le partenaire d’une aventure .L’occasion de tester  tout au long de mes sorties de pêche  les  Andrews Fly

Un modèle qui dès la réception vous emporte par l’odeur  de son cuir .Un cuir taïga associé à une tissus cordura qui donne à l’assemble un look vintage très agréable.

Pouvant être proposé en plusieurs versions, semelle Vibram ou semelle feutre ; vous garderez la possibilité d’ajouter des crampons tungstènes. Avec un poids de 915 grammes, l’effet masse donne très rapidement l’impression de sécurité et je dois vous avouer que dès la première mise au pied  j’ai eu l’impression d’être comme dans des charentaises.

Par honnêteté ,ll est certes prématuré  de vous donner un avis sur la résistance du produit mais Sébastien a eu la gentillesse de me faire passer une photo montrant l’état des chaussures après 1000heures de pêche dans des conditions difficiles. Pour ma part ,nul doute que je vous donnerai des nouvelles des miennes. Mais il suffit de prendre en main le produit  pour mesurer que nous sommes  face à des chaussures  très robustes.

Ainsi  il est temps de conclure ces quelques minutes de découverte .Plus encore que bien d’autres considérations, il me faut mettre l’accent sur le point qui me semble essentiel.

A l’heure ou nos panoplies s’envahissent de produit made in china, je suis pour ma part de plus en plus attaché à des boutiques comme River-Shoes  ou l’on peut aller rencontrer de vrai passionné qui tente de vous offrir le meilleur.Des gens engagés qui sont prêt à sacrifier quelques euros de leur commerce pour un soutient à des associations comme la fondation Rivières Sauvages.

 

Acheter ses chaussures Andrew-Fly chez River Shoes : https://www.river-shoes.com/product-page/chaussures-wading-andrew-fly

Le temps des réglages : Redington Trout Spey/Hardy Ultralite ASR

Comme chaque début d’année, après quelques courses et de nombreuses heures passées à l’etau, février devient le prétexte à des sorties de pêche  ou je prends le temps de tester tout cela.

Ainsi pour commencer cet article je choisi de vous reparler de la boutique PLC pêche. Une mise en avant comme les remerciements d’un client totalement satisfait d’une relation commercial ou à chaque instant on fait l’effort de l’avertir d’un produit qui n’arrive pas dans les délais, l’effort de prendre le temps du conseil .Un vrai coup de cœur.

Venant compléter l’arrivée de ma canne switch, j’ai choisi pour jongler entre mes differentes  soies de 6 de craquer pour le moulinet Hardy Ultralite ASR 5000

Découvrir la marque Hardy : http://www.hardyfishing.com/

Acheter le moulinet Ultra lite ASR : http://www.plc-peche.fr/moulinet-mouche-hardy-ultralite-asr-5000.html

Un choix principalement guidé par l’esthétisme rare  d’un produit à cassette.

House of Hardy  offrant depuis quelques années  des moulinets tous plus beaux les uns que les autres. Opportunité aussi  de ne pas rester sur la déconvenue d’une mauvaise prise en charge de garantie qui m’a conduit à faire une lecture très à charge de cette marque. Un prise en charge qui depuis à trouver une fin heureuse .Il me faut là aussi remercier l’écoute du responsable d’Hardy France.

Au-delà plusieurs points me semblent devoir être mis en avant lorsque l’on parle de ce produit. En premier lieu si pour beaucoup de pêcheur le simple fait d’acheter un moulinet suffit à leur bonheur, l’une de mes tares me conduit à devoir en permanence  rechercher la manière dont on passe celui –ci de droitier en gaucher.

Dans le cas de l’Ultra lite ASR, il suffira de deviser la partie centrale de l’axe pour trouver le roulement. Une simple rotation de la pièce et hop le tour est joué.

Autre point, le système de clipsage des cassettes qui vient sécuriser leur mise en place. Là encore un concept unique dans le monde des moulinets à bobine interchangeable ou souvent la sécurisation se fait grâce à un système de joint. Cela donne de la confiance.

Plus encore que l’apparence et les impressions, c’est au bord de l’eau que l’on sait si l’on a fait le bon choix.

Avec la Marryat tactical 10 soie de 6, les 187 gr de l’ultralite équilibre à merveille l’ensemble.La seule interrogation reside dans le fait d’avoir choisi la version 5000.Un diametre qui me pousse à penser que la faible longueur de backing (75m) avec une soie de 6 peut être un frein à la tenue d’un gros poisson sur un réservoir comme les gerris ou le lac du Bouchet.

En parallèle l’association avec la Redington trout spey  m’offre un  bel ensemble qui me permet de ressentir les premières sensations avec la canne switch.

Un moment de pêche ou je fais le pari d’alterner entre la soie rio single handed spey  pour une pêche douce au chiro et la soie OPST Skagit commando head 250 gr  pour le streamer. L’occasion aussi d’apercevoir la rapidité de chargement de ces micros skagits qui permet de pousser des billes tungstène et des mouches assez volumineuse même sur un faible numéro comme la canne soie de 3.Seul sacrifice à une mise en action trés confortable : la discretion

Ainsi pour conclure cette présentation, un seul mot me vient à l’idée, vivement l’ouverture pour parfaire ma connaissance de cet ensemble : Redington Trout Spey/Hardy Ultralite ASR.

Une ouverture qui me permettra aussi de tester les chaussures Andrew distribué par la boutique River-Shoes.Un produit que je vous présenterai dans les prochains jours sur Auvergne Passion Mouche

 

Basse Sioule : 2700m de graciation

En ce dimanche  matin, le nouveau parcours sanctuaire de la Basse Sioule vient de prendre forme.

Quelques heures de panneautage comme un espoir qu’à travers un simple geste nous prenions conscience de la précarité du loisir pêche.Un loisir qui ne pourra perdurer que si et seulement si nous sommes en capacité d’accepter les contraintes d’un milieu ou nos farios sont de plus en plus fragile.Apprendre à protéger ce que l’on a plutôt que de faire  des longs discours et de belles théories qui ne mènent à rien.

Seul moyen peut être d’offrir aux moins experts d’entre nous ( débutant,jeune,etc)  la chance d’éprouver ces émotions qui nous envahissent à chaque ouverture.

Un parcours no kil de plus de 2700 m

Un parcours toutes techniques hameçons simples sans ardillon qui offrira l’opportunité de satisfaire tous les types de pêcheur, alternant courant, pool profond et immense plat.

Un parcours no kill qui s’intègre totalement dans la vie de la commune. Des accès tout au long de la route, plusieurs zones de parking .L’opportunité de trouver des logements  (résidence du parc) pour passer quelques jours sur les berges de la Sioule et d’aller à la découverte en famille de la beauté des Combrailles comme le moulin de Braynant,le meandre de Queuille , de Chateau Rocher , etc

Découvrir la commune de Chateauneuf les Bains : www.chateauneuflesbains.com/

Quelques heures de panneautage, rien de plus, rien de moins. Quelques heures de panneautage comme la conclusion d’une aventure. Mais cela est une histoire.

Une nouvelle chenille : La Mx-D Blob

L’hiver s’est installé. Autour de Clermont la neige a pris possession des paysages de montagne  pour le plus grand plaisir des amoureux  de l’or blanc

Pour le pêcheur que je suis, nul doute que cet épisode vient rajouter de l’optimisme après les semaines de janvier qui ont vu pas mal de pluie.

Un début d’année qui nous laisse présager l’amélioration de la situation hydrologique. Le niveau  des nappes nous permettra peut-être de passer les périodes les plus sèches sans encombre. 2018 s’annonce bien.

Après le carrefour national de la pêche je consacre traditionnellement un mois à refaire le plein des boites à mouche. Un travail long et parfois fastidieux mais sans lequel il me serait  impossible de profiter à 100% de mes parties de pêche. Il faut anticiper, chiner quelques nouveautés à l’image d’une chenille venue d’Angleterre  pour débuter ces premiers mois en réservoir.

Coup de cœur du moment pour la MX-D Blob de la marque Fly Box.

C’est grâce à cette envie constante de toujours chercher les nouveaux produits  que nous pouvons au fil du temps éviter la lassitude et garantir quelques succes.Nous devons accorder à ce moment où le montage prend le pas sur le reste une importance sans égale.

C’est aussi cela l’univers de la pêche à la mouche

L’ouverture se fera « deux mains »

Si pour beaucoup d’entre nous, la découverte de la pêche à la mouche s’est ancrée autour de la pêche de la truite, mon parcours est bien diffèrent.

Déjà évoqué sur le blog, c’est à l’age de 12 ans que j’ai touché pour la première fois de ma vie une canne à mouche mais sa longueur n’avait rien à voir avec les standards .D’une 9 pied soie de 5, la mienne mesurait 15 pieds. Une canne à deux mains de la marque plateau avec lequel je découvrais accompagnant mon père la traque des saumons de l’allier.

Le temps a passé, de saumon il en reste plus qu’un souvenir. Un reliquat qui hante encore les berges de nos rivières auvergnates. Un regret que je ne peux effacer de ma mémoire, une quête au quelle je me refuse d’aller ailleurs pour l’assouvir.

Pourtant c’est à l’autre bout du monde, dans les Fly shop du Montana que mes souvenirs se sont transformés en une furieuse envie de retrouver ces émotions des cannes à deux mains au cœur de mon Auvergne.

Double handed spey casting, switch rod, over head, snap T autant de mot qui me semble si familier après des heures à regarder d’innombrables vidéos sur le net.Autant de mots si lointain à la fois , comme la rémanence d’une époque ou j’admirais ces arabesques sur les courants de la vialette.

Difficile après des années à ne s’intéresser  qu’a la canne à une main de faire les bons choix, de choisir les bonnes options , de trouver chaussures à son pied.

Au milieu d’évolutions  qui ont vu naitre des produits  ultra light permettant de cibler des espèces comme la truite et de donner un nouvelle élan à la pêche en noyée que je pratique lorsque je me lasse de ces pêches al Hilo. Il me fallait  chercher des conseils pour  sauter le pas.

D’un échange sur le carrefour de la pêche de Clermont Ferrand à une recherche sur internet, je découvrais la boutique de Philipe Koehler : PLC Pêche. Une boutique qui possède un rayon spécialisé pour la spey casting.

Découvrir la boutique PLC pêche : http://www.plc-peche.fr/

Un coup de téléphone plus tard ou je tombais sur un homme passionné capable de me fournir avec beaucoup de professionnalisme de précieuse indication, il m’aide à affiner mon choix qui se porte sur la marque Redington avec une canne 11.3 soie de 3 de la gamme hydrogen.Une canne relativement légère qu’il me propose de compléter  avec un soie rio single handed  WF6.Un ensemble  qui devrait me permettre de belle séquence de pêche dés l’ouverture  sur la Sioule.

Pour l’heure c’est un peu rouillé que  je me retrouve sur les bords de l’allier, m’amusant avec ce nouveau jouet comme l’enfant que j’étais  il y a quelques années de cela.

Gouzon :Cela faisait un bail

Cela faisait longtemps, un bail en somme que je n’étais retourné à Gouzon.

L’arrivée de plan d’eau de qualité dans mon département  m’a conduit à rester sur mes certitudes, finissant par appréhender mes parties de pêche avec une canne , quelques streamers, valeurs incontournables identifiés au cours de chaque sortie.

A l’image d’un pêcheur de rivière qui s’enferme sur quelques spots, persuadé d’être un génie car il a appris à lire chaque centimètres, chaque recoin d’un univers minuscule  dont il possède au plus profond de lui-même les  combinaisons, j’avoue qu’il est alors facile de se satisfaire de sa réussite.

D’un monde  à l’autre, d’une pratique ou l’on refuse de se mettre en danger, la pêche en réservoir ne déroge guère à ce sentiment de tout connaitre, de tout savoir.

Comme le besoin de retrouver une forme d’humilité, comme le besoin permanent de faire des choses différentes, comme le besoin de me nourrir de chaque espace pour découvrir plus encore ma passion pour la pêche à la mouche.

Ainsi à l’opposé de mes dernières sorties, je concède en ce moment le désir d’exploiter au maximum ce potentiel infini que nous offre la pêche en réservoir. D’innombrables options d’un univers où l’on jongle d’une canne à l’autre.

D’une petite nymphe que l’on destine à la pêche à vue à un train de chiro que l’on laisse voyager aux grés de la vague. D’un articulé, valeur sûre de Gouzon à une pratique plus profonde à l’aide  d’une S7 ou l’on sonde l’abord du ponton et de ces 17 m d’eau .

Chaque touche, chaque poisson venant récompenser des choix stratégiques.

Pourtant au milieu de tout cela , il me faut confesser que la raison secrète qui me pousse  à revenir à Gouzon est intimement lié à un manière de pêcher .Royaume du kikinou ,  il est un spot ou cette mouche trouve raison même des plus récalcitrante. Au milieu des oies, le long des cabanes, sur le plateau qui se dessine, kiki  se montre à son avantage.

Une pêche tout en douceur, la plus simple possible, un sage Z-axis 9.6 soie de 5, un bas de ligne qui réduit à sa plus simple expression, 1.5 m de fluoro-carbone et me voici prêt à en decoudre.Tout l’art de cette mouche se résumant à ne rien faire.

Observer uniquement cela, observer un museau qui se saisit de l’imitation lorsque celle-ci se pose sur l’eau. Observer la moindre vibration dans les brins de nylon pendant que la mouche s’enfonce paisiblement. Observer la pointe de la soie lorsque kiki se pose sur le fond et attend depuis de longue minute. Observer toujours, être patient sans cesse, tel est le secret .

Ainsi pour conclure je vous propose de voyager dans l’univers kiki.

Le kikinou ( Montage et Mise en pratique)

Auvergne Passion Mouche Frontier Theme