Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

2017 , dernière sortie de l’année (Test porte canne JMC Master)

2017 touche à sa fin et il est temps de finir l’année avec une dernière sortie.

Le froid qui a engloutis nos montagnes  ne laisse guère de choix sur la destination.L’hiver s’est installé et il devient difficile d’atteindre nos plans d’eau d’altitude. Le redoux de la fin de semaine devrait pourtant offrir l’occasion de retourner à Banson ou Noiretable.Pour ma part comme l’an dernier je termine à Gerris.

Laissant mes habitudes au placard , je choisi d’aborder cette partie de pêche en densifiant les approches .Ma connaissance des lieux me poussant trop souvent à m’enfermer dans une stratégie fort rentable mais conduisant à une forme de lassitude. Une pêche très réactive, en mouvement permanent, sollicitant chaque poste de manière très rapide avec un gros streamer et un panier à soie.

A l’inverse ce jeudi sera plus statique, un poste, un éventail se déclinant de la  nymphe au fil sur une 9.6 soie de 5 à une pêche profonde S5 et animation lente .L’unique but étant d’essayer de changer de canne à chaque poisson pris pour cibler l’ensemble des espèces qui cohabitent dans le plan d’eau.

L’occasion pour moi de tester un nouveau venu dans ma panoplie : Le porte canne JMC Master. Outil souvent indispensable si l’on veut se balader avec plusieurs cannes au bord de nos plans d’eau, l’usage d’un porte canne permet surtout et avant tout de sécuriser son matériel en évitant de le laisser trainer sur le sol.

D’une apparence très plastique, ce produit de la marque JMC  se révèle très pratique et même si l’on pourrait lui trouver quelques defaults, son prix (à peine plus de 30€ sur pêcheur.com) reste à mon avis l’un des atouts phares. L’unique conseil que je vous donnerai sera de penser à alourdir le socle pour permettre une meilleur stabilité de l’ensemble lorsque les cannes sont en position.

Ainsi équipé, il est temps d’en découdre .Ma venue sur ce plan d’eau me  conduit la plupart du temps  à la recherche des poissons trophées, pourtant l’objectif de cette séance de pêche est de s’amuser des différentes réactions  de chaque espèce à nos sollicitations.

Dame fario aime les branches, les recoins ou elle peut se mettre à l’abri .Une S3 ou inter rapide, un streamer terne pousse à l’attaque luttant avec les perches pour se saisir de la s proie artificiel

Dame AEC quant à elle commence à sentir les frimas d’une eau qui s’est bien rafraichie. Il est temps d’aller habiter les couches d’eau les plus profondes. Le passage d’une S5 et d’un gros pouic marabout blanc lui fournit le prétexte d’un joli combat.

Mais c’est à la belle aquabonita que je consacre le plus de temps.

Sa couleur jaune ne lui confère que de rare pause et souvent pêcheur dès qu’il l’a perçoit s’empresse de lui jeter sa mouche sur le coin du museau. A l’opposé je choisi de m’armer de mon kikinou favoris et d’attendre la maraude de la belle en bordure pour déclencher l’attaque sur une animation. Sacrée kiki dont la lenteur ne laisse guère insensible bien des partenaires de jeu.

La saison 2017 s’achève alors que la belle jaune se faufile pour retrouver le chemin de l’eau. Bientôt le CNPL et l’opportunité je l’espère d’essayer quelques produits comme la marryat tactical pro 10 soie de 6 ou la JMC Pure. Des essais dont je ne manquerai pas de vous parler ici.

Un retour sur 2017 .

2017 s’achève et il va être temps  de refermer cette année d’une richesse incroyable

Ce fut d’abord un pèlerinage .La rencontre de la terre promise, de ce pays de légende ou la pêche à la mouche s’inscrit en lettre dorée.

Lien : http://auvergnepassionmouche.fr/pratique-de-la-peche/conseils-pour-apprehender-un-sejour-dans-le-montana/

Combien je ne peux  résister  à me remémorer  les émotions lors que j’ai aperçu pour la première fois la beauté des paysages du Montana.

Combien le souvenir  de cette journée de pêche sur le depuy’s  hantera pour longtemps mes envies d’ailleurs.

Lien : http://auvergnepassionmouche.fr/quelques-heures-sur-le-depuy-spring-creek/

D’une balade sur les trottoirs de Missoula entre copains  à une nymphe qui dérive  sur  la Blackfoot tout cela m’aura conduit vers une forme d’accomplissement de ma passion.

2017  fut  aussi la collaboration avec la revue pêche mouche.

Lien : http://auvergnepassionmouche.fr/parler-de-la-sioule-dans-le-numero-120-de-peche-mouche/

Fan et abonné depuis la première heure  , je me dois de reconnaitre que l’occasion offerte par Laurent Guillemin de parler de la Sioule représentera l’un des moments les  plus intense de cette année .Une chance  dont je mesure le chemin parcouru entre ce numéro 1 ou je lisais chaque article comme une leçon d’apprentissage et ce numéro 124  tout juste sortie.

2017, c’est aussi la continuité d’une aventure, celle d’Auvergne Passion Mouche .

Modeste espace à sa création, je n’aurais nullement pensé un jour atteindre de tel seuil de frequentation.Plus de 300 000 visites, 4 000 000 de pages vues  d’après   l’indexation Ulrich (stat hébergeur)

Bien peu le savent, bien peu se rappellent mais APM était avant cela un forum, un lieu d’échange dont la création avait reposé à l’époque sur le désir du président de l’aappma de Châteauneuf les bains d’influencer l’avenir.

Relire le première article d’Auvergne Passion Mouche : Le 4 Avril 2011/Le retour d’APM

D’une rivière qui coulait à nos pieds assis au Méritis, la Dame des Combrailles a retrouvé sa patrimonialité, la foule des pêcheurs, la maille scalimetrique a vu le jour, la protection de l’ombre est devenu une réalité .2018 ouvrira vers la mise en place d’un vrai linéaire no kill de 2700m.Que de chemin parcouru.

J’appartiens donc à la génération blogueur, à ces quelques-uns qui ont vu dans l’outil informatique le moyen de partager, de témoigner .Une Génération internet qui a tant changer nos façons d’apprendre et de transmettre.

Relire l’article le plus lu d’Auvergne Passion Mouche : Appréhender la pêche en noyée

Il y a bien des années lorsque j’ai commencé la pêche à la mouche, la diffusion du savoir s’exprimait à travers bien peu de support. Quelques ouvrages d’illustres anciens, la recherche de vielle main au détour d’un club résumait la difficulté à comprendre.

Aujourd’hui tout cela me semble si éloigné de notre époque 2.0.Les réunions au fond d’une salle  ont laissé place aux communautés des forums,à la richesse des groupes sur les medias sociaux, à d’innombrables chaines YouTube.

Quant à moi, je m’astreins  à livrer ici une parole  au-delà des jugements qui m’apparaissent  de plus en plus artificialisés .Certains moucheurs me  semblant avoir plus d’intérêt à défendre que de réellement s’interroger sur l’avenir de notre passion commune

Génération blogueur certes mais surtout libre, sans influence, sans compromission. Ainsi réside peut-être le modeste  succès  de cette espace dont la seule pertinence repose  sur  vous amis lecteurs.

Des  lecteurs fidèles, qui sont là derrière leur ecran.Des lecteurs fidèles   auquel j’ose la prétention d’alerter  à la vie de nos rivières, à la manière dont la pêche à la mouche s’exprime sur nos espaces halieutiques près de chez moi.

Des cours d’eau dont la fragilité se sera  une fois de plus affirmé au détour d’une sècheresse estivale qui n’aura laissé guère de place à la vie.

Des cours d’eau ou l’exercice de notre pratique doit choisir de nouvelle forme d’expression laissant la place à une période différente.

Lien : http://auvergnepassionmouche.fr/plus-quun-filet-deau/

Une forme de séisme ou le modele de la pêche panier  se laisse engloutir par l’arrivée des plus jeunes générations. Un  accouchement difficile ou la notion récréative et la graciation deviennent petit à petit comme  des évidences.

Ainsi s’achève 2017 avec cette impression bizarre d’une histoire qui me semble prendre un virage .

Une aventure ou la pêche change vite, très vite, peut-être trop vite pour un monde de la mouche qui est devenu trop mercantile à mon gout, trop préoccupé par la manière de faire de l’argent avec presque rien.

Mais tout cela est un autre recit et il est temps pour moi de vous souhaiter à tous de bonnes fêtes de fin d’année.

Avis Annuel Pêche 2018 / Département du Puy de Dome

Ces quelques mots pour vous annoncer la parution de l’avis  annuel  pêche 2018

-arrêté relatif à l’exercice de la pêche en eau douce dans le département du Puy-de-Dôme pour l’année 2018 (format pdf – 255.1 ko – 18/12/2017)
-avis annuel pêche 2018 (format pdf – 98.3 ko – 18/12/2017)

L’occasion de parcourir quelques évolutions qui devraient concerner les territoires sur Sioule. Le principal conduira à l’abaissement du  quota de truites à 4 par jour et par pêcheur.

L’autre point sera la confirmation de la mise en place d’un linéaire sanctuaire de 2700 m sur le territoire de l’aappma de Châteauneuf les bains

Un parcours de graciation que je vous presenterai quelques jours sur le blog .Un parcours de graciation qui devrait nous conduire à  quelques travaux de panneautage dans les semaines à venir.

 

Découvrir les cannes ECHO

De mon séjour dans le Montana, l’un des remarques récurrentes fut celle de trouver un nombre impressionnant de Fly shop .

Des boutiques d’une richesse incroyable ou la principale source de réflexion  restera  le faible nombre de marque présente au cœur de ces showroom.Orvis semblant être le référentiel en matière de canne occupant le plus grand nombre de magasin.

Le marché « Fly Rod » se résume à la prédominance de cette marque qui ne laisse guère de place dans les rayons à d’autres.J’avoue d’ailleurs mon etonnement face à  la faible  représentation des marques très connu en France à l’image de Sage, Loomis et les autres  .Ma  véritable surprise  résidera dans la rencontre d’une marque qui truste quelques espaces et que je n’ai jamais pu essayer dans mon auvergne  malgrés la presence du plus grand salon de pêche: La marque Echo

Découvrir l’univers de la Marque : http://echoflyfishing.com/

Fly Shop Strong – ECHO Fly Fishing from Rajeff Sports on Vimeo.

Des cannes à mouche très présentes notamment sur les berges de la Yellowstone .Une marque dont la présence en ces lieux avait suffit  à attirer ma curiosité.

Une marque qui de retour en France m’avait amené à chercher des informations, des distributeurs.En somme le moyen de parfaire mes impressions ressenties la bas

Les mois ont passé et c’est en discutant avec Ludovic du Domaine de  Gerris que celui-ci  m’annonce son partenariat avec le moulin de Gemages et l’opportunité de trouver sur le réservoir quelques produits phares distribués là-bas.

Au milieu de produits de qualité comme le fluorocarbure made in Gemages, Ludovic a fait rentrer une collection complète de canne écho, s’étalonnant de la gamme kit prête à l’emploi  à des modeles plus typés à l’image de l’écho 3S ( produit Saltwater)  9 soie 7.Des modèles parfaitement adapté à la traque des grosses arcs du domaine .

Des modèles dont l’un des atouts principales réside bien évidement dans la chance  de pouvoir essayer ces produits directement sur le site d avant de faire son choix.

Une belle opportunité d’enrichir un peu plus une  journée de pêche en ces lieux.

Carte de pêche 2018 : Elle est là

Comme un  cadeau de noel qui arrive avant l’heure , elle est là depuis le 15 decembre , le précieux sésame : la carte  de pêche  2018.

L’occasion de mesurer qu’au-delà du simple fait d’acquitter une taxe pour exercer notre loisir, ce modeste bout de papier  cache  l’adhésion à une AAPPMA  ,  à une volonté d’agir pour le développement de l’activité  pêche et la protection de nos milieux aquatiques.

Permettez-moi amis lecteurs à cet instant du sujet  de faire un peu de lobbysme.

Face  à la dégradation constante de nos écosystèmes salmonicoles, face à une époque qui se montre de plus en plus agressive, de Sioule je pourrai  choisir des longs discours. J’aurais pu vous convaincre de l’attachement nécessaire  à lutter contre une  pollution ou les microcentrales, à préserver contre vent et marée la continuité écologique.

J’aurais pu  vous inviter à de long débat ou l’on tergiverse pendant des décennies espérant d’hypothétique miracle : l’amélioration de nos écosystèmes de 1er cat.

Pourtant pour vous convaincre du travail de mon aappma , j’attirerai  votre attention sur  d’autres valeurs tout aussi importantes (il me semble) comme le respect de la maille scalimétrique, l’adaptation des quotas à la fragilisation de la population, la surprotection des espèces les plus fragiles, la  sanctuarisation de portion de rivière pour dynamiser la qualité de la pêche au-delà d’une volonté constante d’agir sur le milieu.

Acheter votre carte de pêche au sein de l’aappma de Chateauneuf les Bains : https://www.cartedepeche.fr/TPL_CODE/TPL_ADHCOMMANDE/PAR_TPL_IDENTIFIANT/4/247-processus-de-commande.htm

Un équilibre malgré tout précaire qui repose sur votre présence, votre soutient, votre fidélité.

Enfin pour conclure je ne pourrai terminer cette bafouille vous proposant de telecharger la nouvelle édition du pêcheur du Puy de Dome.

Un support que vous devriez retrouver assez rapidement auprés de vos revendeurs et lors du carrefour national la version papier.

Télécharger Le Guide de pêche du Puy de Dome 2018 : Le lien

Réservoir , au coeur d’une boite à mouche fantaisie

Des stratégies les plus encombrantes, des pratiques ou l’on s’adjoint le service de plusieurs ensembles  déposés  sur un porte canne, je vous conduit vers  une philosophie plus light pleine de fantaisie.

Un format rivière, une 9.6 soie de 5, une soie flashy, un raccord type boucle, quelques mètres de trout hunter fluorocarbon  et nous voici débarquant dans l’univers de la nymphe au fil.

De réservoir, nul doute que cette pratique se décline sous d’innombrables façons. Au fil, à la soie, en sèche/nymphe, à l’indicateur, cette approche offre l’opportunité d’ouvrir des stratégies différentes que l’on choisira de mettre en œuvre en fonction de l’humeur des poissons mais aussi et surtout en fonction de son niveau technique.

De réservoir surtout, ce qui m’anime le plus tient dans  la rencontre avec partenaires joueurs et fantasques .

C’est une fois à l’étau que nous pouvons nous amuser à toutes les audaces, à toutes les supercheries. Chiro corail, nymphe pastel, bonbon fuchsia, une fois n’est pas coutume, je vous propose un voyage dans l’univers d’une boite à mouche qui ressemble à tout sauf à quelque chose de raisonnable

-L’Elastic mop

Serpillère, Norauto, ou de l’autre côté de l’atlantique Mop Fly, cette mouche est l’expression même du détournement d’une chose de notre quotidien pour tenter de séduire quelques arcs en ciel en mal d’émotion.

L’élastic mop est montée sur un hameçon B100 ou j’apporte un semblant de vie supplementaire par l’ajout d’un thorax en Flex dub JMC

Etonnamment, ne ressemblant pas à grand-chose, ce modèle reste une valeur refuge lorsque rien d’autres ne marche. Petite astuce que je teste , la texture en microfibre permet de créer un point plus dense qui retient à la perfection les fragaces .J’avoue trouver grand amusement à réfléchir actuellement à l’imprégnation de ces modeles  à l’aide de différents odeurs à l’image de certaines huiles essentielles qui se montre très efficace.Une porte ouverte vers un univers  qui me correspond : celui du n’importe quoi ou je peux trouver enfin l’usage de quelques flacons offert pour la noel dont je ne suis pas fan des parfums.En mode coco chanel.

-La Yellow and Orange Wormy

Aperçu dans un Fly shop à Craig, cette manière de monter les Worms sort des classiques. Sur ce modèle  l’idée est de se dédouaner des montages conventionnels ou les squirmys restent monotones affichant une couleur unique.

Sur un hameçon  caleri C460, on réalise cette mouche  avec deux tonalités déclinant à loisir les possibilités grâce à la densification  de l’offre couleur que l’on trouve dans les Fly shop.En mode montana

-Le Viva Kikisquirm

Dans l’univers du réservoir, il est bien une combinaison qui affiche toujours une efficacité sans égal. Retenant le Noir/Tag Chartreux  connu sous le nom de Viva,  l’hiver ouvrira sans aucun doute la porte aux pêches extrêmements lentes

A ce petit jeu maitre kiki est à son aise. Mi tout, noyée, nymphe, streamer ou je ne sais quoi encore, de toutes mes mouches, une fois de plus je ne peux qu’afficher mon attachement sans faille à ce modèle qui reste  ma fétiche.

Mon univers Kikinou :http://auvergnepassionmouche.fr/le-kikinou/

La nouveauté du moment réside par l’emploi d’un tag squirmy dont le but est de produire des vibrations lors des phases d’animations.En mode des habitudes , toujours des habitudes.

-La yarneuse

Nous entrons dans l’univers du presque rien, de la simplicité à l’extrême.

Un hameçon Hayabusa taille 8, un brin d’Egg yarn et voici une mouche réalisée en deux temps, trois mouvements. Un modèle  très planant mais qui a tendance à descendre plus rapidement qu’un kikinou et peut certains jours se montrer plus efficace.

L’une de mes petites déclinaisons que j’ai développé autour de ce montage est d’integrer dans le corps  des fly rattles dont le but sera de faire du bruit .En mode empêcheur de dormir

-La Edouard

Ma quête de détournement ne peut rester insensible à l’inondation de toutes ces fibres brillantes de nos guirlandes de noël.

Dépouillant chaque année mon sapin sous l’œil amusé de mon chat qui s’interroge sur les raisons qui m’octroie le droit de m’amuser de tout cet attirail alors que sieur indygo ( ragdoll de son état) se voit  sévèrement  enguirlandé à la simple pensée d’aller taquiner la boule, je me dois reconnaitre que je parcours en ce moment chaque magasin à la recherche d’un truc bizarre.

Ainsi un simple hameçon B160 devient prétexte à tourner quelques fibres violette d’une guirlande made in Leclerc  sur une mouche dont le seul vrai secret réside dans l’usage d’une bille à la densité neutre. Une bille argent chiné là encore dans magasin ou la simple évocation d’être pêcheur à la mouche a fait sourire la vendeuse.En mode auvergnat prêt de ses sous.

D’un univers à l’autre. D’un monde où tout se doit d’être raisonnable. Ou le moindre dépassement d’un millimètre de la norme pour mettre en place un cerque vous conduit aux critiques acerbes d’expert monteur qui parfois m’amusent beaucoup.

Modestement j’espere vous conduire vers  une manière de lire notre passage à l’étau.

Plus encore que le résultat, l’univers de la pêche récréative et en no kill nous aura conduit sur les chemins des façons.

Plus encore que la simple performance, nos parties de pêche doivent etre des supports au plaisir de s’amuser ,au désir de convaincre dame truite que nous sommes les maitres de l’illusion.

Plus encore que la perfection, c’est une proposition créative dont le seul but est de vous faire passer aux yeux de quelques arcs  pour un mec rigolo qui n’a pas peur du ridicule.

4 Streamers pour passer l’hiver

L’hiver s’installe petit à petit. De nos réservoirs, les pêches imitatives et les stratégies très agressives vont laisser place à des poissons engourdis par la fraicheur de l’eau.

Mes streamers se sont  allégés au fil des semaines pour donner de l’importance  à des modèles qui font la part belle aux  pratiques lentes .Il s’agira de passer au ralenti dans la zone propice ou les poissons déjà bien éduqués  se montreront certainement très apathique.

A travers ces lignes je  choisi de vous présenter  4 montages  qui pourront se décliner à loisir en fonction des coloris et de l’humeur des poissons.

Le fritz chenille Stream

Probablement l’un des streamers le plus simple à monter. Sur un  hameçon Hanak 900 ou Kamasan B175, il se  compose d’une simple queue en marabout et d’un enroulement de fritz chenille.

L’adjonction d’une bille plastique de couleur  permet dans le cas de la version noir d’apporter un effet teaser .Une déclinaison viva dont l’efficacité tiendra aussi et surtout à la qualité du marabout et à la longueur de la queue qui se doit d’être suffisamment longue pour procurer de belle vibration.

L’autre point qui me semble important à mettre en avant tient dans la qualité de la chenille .Je dois reconnaitre une vraie préférence pour la blob Chemille JMC que je trouve vraiment top pour ce montage.

Le Pouic lapin.

Streamer référence par excellence, le pouic lapin représente l’une des mouches indispensables lorsqu’il s’agit de faire planer une bouchée aux grès de l’eau.

Pour apporter une nouveauté  à ce montage je prends le parti d’ajouter sur l’avant deux  rubbers à l’image d’un Popper. Cela permettra d’augmenter l’attractivité et apporte par moment un  plus intéressant.

Là encore parmi les petits trucs que je vous indique, je choisirai de vous renvoyer vers une vidéo réalisée il y a déjà du temps ou l’un de nos meilleurs compétiteurs de réservoir (Philipe Collet).Il avait présenté pour la revue pêche sportive (n°12)  la manière d’utiliser cette mouche. Une soie flottante, du vent et une bonne paire de lunette polarisante pour guetter les tressautements de la soie et voici une belle journée d’hiver qui commence.

L’all marabout.

Débat sans fin quant à savoir le nom de cette mouche ( Pouic ou pas !!!). Pour la différencier de sa précédente  j’ai choisi de la nommer all marabout.

Il s’agit d’une mouche montée sur un hameçon Hanak 900 en taille 6 ou Tiemco 300 .L’ensemble est réalisé en marabout. Le corps peut être soit enroulé  au twister, soit directement avec la plume mais dans ce cas il faut une belle qualité du produit avec un rachis très fin.

L’une des particularités de ce montage résidera dans la densification des fibres qui permet de procurer des animations très saccadées en action de pêche.

Willy the Devil

Difficile de terminer cette inventaire s’en rendre à césar ce qui lui appartient. Au royaume de pêche lente il est nul doute que le bobby est le roi. Je vous présente un modelé dont le nom fait référence à une chenille anglaise qui alterne le rouge et le noir .Un montage aile en dinde et corps ice dub sur un hameçon Hayabusa 751 en taille 6.

Souvent décrié, souvent interdit, il est pourtant à mon sens regrettable que l’on ne puisse pas s’en servir dans bien des endroits. Un mal aimé dont la réputation ne tient qu’au mauvais usage de certain qui n’ont pas saisi toutes les nuances de ce petit partenaire.

Loin de moi l’idée de défendre l’utilisation de cette mouche mais d’interroger directement  ces gestionnaires de plan d’eau qui me font parfois l’apologie de la tolérance sur nos parcours public m’expliquant qu’il faut accepter les  risques d’appétence et d’engommage aux appâts naturels chez les debutants.Une acceptation d’un apprentissage nécessaire qu’il ne tolère pas chez eux .Pour s’en convaincre il suffit de passer quelques heures auprès des compétiteurs pour mesurer combien ils sont capables de faire du bob une arme redoutable sans mettre en péril la survie des poissons.

Ainsi se termine cette invitation au cœur de mes  boites à mouche .Prochaine visite très bientôt ou je vous proposerai quelques modelés pour la pêche en nymphe au fil.

 

Réussir le grand saut

De ces quelques lignes , aurais-je pu comme je le fais habituellement sur le blog vous faire un petit compte rendu de l’AG d’Automne de mon aappma  qui a eu lieu ce 25 novembre

Ainsi aurais-je pu  comme je le fais habituellement vous parler de la volonté de notre CA à mettre en place pour l’année qui arrive un no kill de 2700m.

Ainsi aurais-je pu vous  retranscrire  les discutions  autour de l’abaissement des prélèvements.

Mais de cette journée je dois bien avouer que je ne retiendrai rien de cela

Sous la pluie, dans le froid qui s’installe, pendant un instant amis lecteurs, je  vous  invite à admirer ce vivant sans qui rien ne serait possible.

Modeste truite continue inexorablement à prendre la mesure du saut qui l’attend.

Combien alors devrions-nous comprendre la fragilité d’un moment qui ne tient qu’au facétie d’un nuage.

Combien devrions-nous admirer cet acharnement à vouloir transmettre un patrimoine génétique qui est le seul garant de la survie en ces lieux.

Combien devrions nous  mesurer que chaque parcelle de vie que nous enlevons à la rivière par l’expression de notre loisir est le terreau d’une conscience qui  conduit bien d’autres à  détruire sans se poser de question.

C’est à tout cela qu’il nous faut répondre pour espérer transmettre la pêche à nos enfants mais pour moi il est temps de profiter …..

Olympus TG5 : Un baroudeur pour les pêcheurs ???

Apparu durant le printemps 2017, l’arrivée d’une nouvelle génération du célèbre compact baroudeur Olympus intéresse directement les pêcheurs en témoigne l’un des derniers articles de la revue pêche mouche.

Au fil de ces années, le panier a laissé place à la photo souvenir.

Même si quelques dérives peuvent mettre en danger la vie de nos partenaires, rien ne sera jamais comparable à une belle nuque brisé sur son linceul d’herbe. D’une nature morte, ma préférence ira à une belle image d’une truite  auquelle la mort n’aura pas été l’unique réponse.

Ainsi c’est l’occasion de vous faire un retour de ces premières  heures passées   avec cette nouveauté : l’Olympus TG5.

Successeur de la version 4, la série TG est souvent considérée par l’assemble des comparatifs comme la série la plus abouties en terme de performance sur ce segment des APN étanches et antichocs. Le TG 5 reçoit  un traitement lui permettant de résister  à 15 m d’immersion et à 2.1m de chute. Une double fermeture par clapet  des compartiments batterie et connectique conduisant à renforcer cette impression de résistance.

Pour ma part, fidèle à la série depuis maintenant 2012 et l’apparition du TG1, j’ai fait le choix de passer d’une version a l’autre en faisant un saut d’une évolution à chaque fois .Ce  TG5  vient  remplacer mon TG3 vieillissant mais dont je dois constater l’absence de problème malgré des milliers de photos réalisées .Un gage de confiance .

Autre atout qui pousse à la fidélité reste la construction identique au fil des versions qui permet de  passer d’une monture vers l’autre sans avoir à changer les accessoires. A l’image d’un chargeur de batterie externe, d’un teleconvertisseur, d’une bague porte filtre, cette capacité à garder ces accessoires représente une vraie source d’économie et de confort .Un choix très pertinente de la marque

Coté évolution , nul doute que je ne peux  être qu’enthousiaste devant ce  nouveau jouet qui propose un processeur d’une rapidité sans comparaison avec mon ancien TG3.Atout important lorsqu’il s’agit de prendre en photo un poisson dont la vivacité peut être difficile à gérer.

Le TG5 n’est probablement pas un foudre de guerre et invite à la modestie lorsque l’on parle de qualité  en matière de photo mais il ne faut jamais perdre de vue l’essentiel .Nous sommes  en présence d’un simple compact, capable de subir les pires agressions  comme un bain, une chute dans les rochers, et autres péripéties que l’on vit durant une saison de pêche.

Ma principale  interrogation réside probablement  dans les choix qui ont  conduit la marque à préférer  un capteur de 12 millions de pixel au lieu des 16 millions de son prédécesseur (tg4).Un nouveau  capteur qui semble ne pas tenir ses promesses lorsqu’il s’agit de monter dans les iso et offre l’un des points noirs de cette version. Un souci lorsque l’on va manquer de luminosité à l’image des images au coup du soir.

Parmi les  nouveautés photo, l’introduction d’un mode capture pro me semble être un point important.

Combien d’entre nous ont raté un instant pour n’avoir pas su anticipé les réactions de l’un de nos partenaires de jeu. Le mode capture pro  permet sans nul doute de réparer cela par l’introduction d’un mode ou les prises de vues sont  enregistrées dès la mise en action du déclencheur à mi-course. De quoi éviter de louper quelques moments précieux.

Autre nouveauté, l’arrivée du RAW offre  de belle opportunité de post traitement. Un  mode qui peut s’associer avec un Jpeg plus ou moins compressé. Attention malgré tout ce type de format se révèle très exigeant en termes d’espace sur les cartes mémoires.

L’autre point à noter réside dans l’introduction d’un mode log  qui vient compléter l’interconnexion de cet appareil avec un smartphone. C’est à l’aide d’une connexion wifi et de deux applications que l’on pourra à loisir accéder aux informations de l’image que ce soit la température, les exils, l’altitude, les données GPS mais aussi récupérer ces photos ou même déclencher les prises de vues à distance.

Enfin difficile d’aborder ces Olympus sans parler des modes macros.

Véritable points forts de la renommée de cette série , le TG5 ne déroge pas  aux qualités de ces ainés. Ce sont 4 modes macros spécifiques qui viennent  combler nos attentes. Un mode microscope, un mode hyper focus, une mode cadrage de map et un mode commande microscope invite à répondre à toutes les situations rencontrées. D’un éphémère que l’on souhaite immortalité à son imitation derrière l’étau, cet APN représente le chainon parfait pour aller à la rencontre de cet infiniment petit si important pour les pêcheurs à la mouche.

Il est temps maintenant d’aborder le segment ou le TG5 apporte le plus grands nombres de nouveauté : La video.

Ce n’est ni plus ni moins que l’arrivée de la 4K, de la HD ultra rapide avec un format 1920 à 120fps auquel cette version invite. Dans l’air du temps, même si la encore nous serons loin des performances de certaines bêtes de course comme les derniers boitiers reflex ou le go pro héro 6, ce petit compact tente de faire bonne figure et propose des images de qualité très correcte.

Pour conclure, difficile de ne pas s’attacher à ce petit nouveau dans le segment des aventuriers. Le TG5 est clairement adapté  pour les pêcheurs à la mouche qui souhaite garder un souvenir de leur séance de pèche sans forcément aspirer à un regard professionnel dont on sait clairement qu’il faut faire le choix à l’avance. Soit on pêche, soit on se concentre sur l’image. Le seul véritable bémol reste pour moi son prix.

Avec un tarif de 499€ au catalogue Olympus on aurait pu espérer des évolutions plus importantes entre le TG5 et le TG4mais une chose est sûre malgré tout ce compact reste  dans les lignées de ces anciennes versions : Etre le meilleur face à la concurrence.

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