Éviter l’ennui

« Changement d’herbage réjouis le veau ».

De basse  Sioule, fin mai signe traditionnellement ma quête d’ailleurs .De nos rivières auvergnates, Clermont Ferrand m’offre la diversité d’univers tous plus attirant les uns que les autres.

Instantané de partie de pêche ou je fuis l’ennui, cherchant en permanence à exploiter la richesse de mon département .

Clin d’œil à Stéphane Voissier  guide de pêche sur la haute Sioule avec lequel je partage quelques heures à la recherche de fario au cœur d’un paysage magnifique.

Clin d’œil qui m’offre le plaisir d’une pêche à la mouche que je considère comme l’essence de ce que suis. Cet art qui invite à la dextérité de ces pêches dites à l’aveugle ou arabesque aime les bordures et ou Pranal apprend à la précision.

Science d’un usage ou la connaissance des lieux est l’unique rempart à la déconvenue.Un savoir que stephane partage autour d’une bonne table à la villa colombier.

En sêche, rien qu’en sêche, réalité bien difficile en 2019 ou les matins se font encore bien frais.

Des eaux vives de nos montagnes, il faut reconnaitre avec joie que nos rivières sont encore froides, limitant l’activité à des poissons, cherchant pitance au fond.

A ce jeu aussi je m’adonne avec plaisir, prétexte à la rencontre d’un sieur thymallus.

De l’ombre à la lumière, commun évite lui aussi l’ennui, s’habillant d’une robe argent lorsqu’il habite sur le bassin de l’allier.Plongeant au milieu des roches sombres, me voici de retour à la basse pour admirer charbonnier. Noir, toujours noir, commun devient rare.

La soie se tend, la combat se fait lourd, maitre barbeau m’offre un autre visage. Occasion de tester plus encore la SX4 qui plie sous les assauts d’un adversaire si vaillant.

La soie se tend, le combat se fait plus rusé au milieu de la petite rivière ou la belle cherche à se cacher.

Magnifique truite qui démontre la capacité des plus modestes ruisseaux à donner le meilleur.Démonstration d’un no kill dont généralité n’est pas usage.

La soie se tend, le combat se fait plus intense encore. Un rush, le moulinet qui chante, la pression du pécheur qui ne peut refuser l‘invitation qui lui est faite.

Nécessaire confiance dans l’attirail que je traine, clin d’œil à ce brin de nylon qui nous unis. Un bout Milo krepton qui représente ces innombrables points communs que je partage avec Vincent.

La boucle se boucle par l’attente d’un coup du soir. Ce moment où la pression monte, ou la pêche à la mouche se fait plus tranquille.

Admiratif du travail de l’appma de Châteauneuf qui a mis les petits plats dans les grands offrant un certains nombres de places assises sur les têtes de radiers.

Ainsi pour conclure, je vous invite cher lecteur, à prendre la précaution d’une reservation.

En ce moment les places sont chères sur la basse Sioule !!!!!!!!!

Premières heures avec la Maxia SX4 10.8#2

De Sioule, il faut se rendre à l’évidence, plus les années passent, plus la pêche dans des conditions d’étiage semble devenir la norme.

Ainsi vient de naitre le postulat qui  me pousse petit à petit vers l’usage de canne de plus en plus light.

D’une simple évidence ou il nous faut nous adapter, je profite pour ma part de ces conditions pour prendre un maximum de plaisir à la pratique que je préfère.

Des zones de radiers, des couloirs d’herbier, des billes légères, s’il est des univers ou j’aime m’attarder, ce sont ces lieux qui ont ma préférence.

D’une canne longue et puissante qui m’offre la chance de pouvoir pratiquer avec quelques billes de fort grammage (4/4.5mm), me conduisant parfois à m’interroger sur la réalité de me prétendre encore pêcheur à la mouche. J’avoue sans complexe ma lassitude à racler à longueur de journée les veines d’eau profonde , surveillant ces brins de nylon coloré du moindre tressautement.

Loin de moi l’envie de ne plus faire de la pêche à la nymphe mais alors que certains vendent leur canne à mouche pour des cannes appât nat leur garantissant des dérives parfaites à longue distance, je choisi une autre direction, celle de la légèreté.

Depuis 2 saisons, je ne pèche quasiment plus qu’avec ma 10 soie 2, canne la plus polyvalente que je connaisse pour appréhender l’ensemble de nos rivières auvergnates. De dore, de Durolle, de Haute-Sioule, de Couze Pavin, voici l’outil idéal pour le pêcheur du Puy de Dôme.

Mais Basse Sioule reste à part.Seule rivière aux dimensions plus larges, la dame des Combrailles oblige souvent à des dérives plus appliquées ou les distances de pêche se font plus grandes.

D’un tel constat, il me faut chercher un autre outil, un poil plus long mais en gardant toujours à l’esprit  cette extrême douceur propre à l’usage de billes dites légères (2.8 à 2 mm).

Comme un point de repère, je ne rate aucun comparatif sur l’excellent support « Truite et compagnie ».

Le magazine de la truite et des salmonidés : Truite & cie

Je profite de contact pour partir à la chasse aux informations .Je lis des tas d’essai tous plus élogieux les uns que les autres.

Finalement, une discussion avec Pierre et Frédéric sur Facebook, la disponibilité de Yann Caleri à travers son Fly shop (à recommander) et me voici heureux possesseur de la petite dernière de chez Maxia : La SX4.

Le fly shop de Yann Caleri : https://caleri-flyfishing.com/

Présenté comme le fer de lance de la marque, et connaissant la réputation dont bénéficie la série MX4,  Maxia a mis les petits plats dans les grands pour offrir aux pêcheurs un outil de très belle facture.

Une canne livrée dans un bel étui alu, recevant de simple liseré vert sur des ligatures noires. Une canne sombre dont j’apprécie le design.

Test de la Maxia SX4 10.8#2 :http://www.truites-et-cie.fr/index.php/article/materiel/mouche/test-maxia-sx4-108-2

En action de pêche, les premières minutes sont perturbantes. Peu habitué à des cannes si longues, il me faut éviter de glaner quelques noix .L’autre point qui peut surprendre est la présence d’un anneau très proche de la poignée  qui fixe définitivement la 10.8 comme une canne pour la nymphe.

Pourtant agrémenté d’une soie DT2 SYLK, le Maxia permet malgré tout de passer en sèche pour répondre à des poissons opportunistes même si on perçoit vite les limites de l’outil.

Parmi les points très positif et après de longues heures de pêche, c’est bien l’absence de fatigue que l’on rencontre souvent avec des cannes longues qui présente des équilibres très discutables. Recevant mon peux fulgor, c’est un ensemble d’à peine 250gr qui m’offre surtout un contact absolument génial avec des poissons de taille moyenne.

S’il me fallait conclure ces premiers instants avec cette nouvelle canne, loin de moi d’en prétendre être l’outil parfait mais plutôt un produit complémentaire .Associé à mes deux autres maxia, la SX 10.8 soie 2 vient compléter une gamme pour me permettre d’alterner les produits en fonction des conditions de pêche.

-Rivière type Haute Sioule et pêche polyvalente : Canne 10pied soie 2/3 (Maxia Mx4 10#2)

-Rivière type Basse Sioule et Débit inf. 10m3 :Canne 10.5 à 10.8 soie 2 (Maxia SX4 10.8#2)

-Rivière type Basse Sioule et Débit sup 10m3 :Canne 10.5 à 10.8 soie 3/4 (Maxia MX 10.5#3)

48 minutes !!!!!!!

L’époque est à la fleur

De Sioule, comme tous les ans, la dame des Combrailles s’habillent d’innombrables couleurs.

C’est un printemps bien frais qui accompagne nos parties de pêche. Des matins timides aux après-midi qui semblent en permanence bercés par le vent , bien compliqué de trouver des conditions de pêche idéale.

De Sioule, comme d’ailleurs il faut se rendre à l’évidence ce sont les pêches fines qui donnent les meilleurs résultats.

Situation que l’on doit à une année ou  les débits n’ont pour l’heure que trop rarement dépassé les 6m3/s.Inquiétude  évidente qui nous laisse entrevoir un été bien compliqué.

Manque d’eau chronique qui donne au ruisseau de Cube un visage peu racoleur pour dame Fario.

Un ruisseau qui a lui seul résume probablement une forme d’échec.

6 ans que nous tergiversons, 6 ans de palabre, 6 ans de blablas pour arriver à rendre accessible des zones fraies.

6 ans que des travaux doivent être effectué venant faire suite à la création d’un nouveau lineaire.200 000€ dont plus de 10000 € à la charge des pêcheurs du Puy de dôme, tout cela pour qu’au final il ne se passe rien.

Rançon d’une continuité écologique qui ménage en permanence quelques intérêts mercantiles au détriment d’une nature dont on ne comprend pas l’état d’urgence. Fonctionnement grave d’un système qui se nourrit d’expertise, d’étude  sans aucune forme concrète.

Nécessité permanente de mesurer le rôle anodin de nos aappmas dont on comprend qu’aujourd’hui notre unique mode d’action réelle reste la capacité que nous avons à économiser la ressource salmonicole au cœur de notre pratique.

Clin d’œil un peu provocateur d’un avenir ou Combrailles ne sera plus que le terrain des ambitions d’ailleurs au détriment de la beauté de sa nature.

D’une déchèterie sur les hauteurs de Queuille à quelques microcentrales, urbain pourra dormir sur ces deux oreilles, il aura de l’électricité pour ses batteries et des poubelles pour ses déchets.

Pourtant que Sioule reste belle et combien pêcheur habille à la perfection ce paysage.

Longues minutes de contemplation, longues minutes d’émotion, 48 minutes d’un combat intense avec l’un des habitats des lieux.

Certitude d’avoir fait le bon choix lorsque fulgor se dechaine. Une maxia soie de 2, une pointe en 10%, le sieur barbeau ne vend sa peau que chèrement.

De Sioule, ainsi se déroule le mois de mai, entre inquiétude pour les mois à venir ou la sècheresse semble sonner à la porte et plaisir d’un museau que l’on aime à séduire.

De Sioule donc, si l’on me cherche, je suis à la pèche …

Retour sur le 11 mai à Banson

Retour en image sur l’animation du 11 mai à Banson

Une animation placée sous le signe de la convivialité ou la matinée était consacrée à un atelier «  découverte et perfectionnement » avec la présence exclusive de l’un de nos meilleurs pêcheurs français : Grégoire Juglaret.

Séance de transmission et de découverte de la gamme de canne JMC, c’est un public assidu qui écoute avec attention les conseils de Greg.

Occasion pour moi d’un billet d’humeur ou plutôt d’ une reflexion.

Des plus jeunes ou plus anciens, d’un supporter au fond d’une tribune, tous adeptes de quelques activitées  n’hésitent  pas à afficher avec force son admiration pour ses champions. Pourquoi sommes-nous si timide à l’égard de notre EDF de pêche à la mouche.

Comme un constat que je trouve trop souvent déplacé lorsqu’il s’agit d’user de quelques prétextes pour critiquer à longueur de journée les gens qui tentent de continuer une aventure qui nous a conduits vers autant de titre.

Comme l’idée simple que sans eux, sans la dextérité des meilleurs d’entre nous, bien de ce que nous sommes aujourd’hui, bien de la richesse de la pêche à la mouche se verrait réduite comme peau de chagrin.

Vous l’aurez compris, je ne supporte pas le Real de Madrid ou le PSG mais bien l’équipe de France de pêche à la mouche, admiratif de ces pêcheurs que je considère comme l’Elite d’un art qui me passionne.

Ainsi profiterai-je de l’instant pour vous conduire vers une tombola qui doit aider l’équipe de France Senior A à partir en Tasmanie pour les championnats du monde.

Lien vers la tombola : https://www.billetweb.fr/TOMBOLA-GO-WFFC2019-TASMANIA?fbclid=IwAR0VNFoYj-qZOcZ4bDi41BVnQC2kEHtS7V2405S4IrUpPeQXKOG8kcOyLfg

Il me semble essentiel de comprendre que le monde de la pêche à la mouche ne peut , ne doit , se priver d’exister au cœur de ces événements et que nous devons tous être solidaire et fier de nos champions.

Un 11 mai ou l’on aura aussi  pu parcourir la nouveauté de Fly concept .Vincent essayant en permanence de trouver le meilleur et de proposer un offre globale de grande qualité à l’image des aménagements réalisée sur le réservoir et qui offre un avre de paix pour les pêcheurs.

Une journée alternée par quelques averses ou nous avons retrouvé notre jéjé derrière un étau

Une journée ou Stéphane Voissier, guide de pèche et propriétaire d’une chambre d’hôte à Pontgibaud nous a présenté son activité. Nous en reparlerons très bientôt je l’espère sur Auvergne Passion Mouche.

De Stéphane à Pontgibaud, de Vincent à Monfermy, de Moi-même pour la Basse Sioule, ces rencontres sont l’occasion d’échanger des point de  vue, de réflechir à la  cohérence de l’offre pêche sur l’ensemble du bassin.

Occasion d’un second billet d’humeur ou je regretterai l’évolution de certains qui pensent parler au nom de la Sioule alors qu’ils résument leur intérêt à quelques km. Peut être l’ une des explications qui justifiera demain certains évolutions pas forcement joyeuses.

De Banson, de Vincent  et Cédric qui sans cesse œuvrent  à son développement, j’ai aussi l’honneur de vous annoncer que nous allons vous proposer la première coupe d’automne.

Un format amical qui devrait être planifié le samedi 26 octobre 2019.Une compétition par équipe de 2, toujours dans l’esprit made in Banson  ou regne convivialité , humilité et aspiration profonde à la nature.

En sêche , rien qu’en sêche

De mai qui nous invite à faire ce qu’il nous plait, 2019 nous laisse quelques hésitations.

Quelques centimètres de neige sur les hauteurs, un temps plus frais, Printemps se montre timide .Occasion de faire durer  l’arrivée de quelques grandes.

Prémices des meilleurs moments  de l’année ou pêcheur à la mouche consacre de longue minute à scruter chaque parcelle de vie.

Une observation indispensable pour déceler le museau d’un magnifique poisson.

Un combat plus tard, voici devant nos yeux la superbe truite à Jéjé.

Ainsi continue à se raconter la pêche à la mouche sur auvergne passion mouche …..

5 mouches pour Mai 2019

De mai c’est l’époque ou la saison gagne en richesse.

Premier coup du soir lorsque le temps se réchauffe, truites et ombres gagne les zones moins profondes à la recherche de nourriture qui se fait plus dense. De mai en somme pêcheur à la mouche fait ce qu’il lui plait.

Ainsi débute cette sélection par un clin d’œil vers une mouche que propose Grégoire Juglaret  dans le dernier numéro de pêche mouche.

Le jig flash-back, réalisé notamment à l’aide d’un dubbing de phoque nous invite à la pratique de la pêche sous la canne.

Occasion pour moi de vous rappeler le rendez  à Banson le 11 mai avec l’opportunité d’appréhender et découvrir la gamme JMC en compagnie de ce grand champion.

Découvrir l’animation de Banson  le 11 mai 2019 :Animation 11 Mai à Banson avec Grégoire Juglaret

Poursuivant autour de la pêche en nymphe je vous conduis en direction de Fly concept ou Vincent nous propose une sélection de perdigones sélectionnées  à l’image de la Perdi AEC.

Des modèles très adaptés à la notamment de  nos rivières d’auvergne.

Les perdigones chez fly concept : http://www.fly-concept.fr/categorie-produit/nymphes/

Pourtant face à la densification des pratiques al hilo, je vous invite une fois encore à prendre un peu le contrepied en mettant aussi à l’honneur une veille mouche.

Associé à un dubbing lama olive claire, ce fut pendant de longue année l’un de mes fétiches  indispensables pour pêcher la haute Sioule.

Simple, très simple formule de montage : un hameçon, une bille laiton 3.5mm, des cerques en coq de bassecour roux, un corps en dubbing de lama, un cerclage en fil de cuivre or .

Avec la brouillonne de Sioule , c’est un  des modeles parfaits pour s’adonner à la pêche en sèche nymphe.

Olive donc comme un trait d’union entre les superbes éclosions d’avril qui nous ont permis de séduire quelques poissons et l’arrivée d’autres éphémères à l’image des ignitas .Imitation d’olive qui reste sans contexte la mouche à posséder pour débuter les premiers jours de mai.

Une imitation  dont il nous faut varier les montages pour pallier à l’éducation de certaines truites qui ont appris à se méfier de modèle dont nous avons déjà parlé ici.

Ainsi je vous propose d’aller vers  un modèle issu de la gamme Silverstone qui pourra vous rendre quelques services lorsque ces dames ont décidé de faire la fine bouche.

Une gamme de mouche que vous pouvez retrouver en kit prêt à l’emploi à Pacific pêche d’Aubière (63)

Enfin comment ne pas finir cette sélection sans rendre hommage à la reine des éphémères .Grande mouche de mai dont nous attendons tous la venue.

Opportunité pour ma part d’adapter un montage que je réalise traditionnellement à l’aide d’une aile en CDC en remplaçant celui-ci par une aile en PLA.

Une formule de montage que je vous décris maintenant :

-Hameçon wizzard  631 taille 10

-Cerques en faisan

-Corps en uni yarn jaune pâle avec un cerclage en soie floche marron

-Aile associant un dub bing de lièvre sans bourre de la marque Dutch Fly et en PLA beige clair.

S’achève cette sélection de mai ou je vous propose d’alterner les stratégies de pêche au gré de l’humeur des poissons en n’oubliant pas qu’en matière de pêche lorsque celle-ci se veut récréative plus encore que le résultat, c’est bien la façon qui reste essentielle

Occasion pour moi de vous proposer de laisser parfois aux vestiaires toutes ces cannes dédiées à la pêche en nymphe légère pour retrouver la joie d’une 7.6 et d’un petit ruisseau.

Quel pied de chercher en sêche à l’aveugle des poissons vivants encore au cœur de vallées encaissées que le bruit du monde n’a pas encore trop perturbé !!!!!!!!!!!!

Le temps des olives

C’était l’histoire d’une modeste, d’une minuscule éphémère .De nos rivières d’Auvergne ou les belles olives accompagnent les premières pluies de printemps.

D’un pêcheur à la mouche qui tout au long de l’hiver passe des heures à l’étau pour trouver la bonne tonalité, cherchant sans relâche l’ensemble qui va bien.

D’un pêcheur à la mouche qui s’inquiète de ces statistiques qui annoncent que 85% des insectes ont disparu.

Lien : https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/10/18/en-trente-ans-pres-de-80-des-insectes-auraient-disparu-en-europe_5202939_1652692.html

D’un pêcheur à la mouche qui contre mauvaise fortune préfère se concentrer sur l’essentiel.

L’histoire que ces museaux qui transpercent la pellicule. De cette satanée truite dépassant les 55cm et qui a l’indélicatesse de rater l’épuisette, filant entre mes jambes.

L’histoire d’une  belle  qui croyait être passée inaperçu. Magnifique truite de Vincent. Superbe poisson qui restera comme un souvenir indélébile.

L’histoire d’un moment où l’on regarde émerveillé ce que la nature est encore capable de realiser. Beauté absolu d’un animal dont seule  la pêche permet de croiser le chemin.

Ainsi se raconte la pêche à la mouche en avril 2019……

Animation 11 Mai à Banson avec Grégoire Juglaret

Désireux d’apporter du contenu de qualité et de promouvoir l’activité pêche, le lac de Banson proposera le 11 mai 2019 une grande journée d’animation avec la présence exclusive de Grégoire Juglaret.

Membre de l’équipe de France qui participera aux championnats du monde 2019 en Tasmanie , collaborateur « pêche mouche » et membre du staff JMC , Grégoire viendra  à la rencontre des pêcheurs tout au long de la journée  pour vous faire partager son expérience de pêcheur de haut niveau.

Vous pourrez  découvrir la gamme de cannes JMC pour la pêche en réservoir .

Ce 11 mai permettra  à chacun de se familiariser avec les nouveautés mise en place à Banson pour la saison 2019 à l’image de nouveau aménagement de berges ou de la présence d’une deuxième barque.

Durant cette journée, place sera aussi faite au plus débutant grâce à la présence de Stéphane Voisier, guide de pêche sur la Sioule. Opportunité d’acquérir les prémices de la gestuelle mouche.

Enfin vous pourrez aussi voir en direct les produits du shop de Vincent : Fly concept.

Des produits qui ont déjà acquis une belle renommée même à l’étranger à l’image de la Patagonie.

Des matériaux de montage qui laisse place  à une très belle gamme de Fly tying pour la pêche en réservoir à l’image des nouvelles chenilles rentrées dernièrement.

Des matériaux de montage que saura sans nul doute sublimer Jérôme Chicard. Réputé par la qualité de ces montages et animateur d’un groupe Facebook autour du step by step, Jérôme vous donnera de précieux conseils.

Ainsi s’il me fallait pour conclure par quelques mots je vous dirai :

A ne louper sous aucun prétexte……

Vous proposant moi aussi de partager avec vous durant cette journée mon humble expérience dans l’univers de la pêche à la mouche ou de l’engagement associatif au sein de la fédération de pêche du Puy de Dôme.

Soies ; Retour aux sources

De Lozère, c’est avant tout autre chose, le plaisir de discuter avec Michel au détour d’un salon. Rencontre avec les soies sources de la lozere.Fidelité absolu pour ces soies qui habitent la majorité de mes parties de pêche.

De Lozère c’est aussi quelques escapades qui me conduisent tour à tour sur les berges du Lot, de la Colagne  ou du Tarn

Nous retrouvons avec Jérôme le temps de quelques heures le Lot.

C’est une rivière bien fraiche mais surtout qui ressemble à nombre de cours d’eau actuellement en Auvergne .

Un débit  assez bas qui se confirme à la lecture de l’application River App en date du 18/04. Un débit qui nous replonge dans les conditions de pêche de 2017.

Démonstration que parfois notre mémoire nous pousse à croire que tout va mal .Pourtant il suffit de se regarder en arrière pour mesurer que le manque d’eau actuel dessine de plus en plus une généralité en ces premiers mois de l’année.

Espérons juste que la pluie viendra comme souvent en mai.

De quoi encore pousser une colère envers dame nature qui engloutira dans les flots l’espoir des premiers coups du soir. De quoi affirmer avec certitude que laisser à chacun le loisir de faire la pluie et le beau temps serait source de bien des problèmes. Clin d’œil à une discussion avec l’un des représentants de la DDT qui a eu  bien du mérite à affronter la vindicte d’homo halieuticus  lors de l’ag fd63 dont la pertinence se résume souvent à tirer la couverture à soi comme d’autres d’ailleurs.

De pluie, de pluie fine qui transperce la veste, c’est bien ces conditions que nous sommes venus chercher. De bruine, de belle éclosion d’olive, Lot m’offre chaque année le spectacle majestueux d’une rivière qui prend vie en quelques secondes.

Là dans une bordure un museau se dessine, cherchant pitance. Dans un recoin ou la belle éphémère se retrouve prisonnieire. Là ou Jérôme arrive à me convaincre que les imitations d’olive que j’avais monté pour les us sont assez redoutables.Hastag Snow shoes Rabbit pour être à la mode

Pourtant force est au constat que pour la première fois depuis longtemps malgré une éclosion assez intense, le Lot ne nous a livré que le minimum syndical.

Confirmation d’une pêche compliquée par la rencontre d’un garde fédéral du 48 .

Celui ci nous dit avoir vu peu de pêcheur depuis le début de l’année. Confirmation aussi qu’il est possible d’être contrôler autrement que par un bénévole d’une aappma .Voici bien une réalité que nous ne connaitrons jamais sur la Sioule !!!!

 

Ainsi s’achève ce périple par la rencontre de quelques belles lozériennes .

Le monde de la pêche aurait tant peur que cela ?

Après la vidéo de Fishing club ou l’on s’acharne à défendre la théorie du cul entre deux chaises , vielle adage bien franchouillard ou j’ai failli m’etoufer en écoutant cette phrase «  temps que l’on prélève on surveille le milieu ».Anti-speciste est devenu le nouveau mot à la mode dans l’univers de la pêche

Définir l’antispécisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antisp%C3%A9cisme

Profitant d’un édito très bien écrit  sur l’un des meilleurs blogs de la sphère du net .Je ne peux me sentir concerné , défendant depuis des années la mise en place de parcours de graciation.

Un jeu dangereux : http://www.truites-et-cie.fr/edito/2019-04/jeu-dangereux?fbclid=IwAR2USAsorVFGhJ9hWr-ujI-1PCw-ZSB2K1Jc2mqyCsfcvqZqFM9EpfQV3EE

La peur est là, palpable, interrogative ?

Sommes-nous si faible que nous ne serions pas capables d’affronter un débat contradictoire autour d’une pratique dont effectivement il nous faut acter le fait de jouer avec le vivant ???

Sommes-nous devenus si faible que 5 mecs sur une place suffisent à remettre en question la pêche dont l’unique finalité reste de composer avec des milieux en souffrance ?

La pêche vu de strasbourg : https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/strasbourg-mise-scene-choc-denoncer-peche-exploitation-animaux-marins-1647212.html

Ainsi fourmille d’innombrables questions dont je crois bien difficile de trouver des reponses.Pourtant un état de fait m’interroge.Sommes-nous dupe de ce qui se joue aujourd’hui.

Ces anti-specistes ne serait-il pas le parfait alibi.Une excuse qui tombe à pic pour  défendre une pêche alimentaire dans un pays qui connait à la perfection ces pratiquants.

Chaque jour se joue à nos pieds un autre combat, une autre réalité .15 ans de participation au cœur du système aura suffi à me convaincre d’un échec lamentable. Celui de l’affaiblissement de la pratique pêche, son érosion lente.

Simple rééquilibrage ou plutôt corrélation entre la proie et son prédateur .Il faut absolument maintenir le peu qu’il reste  coute que coute .

Dans un contexte de fort d’attachement à la pêche dite alimentaire, nous devons tout faire pour  maintenir les pêcheurs dans un unique but : Vendre.

La stigamisation des « ultra no kill » réside non pas dans un acte qui gêne des militants écolos dont on connaît leur existence depuis des années mais bien dans l’inquiétude d’un microcosme commerciale qui ne veut surtout pas choquer sa clientèle.

Depuis un matin de printemps ou un coup de téléphone m’avait éveillé au fait que l’on pouvait faire commerce de la pêche et  sa transmission, je m’interroge de l’impact qu’aura à terme la croissance exponentielle à utiliser le loisir pêche dans un pays incapable de protéger ces rivières.

Epoque ou bien jeune j’avais la chance de côtoyer quelques hurluberlus aux cheveux en bataille , se baladant en sandale et parlant aux fleurs, fameux BTS PN qui m’avait conduit au sortie du bac à pire des crimes passant de l’enseignement agricole à l’enseignement d’une écologie qui se veut être une science plutôt qu’un acte politique , je dois avouer que le constat actuel ne m’étonne guère.

30 ans  ou pendant que les mouvements écolos ont affiné leur stratégie , le monde de la pêche n’a su se défendre qu’en essayant de produire un nouvel axe de développement ou l’on voit sur le net des gens vous expliquer que la canne de chez Tartempion est la meilleure et 6 mois plus tard par l’opération du saint esprit  vous promettre monts et merveilles avec une autre.

30 ans d’infidélité ou nos territoires sont phagocytés par une volonté consommatrice de certains , résumant nos cours d’eaux à des prostitués de bas étage , simple point GPS ou l’on vient dans l’espoir d’expliquer à un client en mal de sensation que l’unique salut réside dans un apprentissage rapide d’un savoir qui devrait prendre le temps de nous construire.

30 ans ou faute de n’avoir su fabriquer de nouvelle génération ,  il nous a fallu nous recroqueviller sur nous-mêmes et composer avec des pratiquants dont il ne faut absolument pas déranger le désir de manger de la fario sauvage.

30 ans ou nous aurions pu, du fabriquer des militants plutôt que des consommateurs.

30 ans ou au cœur des villes nos jeunes ne savent même plus que l’on peut aller à la pêche voyant dans le trait bleu que dessine google maps l’occasion de quelques ruisseling et autres space montain

Pensons-nous sérieusement que le destin de nos rivières de 1er cat est d’assurer jusqu’à la fin des temps pitance à quelques adeptes de la gaule ? Pensons-nous sérieusement qu’ils soient légitimes de demander à d’autres de faire effort d’attention à l’égard d’une ressource dont notre unique but serait de finir au fond d’un panier.

Loin de moi de discuter ou d’opposer cette pêche alimentaire que je trouve tout aussi respectable que celle je defend  dite recreative.Simplement pour ma part je n’accepte plus l’hypocrisie qui va avec.

A tous ces parleurs et autres commentateurs qui conversent sur un beau canapé sans jamais oser la contracdiction , si le vivant doit être perçu comme une ressource alimentaire, s’il s’agit aujourd’hui de critiquer quelques intégristes du no kill, il serait bon d’aller jusqu’au bout de la logique.

De ces  ailleurs qui servent d’exemple (suisse, Allemagne), ces mêmes oublient juste de préciser quelques usages de ce vivant, issus peut être d’une profonde méconnaissance de ces mouvances écologistes.

 D’une ressource, nous devons en estimer le stock, le quantifier, en autoriser une juste quantité à être prélèver.La pêche de loisir doit être règlementé autour de son impact.

Plus question de pêcher et de choisir à sa convenance de relâcher ou pas, plus question de faire commerce, on va à la rivière pour manger et uniquement cela .On pêche son nombre de poisson (2/4/10) et après on s’en retourne à sa poêle.

Ainsi vous l’aurez compris, le no killer assumé  est devenu le parfaite alibi pour conduire votre regard ailleurs, vous convaincre que tous ce qui arrive, toutes ces critiques, tous des iroquois aux cheveux verts sur une place sont de votre faute.

Pourtant  la réalité est autre, ces mouvements anti -spécistes interpellent effectivement ce que nous sommes, nous interrogent à l’image de la fondation droit animal  mais à titre perso je trouve cela bien plus salutaire qu’on le pense.

La pêche vu par la fondation droit animal : http://www.fondation-droit-animal.org/nos-combats/animaux-sauvages-libres/peche/

Faute de n’avoir su défendre un autre modèle que la sacralisation d’une pêche alimentaire, nous nous sommes endormis sur nos lauriers, convaincu qu’il nous suffit d’espérer pour retrouver les rivières d’antan.

30 ans plus tard, le constat est sans appel, nos effectifs se sont effondrés, nos rivières agonisent.Mais tant que l’on prelevera , tout ira bien .

Moi je dis Bravo et pourvu que ça dure !!!!!!!!!!!!!!!!