En sêche , rien qu’en sêche

De mai qui nous invite à faire ce qu’il nous plait, 2019 nous laisse quelques hésitations.

Quelques centimètres de neige sur les hauteurs, un temps plus frais, Printemps se montre timide .Occasion de faire durer  l’arrivée de quelques grandes.

Prémices des meilleurs moments  de l’année ou pêcheur à la mouche consacre de longue minute à scruter chaque parcelle de vie.

Une observation indispensable pour déceler le museau d’un magnifique poisson.

Un combat plus tard, voici devant nos yeux la superbe truite à Jéjé.

Ainsi continue à se raconter la pêche à la mouche sur auvergne passion mouche …..

5 mouches pour Mai 2019

De mai c’est l’époque ou la saison gagne en richesse.

Premier coup du soir lorsque le temps se réchauffe, truites et ombres gagne les zones moins profondes à la recherche de nourriture qui se fait plus dense. De mai en somme pêcheur à la mouche fait ce qu’il lui plait.

Ainsi débute cette sélection par un clin d’œil vers une mouche que propose Grégoire Juglaret  dans le dernier numéro de pêche mouche.

Le jig flash-back, réalisé notamment à l’aide d’un dubbing de phoque nous invite à la pratique de la pêche sous la canne.

Occasion pour moi de vous rappeler le rendez  à Banson le 11 mai avec l’opportunité d’appréhender et découvrir la gamme JMC en compagnie de ce grand champion.

Découvrir l’animation de Banson  le 11 mai 2019 :Animation 11 Mai à Banson avec Grégoire Juglaret

Poursuivant autour de la pêche en nymphe je vous conduis en direction de Fly concept ou Vincent nous propose une sélection de perdigones sélectionnées  à l’image de la Perdi AEC.

Des modèles très adaptés à la notamment de  nos rivières d’auvergne.

Les perdigones chez fly concept : http://www.fly-concept.fr/categorie-produit/nymphes/

Pourtant face à la densification des pratiques al hilo, je vous invite une fois encore à prendre un peu le contrepied en mettant aussi à l’honneur une veille mouche.

Associé à un dubbing lama olive claire, ce fut pendant de longue année l’un de mes fétiches  indispensables pour pêcher la haute Sioule.

Simple, très simple formule de montage : un hameçon, une bille laiton 3.5mm, des cerques en coq de bassecour roux, un corps en dubbing de lama, un cerclage en fil de cuivre or .

Avec la brouillonne de Sioule , c’est un  des modeles parfaits pour s’adonner à la pêche en sèche nymphe.

Olive donc comme un trait d’union entre les superbes éclosions d’avril qui nous ont permis de séduire quelques poissons et l’arrivée d’autres éphémères à l’image des ignitas .Imitation d’olive qui reste sans contexte la mouche à posséder pour débuter les premiers jours de mai.

Une imitation  dont il nous faut varier les montages pour pallier à l’éducation de certaines truites qui ont appris à se méfier de modèle dont nous avons déjà parlé ici.

Ainsi je vous propose d’aller vers  un modèle issu de la gamme Silverstone qui pourra vous rendre quelques services lorsque ces dames ont décidé de faire la fine bouche.

Une gamme de mouche que vous pouvez retrouver en kit prêt à l’emploi à Pacific pêche d’Aubière (63)

Enfin comment ne pas finir cette sélection sans rendre hommage à la reine des éphémères .Grande mouche de mai dont nous attendons tous la venue.

Opportunité pour ma part d’adapter un montage que je réalise traditionnellement à l’aide d’une aile en CDC en remplaçant celui-ci par une aile en PLA.

Une formule de montage que je vous décris maintenant :

-Hameçon wizzard  631 taille 10

-Cerques en faisan

-Corps en uni yarn jaune pâle avec un cerclage en soie floche marron

-Aile associant un dub bing de lièvre sans bourre de la marque Dutch Fly et en PLA beige clair.

S’achève cette sélection de mai ou je vous propose d’alterner les stratégies de pêche au gré de l’humeur des poissons en n’oubliant pas qu’en matière de pêche lorsque celle-ci se veut récréative plus encore que le résultat, c’est bien la façon qui reste essentielle

Occasion pour moi de vous proposer de laisser parfois aux vestiaires toutes ces cannes dédiées à la pêche en nymphe légère pour retrouver la joie d’une 7.6 et d’un petit ruisseau.

Quel pied de chercher en sêche à l’aveugle des poissons vivants encore au cœur de vallées encaissées que le bruit du monde n’a pas encore trop perturbé !!!!!!!!!!!!

Le temps des olives

C’était l’histoire d’une modeste, d’une minuscule éphémère .De nos rivières d’Auvergne ou les belles olives accompagnent les premières pluies de printemps.

D’un pêcheur à la mouche qui tout au long de l’hiver passe des heures à l’étau pour trouver la bonne tonalité, cherchant sans relâche l’ensemble qui va bien.

D’un pêcheur à la mouche qui s’inquiète de ces statistiques qui annoncent que 85% des insectes ont disparu.

Lien : https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/10/18/en-trente-ans-pres-de-80-des-insectes-auraient-disparu-en-europe_5202939_1652692.html

D’un pêcheur à la mouche qui contre mauvaise fortune préfère se concentrer sur l’essentiel.

L’histoire que ces museaux qui transpercent la pellicule. De cette satanée truite dépassant les 55cm et qui a l’indélicatesse de rater l’épuisette, filant entre mes jambes.

L’histoire d’une  belle  qui croyait être passée inaperçu. Magnifique truite de Vincent. Superbe poisson qui restera comme un souvenir indélébile.

L’histoire d’un moment où l’on regarde émerveillé ce que la nature est encore capable de realiser. Beauté absolu d’un animal dont seule  la pêche permet de croiser le chemin.

Ainsi se raconte la pêche à la mouche en avril 2019……

Animation 11 Mai à Banson avec Grégoire Juglaret

Désireux d’apporter du contenu de qualité et de promouvoir l’activité pêche, le lac de Banson proposera le 11 mai 2019 une grande journée d’animation avec la présence exclusive de Grégoire Juglaret.

Membre de l’équipe de France qui participera aux championnats du monde 2019 en Tasmanie , collaborateur « pêche mouche » et membre du staff JMC , Grégoire viendra  à la rencontre des pêcheurs tout au long de la journée  pour vous faire partager son expérience de pêcheur de haut niveau.

Vous pourrez  découvrir la gamme de cannes JMC pour la pêche en réservoir .

Ce 11 mai permettra  à chacun de se familiariser avec les nouveautés mise en place à Banson pour la saison 2019 à l’image de nouveau aménagement de berges ou de la présence d’une deuxième barque.

Durant cette journée, place sera aussi faite au plus débutant grâce à la présence de Stéphane Voisier, guide de pêche sur la Sioule. Opportunité d’acquérir les prémices de la gestuelle mouche.

Enfin vous pourrez aussi voir en direct les produits du shop de Vincent : Fly concept.

Des produits qui ont déjà acquis une belle renommée même à l’étranger à l’image de la Patagonie.

Des matériaux de montage qui laisse place  à une très belle gamme de Fly tying pour la pêche en réservoir à l’image des nouvelles chenilles rentrées dernièrement.

Des matériaux de montage que saura sans nul doute sublimer Jérôme Chicard. Réputé par la qualité de ces montages et animateur d’un groupe Facebook autour du step by step, Jérôme vous donnera de précieux conseils.

Ainsi s’il me fallait pour conclure par quelques mots je vous dirai :

A ne louper sous aucun prétexte……

Vous proposant moi aussi de partager avec vous durant cette journée mon humble expérience dans l’univers de la pêche à la mouche ou de l’engagement associatif au sein de la fédération de pêche du Puy de Dôme.

Soies ; Retour aux sources

De Lozère, c’est avant tout autre chose, le plaisir de discuter avec Michel au détour d’un salon. Rencontre avec les soies sources de la lozere.Fidelité absolu pour ces soies qui habitent la majorité de mes parties de pêche.

De Lozère c’est aussi quelques escapades qui me conduisent tour à tour sur les berges du Lot, de la Colagne  ou du Tarn

Nous retrouvons avec Jérôme le temps de quelques heures le Lot.

C’est une rivière bien fraiche mais surtout qui ressemble à nombre de cours d’eau actuellement en Auvergne .

Un débit  assez bas qui se confirme à la lecture de l’application River App en date du 18/04. Un débit qui nous replonge dans les conditions de pêche de 2017.

Démonstration que parfois notre mémoire nous pousse à croire que tout va mal .Pourtant il suffit de se regarder en arrière pour mesurer que le manque d’eau actuel dessine de plus en plus une généralité en ces premiers mois de l’année.

Espérons juste que la pluie viendra comme souvent en mai.

De quoi encore pousser une colère envers dame nature qui engloutira dans les flots l’espoir des premiers coups du soir. De quoi affirmer avec certitude que laisser à chacun le loisir de faire la pluie et le beau temps serait source de bien des problèmes. Clin d’œil à une discussion avec l’un des représentants de la DDT qui a eu  bien du mérite à affronter la vindicte d’homo halieuticus  lors de l’ag fd63 dont la pertinence se résume souvent à tirer la couverture à soi comme d’autres d’ailleurs.

De pluie, de pluie fine qui transperce la veste, c’est bien ces conditions que nous sommes venus chercher. De bruine, de belle éclosion d’olive, Lot m’offre chaque année le spectacle majestueux d’une rivière qui prend vie en quelques secondes.

Là dans une bordure un museau se dessine, cherchant pitance. Dans un recoin ou la belle éphémère se retrouve prisonnieire. Là ou Jérôme arrive à me convaincre que les imitations d’olive que j’avais monté pour les us sont assez redoutables.Hastag Snow shoes Rabbit pour être à la mode

Pourtant force est au constat que pour la première fois depuis longtemps malgré une éclosion assez intense, le Lot ne nous a livré que le minimum syndical.

Confirmation d’une pêche compliquée par la rencontre d’un garde fédéral du 48 .

Celui ci nous dit avoir vu peu de pêcheur depuis le début de l’année. Confirmation aussi qu’il est possible d’être contrôler autrement que par un bénévole d’une aappma .Voici bien une réalité que nous ne connaitrons jamais sur la Sioule !!!!

 

Ainsi s’achève ce périple par la rencontre de quelques belles lozériennes .

Le monde de la pêche aurait tant peur que cela ?

Après la vidéo de Fishing club ou l’on s’acharne à défendre la théorie du cul entre deux chaises , vielle adage bien franchouillard ou j’ai failli m’etoufer en écoutant cette phrase «  temps que l’on prélève on surveille le milieu ».Anti-speciste est devenu le nouveau mot à la mode dans l’univers de la pêche

Définir l’antispécisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antisp%C3%A9cisme

Profitant d’un édito très bien écrit  sur l’un des meilleurs blogs de la sphère du net .Je ne peux me sentir concerné , défendant depuis des années la mise en place de parcours de graciation.

Un jeu dangereux : http://www.truites-et-cie.fr/edito/2019-04/jeu-dangereux?fbclid=IwAR2USAsorVFGhJ9hWr-ujI-1PCw-ZSB2K1Jc2mqyCsfcvqZqFM9EpfQV3EE

La peur est là, palpable, interrogative ?

Sommes-nous si faible que nous ne serions pas capables d’affronter un débat contradictoire autour d’une pratique dont effectivement il nous faut acter le fait de jouer avec le vivant ???

Sommes-nous devenus si faible que 5 mecs sur une place suffisent à remettre en question la pêche dont l’unique finalité reste de composer avec des milieux en souffrance ?

La pêche vu de strasbourg : https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/strasbourg-mise-scene-choc-denoncer-peche-exploitation-animaux-marins-1647212.html

Ainsi fourmille d’innombrables questions dont je crois bien difficile de trouver des reponses.Pourtant un état de fait m’interroge.Sommes-nous dupe de ce qui se joue aujourd’hui.

Ces anti-specistes ne serait-il pas le parfait alibi.Une excuse qui tombe à pic pour  défendre une pêche alimentaire dans un pays qui connait à la perfection ces pratiquants.

Chaque jour se joue à nos pieds un autre combat, une autre réalité .15 ans de participation au cœur du système aura suffi à me convaincre d’un échec lamentable. Celui de l’affaiblissement de la pratique pêche, son érosion lente.

Simple rééquilibrage ou plutôt corrélation entre la proie et son prédateur .Il faut absolument maintenir le peu qu’il reste  coute que coute .

Dans un contexte de fort d’attachement à la pêche dite alimentaire, nous devons tout faire pour  maintenir les pêcheurs dans un unique but : Vendre.

La stigamisation des « ultra no kill » réside non pas dans un acte qui gêne des militants écolos dont on connaît leur existence depuis des années mais bien dans l’inquiétude d’un microcosme commerciale qui ne veut surtout pas choquer sa clientèle.

Depuis un matin de printemps ou un coup de téléphone m’avait éveillé au fait que l’on pouvait faire commerce de la pêche et  sa transmission, je m’interroge de l’impact qu’aura à terme la croissance exponentielle à utiliser le loisir pêche dans un pays incapable de protéger ces rivières.

Epoque ou bien jeune j’avais la chance de côtoyer quelques hurluberlus aux cheveux en bataille , se baladant en sandale et parlant aux fleurs, fameux BTS PN qui m’avait conduit au sortie du bac à pire des crimes passant de l’enseignement agricole à l’enseignement d’une écologie qui se veut être une science plutôt qu’un acte politique , je dois avouer que le constat actuel ne m’étonne guère.

30 ans  ou pendant que les mouvements écolos ont affiné leur stratégie , le monde de la pêche n’a su se défendre qu’en essayant de produire un nouvel axe de développement ou l’on voit sur le net des gens vous expliquer que la canne de chez Tartempion est la meilleure et 6 mois plus tard par l’opération du saint esprit  vous promettre monts et merveilles avec une autre.

30 ans d’infidélité ou nos territoires sont phagocytés par une volonté consommatrice de certains , résumant nos cours d’eaux à des prostitués de bas étage , simple point GPS ou l’on vient dans l’espoir d’expliquer à un client en mal de sensation que l’unique salut réside dans un apprentissage rapide d’un savoir qui devrait prendre le temps de nous construire.

30 ans ou faute de n’avoir su fabriquer de nouvelle génération ,  il nous a fallu nous recroqueviller sur nous-mêmes et composer avec des pratiquants dont il ne faut absolument pas déranger le désir de manger de la fario sauvage.

30 ans ou nous aurions pu, du fabriquer des militants plutôt que des consommateurs.

30 ans ou au cœur des villes nos jeunes ne savent même plus que l’on peut aller à la pêche voyant dans le trait bleu que dessine google maps l’occasion de quelques ruisseling et autres space montain

Pensons-nous sérieusement que le destin de nos rivières de 1er cat est d’assurer jusqu’à la fin des temps pitance à quelques adeptes de la gaule ? Pensons-nous sérieusement qu’ils soient légitimes de demander à d’autres de faire effort d’attention à l’égard d’une ressource dont notre unique but serait de finir au fond d’un panier.

Loin de moi de discuter ou d’opposer cette pêche alimentaire que je trouve tout aussi respectable que celle je defend  dite recreative.Simplement pour ma part je n’accepte plus l’hypocrisie qui va avec.

A tous ces parleurs et autres commentateurs qui conversent sur un beau canapé sans jamais oser la contracdiction , si le vivant doit être perçu comme une ressource alimentaire, s’il s’agit aujourd’hui de critiquer quelques intégristes du no kill, il serait bon d’aller jusqu’au bout de la logique.

De ces  ailleurs qui servent d’exemple (suisse, Allemagne), ces mêmes oublient juste de préciser quelques usages de ce vivant, issus peut être d’une profonde méconnaissance de ces mouvances écologistes.

 D’une ressource, nous devons en estimer le stock, le quantifier, en autoriser une juste quantité à être prélèver.La pêche de loisir doit être règlementé autour de son impact.

Plus question de pêcher et de choisir à sa convenance de relâcher ou pas, plus question de faire commerce, on va à la rivière pour manger et uniquement cela .On pêche son nombre de poisson (2/4/10) et après on s’en retourne à sa poêle.

Ainsi vous l’aurez compris, le no killer assumé  est devenu le parfaite alibi pour conduire votre regard ailleurs, vous convaincre que tous ce qui arrive, toutes ces critiques, tous des iroquois aux cheveux verts sur une place sont de votre faute.

Pourtant  la réalité est autre, ces mouvements anti -spécistes interpellent effectivement ce que nous sommes, nous interrogent à l’image de la fondation droit animal  mais à titre perso je trouve cela bien plus salutaire qu’on le pense.

La pêche vu par la fondation droit animal : http://www.fondation-droit-animal.org/nos-combats/animaux-sauvages-libres/peche/

Faute de n’avoir su défendre un autre modèle que la sacralisation d’une pêche alimentaire, nous nous sommes endormis sur nos lauriers, convaincu qu’il nous suffit d’espérer pour retrouver les rivières d’antan.

30 ans plus tard, le constat est sans appel, nos effectifs se sont effondrés, nos rivières agonisent.Mais tant que l’on prelevera , tout ira bien .

Moi je dis Bravo et pourvu que ça dure !!!!!!!!!!!!!!!!

Un petit mensonge

D’un poisson, fut-il d’avril, nul doute que bien des pêcheurs n’aspirent qu’à la rencontre de ce partenaire sans lequel nous ne serions au final pas grand-chose .

Ainsi débute ces lignes par une photo, instantanée d’une rencontre avec une fille de la Sioule.

Prétexte je le crois à définir l’idée que je me fais de la pêche en cette nouvelle saison qui commence.

Moment de communion, plaisir d’une quiétude qui nous éloigne du brouhaha de quelques antispecistes, je dois avouer que j’aime la solitude, seule garantie de pouvoir se faire oublier au cœur des éléments.

Occasion de prendre le temps, d’éviter d’être aspirer par l’évolution d’un loisir ou tout ne se résume plus qu’à la performance. Occasion surtout de regarder l’eau qui coule sous les ponts en s’interrogeant sur l’évolution d’une rivière pour lequel je voue une affection particulière.

Ils seront nombreux cette année encore à commenter, à discuter, à palabrer des heures entières sur une époque qui emporte avec elle les derniers farios sauvages de bien des rivières.

Ils viendront sur les berges, pleurnicheront, feront d’innombrables théories mais au final combien accepteront de consacrer quelques heures  à son chevet.

Beaucoup d’ailleurs ne prendront même pas le temps d’observer la vie de la rivière, culture d’une pêche qui se veut aujourd’hui consommatrice d’un made in china  ou truite n’est plus que l’outil d’ambition commerciale dont la croissance exponentiel devrait nous alerter.

De cette réalité, permettez-moi amis lecteur de vous livrer une question le plus humblement qui soit .De cette réalité donc, elle est  manière à s’interroger sur la capacité de nos rivières  à répondre à nos attentes mais lesquelles ?

Celle de générer de la valeur ajoutée par l’engagement de bénévoles bien mal récompensés de leur effort .

Celle de fixer de manière irréversible un postulat ou toutes eaux de 1er catégorie doivent jusqu’à la fin des temps accueillir pêcheurs de truite « sauvage ».

Celle de donner audience à  tous ces techniciens de la canne qui défilent chaque année pour faire démonstration de leur science assumant avec beaucoup de convenance que chaque fois qu’un pécheur est en souffrance , c’est un billet qu’ils gagnent.

Celle de tous ces propriétaires de moulin à qui l’on expliquent que damnation leur est promise s’ils acceptent de céder à l’appel d’une énergie décarbonnée pour satisfaire des citadins avides d’un bio à la mode.

Celle de territoires ruraux dont l’une des ressources repose sur un pseudo tourisme vert totalement artificialisé asservis par des mégapoles urbaines qui concèdent de temps en temps à leur laisser une école ,un médecin , une poste.

Celle et encore celle ….

Comme toutes les plus belles, Riviere ne sait peut-être plus où donner de la tête.

Que d’ambition, que d’aspiration pour nourrir les destins d’une espèce qui au final n’arrivera probablement pas à choisir.

Voilà comment je raconte l’histoire de ma relation avec celles qui  partagent mes rêveries halieutiques depuis maintenant des dizaines d’années.

Le temps a passé, de mes ambitions de jeune homme désireux d’être le plus habile, le plus apte à faire le beau aux rendez-vous des pêcheurs, j’ai laissé place à une profonde affection qui me pousse plus encore aujourd’hui qu’hier à percevoir chaque rencontre comme une offrande dont je mesure l’absolu rareté.

J’accepte de sacrifier de longue minute à contempler plutôt qu’à pêcher. Mon regard se perd souvent au-delà de la surface pour comprendre ou plutôt observer l’empreinte de notre temps.

2019 me semble  source de bien des inquiétudes.

Des herbiers qui chaque automne se dégradent  et sont emportés, ce début de saison signale leur forte presence.Il y a fort à parier que bien des secteurs de la Basse Sioule seront quasiment impraticable autrement qu’en sêche très tôt dans la saison.

Plus grave encore, le niveau de la rivière qui ne connait plus guère de réelle crue conduit à l’accumulation de matière organique qui semble avoir colmaté une grosse partie des secteurs amont. De quoi s’interroger sur la réussite de la fraie.

Une fraie qui devrait s’exprimer majoritairement sur les petites tributaires mais eux aussi présentent  un faciès inquietant. On peut se demander comment va se passer les mois à venir si le soleil ne cède pas un peu terrain au profil de la pluie. De nombreux secteurs sont quasiment à l’étiage démontrant un manque d’eau important si tôt dans l’année.

D’un tel tableau, nous pouvons faire place à une forte de morosité, de lassitude .D’un tel tableau, nous pouvons nous interroger sur la pertinence de parcourir ces kilomètres qui nous éloigne de nos terrains de jeu .

Pourtant en amour comme en passion, l’aveuglement est souvent de rigueur et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ose vous écrire que la saison 2019 sera  exceptionnelle .

A moins peut être que j’ose un petit mensonge en ce jour de fête du poisson ….

5 mouches pour Avril 2019

D’avril les eaux se réchauffent enfin.

Après les premières semaines de l’année où il aura fallu insister de longue minute dans chaque veine d’eau, le moment est venu de passer en noyée pour chercher les truites actives

Pour la première mouche de cette sélection, place est donné à une noyée issus de la collection de Thierry Millot.

L’univers de Thierry millot : http://www.guidepechemouche.com/

Occasion de vous parler de sa nouvelle saison de guidage ou il vous amènera tour en tour sur les berges de l’Allier, de la Sioule jusqu’aux confins du Pays de Galles et de la Suède. Une mouche alliant un tag fluo et une aile en cou de poule pardo, valeur sure qu’il m’a généreusement confié.

Aparté dont je profite par mettre en valeur la pêche en noyée qui retrouve actuellement vivacité notamment sous l’impulsion des cannes swith.Une journée de pêche avec thierry saura à coup sur vous permettre de lever les premières appréhensions.

Clin d’œil  aussi que j’adresse à la boutique PLC pêche qui reste pour moi « the Fly shop spey » et dont les conseils sont essentiels pour qui veut sauter le pas vers cette univers.

La boutique PLC pêche : http://www.plc-peche.fr/spey-shop.html

Découverte de la nouvelle canne JMC Migration ( coup de coeur du mois)  : https://youtu.be/I3GudrzmAL0

Poursuivant ce tour d’horizon, à cœur d’une période ou les résines UV semblent avoir envahis l’univers du montage, une petite pointe de gluff  orange ambulance  vient apporter un brin de fantaisie à l’une des mouches que j’affectionne particulièrement pour la fin d’avril. Déclinaison d’un nombre de couleur important qui permet d’apporter des touches « teasing » à des montages éprouvés dans le temps.

Les résines gulff : https://gulffflyfishing.com/wp/

Montée sur un hameçon tmc 2499, cette mouche agrémentée d’une bille laiton est l’une des armes dont je me sers lorsqu’il s’agit de pêcher fin avril nos petits ruisseaux de montage qui sortent de l’hiver. Séquence en sêche/ nymphe qui reste à mon avis l’une des stratégies les plus pertinents pour appréhender ces secteurs

Avril c’est aussi et surtout le véritable début de la saison de pêche en sêche sur la Sioule.

De toutes les stratégies , de toutes les possibilités qui nous sont offertes pour séduire dame fario, nul doute que le simple fait d’apercevoir un museau se saisir de notre imitation reste pour moi la raison essentiel du fait que je suis pour toujours et à jamais un pêcheur à la mouche .

Nulle promesse, même la plus grosse, nulle traque même celle capable de déchainer les passions facebookienne n’a à mes yeux autant de valeur que le spectacle d’un léger remous qui se dégage dans une retourne.

Rhodanis, bwo, olive ou bien d’autres mots se voient ici imiter à la perfection par un montage mis au point par Vincent et qui reste pour moi la mouche la plus d’actualité au sein de cette sélection.

Une mouche que vous pouvez retrouver au sein de sa boutique

L’olive de chez fly concept : http://www.fly-concept.fr/produit/olive/

Partant d’un constat simple ou  parfois nos truites sur les parcours no kil ont appris quelques leçons de musique, Jérôme nous livre une déclinaison intéressante de cette fameuse olive.

Une version all Snow dont l’intérêt principale réside à mon sens dans la présentation très particulière que l’on obtient en utilisant ce matériel comme une collerette. Un montage réalisé à l’aide de patte de lievre artique qui sont disponible aujourd’hui de nouveau chez fly concept .Une flottaison extrêmement basse qui reste une parade possible pour attaquer des truites éduquées.

Terminons enfin cette sélection par une autre proposition d’olive que nous fais Fréderic sur sa chaine YouTube. Occasion dont je profite pour conseiller les plus débutants à poursuivre la découverte de sa chaine qui fourmille de mille conseils .Un support gratuit qui met en valeur l’esprit de partage d’un univers mouche qui en manque parfois.

Ainsi s’acheve ce rendez-vous, ou une fois encore je renouvelle ma proposition d’ouvrir les portes d’auvergne passion mouche à ceux qui désirent partager leur montage.

 

Discussion autour de la pêche en réservoir (Episode 1)

S’il est une autre façon de partager à travers Auvergne Passion Mouche, une fois n’est pas coutume je vous propose de nous retrouver au réservoir de Banson pour une séquence vidéo autour de la pêche en réservoir.

Du froid, de l’eau fraiche, du vent, des giboulées, prétexte à une petite discussion, épisode 1 dédié à la pêche à l’aide de blob. Introduction modeste à quelques notions que je destine à un public débutant qui parfois vient poser des questions en commentaire.

Video de montage d’un blob : https://www.youtube.com/watch?v=olTBkY4TxjI

15 min ou l’on aborde une stratégie d’hiver dans le contexte du lac de Banson.De quoi peut etre vous pousser à aller à la découverte de ce site .

Pêche au lac de Banson : http://www.peche-banson.com/

Place maintenant à la video.

Le temps des retrouvailles

J+8, le temps des retrouvailles.

Nous voici de retour à la rivière. Alagnon, Dore, Sioule et les autres ont retrouvé le flot des pêcheurs. L’eau est de retour aussi avec des débits à la hausse enfin !!!!!

L’occasion pour moi de revenir en premier lieu sur les quelques mots partagés avec un journaliste de la Montagne. D’ici, d’ailleurs, des mots d’un élu de la haute rivière d’Ain à l’alerte lancé par les acteurs de la Touvre, d’une maladie ariègeoise au lobby de quelques amateurs de turbine, l’avenir semble si incertain. Opportunité  d’insister sur la nécessité de prendre de plus en plus acte de la fragilité de nos écosystèmes

L’article de la montagne : https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/loisirs/chasse-peche/2019/03/10/puy-de-dome-de-plus-en-plus-de-pecheurs-pronent-une-peche-recreative-plutot-que-predatrice_13513502.html?fbclid=IwAR20DwtYzZYjDPrZAcZCpr_ouiQl_GLrqn_IB2OvGqOwHVzAYWFTxkmdLBU

Nécessité d’une évolution de notre pratique vers un nouvel état   qui me semble aujourd’hui indispensable. Direction vers une pêche récréative et non prédatrice qui nous permettra peut-être de recruter de nouvelles générations capable d’entrevoir les risques de regarder dame nature comme un puits sans fond.

Image d’Epinal certes mais comportement dont nous commençons juste à mesurer les conséquences.

10 ans, 20 ans, 100ans, 1000 ans, j’avoue comme tous les autres appartenir à une génération qui n’a su où voulu anticiper les grands bouleversements écologiques qui nous touchent.

S’il me faut partager avec vous la conviction profonde qui est la mienne, je vous encourage cher amis lecteur non pas à m’écouter mais juste à prendre quelques instants pour observer les premières truites de l’année.

Rappelez-vous  des récits de vos parents, de vos grands parents, de ce qu’était nos rivières il y a 50 ans. On mesure alors ou nous en sommes aujourd’hui !!!!!

Une vie animal modeste, sans importance, qui ne sauvera peut être pas une réalité accablante mais un simple moment où l’on prend le temps de reflechir.Le no kil  n’est ni plus, ni moins que la captation d’une idée.

Nul d’entre nous ne peut se prévaloir d’être parfait, nul d’entre nous n’a le droit de stigmatiser son voisin.Faut-il être irréprochable pour cela, mais nous pouvons tous trouver un moyen vers notre volonté à changer.

Voilà ce qui m’anime depuis plus de 20 ans en essayant sans cesse de partager cette idée :

Chaque fois qu’une truite  repart au fond de la rivière, il est le moyen d’interpeller ce que je suis, la manière dont je transmets à mes fils notre Terre. Rien de plus, rien de moins  qu’ un chemin tortueux qui souvent me dérange par la nécessité à changer ma manière de vivre.

Comment pourrait-on changer d’avenir si un simple loisir conduit à la mort de l’animal ???

Ode à la vie, ainsi commence les premières heures d’auvergne passion mouche. Modeste truite, modeste récompense de quelques heures à pêcher. Cela suffit à mon bonheur.

Là assis dans la fraicheur de mars, je contemple la rivière, cherche du regard les premiers éphémères.

Un peu de bleu, nouveau partenaire qui aura mis à la retraite mon vivarelli.Belle mécanique dont l’unique inconvénient réside dans la peur de laisser quelques stigmates d’une chute, d’un gadin dans les rochers .Je dois  avouer sans détour mon enthousiasme à passer ces premières de l’année avec ce moulinet dont je rêve depuis plusieurs années.

Une construction qui respire la qualité .L’avantage de proposer l’unique semi-automatique qui offre une manivelle aux pêcheurs gauchers. Des personnalisations très sympathiques à l’image des bobines de couleurs ou de la possibilité de graver le pied du moulinet. Tous cela fait du travail de Valentin Daubré l’un des produits les plus aboutis que je connaisse.

De mars nous alternerons les terrains de jeu, histoire de faire de ces retrouvailles un parcours initiatique qui nous fait aller d’un bassin à un autre.D’une basse Sioule avec des fonds déjà  très sale à la haute ou l’espoir des ombres canalyse des attentions mérités.De la couze pavin bien fraiche mais qui aura permis de realiser quelques coups de lignes à la dore ou il aura fallu faire preuve de patiente.Ces parties de pêche ont eu l’allure d’une porte d’entrée  vers des pièces différentes ou nous attendent je l’espère d’innombrables aventures à l’image d’un film que la fédération de pêche du puy de dôme va réaliser.

Pour clore ce chapitre je cède quelques cannes d’occasion pour faire un peu de place. Des cannes qui pour certaines sont quasiment neuve à l’image d’une JMC Trimph. N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous êtes intéressé

-Jmc Trimph SPM 9 soie 12 quasiment neuve 180€ (avec port)
-Airflo bluetooth nano 9 soie 8/9  110€

-Loomis glx distance 10 soie de 7  215€

-Orvis Clearwater II 10 soie 7 130€

Ainsi débute la saison 2019, par ce billet d’humeur ….