Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Basse Sioule :Si c’etait la fin de la pêche

Il est des jours où l’on choisit de sacrifier quelques heures de sommeil, conscient probablement que des incertitudes vont trouver des réponses.Ainsi pourrait s’entrevoir la journée de mercredi sur les berges de la Sioule à Châteauneuf les Bains.

Impulsé par un bureau d’étude venu du Jura, c’est dans la boucle de Méritis que devait avoir lieu l’une des plus importantes pêches électriques jamais réalisée depuis des années sur la rivière.

Associé au bureau d’étude, c’est notamment l’ensemble des personnels techniques de la fd63, des gens  de logrami, de la fd03, Mr Henri Persat spécialiste des ombres ; qui avaient fait le déplacement pour aider à la mise en place d’une infrastructure très conséquente.

Pas moins de 8 postes de pêche , une rivière barrée par des filets sur près de 170m , cette partie de la Sioule allait se voir passer au peigne fin.

Réalisé suivant un protocole stricte , une pêche électrique se déroule par deux passages successifs , conduisant  à un échantillonnage complet des poissons de la rivière qui sont prélevés , triés , mesurés , pesés pour certaines espèces .D’autres à l’image des ombres auront même à subir le prélèvements de quelques écailles.

Chabot , vairon , loche , goujon , ombre , tacon et truite auront livré bien des informations sur la vie de la riviere même si clairement il est difficile d’introduire instantanément  une lecture  autour de la masse d’information recueilli lors de cette pêche. Des informations qui devront etre compulséespour permettre une analyse fine et pertinente de l’évènement. Malgrés tout on peut  dégager quelques éléments majeurs de premier lecture.

Interrogeant quelques spécialistes , nul doute que nous devrions avoir sur cette portion un IPR conforme aux attentes , démontrant  un état qualitatif satisfaisant de l’ ichtyofaune de la riviere.

Une donnée qui viendra confirmer la bonne santé écologique d’un  milieu dont nous pêcheurs sommes spectateurs et dont après des années au bord de celle-ci je ne peux etre qu’admirateur .Élément essentiel d’un propos que je n’aurais eu de cesse de vous livrer sur Auvergne passion mouche.

La Sioule est belle et mérite sans contexte que l’on s’engage à sa protection.

Au delà nul doute  que la présence d’ombrets et de tacons issu d’une vrai reproduction sauvage seront des sources d’optimisme sans pareil à l’heure de faire lecture de ce qui va suivre et qui tiendra lieu ici d’un immense coup de gueule .

Comment pourrait-il en être autrement lorsqu’il s’agira d’analyser le résultat de cette pêche auprès de l’espèce qui intéresse le plus les pratiquants : la Truite fario.

Comment parler autrement que de dire que la pêche de la Sioule est à l’agonie sur ce secteur.

A peine 4 truites de plus 30 cm auront été récoltées.Pas un seul poisson de plus de 40 cm alors que nous avions sur le côté gauche de la rivière une berge creuse propice à abriter un bel individu.

Bien peu avant la pêche aurait mis en jeu quelques euros pour tenter ce pari osé que d’envisager un tel résultat. Aurais-je peut-être été le seul à prétendre cela ??

Depuis des mois je ne cesse de l’écrire, de le dire, de tenter de l’expliquer au point qu’aujourd’hui tout cela a laissé place à une lassitude sans égal. Sans mesure de préservation, le contexte écologique actuel ne permettra plus à la Sioule de subir une pression de pêche importante. Il nous faut absolument sur protéger le peu que dame nature concèdera à nous laisser.

Il est évident que le choix du secteur aura aussi valeur à être analyser lorsqu’il s’agira de tirer des conclusions autour de cette pêche électrique.

La boucle des meritis étant probablement l’un des territoires de la rivière le plus sollicité à longueur d’année et ne laissant guère de place à la tranquillité. Démonstration est probablement faite de l’impact significatif de l’activité pêche lorsque la nature ne permet plus à une population de fonctionner de manière optimale.

Cela fait maintenant 3 ans que les populations de truite de notre département souffrent .Des cycles reproductifs fragilisés au point de contaster des disparités significatives sur des classes d’age 1+ et 2+, des assecs de nos tributaires qui subissent de plein fouet une évolution climatique qui apparait comme des plus en plus irrémédiable.

Pourtant il suffit de mesurer l’intensité avec lequel certains ont lutté pour éviter la sanctuarisation d’un km de linéaire sur les portions les plus fragiles pour comprendre combien la naïveté à laisser place à l’inconscience. La Sioule est prisonnière d’une volonté collective des pêcheurs qui conduira cette rivière vers le déclin irréversible

Je n’ose imaginer l’avenir des portions les plus aval du 63 qui devront subir dans les mois à venir le réchauffement d’une eau dont la rareté se fera de plus en plus importante .

Je n’ose imaginer l’avenir de ces portions lorsque s’affinera avec certitudes l’arrivée d’une microcentrale quelques kms en amont (voilà un petit scoop !!!!).

Je n’ose imaginer combien l’avènement d’un lobbysme autour des moulins va conduire à la mise en place d’une philosophie de rentabilisation qui ne laissera guère de place aux truites.

Je n’ose imaginer combien la saison 2018 va conduire à la migration de quelques pratiquants qui a la lecture de ces résultats iront vagabonder panier dans le dos sur d’autres portions de  la rivière

D’Auvergne passion mouche je continuerai à vous parler de la Sioule, de sa beauté .Je continuerai à me faire le relai de la chance que nous avons de pouvoir encore fouler des espaces si rares, si fragiles.

De Sioule nul ne doute probablement que les années passés à m’amuser à chercher la belle des Combrailles me donneront un léger avantage lorsque l’hiver viendra .Mais aujourd’hui à l’heure où j’écris ces lignes, je suis prêt à un pari ambitieux.

Si rien n’est fait, si aucune prise de conscience ne se développe rapidement

La pêche de la truite sur la Sioule ne sera plus qu’un souvenir dans les 10 ans à venir !!!!!!

Bis repetita sur la mangeuse de nymphe

Septembre vient de poser ses valises. Quelques degrés en moins, une pluie fine pour débuter le weekend.Nul doute qu’il est temps de revenir aux bords de nos rivières pour retrouver un peu d’activité.

De manière inégale, l’été laissera plus au moins de traces. Sur les Combrailles, les assecs sont encore bien présent et rarement  la haute Morge n’aura montré un visage si triste.

Sur les  berges de la Sioule  , chaque ballade me pousse à mesurer combien la fragilité de nos tributaires ne pourra rester sans conséquence pour l’équilibre générale de nos grandes rivieres.Veritable nursery , Coutariaux , Cube et  Braynant auront bien souffert.

De l’autre côté, sur le Forez, la situation alarmante n’aura  peut etre pas été aussi dramatique. La moindre goutte d’eau se montre rapidement bénéfique  au point d’avoir pu observer une réponse violente d’une Dore qui a frôlé les 23m3/s le 31/08.Etat  précaire mais il est rassurant de regarder les petites sources offrir le visage d’une eau rafraichie par les matins plein de rosée.

Pas de quoi s’enflammer mais il apparait évident que la rivière aux milles rochers offrira quelques belles séquences de pêche avant la fermeture.

Ainsi je ne peux résister à l’envie d’aller trainer les waders au cœur de la mangeuse de nymphe. Nulle rivière du 63 ne me parait mériter autant ce qualificatif. Un cm  de trop, une trajectoire que l’on ne maitrise pas et  voici notre casque d’or prisonnier d’un accrochage sans espoir.

La dore est l’une des rivières les plus agréables à pêcher  en période d’étiage car elle impose au-delà du simple fait de faire rouler une nymphe  sur un lit de gravier, tout le savant savoir et la maitrise pour donner vie à un bout de plume et de poil sans odeur.

Tout l’art d’un mensonge qui poussera dame fario à sortir de sa cachette, enfouie au plus profond du basalte.

Quelle ne fut donc pas ma surprise quand tout à coup au milieu d’une dérive anodine, le caillou auquel  je croyais être accroché se mit à bouger.

Rageur, puissant, la dame avec laquelle j’avais rendez-vous m’indiqua sans faux semblant qu’elle ne serait pas une fille facile. Des minutes de combats, quelques mètres de rivière descendu avec la grâce d’un éléphant qui vient de comprendre qu’il doit apprendre à courir le 100m.Je savais que j’allais être le chanceux du jour. Elle était  à mes pieds, sublime truite d’une 50 aine de centimètre, je venais de gagner la guerre.

Pourtant il est des jours où l’on se demande bien quelle étrange idée vous passe par la tête. Plutôt que de lui promettre l’épuisette rapidement , je décidais  persuadé de sa fatigue, de la laisser tranquille au milieu de la veine d’eau ,convaincu de lui épargner les minutes nécessaires à préparer mon panier made in olympus.

De statistiques improbables , de choses qui vous arrivent que très rarement je crois que ma carrière de pécheur m’aura offert son lot d’histoire à dormir debout à l’image de cet ombre de la Sioule qui avait saisi  la potence, conduisant à vivre avec Manu l’un des moments les plus drôles de la saison 2016.

Mais là juste sous mes yeux, observer le manège de cette petite truite qui d’un élan rageur vint à son tour claquer sous 10 cm d’eau la micro nymphe en 20 qui me sert d’aguicheuse me laissa sans voix .En une fraction de seconde,  je venais de rentabiliser à merveille mon temps de pêche avec deux truites pendues au bout de ma ligne.

Malheureusement tout cela allait se conclure par une casse, me laissant juste la joie d’admirer l’ingrate petite demoiselle.Bis répétita d’un événement dont je reste de plus en plus convaincu qu’il se produit plus souvent qu’on le croit.

Il est des jours ou dégouté, j’aurais ragé d’un tel instant , mais là seul, tranquille, peinard, je pris le temps d’une pause, m’amusant d’avoir été aussi couillon .Conscient peut être que l’arrivée de la fin de la saison de 1er categorie ne me laisse que très peu de temps pour dévorer à pleine dent le plaisir d’être aux bords de nos rivières.

Comme une récompense , comme une stratégie payante que l’on a mis des heures à chercher , comme l’impression d’être au bon moment au bon endroit , comme l’impression que tout se joue sur des détails en cette période de l’année , le reste de l’après-midi fut passionnant avec la rencontre de superbes poissons que l’on ne croise que trop rarement sur cette rivière.

 

Réservoir : Des nouvelles de Noiretable

La pluie fine ainsi que les degrés perdus me rappelle que nous entrons bientôt dans le mois de septembre. La saison réservoir arrive à grand pas .Après des nouvelles venues de la Haute Loire et du Puy de Dôme , je vous propose  de faire un bilan news des plans d’eau du 42.

Après la période estival et les baigneurs qui vont avec , Noirétable  va  céder petit à petit la place aux arabesques. Le plan d’eau de  ouvrira sa saison mouche à compter du 9 septembre 2017.Une ouverture décalé au 23 septembre  sur le plan d’eau d’Usson en forez.

Noirétable sera aussi le théâtre d’une compétition amical qui s’annonce très intéressante aux mois de novembre. Un rendez-vous à ne pas louper pour ceux qui auront la chance de ne pas travailler.

Un multiplication de ces rendez-vous amicaux que l’on retrouve un peu partout à l’image du lac de Malaguet qui après avoir vécu son trophée en septembre, nous invitera  aux premières chalenge FFPML.

Enfin  je vous informe aussi d’un nouveau dynamisme du lac des graves qui propose sans contexte l’un des lieux les plus agréables pour la pêche à vue. Une visite s’impose

Découvrir le lac des graves :http://www.lacdesgraves.com/

Halte Correzienne

Une fois n’est pas coutume, de la 89 qui me mene depuis mon enfance sur les berges de la Dordogne, nous  décidons  d’une halte corrézienne.

Porte d’entrée de la vallée espérance, je convie Vincent, tout juste revenu de la  green river, à la découverte de l’un de nos joyaux français. Pour une fois je prendrai le temps de pêcher dans les environs d’Argentat, capitale proclamée  de la pêche à la mouche.

Avec ces 28m3 d’eau fraiche qui roule au milieu des renoncules, la Dordogne fait figure d’épouvantail dans un contexte qui s’est grandement fragilisé notamment sur les Combrailles. Au cœur de notre Auvergne, la sècheresse s’est maintenant bien installée et les températures caniculaires de ces derniers jours ne sont  venues qu’amplifier un phénomène dont l’impact sur les écosystèmes salmonicoles augmente au fil  des années.

Moment privilégié  que celui de faire la rencontre de Fréderic, monteur de canne avec lequel nous allons passer la journée .Des heures d’échange et de discutions autour de notre passion commune. Occasion d’admirer son travail de monteur et  de confirmer mon choix autour de l’arrivée au sein de ma collection de la  Maxia 10pied soie de 2.

Découvrir l’univers de Fréderic : https://www.liberty-rod-fishing.com/

Une canne dont je destine l’usage à des moments bien particulier de la saison comme les périodes d’étiage sur la Sioule ou la finesse et la précision devienne aujourd’hui des éléments majeurs de la reussite.Mais au-delà ,le choix d’un format 10 pied très adapté à nos petites rivières du puy de dôme autour d’un produit dont la polyvalence m’aura surpris .Une canne plaisir lorsqu’elle se voit associé à une soie naturelle au profil TT. Nous en reparlerons sans nul doute dans les mois à venir sur Auvergne Passion Mouche.

Escapade corrézienne à la rencontre du partenaire de jeu qui devrait très rapidement prendre le relai de la saison de la truite qui se termine dans 15 jours. Maitre thymallus , savant joueur de poker qui aura bluffer nos sêches durant une éclosion de minuscule Baetidés,demontrant à Vincent que souvent nos rivières françaises ne manque pas de poisson .Simplement à la différence d’autres endroits dans le monde , la maitrise technique global des pratiquants conduit à des phénomènes d’éducation qui ne facilite  pas la réussite.

Ainsi s’achève notre journée dans la fraicheur du soir. Au loin sur le chemin de retour, le ciel sombre comme les truites de la Dordogne nous laisse entrevoir l’arrivée de la pluie.

Indispensable pour que tout cela continue….

De l’état de nos rivières à l’équipe de France …Billet d’humeur

Impossible de  ne pas commencer ce billet d’humeur par un coup de colere.Rarement Auvergne passion mouche n’aura été le prétexte à discuter des décisions qui sont prise à la tête de notre état. 

Pourtant je dois bien avouer qu’une fois n’est pas coutume, aucun pêcheur de France ne peut rester insensible à certains enjeux qui sont en train de se jouer.

 

Comment ne pas juger avec une  sévérité  et une inquiétude sans égal cette proposition d’évolution du code de l’environnement dont l’objet conduira à terme à la réduction des contraintes liées aux débits réservés à l’aval des ouvrages. Une petite mort que l’on nous annonce pour bon nombre de nos territoires.

Lire de Projet de Decret : http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/projet-de-decret-portant-diverses-modifications-a1742.html

Au-delà une évidence s’impose à notre regard.

Les cycles d’étiage se font de plus en plus présent et les assecs que nous jugions comme exceptionnels il y a une 10aine d’années sont devenus une habitidue.Nul endroit ne semble préservé  et même s’il aura fallu entendre quelques longues minutes, le Puy de Dôme ne déroge pas à cette réalité.

D’une réactivité sans pareil, les services de l’état du 63 nous propose la mise en place de nouvelles mesures de restrictions des usages de l’eau.

Les mesures :http://www.puy-de-dome.gouv.fr/secheresse-nouvelles-mesures-de-restriction-d-eau-a6371.html

Pour comprendre la situation : synthese du Comité de suivi hydrologique du Puy de Dôme

Un département auquel je suis pour ma part très attaché et dont il me semble indispensable de tout faire pour permettre aux pêcheurs à la mouche de trouver des espaces de discussion ou nous pouvons partager notre passion.

Ainsi si vous aimez nos cours d’eau, de la Burande à la Dore, de la Credogne à la Sioule et que vous avez la chance de posséder un compte Facebook, je vous annonce la naissance d’un groupe : Passion Mouche 63 dont l’essence aura pour mission d’echanger et rien que cela.

S’incrire sur Passion Mouche 63 : https://www.facebook.com/groups/132689480683457/

Pour conclure ces lignes je ne résiste pas à vous inviter chez votre libraire. Le numéro 122 de pêche mouche vient tout juste de sortir et il nous réserve quelques articles très intéressants.

Coup de cœur évident pour l’article sur la Dordogne Lotoise, je choisirai pour ma part de mettre à l’honneur le sujet autour de mouches terrestres dont l’usage sera l’un des moteurs de notre saison réservoir sur nos grands lacs auvergnats.

Enfin je profiterai de la photo de couverture qui nous présente Grégoire Juglaret, membre de l’équipe de France, pour encourager à distance et modestement notre équipe qui va bientôt participer au championnat du monde de pêche à la mouche en Slovaquie.

A l’heure où il est bon augure de s’extasier devant les Neymar , les M Bappé , et autres jongleurs de ton poil , j’avouerai  qu’entre un partie de ballon rond et l’admiration de ces grands championnats que sont notre équipe de France de palm , je ne résiste à afficher un certain enthousiasme à être quasi sûr qu’ils vont tous déchirer ….

Suivre l’equipe de France sur Facebook :https://www.facebook.com/Equipes-de-France-de-P%C3%AAche-%C3%A0-La-Mouche-2017-2071681716390403/

Allez la FRANCE !!!!!!!!!!!!!!

Des nouveautés importantes à Banson

Quelques jours encore et la fin de la saison de 1ère categorie s’annoncera. Il sera temps pour les adeptes de la pêche à la mouche de revenir à la rencontre de nos plans d’eau favoris.Parmis ceux-ci nul doute que Banson fera une fois encore partie de lieux incontournables.

Après un été assez frais sur les hauteurs de Gelle  qui a garantis une  bonne  résistance des poissons résidents .L’introduction de plus de 200kg de nouvelles truites arc en ciel offre d’ores et déjà de très belle séquence de pêche. Une initiative permettant  de se régaler canne à mouche en main alors que nos rivières souffrent actuellement d’un étiage sévère.

Des poissons combatifs à souhait qui aiment comme cela devient une tradition à Banson marauder dans la bordure à la recherche de quelques sauterelles et autre insecte de prairie. Une  pêche en sêche de belle qualité pour ravir petit et grand.

Un plan d’eau qui devrait trouver avec l’arrivée d’un nouveau partenaire à l’équipe dirigeante un élan  sans précèdent.

Venant compléter le binôme que sont Julien et Vincent, ce sera maintenant un trio qui tentera de répondre aux exigences des pêcheurs. Vincent Botte, fortement impliqué dans le tissus associatif de la pêche sur la Sioule ayant décidé de s’associer avec les deux gestionnaires, il apportera sans nul doute son expertise et son vécu dans un monde de la pêche qu’il  connait à la perfection.

Au-delà je ne résiste pas à vous livrer un scoop dont Auvergne Passion Mouche vous donnera en temps et heure la primeur. Vincent fera bien plus encore que de s’impliquer, il sera un élément fondamental de cette dynamique avec la création de son Fly shop ou nous retrouverons à la vente ses fameuses mouches mise au point pour la Sioule.

Une démarche qui aura pour but d’offrir aux pêcheurs une gamme aboutis de modèle tant pour la pêche en rivière que pour la pêche en réservoir à l’image de cette  Babarote à la sauce Yellowstone river qui nous aura permis hier de séduire pas mal de truite en mal de sensation.A retrouver dans sa boutique prochainement.

Ainsi pour conclure, je ne peux que vous inviter à suivre le blog dans les semaines à venir. Je vous tiendrai au courant de l’évolution de ces projets qui devrait nous offrir en plus l’arrivée de quelques évènementiels.

 

 

Réflexions méditerranéennes

C’est enfin les vacances .Des bords de la méditerranée aux  balades dans l’arrière-pays nîmois, tout est prétexte  à travailler un art des plus séculaires : Savoir ne rien faire.

Assis sur quelques rochers, j’admire cette immensité bleutée  dont la ligne d’horizon me pousse à la réflexion.

Des heures à vagabonder, à plonger dans quelques lectures. Comme un  nouveau souffle lorsque l’on retrouve la surface. Inspiration profonde d’une apnée ou l’on avait oublié de respirer.Je repense aux mots de David  que j’avais lu il y a des années. Un texte en forme de plaidoyer ou la fatigue de l’engagement semblait inévitable

Dérisoire  combat dont je comprends qu’il est probablement perdu d’avance et dont je sais qu’il me faut rien attendre si ce n’est la critique de quelques-uns.Lassitude profonde envers ces adeptes de la canne qui ont un avis surtout et tout le temps sans jamais avoir  pris le risque d’aller se mesurer à ceux qu’ils insultent à longueur de journee.Comme un destin ou tout semble sellé sans que l’on puisse ne rien faire. Bien naïf est celui qui pense qu’ils influencent le destin de nos rivières. Hypocrisie d’une époque qui laisse aux plus faibles l’illusion d’être importants.

Peut-être est-il temps pour moi de passer à autre chose. Urgence à  mesurer combien chaque minute que je consacre à essayer de donner sans rien attendre, principe même du bénévolat, me conduit inexorablement vers le sacrifice d’instant que l’age rend de plus en plus court.

Des discutions interminables et inutiles sur les medias sociaux  ou il est bon d’avoir un maximum d’amitié, je n’ai plus mauvaise conscience à appuyer sur la touche delete, filant à toute berzingue sur un bateau à la recherche d’un nouveau partenaire de jeu.

Instant magique que celui de passer une partie de pêche au thon sur chasse avec mes fils .Je déguste, je me nourris, je me gave du bonheur de vivre ces moments.

Opportunités rares dont il me faut mettre à l’honneur Benjamin. Raison de l’existence de cet espace qu’est auvergne passion mouche, la mise en valeur d’exotic-fishing représente l’essence des heures que je passe derrière ce pc à faire vivre ce blog. Je profiterai de ces lignes pour le remercier de sa disponibilité, de sa patience. Hâte d’être en octobre.

Découvrir Exotic Fishing:https://exotic-fishing.fr/guide-peche-mediterranee-benjamin-jacquot/

Quel pied de regarder Antoine et Erwan ressentir ces émotions qui nous rapprochent. Quel pied de pouvoir discuter des heures entières sur la violence de l’attaque, la bonne stratégie,  le bon choix d’animation,  la bonne position du bateau,  la fatigue que l’on ressent.

Je sais maintenant que dans les mois à venir j’eprouverai l’envie de refaire de la compétition réservoir, retrouverai le besoin de voyager, passerai plus à pêcher qu’a être au chevet de quelques destinées.La pêche et rien que cela.

Indispensable changement de priorité resultat d’un voyage aux usa qui laissera des traces .

J’ai essayé la JMC PURE Equipe 10.6 soie 3/4

De Sioule, une fois n’est pas coutume, je profite d’une ballade sur les berges lorsqu’ au détour d’un chemin, je croise notre ami Manu avec un nouvel apprenant  assidu.

Très tentant pour l’occasion de lui emprunter dans les heures qui suivent, l’une  de ces partenaires qui l’accompagne depuis quelques semaines déjà dans ses péripétie halieutiques :

La JMC Pure equipe 10.6 soie 3/4

Nouveauté introduite  en cours de la saison au catalogue JMC, au tarif de 619€ Chez Pêcheur.com , la pure vient combler un espace et permet à la marque d’offrir une canne très technique dédié aux nouvelles tendances de pêche en nymphe au fil.

La canne chez Pêcheur.Com : Le lien

Construite sur un blank mat, la pure présente un ensemble de 11 anneaux mono pattes ( à l’exception de la pointe et l’anneau de départ/ total 13 anneaux ) assemblés à l’aide de ligatures noires qui apportent  à l’objet  une sobriété que la majorité des pêcheurs rechercheront dans les pratiques à courte distance. Seules quelques discrétions viennent apporter un peu de fantaisie à l’image du marquage originale « Equipe » au talon des brins qui aide à merveille à respecter l’alignement de l’ensemble .

Enfin comment passer à côté du drapeau français qui vient rappeler avec un chauvinisme bien franchouillard que nos équipes de France de pêche à la mouche retrouvent aujourd’hui des palmarès sans égal , faisant de notre nation l’une des meilleurs du monde .C’est pour ma part le vrai petit plus de cette canne en terme de design.

Transpirant à travers toute son apparence du monde de la compétition, la pure donne l’impression d’une recherche permanente de performance au point que chaque milligramme de trop aura été gommé à l’image de l’absence d’une accroche mouche. Une volonté qui s’affirme à travers le porte moulinet en aluminium et carbone tressé dont je dois bien l’avouer je ne suis pas forcement fan.

Nul doute que si je devais m’approcher de la  logique d’un compétiteur, mon analyse sur l’objet n’aurait de valeur à être pertinente qu’une fois au bord de l’eau et en action de pêche .Pourtant comme beaucoup de pratiquant,  je concède sans contexte que l’attrait d’une canne à pêche et d’autant d’une canne à mouche  passe par la passion du bel objet. Ainsi il m’aura fallu quelques minutes pour  m’imprégner  de cette architecture très austère, me donnant l’impression dès la prise en main d’être au volant d’une formule 1 plutôt que d’une Aston martin DB9GT intérieur cuir.

Me voici au bord de la Sioule pour tenter de me familiariser avec la Pure. Loin de moi l’idée de vous livrer la prétention d’une analyse très technique, démontrant l’usage d’un tel produit au maximum de ses capacités. Pour cela nul doute qu’il faille être parmi les meilleurs compétiteurs de France pour s’octroyer un tel diagnotic.Mais plutôt de donner un ressenti globale basé sur une expérience ou j’ai eu la chance de posséder parmi les quelques cannes comparatives à l’image de la Marryat Pro Nymph, des Castors ou même actuellement d’une Maxia MX4.

Rapidement et dès les premiers lancers dans une utilisation al Hilo, la pure m’a fait penser à ma Pro Nymph.Voici le genre de canne ou l’on se sent en confiance et où l’on perçoit que même l’usage de quelques billes de fort grammage ne saurait lui faire peur.

C’est la chance de croiser un thymallus qui viendra me conforter dans cette impression de puissance que l’objet renvoie. Comme  le sentiment d’être peut être un peu surdimensionné dans les conditions d’étiage actuels.

Aurait je préféré essayer  la canne dans une rivière plus forte à l’image de la Dordogne ou d’une Sioule à 10/20m3.

Pour le pêcheur passionné que je suis, plus encore que la performance intrinsèque de la canne,  je m’attache à poser un regard dont l’essence même réside à travers la recherche permanente d’un maximum de plaisir, une forme d’épicurisme halieutique. Des sensations durant les dérives, des sensations durant les phases de lancer, des sensations aussi et surtout durant le combat avec les poissons. A ce petit jeu la Pure m’aura surpris laissant tout à coup l’impression de rudesse au placard pour me donner un maximum de sensibilité  et m’offrant un régal lors du contact avec l’adversaire du jour. Sincèrement voici l’une des cannes  qui feraient le voyage si je devais repartir demain au usa pour affronter quelques arcs en ciel débridées.

Une rencontre avec la Pure  que j’aurais aimé plus longue mais au-delà  ce fut un bon moment et c’est peut-être l’essentiel. Pour continuer  à voir faire une idée des produits actuels autour de ces stratégies de pêche en nymphe au fil, je ne peux que vous invitez à relire le très bon article signé de Thierry Maillot dans le Numéro 119  de Pêche Mouche autour des cannes longues.

Ainsi pour conclure , sautant du coq à l’âne mais restant toujours sur les berges de la Sioule , je voudrais profiter de l’instant pour saluer le travail de l’AAPPMA  la gibaldipotine de Pontgibaud qui ne cesse de tenter d’améliorer la qualité de son territoire tant à travers une politique halieutique ambitieuse comme l’introduction d’ombre qu’à travers une volonté de communication pertinente et efficace .Raison pour laquelle je vous invite à poursuivre la lecture à travers le site internet de l’AAPPMA.

Pour visiter le site : http://aappmapontgibaud.wixsite.com/lagibaldipontine

Eloge aux petits coins perdus

De pêcheur de Sioule, rarement les mois les plus chauds de l’année restent dans les annales. Il nous faut nous rendre à l’évidence, nous entrons dans la période la plus complexe.

Certes il est des heures entre chien et loup ou tout nous semble  simple, ou la moindre sedge virevoltant au-dessus de l’ode se voit happer par un museau glouton. Instant magique comme suspendu ou l’on espère la déconvenue d’une minuscule fourmi pour trahir la présence d’une belle.

Pourtant ces moments si fugaces ne pourront faire oublier ces heures de pleine journée ou la chaleur, les canoés, le bruit de quelques baigneurs aura raison de l’enthousiasme de nos truites.

Des partenaires , habitants des Combrailles qui commencent  à saturer du manège des adeptes de la gaule. Fatiguées, sur sollicitées, épuisées  par une foule de plus en plus présente en cette année 2017.

Une foule dont la technicité ne cesse de s’affiner conduisant notre rivière à devenir un lieu où la pêche trouve un terrain d’excellence ,inaccessible souvent au plus débutant d’entre nous. Une foule de visiteurs, touristes pêcheurs dont l’été et les vacances sert de  prétexte à venir à la découverte de notre chère rivière.
Rançon d’un succès qui ne se dément pas .Rançon d’un succès qui conduit l’aappma de Châteauneuf les bains à connaitre une expansion de son nombre d’adhèrent sans égal. Rançon d’un succès qui tranche avec certains endroits que  les pêcheurs semblent avoir déserté.

Comme une mode ou l’on se persuade que le monde est la seule garantie d’être au bon endroit. Comme  une tendance ou l’on préfère la simplicité d’un rendez-vous connu de tous que de partir à la découverte de quelques lieux secrets.

Rare joyau qui abrite de modestes  truites sauvages au cœur de vallées préservées .

Comme une porte ouverte, une invitation à oublier pour un moment les plats bondées du bout du monde pour se laisser emporter par le bruit de la Dore qui s’amuse au milieu des rochers.

Comme une volonté d’aller se rassurer au cœur de la haute Dordogne qui a tant souffert. Comme le chant d’une Couze portant l’odeur de la gentiane et des fleurs de nos montages.

De Sioule, je vous fais le temps de ces quelques mots, une partenaire qui saura sans nul doute vous montrer la richesse de nos autres rivières .Comme un chemin qui doit vous conduire au-delà, plus loin à la rencontre de ces innombrables visages.

Ainsi s’il me fallait conclure, de ces heures difficiles je vous invite à voyager plutôt que de vous agglutiner …..

Septembre 2017 , A vos agendas

Avec l’arrivée du mois de septembre et le retour de la saison lac, quelques réservoirs nous invitent à venir à leur rencontre à travers des évènements dont je me fais le relai aujourd’hui.

Premier en date, le lac de Malaguet organise cette année encore son criterium. L’occasion de passer une belle journée sur l’un de nos plus beaux lacs auvergnats.

Poursuivant  notre périple, il ne faudra attendre qu’une semaine de plus pour participer à un  moment sympa avec la 12eme Edition de la fête  du lac du Bouchet.

En float tube, en barque, du bord, les pêcheurs auront rendez-vous ce 23 septembre 2017 pour se mesurer avec ce site juste superbe.

Parmi les autres nouvelles fraiches, nous pouvons  anticiper les dates d’ouverture annoncées  des différents lacs puisque le lac de Malaguet devrait ré ouvrir ses portes dès le début de septembre .Le lac du Bouchet verra sa traditionnelle saison mouche débuter elle aussi le 1er septembre.

Règlement de la saison 2017 au Lac du Bouchet : http://www.pechehauteloire.fr/LacDuBouchet.php

Il faudra attendre le début octobre pour retrouver le lac de Gerris ou l’on annonce déjà des poissons à couper le souffle. Le lac de Banson quand à lui devrait  s’habiller de nouveauté très intéressante.

Passant du coq à l’âne, je ne peux conclure ces lignes sans me faire l’écho d’une pétition qui circule sur le net. Après d’innombrables images qui ont alerté la conscience des pêcheurs, montrant la fragilité des espaces halieutiques du jura, il se développe une voix  pour mettre en no kil ces lineaires.Un choix qui ne sauvera peut être pas mais qui démontrera sans nul doute la responsabilité et l’inquiétude des adeptes de la gaule que nous sommes. Soyons solidaire avec ces rivières

Signez la petition :C’est ici

Auvergne Passion Mouche Frontier Theme