Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Catégorie : Sortie de Pêche

Il est des moments d’exeption !!!!!!

Abondance de truite ne nuit jamais au moral. Ainsi pourrait se résumer les mots qui vont suivre.

Depuis maintenant la fin du mois de mai, peu de secteur auront résisté à la montée des niveaux sous l’influence d’orages parfois devastateurs. Partout c’est un sol gorgé qui nous invite à l’optimisme pour les semaines à venir.

Une humidité ambiante qui offre  à dame nature  un visage bien plus agréable que les années précédentes.

Rançon de toute gloire ou de toute chose, il est malheureusement bien difficile de pêcher dans ces conditions. Niveau important, eau mâchée rendant  quasiment impossible toute prospection efficace à la mouche.

Pendant que Sioule amont et Sioulet dépasse les 40m3 durant la semaine , ce sont des contraintes de travaux sur les  barrages qui offrent à Sioule aval le temps de quelques heures un débit d’environ 6m3.

Comme un pied de nez au destin, comme l’opportunité de pouvoir profiter un maximum de ce créneau qui m’est offert, je sais que pareil condition sont le rendez-vous de moment rare.

Des eaux hautes qui ont précédées, je connais si bien Sioule qu’a la différence de quelques esprits chagrins, l’expérience m’a appris que truites aiment à se concentrer dans les secteurs les plus abrités. Il suffit  d’un ou deux m3 en moins pour pouvoir entreprendre nymphe en bandoulière la prospection de ces coins.

Alors que je pêche maintenant depuis quelques heures, célèbre cul blanc et autre éphémère commencent à dessiner dans le ciel un bal qui ne laisse à coup sûr personne indifférent.

Comme un indice, une certitude, j’accélère le pas pour arriver sur une de ces zones qui lorsque la rivière est haute, offre la quiétude d’un endroit calme ou il fait bon vivre.

Pêche en nymphe à distance au fil plaqué, à  peine un passage pour sentir la première touche.

Un autre passage pour confirmer cette impression. Depuis maintenant des années que je pratique les lieux,  je sais qu’il est rare moment d’exception ou toute la rivière décide à faire un festin de roi.

Dans la même veine d’eau, pendant une poignée de minute, le prises s’enchainent au point de ne plus ou savoir donner de la tête.

10, puis 20, des plus petites aux plus belles, comme une inspiration ou le temps s’arrête, je suis au aux paradis des pêcheurs à la mouche.

Plaisir de croiser des poissons en quantité, des poissons magnifiques  à la robe dorée .Des truites qui  se sont concentrées en un lieu pour eviter la furie des courants.Des poissons dont il faut comprendre que derrière de tel moment se cache forcement la volonté de tous à faire l’effort d’une graciation qui s’inscrit de plus en plus dans la culture des plus jeunes.

Parallèle évident qui me permet de passer du coq à l’âne ou plutôt de profiter de cette parenthèse pour m’interroger d’un fait.

Combien  des pêcheurs du Puy de dôme qui parcourt en ce moment nos rivières savent qu’actuellement notre département est le théâtre d’une consultation de grande ampleur auprès de nos aappmas .Théâtre d’un vote qui vise à passer le quota de truite de 6 à 4/jour  pour les années à venir.

Combien d’acteur, de militant, de guide, de club, de personne se seront saisi de cette question pour envoyer un message clair à destination de nos instances et à  tous ceux qui agressent nos rivières.

Comme un fierté d’être Sioule , pêcheur de Sioule , pêcheur d’un lieu où toutes ces questions , tous ces débats ont trouvé des réponses precises.Des réponses qui font  de cette rivière l’un des axes majeurs pour défendre la pêche dans le Puy de dôme au point de voir défiler les médias nationaux .

Reportage TF1 une riviere propice à la pêche à la mouche : https://www.tf1.fr/tf1/jt-13h/videos/sioule-une-riviere-propice-a-peche-a-mouche.html?xtor=AD-28

Pêcheur de Sioule, divers et varié, qui au mois d’avril pouvait aller à la rencontre de l’un des meilleurs pêcheurs aux appâts naturels et qui demain pourront aller assister sur les secteurs les plus amont à l’une des manches des championnats de France de pêche aux leurres.

Pêcheur de Sioule, touriste qui nous invite à lire sur leur blog, le plaisir qu’ils ont eu à découvrir la dame des Combrailles.

Le blog de JIS Mouche :La Sioule de A à C!!! : http://jis-mouches.overblog.com/2018/06/la-sioule.de-a-a-c.html

Pêcheur de Sioule qui pour certains nous propose de parfaire la réussite de nos sorties comme le fait Emmanuel Estival, guide de pêche ou Vincent à travers sa boutique Fly concept.

Emmanuel Estival ; Guide de pêche : https://www.peche-sioule.com/

Les mouche de la Sioule de Vincent : http://www.fly-concept.fr/categorie-produit/collection-mouches-de-la-sioule/

Pêcheur de Sioule, voilà ce que je suis ….un pêcheur qui vient de vivre une semaine exceptionnelle….

 

Mouche de Mai , un trait d’union vers le passé

L’époque est à l’orage.

Depuis plusieurs jours, pas une seule journée ne se termine sans quelques éclairs accompagnées d’une pluie abondante.

De Sioule, petit à petit les prés de la haute se sont teinté d’une eau légèrement piquée promesse de l’un des moments les plus intenses de l’année.

Malgré les esprits les plus jeunes qui n’ont peu de souvenir de la gare des rosiers,des plats de Pranal, c’est en ces lieux que  l’histoire de la pêche à la mouche  dans le 63 à écrit parmi ses plus belles pages.

Après des années où  nous avions pris pour habitude le manque d’eau, nous retrouvons le visage d’une Sioule que les anciens connaissent à la perfection.

Un débit un poil tendu, une eau mâchée, toutes  les conditions sont réunis pour attendre les célèbres mouches de mai.

De sa légende, comment alors ne pas repenser à ces heures magiques que nous vivions par le passé. Comment ne pas repenser à l’intensité de ces éclosions que couvrait la rivière d’un linceul d’ephemere. Comment ne pas repenser à ces museaux gloutons qui par dizaine gobaient dans chaque retourne, dans chaque bordure.

Depuis plusieurs jours maintenant, je guette les indices d’une époque qui me semble de plus en plus lointaine.

Dans les airs, la bergeronnette s’amuse d’une si belle bouchée. Pourtant sur l’eau, j’observe avec espoir la dérive d’un met de luxe qui n’intéresse plus grand monde. De ci, de là une éclaboussure, un bulle trahis la présence d’une belle mais souvent, trop souvent vulgata parcourt les plats sans grand danger.

Nul besoin  d’une pêche électrique, d’une étude scientifique pour comprendre que l’avenir parait bien compliqué.

Nul besoin d’infructueuse réunion et assemblée pour prendre la mesure du déclin de ces instants dont il suffit de parcourir la route qui nous conduit sur les berges de Saint Pierre le Chastel pour percevoir que la rivière est aujourd’hui bien seule. D’une foule qui se précipitait naguère, il ne reste plus que quelques irréductibles amoureux.

Dernier mohican luttant contre vent et marée pour tenter de faire bouger un univers immobile qui passe son temps à stigmatiser Pierre ,paul ou jacques plutot que de prendre des descions courageuses.Que serait la Sioule sans eux , sans leur volonté à sanctuariser le peu qu’il reste , je n’ose l’imaginer.

La pêche devient de plus en plus affaire de spécialiste,de pêcheur aguerris dont le savoir s’est accumulé au fil du temps, capable de se contenter du minimun.Nécessité absolue de trouver des sources de transmissions d’un savoir indispensable comme la collection des mouches de la Sioule que Vincent nous propose de nouveau à la vente à travers sa boutique.

La mouche de mai de Fly Concept : http://www.fly-concept.fr/produit/mouche-de-mai/

Témoignage de ces amoureux de la sêche, ces veilles mains capable de faire face aux moindres gobages .Démonstration qu’en matière de réussite , notre époque  oblige à  fabriquer une génération d’expert qui ne devrons plus guère laisser de chose au hasard sans crainte d’échouer.Une génération qui acceptera probablement en se prenant pour des champions d’avoir mis sur pelicule une dizaine de truite dans l’après midi.De quoi faire marrer pour l’éternité nos anciens.

De Sioule, de ces mouches de mai, reste encore quelques jours pour profiter de la beauté d’un spectacle dont chaque année je ne peux m’empêcher de vous parler ici , parfois avec beaucoup de nostalgie….

Ainsi continue la saison 2018……….

 

L’epoque est à la diversité

De l’arrivée de juin ,on profite de la richesse qui se desinne.C’est le temps des sulfures et leur émergence qui ont l’art de rendre fou des poissons qui ont appris à se méfier de pale imitation.

C’est  aussi  l’époque des grandes rouges. L’occasion pour moi de mettre à l’honneur un produit de la boutique de Vincent : les dubbings de la marque pêche à soie.

Découverte produit : Dubbings laineux chez fly concept : http://www.fly-concept.fr/categorie-produit/fil-dubbing/

Une  gamme de couleur qui nous permet de répondre notamment à nos attentes lorsqu’il s’agit d’imiter les grands éphémères comme ce rouge lie de vin dont la couleur est juste parfaite.

Des dubbings prétexte à vous proposer un petit montage très rustique qui marche très bien sur nos rivières et notamment la Sioule.

C’est aussi le moment de diversifier ces approches .Comme un constat qui m’apparait de plus en plus pertinent ou l’avènement des nouvelles façons de pratiquer conduit bon nombre de pêcheur a refusé les défis de quelques désagréments.

Il suffit d’une Sioule dépassant les 20m3 pour ne plus voir âme qui vivent sur la riviere.Démonstation peut être que derrière la maitrise de quelques techniques se cache une profonde incapacité d’adaptation.

Pourtant que la vie est belle lorsque les grands lisses commencent à tirer suffisamment pour permettre une pêche en noyée de qualité.

C’est alors que viennent  les heures en spey.Les arabesques, les tapes qui se font lourde, la douceur d’un museau que l’on devine happer la sauteuse en surface.

Comme une évidence à devoir une fois encore mettre l’accent sur les précieux conseils que j’avais reçu en début d’année de la boutique PLC-pêche .Merci de cette disponibilité rare qui m’offre en ce début de saison 2018 , la bonheur d’une approche que je n’avais pas encore appréhender.La perfection d’un ensemble trés confortable associant une canne redington trout spey et une soie rio single hand spey.

Découverte produit : http://www.plc-peche.fr/canne-a-mouche-redington-hydrogen-trout-spey-11-3-soie-3.html

Eloge à l’envie de faire les choses autrement .Ainsi pourrais-je résumer ce cours passage sur la Dordogne ou je retrouve Mickael pour une descente en canoé.

Faire un Road trip sur la Dordogne à la mouche : https://www.guide-pêche-46.com/road-trip-sur-la-dordogne-nouveaut%C3%A9/

Rare sont les guides de pêche à proposer cette manière de lire et de parcourir la majestueuse riviere.Grace à une parfaite connaissance de chaque pool, il vous invitera à la rencontre de secteur encore tranquille de la pression importante de pêcheur.

Pour terminer ces lignes ,je profite de vous faire un retour  sur les chaussures Andrews que je porte depuis de début de la saison.

Découverte produit  : les chaussures andrew  :https://www.river-shoes.com/

Après plus d’une 30aine de sortie que ce soit au milieu des rochers coupant de la dore, sur les zones glissantes de la Sioule ou en progressant dans les veines puissantes de la Dordogne, le constat principale est la securité.Des chaussures lourdes qui sont de véritable engins tout terrain, voilà de quoi rendre jaloux les marques les plus prestigieuses.Le seul point de reflexion sera une usure légère qui se desinne au niveau des semelles.Comme une invitation probable à devoir changer les feutres bien avant que les chaussures n’est rendu l’ame.

Ainsi se poursuit une saison d’une richesse incroyable auxquelles les gouttes pluie et les orages très abondant m’empêche de vous amener dans les recoins les plus reculés de notre auvergne. Mais tout cela n’est que partie-remise.

En mode thymallus

L’arrivée de la mi- mai me conduit à retrouver un partenaire pour lequel je voue une affection sans limite.

De sieur communs je profite enchainant de bien belle rencontre. Chance qui est la mienne d’habiter une région ou sa traque me conduira tranquillement jusqu’à 31 décembre..

Pour l’heure nous entrons dans les moments les plus intenses.

De nature, les grandes March Brown ont laissé place aux rouges des ecdyos.Sur l’eau le manège des sedges commencent à nous offrir l’opportunité de belle pèche en sêche.La sioule s’ouvre enfin aux heures fastes de la pêche à la mouche.Le temps des celebres coup du soir approchent.

Petit à petit je troque une pêche all Hilo pour retrouver de la soie .Recherche permanente d’une polyvalence ou il faut alterner en quelques secondes.

Passage tranquille en mode bourricot ou je fais le pari souvent de trainer deux cannes. Des choix stratégiques différents auxquelles j’aimerai consacrer  quelques vidéos pour répondre aux questions des plus débutants.

Projet d’avenir que devrait apporter des images pour densifier le contenu d’auvergne passion mouche. Projet surtout pour tenter de montrer que nul secret en matiere de pêche n’est plus important que la pratique ,  encore et toujours.Projet aussi qui devrait un jour je l’espere me conduire avec mes amis du club à proposer la mise en place de stage de decouverte et de perfectionnement,mais cela est une autre histoire .

Ainsi pour l’heure je ne ferai que vous inviter à 28secondes d’un template go pro en mode thymallus.

Toute de Bronze vêtue

L’époque est à la  couleur.

De mai, du printemps qui s’installe, la nature s’en fait sienne et décline à profusion d’innombrables nuances.

D’un éclat bleuté d’une valériane à la majestueuse marguerite qui inonde la prairie de sa splendeur, j’aime ce moment de l’année ou mon regard ne sait pas où se poser

Pourtant au fil des saisons de pratique sur  ma rivière de cœur j’ai compris que croiser une truite approchant les 50 cm reste un instant rare pour le pêcheur à la mouche. Il nous faut chercher, scruter, s’adapter à chaque situation.

De cette période de l’année chaque poisson semble s’amuser de notre patience, demandant en permanence à modifier les strategies.D’un gobages le long d’une bordure que l’on choisira de séduire à l’aide d’une imitation d’ignita à un simple recoin entre deux rochers dont on sait qu’il abrite un joyau à la couleur de bronze.

Une fois encore je goutte le bonheur de belle rencontre….

L’occasion pour conclure de vous inviter à relire un vieil article du blog : http://auvergnepassionmouche.fr/elle-revait-detre-une-50/

Le temps des March Brown

 

 

De saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, il est une autre forme que celle de glace.

 

Ces dernières heures, le ciel nous joue quelques tours amenant des pluies denses qui ont fait gonflées les rivières du coin.

Sioule n’échappe pas à  ce constat .Après plusieurs jours à 5 m 3 qui apporte son lot de bandeau et de foule, ce sont des niveaux plus haut, plus fort auquel  bon nombre de moucheurs se refusent.

Des changements de condition qui pousse la vie à se faire plus présente.

March Brown et les autres ne suffisent  pourtant pas à faire monter les poissons en surface. Mais ce regain d’activité amène  les truites à se nourrir malgré tout.

C’est l’occasion avec Vincent de faire quelques réglages, d’adapter les techniques volées sur les bords de la madison pour les faire notre sur la Sioule. Une philosophie  profonde à toujours chercher diffèrent de nos voisins .Le sentiment aussi que les poissons ont appris à se lasser de ces nymphes qui passent sous la canne.

Ainsi pendant que perdigon  roule et roule encore, nous choisissons d’autres options comme la noyée aval avec une canne switch pour retrouver la beauté d’un geste  ou la pêche up Stream à l’aide d’un air lock Strike indicator dont je suis surpris de l’efficacité sur nos rivières ou les poissons sont prétendu très méfiant.

Petit à petit la saison s’installe donc….

De l’autre coté du miroir

D’un sentiment rassurant qui nous persuade que jusque-là tout va bien, je dois avouer qu’en matière de rivière, je me suis toujours astreint à consacrer du temps à comprendre la réalité plutôt que d’essayer de la modifier.

De Sioule, je commence aujourd’hui après plus de 35 ans de pêche à la mouche, à détenir modestement je le crois une connaissance capable de mesurer le moindre changement d’une rivière pour lequel je consacre tant et tant d’heure de pêche.

De mai il est pour tradition que la belle des Combrailles nous offre le plus beau des visages. D’un éphémère qui parcourt le ciel, m’invitant à la contemplation, j’admire la précarité d’un instant.

Pourtant il est  une tâche qui perdure depuis maintenant des semaines. La vision constante des stigmates de quelques mal intentionnés dont il suffit de suivre la trace pour comprendre qu’il y a un profond problème sur la manière dont s’exprime la pêche sur cette riviere.Pas une sortie sans apercevoir quelques cadavres.

Ainsi pourrait-il être si simple de se dédouaner de quelques responsabilités  s’offrant la pertinence du bon droit , de la bonne conscience .Ainsi pourrait-on se satisfaire de ces nombreux panneaux , achevant un cycle vertueux.

Combien d’acteurs engagés me diront que je suis probablement trop exigeant et que le simple fait d’avoir diminué les quotas, augmenter les tailles devrait m’apaiser. Combien je devrais mesurer la chance qui est la mienne d’avoir avec d’autre participer à l’avènement d’une philosophie aussi respectueuse.

Comme une réponse aussi simple à tous les maux.

Comme le reflet d’un miroir dont on oublie de regarder l’éclat.

La Sioule inquiète, rongée je le crois par un mal discret.

Celui d’une époque révolue où éduquer passé  par la capacité  à dire « non ».Combien en écrivant ces mots je ne peux m’empêcher de regretter la véhémence et l’engagement d’un pseudo connu des  plus anciens Les Meritis63 qui a chaque dérive était là pour recadrer les choses.

Combien alors nous n’aurions pas vu  rester sans réaction quelques vantardises d’ombre pris en pleine période de fermeture. Pauvre thymallus dont on s’étonne la faiblesse de la population alors que celui-ci est matraqué à longueur de journée par des pêcheurs sur les frayères.

Combien alors nous n’aurions pas assisté aux scènes quasi constante ou chaque éclusé d’EDF sert de défouloir à quelques-uns pour accabler les hommes que plus personne ne défend.

Combien probablement n’aurions pas vendu la rivière à quelques ambitions mercantiles venus d’ailleurs ou il devient de plus en plus difficile pour le simple pêcheur du coin de trouver un espace .Destin funeste d’une cause ou le commerce a pris la possession des territoires sans jamais leur reverser la part qu’il leur a dû.

Le temps des militants est passé et avec eux peut être l’avenir d’une pêche accessible à tous.

Pourtant de l’autre côté du miroir, il est un univers diffèrent

Celui d’une rivière  imparfaite, fragile. D’un théâtre qui donne de la place aux poètes, aux amoureux. A ces épicuriens qui s’éloignent chaque jour un peu plus d’un univers ou le vivant n’est plus qu’un produit parmi tant d’autre. Un  moyen de briller, d’exister à grand coup de hashtag.

C’est à eux que je pense, à eux que je dédie les images qui suivent .A eux  pour qui je consacre parfois quelques heures de ma vie à essayer de ralentir un présent dont je comprends chaque jour un peu plus qu’il me faut profiter, de peur probablement que tout cela ne soit que le reflet de ce miroir qui me hante.

 

 

Entre Lozere et Aveyron

Des innombrables vallées que je parcours tout au long de l’année, il en est  pour lequel je voue une admiration particulière.

Entre Lozère et Aveyron, de Lot, de Tarn, de Dourbie, de Jonte, autant de paysage, d’atmosphère  que j’aime parcourir canne à mouche en main.

Si pour certains ce weekend end fut l’occasion de palabres probablement  inutiles, il fut pour moi avec quelques amis d’auvergne passion mouche l’occasion d’un grand bol d’air. Opportunité aussi de réaliser les premières images avec la go pro hero 6.De quoi apporter un petit plus au blog , du moins je l’espere.

Des heures de pêche ou l’on a  eu la chance de vivre  une fois encore la frénésie de poisson qui entre deux périodes d’eaux hautes avaient choisi de se saisir de la moindre mouche passant à leur portée. Des nymphes qu’il fallait conduire à la bonne profondeur. Des montages simples à l’image d’une de mes classiques à bille blanche montée à partir d’un dubbing de lièvre pour donner de la vie.Indispensable lorsque les poissons sont encore un peu léthargiques.

Une pêche sous la canne, lente, dans les eaux bleutées d’une fraicheur qui reste perceptible sur les berges, signe d’un printemps qui s’installe de la manière la plus incertaine qui soit.

Premier prétexte aussi à fuir la foule en bon solitaire que je suis.

Loin, très loin de cette culture actuelle qui pousse au rendez-vous incontournable ou l’unique but serait d’être présent pour se montrer en bon « m’as-tu vu », étalant dans chaque conversation cette aspiration Rocco sifredienne de se prétendre expert de la gaule.

Ainsi sifflotant  un air de manu chao dans la tête, une petit nymphe à bout d’un trout hunter , me voici là au cœur d’une vallée encaissée, surprenant de mon insolence quelques vautours fauves qui me guettent

D’une vie social pleine de rebondissement, j’ai préféré les temps de quelques heures assouvir cette perception qui est la mienne de la pêche.

Des paysages,de l’eau, des poissons, et surtout être peinard

De la noyée à Fly-Concept

Pour beaucoup de nos rivières, les niveaux sont peu prometteurs pour les pêcheurs à la mouche. De la neige encore bien présente sur les sommets , de la pluie qui a fait gonflé certains secteurs , autant dire que ce début de saison se révèle un peu compliqué.

On profite alors du moindre espace, du moindre créneau à l’image d’une Sioule qui est passé sous la barre des 15m3 pour ce week end d’Avril

Des conditions changeantes ou l’on passe d’une chaleur naissante à la froideur d’une pluie fine qui descend sur la vallée .Des conditions instables mais parfaites pour apercevoir des éclosions.

Comme une irrésistible invitation à consacrer ces moments à l’une des pêches que j’affectionne les plus : la mouche noyée.

Après des heures passés à chercher ses dames au streamer je goute enfin le plaisir de la douceur de ma canne switch.

Un format 11pied 3 qui se révèle enthousiasmant pour maintenir les mouches dans la colonne d’eau. Un format 11 pied 3 dont je mesure la confort lorsque l’on cale à la manière des saumoniers la canne sous le bras laissant vagabonder mes fétiches dans les courants juste balancer de quelques tressautements.

Un format 11pied 3 qui me donne des sensations magiques lorsque j’ai la chance de croiser la première dame de la Sioule qui s’offre à mon nouvelle ensemble.

Une envie de tester des nouveautés en ce début de saison à l’image de la soie Cortland Mono Core que je ne connaissais pas et dont le but principal réside dans l’urgence à remplacer ma soie Compétition Nymphe LL0.55 Soldarini.Un des rares produits qui m’aura profondément déçu,rendu cassante à la moindre solicitation,elle stagne au fond d’un tiroir.

Au final Je retrouve cette marque Cortland qui m’aura accompagné des années en réservoir à travers les  444 SL dont je suis fan.Un investissement à confirmer après un nombre de sortie suffisant pour se faire un véritable avis.

Une soie mono core au profil DT qui se marie à merveille avec ma Maxia et m’offre l’opportunité de conserver de la finesse pour les pêches sous la canne en période de pluie.

Poursuivant ces lignes autour du shopping, je profite de l’instant pour vous annoncer l’arrivée d’un nouveau Fly shop dans le paysage Puy de Domois .

Fly concept nous propose l’ensemble des produits essentiels au Fly tying.Mais c’est aussi et surtout le retour des mouches de la Sioule mise au point par Vincent après des années d’expérience sur notre riviere.De quoi garantir le succès de belle journée de pêche et la rencontre des magnifiques truites des Combrailles.

Découvrir Fly Concept  : http://www.fly-concept.fr/

Ainsi s’achève ces lignes avec comme point de mire un article prochain ou je vous inviterai à quelques lectures et notamment le livre de Marc Petit Jean.

2018 , premières truites en sêche

De nos rivières d’Auvergne, ce début d’avril nous apporte encore du froid et des niveaux d’eaux compliqués à appréhender à la mouche.

Pourtant quelques rayons de soleil suffisent à faire naitre la vie .Des éphémères, des museaux qui se dessinent.

L’occasion de prendre la mesure des différents modes macro de mon TG5

Découverte de l’olympus TG5 : http://auvergnepassionmouche.fr/olympus-tg5-un-baroudeur-pour-les-pecheurs/

De longues minutes ou je m’amuse à observer l’infiniment petit. Des instants où l’on regarde la manière qu’ont  les poissons à se saisir de ces imitations. L’occasion de chercher sur le net un exemple de montage parfait pour la situation.

Ce sont les premières truites de l’année en sèche.

Moment magique qui donne à la pêche à la mouche ces lettres de noblesse

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