Catégorie : Sortie de Pêche

Un peu de douceur et beaucoup d’incertitude !!!!!!

De mes évasions halieutiques 2019 , l’a89 est pour moi prétexte  quelques balades.

Comme un point final, c’est sur la Dordogne que je me replonge des années en arrière ou mon grand-père me racontait ces histoires de pêche.

Abreuvé de ce lien familial, fils et petits-fils de pêcheur, je retrouve les eaux d’une rivière qui m’offre cette année des instants intenses

D’hier comment pourrais-je oublier ce combat avec une belle truite qui m’a mis la misere.Ultime désir de combattre de tel adversaire avec un matériel le plus léger possible

Occasion pour moi de parler ici  de mon enthousiasme à pêcher avec une soie de 2 .Opportunité aussi de vous faire retour de l’usage de ma maxia SX4

Les premieres heures sur Auvergne passion mouche : http://auvergnepassionmouche.fr/premieres-heures-avec-la-maxia-sx4-10-82/

Rarement canne à mouche ne m’a livré autant de sensation dans les défis que poisson m’invite à conduire.

De toute celle que j’ai essayé, peu de canne ont à mon gout la capacité n’ont pas d’être performante en action de pêche mais de vous faire entrer dans un univers ou le plaisir est la quête ultime de ce que je suis : un pêcheur avide d’émotion.

De la SX4, ce n’est pas précision que je vante, ce n’est pas la qualité du montage, mais ces courbes, sa manière de répondre à la contrainte d’un beau poisson.

Elle est à mon sens rare dans ce domaine face à la concurence actuel des nymphmaniacs,ego et autres,descendante d’une MX4 au quelle je voyais quelques defaults lorsque pris dans les assauts d’un combat , la canne ne rendait pas chaque détails du comportement de l’adversaire.

De cette truite qui rush le long de la frondaison et me semble tout à coup innarêtable .Un mouvement de poignée et la dame se montre plus douce, plus compréhensive. Lorsque la douceur devient un atout.

De ces poissons puissants , certains aimeront la garantie qu’offre l’usage d’une soie de 5, pour ma part j’aime l’inverse.

Cette indescriptible volonté de se confronter à l’incertitude d’un résultat qui vous oblige à suivre, à être comme démunis face à l’adversaire.

A ce petit jeu, je dois bien vous avouer que rien ne doit être laissé au hasard et que souvent on a l’impression d’être dépassé par l’évènement.

Raison pour laquelle  la recherche de la finesse doit être encadré par un moulinet qui prend un sens dans un univers de la mouche qui perçoit souvent cet objet comme une simple réserve de soie. La précision d’un frein micrométrique, une manivelle, le peux fulgor devient l’allié parfait.

Je suis pécheur à la mouche pour cela et conçoit aujourd’hui la pêche dite sous la canne dans l’unique esprit d’aller à la rencontre d’un univers fait d’extrême contrainte.

Ai-je donc attrapé assez de truite, d’ombre pour accepter de porter quelques handicaps. C’est à cette question que pêcheur à la mouche se doit de répondre avant de vouloir aller vers les pêches lights en grande rivière.

D’une veine d’eau qui semble si loin et dont on sait que même une 10 soie de 8 ne sera pas assez longue pour soutenir une dérive parfaite .

D’une truite qui file dans le courant et dont on mesure l’inconscience qui est sienne de combattre l’animal avec un nylon 6.5X.

De ces gens qui auront la verbe facile , vous expliquant que vous pêchez trop leger et qui confondent  remise à l’eau d’un poisson pour lequel ils n’ont eu que l’égard d’être certain que leur trombine soit bien là sur la photo.

De tout cela et de bien d’autre encore, il faut accepter de perdre souvent, de voir comme hier cette truite magnifique à la robe de bronze être là à mes pieds.

L’épuisette qui plonge dans l’eau et ramasse à la volée la belle .Un dernier coup de queue , la marque du désespoir peut être , le canne qui se plie comme un roseau .Son élasticité permet à la dame dans un dernier élan de filer en douce , la nymphe de potence qui s’accroche et voilà une casse bien méritée.

Comme un signe, dame fario est là dans l’eau clair, apaisée de s’être libérée, elle attend un geste, un mouvement de pied que je ne ferai pas .On se comptemple.

Une autre dérive au même endroit et voici un autre adversaire. Le même manège, la même musique, juste la conclusion qui change.

De pêche à la mouche, de Dordogne, encore quelques jours et je laisserai mon waders pour un maillot de bain !!!!!!!!!!!!!

Quelques heures de pêche exceptionnelles

De pêche, me voici aujourd’hui totalement apaisé .Des préoccupations d’hier et de mon engagement ,j’en ai laissé derrière moi les vicissitudes.Je suis  concentré sur ma manière de pêcher ,  retrouvant le plaisir de ne rien laisser au hasard.

2019 m’a déjà offert pas mal d’émotion pourtant comment pourrais-je être blasé après les dernières instants de pêche passés.

Un simple après-midi suivi d’un coup du soir et une matinée pour conclure.Voici une galerie de portrait qui me laisse bien des souvenirs.

La soie se tend, le combat commence. La force de l’eau, la puissance de l’adversaire , difficile de savoir  à quel partenaire je suis confronté. Un ombre, une truite.

La soie se tend, le combat se fait plus violent. Au fond de l’épuisette trône une superbe truite qui avoisine les 50.

La soie se tend  une fois encore. Je donne ma confiance à cette ensemble bien léger pour appréhender ce genre d’adversaire. Un trout hunter 6.5X, une canne soie de 2, mon salut ne tient qu’à la gestion que me confère la délicatesse de la  maxia et de la précision d’un fulgor.

La soie se tend, l’épuisette devient alors bien petite pour recevoir ce joyau dépasse les 50.

La soie se tend encore et toujours .Les combat s’enchainent avec des poissons que l’on ne rencontre pas si souvent que cela.

La soie se tend, le combat se fait plus lourd encore .Je ne peux retenir l’animal qui file vers l’amont.

La canne  plie. Je monte 100 m, je chute, je monte encore, rien ne semble pouvoir l’arrêter .Elle est à la fois si loin et si proche. Les minutes deviennent des heures jusqu’au moment où le brin de nylon cède sous un coup de museau violent.

De rage, je retourne dans la même veine d’eau. Je ne sais ce qui se passe, suis-je béni par un dieu étrange .Une dérive et la puissance se fait ressentir de nouveau.

Ce coup-ci j’ai tout prévu, tout planifié, je ne referai pas la même erreur.

La juste là dans le recoin de la gueule, la petite en 18 semble si ridicule, si anodine.

Il est des jours magiques. 7 poissons trônant dans le seuil des 50cm.Un poisson approchant les 60 en 10heures de pêche ….

Je ne sais que rajouter !!!!!!!!!!!!!!!!

50eme sortie et quelques autres

50eme sortie de l’anneé.Occasion de chercher les coins les plus tranquilles de Sioule.

L’époque est à la pêche en sêche, au coup du soir, à ces pêches de bordures tôt le matin ou l’on scrute chaque poste propice à abriter une belle.

Occasion aussi et surtout de quitter les parties les plus basses pour se plonger au cœur d’une atmosphère plus sauvage encore.

En ces lieux se deroule probablement l’un des moments  les plus magiques de la dame des Combrailles. Lorsque la plaine glacière s’embrase de la beauté des grands éphémères.

Une pêche compliquée, pleine d’attention ou l’on jongle avec les innombrables obstacles laissés par l’épisode de neige l’an dernier.

Opportunité de relayer le message de l’aappma de Pontgibaud qui recherche des bénévoles pour aider au nettoyage de la rivière.

Changement de robe pour les heures de pêche qui suivent.

De sortie en sortie j’alterne les paysages, les envies. Direction après une halte en Lozère, la merveilleuse Dourbie .Rivière dont j’admire la beauté .Ecole de patiente ou l’on apprend à se faire oublier au milieu des eaux claires.

Changement d’outil ou l’on laisse les grandes cannes pour s’adonner  au plaisir des arasbesques.A ce petit jeu une soie naturelle pêche à soie , un vivarelli et une JMC 9pied4 accompagne mes journées de pêche

Retour à la Sioule, histoire de boucler ce périple.

Conclusion de ces pérégrinations , je termine ces mots par l’admiration du travail réalisé par les pisciculteurs de ma fédération. Rare sont ceux aujourd’hui  à être capable de maitriser à la perfection la production d’ombret.Des poissons dont l’unique destin sera je l’espère de livrer émotion à quelques adeptes de la gaule.

Éviter l’ennui

« Changement d’herbage réjouis le veau ».

De basse  Sioule, fin mai signe traditionnellement ma quête d’ailleurs .De nos rivières auvergnates, Clermont Ferrand m’offre la diversité d’univers tous plus attirant les uns que les autres.

Instantané de partie de pêche ou je fuis l’ennui, cherchant en permanence à exploiter la richesse de mon département .

Clin d’œil à Stéphane Voissier  guide de pêche sur la haute Sioule avec lequel je partage quelques heures à la recherche de fario au cœur d’un paysage magnifique.

Clin d’œil qui m’offre le plaisir d’une pêche à la mouche que je considère comme l’essence de ce que suis. Cet art qui invite à la dextérité de ces pêches dites à l’aveugle ou arabesque aime les bordures et ou Pranal apprend à la précision.

Science d’un usage ou la connaissance des lieux est l’unique rempart à la déconvenue.Un savoir que stephane partage autour d’une bonne table à la villa colombier.

En sêche, rien qu’en sêche, réalité bien difficile en 2019 ou les matins se font encore bien frais.

Des eaux vives de nos montagnes, il faut reconnaitre avec joie que nos rivières sont encore froides, limitant l’activité à des poissons, cherchant pitance au fond.

A ce jeu aussi je m’adonne avec plaisir, prétexte à la rencontre d’un sieur thymallus.

De l’ombre à la lumière, commun évite lui aussi l’ennui, s’habillant d’une robe argent lorsqu’il habite sur le bassin de l’allier.Plongeant au milieu des roches sombres, me voici de retour à la basse pour admirer charbonnier. Noir, toujours noir, commun devient rare.

La soie se tend, la combat se fait lourd, maitre barbeau m’offre un autre visage. Occasion de tester plus encore la SX4 qui plie sous les assauts d’un adversaire si vaillant.

La soie se tend, le combat se fait plus rusé au milieu de la petite rivière ou la belle cherche à se cacher.

Magnifique truite qui démontre la capacité des plus modestes ruisseaux à donner le meilleur.Démonstration d’un no kill dont généralité n’est pas usage.

La soie se tend, le combat se fait plus intense encore. Un rush, le moulinet qui chante, la pression du pécheur qui ne peut refuser l‘invitation qui lui est faite.

Nécessaire confiance dans l’attirail que je traine, clin d’œil à ce brin de nylon qui nous unis. Un bout Milo krepton qui représente ces innombrables points communs que je partage avec Vincent.

La boucle se boucle par l’attente d’un coup du soir. Ce moment où la pression monte, ou la pêche à la mouche se fait plus tranquille.

Admiratif du travail de l’appma de Châteauneuf qui a mis les petits plats dans les grands offrant un certains nombres de places assises sur les têtes de radiers.

Ainsi pour conclure, je vous invite cher lecteur, à prendre la précaution d’une reservation.

En ce moment les places sont chères sur la basse Sioule !!!!!!!!!

48 minutes !!!!!!!

L’époque est à la fleur

De Sioule, comme tous les ans, la dame des Combrailles s’habillent d’innombrables couleurs.

C’est un printemps bien frais qui accompagne nos parties de pêche. Des matins timides aux après-midi qui semblent en permanence bercés par le vent , bien compliqué de trouver des conditions de pêche idéale.

De Sioule, comme d’ailleurs il faut se rendre à l’évidence ce sont les pêches fines qui donnent les meilleurs résultats.

Situation que l’on doit à une année ou  les débits n’ont pour l’heure que trop rarement dépassé les 6m3/s.Inquiétude  évidente qui nous laisse entrevoir un été bien compliqué.

Manque d’eau chronique qui donne au ruisseau de Cube un visage peu racoleur pour dame Fario.

Un ruisseau qui a lui seul résume probablement une forme d’échec.

6 ans que nous tergiversons, 6 ans de palabre, 6 ans de blablas pour arriver à rendre accessible des zones fraies.

6 ans que des travaux doivent être effectué venant faire suite à la création d’un nouveau lineaire.200 000€ dont plus de 10000 € à la charge des pêcheurs du Puy de dôme, tout cela pour qu’au final il ne se passe rien.

Rançon d’une continuité écologique qui ménage en permanence quelques intérêts mercantiles au détriment d’une nature dont on ne comprend pas l’état d’urgence. Fonctionnement grave d’un système qui se nourrit d’expertise, d’étude  sans aucune forme concrète.

Nécessité permanente de mesurer le rôle anodin de nos aappmas dont on comprend qu’aujourd’hui notre unique mode d’action réelle reste la capacité que nous avons à économiser la ressource salmonicole au cœur de notre pratique.

Clin d’œil un peu provocateur d’un avenir ou Combrailles ne sera plus que le terrain des ambitions d’ailleurs au détriment de la beauté de sa nature.

D’une déchèterie sur les hauteurs de Queuille à quelques microcentrales, urbain pourra dormir sur ces deux oreilles, il aura de l’électricité pour ses batteries et des poubelles pour ses déchets.

Pourtant que Sioule reste belle et combien pêcheur habille à la perfection ce paysage.

Longues minutes de contemplation, longues minutes d’émotion, 48 minutes d’un combat intense avec l’un des habitats des lieux.

Certitude d’avoir fait le bon choix lorsque fulgor se dechaine. Une maxia soie de 2, une pointe en 10%, le sieur barbeau ne vend sa peau que chèrement.

De Sioule, ainsi se déroule le mois de mai, entre inquiétude pour les mois à venir ou la sècheresse semble sonner à la porte et plaisir d’un museau que l’on aime à séduire.

De Sioule donc, si l’on me cherche, je suis à la pèche …

Retour sur le 11 mai à Banson

Retour en image sur l’animation du 11 mai à Banson

Une animation placée sous le signe de la convivialité ou la matinée était consacrée à un atelier «  découverte et perfectionnement » avec la présence exclusive de l’un de nos meilleurs pêcheurs français : Grégoire Juglaret.

Séance de transmission et de découverte de la gamme de canne JMC, c’est un public assidu qui écoute avec attention les conseils de Greg.

Occasion pour moi d’un billet d’humeur ou plutôt d’ une reflexion.

Des plus jeunes ou plus anciens, d’un supporter au fond d’une tribune, tous adeptes de quelques activitées  n’hésitent  pas à afficher avec force son admiration pour ses champions. Pourquoi sommes-nous si timide à l’égard de notre EDF de pêche à la mouche.

Comme un constat que je trouve trop souvent déplacé lorsqu’il s’agit d’user de quelques prétextes pour critiquer à longueur de journée les gens qui tentent de continuer une aventure qui nous a conduits vers autant de titre.

Comme l’idée simple que sans eux, sans la dextérité des meilleurs d’entre nous, bien de ce que nous sommes aujourd’hui, bien de la richesse de la pêche à la mouche se verrait réduite comme peau de chagrin.

Vous l’aurez compris, je ne supporte pas le Real de Madrid ou le PSG mais bien l’équipe de France de pêche à la mouche, admiratif de ces pêcheurs que je considère comme l’Elite d’un art qui me passionne.

Ainsi profiterai-je de l’instant pour vous conduire vers une tombola qui doit aider l’équipe de France Senior A à partir en Tasmanie pour les championnats du monde.

Lien vers la tombola : https://www.billetweb.fr/TOMBOLA-GO-WFFC2019-TASMANIA?fbclid=IwAR0VNFoYj-qZOcZ4bDi41BVnQC2kEHtS7V2405S4IrUpPeQXKOG8kcOyLfg

Il me semble essentiel de comprendre que le monde de la pêche à la mouche ne peut , ne doit , se priver d’exister au cœur de ces événements et que nous devons tous être solidaire et fier de nos champions.

Un 11 mai ou l’on aura aussi  pu parcourir la nouveauté de Fly concept .Vincent essayant en permanence de trouver le meilleur et de proposer un offre globale de grande qualité à l’image des aménagements réalisée sur le réservoir et qui offre un avre de paix pour les pêcheurs.

Une journée alternée par quelques averses ou nous avons retrouvé notre jéjé derrière un étau

Une journée ou Stéphane Voissier, guide de pèche et propriétaire d’une chambre d’hôte à Pontgibaud nous a présenté son activité. Nous en reparlerons très bientôt je l’espère sur Auvergne Passion Mouche.

De Stéphane à Pontgibaud, de Vincent à Monfermy, de Moi-même pour la Basse Sioule, ces rencontres sont l’occasion d’échanger des point de  vue, de réflechir à la  cohérence de l’offre pêche sur l’ensemble du bassin.

Occasion d’un second billet d’humeur ou je regretterai l’évolution de certains qui pensent parler au nom de la Sioule alors qu’ils résument leur intérêt à quelques km. Peut être l’ une des explications qui justifiera demain certains évolutions pas forcement joyeuses.

De Banson, de Vincent  et Cédric qui sans cesse œuvrent  à son développement, j’ai aussi l’honneur de vous annoncer que nous allons vous proposer la première coupe d’automne.

Un format amical qui devrait être planifié le samedi 26 octobre 2019.Une compétition par équipe de 2, toujours dans l’esprit made in Banson  ou regne convivialité , humilité et aspiration profonde à la nature.

En sêche , rien qu’en sêche

De mai qui nous invite à faire ce qu’il nous plait, 2019 nous laisse quelques hésitations.

Quelques centimètres de neige sur les hauteurs, un temps plus frais, Printemps se montre timide .Occasion de faire durer  l’arrivée de quelques grandes.

Prémices des meilleurs moments  de l’année ou pêcheur à la mouche consacre de longue minute à scruter chaque parcelle de vie.

Une observation indispensable pour déceler le museau d’un magnifique poisson.

Un combat plus tard, voici devant nos yeux la superbe truite à Jéjé.

Ainsi continue à se raconter la pêche à la mouche sur auvergne passion mouche …..

Le temps des olives

C’était l’histoire d’une modeste, d’une minuscule éphémère .De nos rivières d’Auvergne ou les belles olives accompagnent les premières pluies de printemps.

D’un pêcheur à la mouche qui tout au long de l’hiver passe des heures à l’étau pour trouver la bonne tonalité, cherchant sans relâche l’ensemble qui va bien.

D’un pêcheur à la mouche qui s’inquiète de ces statistiques qui annoncent que 85% des insectes ont disparu.

Lien : https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/10/18/en-trente-ans-pres-de-80-des-insectes-auraient-disparu-en-europe_5202939_1652692.html

D’un pêcheur à la mouche qui contre mauvaise fortune préfère se concentrer sur l’essentiel.

L’histoire que ces museaux qui transpercent la pellicule. De cette satanée truite dépassant les 55cm et qui a l’indélicatesse de rater l’épuisette, filant entre mes jambes.

L’histoire d’une  belle  qui croyait être passée inaperçu. Magnifique truite de Vincent. Superbe poisson qui restera comme un souvenir indélébile.

L’histoire d’un moment où l’on regarde émerveillé ce que la nature est encore capable de realiser. Beauté absolu d’un animal dont seule  la pêche permet de croiser le chemin.

Ainsi se raconte la pêche à la mouche en avril 2019……

Soies ; Retour aux sources

De Lozère, c’est avant tout autre chose, le plaisir de discuter avec Michel au détour d’un salon. Rencontre avec les soies sources de la lozere.Fidelité absolu pour ces soies qui habitent la majorité de mes parties de pêche.

De Lozère c’est aussi quelques escapades qui me conduisent tour à tour sur les berges du Lot, de la Colagne  ou du Tarn

Nous retrouvons avec Jérôme le temps de quelques heures le Lot.

C’est une rivière bien fraiche mais surtout qui ressemble à nombre de cours d’eau actuellement en Auvergne .

Un débit  assez bas qui se confirme à la lecture de l’application River App en date du 18/04. Un débit qui nous replonge dans les conditions de pêche de 2017.

Démonstration que parfois notre mémoire nous pousse à croire que tout va mal .Pourtant il suffit de se regarder en arrière pour mesurer que le manque d’eau actuel dessine de plus en plus une généralité en ces premiers mois de l’année.

Espérons juste que la pluie viendra comme souvent en mai.

De quoi encore pousser une colère envers dame nature qui engloutira dans les flots l’espoir des premiers coups du soir. De quoi affirmer avec certitude que laisser à chacun le loisir de faire la pluie et le beau temps serait source de bien des problèmes. Clin d’œil à une discussion avec l’un des représentants de la DDT qui a eu  bien du mérite à affronter la vindicte d’homo halieuticus  lors de l’ag fd63 dont la pertinence se résume souvent à tirer la couverture à soi comme d’autres d’ailleurs.

De pluie, de pluie fine qui transperce la veste, c’est bien ces conditions que nous sommes venus chercher. De bruine, de belle éclosion d’olive, Lot m’offre chaque année le spectacle majestueux d’une rivière qui prend vie en quelques secondes.

Là dans une bordure un museau se dessine, cherchant pitance. Dans un recoin ou la belle éphémère se retrouve prisonnieire. Là ou Jérôme arrive à me convaincre que les imitations d’olive que j’avais monté pour les us sont assez redoutables.Hastag Snow shoes Rabbit pour être à la mode

Pourtant force est au constat que pour la première fois depuis longtemps malgré une éclosion assez intense, le Lot ne nous a livré que le minimum syndical.

Confirmation d’une pêche compliquée par la rencontre d’un garde fédéral du 48 .

Celui ci nous dit avoir vu peu de pêcheur depuis le début de l’année. Confirmation aussi qu’il est possible d’être contrôler autrement que par un bénévole d’une aappma .Voici bien une réalité que nous ne connaitrons jamais sur la Sioule !!!!

 

Ainsi s’achève ce périple par la rencontre de quelques belles lozériennes .

Le temps des retrouvailles

J+8, le temps des retrouvailles.

Nous voici de retour à la rivière. Alagnon, Dore, Sioule et les autres ont retrouvé le flot des pêcheurs. L’eau est de retour aussi avec des débits à la hausse enfin !!!!!

L’occasion pour moi de revenir en premier lieu sur les quelques mots partagés avec un journaliste de la Montagne. D’ici, d’ailleurs, des mots d’un élu de la haute rivière d’Ain à l’alerte lancé par les acteurs de la Touvre, d’une maladie ariègeoise au lobby de quelques amateurs de turbine, l’avenir semble si incertain. Opportunité  d’insister sur la nécessité de prendre de plus en plus acte de la fragilité de nos écosystèmes

L’article de la montagne : https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand/loisirs/chasse-peche/2019/03/10/puy-de-dome-de-plus-en-plus-de-pecheurs-pronent-une-peche-recreative-plutot-que-predatrice_13513502.html?fbclid=IwAR20DwtYzZYjDPrZAcZCpr_ouiQl_GLrqn_IB2OvGqOwHVzAYWFTxkmdLBU

Nécessité d’une évolution de notre pratique vers un nouvel état   qui me semble aujourd’hui indispensable. Direction vers une pêche récréative et non prédatrice qui nous permettra peut-être de recruter de nouvelles générations capable d’entrevoir les risques de regarder dame nature comme un puits sans fond.

Image d’Epinal certes mais comportement dont nous commençons juste à mesurer les conséquences.

10 ans, 20 ans, 100ans, 1000 ans, j’avoue comme tous les autres appartenir à une génération qui n’a su où voulu anticiper les grands bouleversements écologiques qui nous touchent.

S’il me faut partager avec vous la conviction profonde qui est la mienne, je vous encourage cher amis lecteur non pas à m’écouter mais juste à prendre quelques instants pour observer les premières truites de l’année.

Rappelez-vous  des récits de vos parents, de vos grands parents, de ce qu’était nos rivières il y a 50 ans. On mesure alors ou nous en sommes aujourd’hui !!!!!

Une vie animal modeste, sans importance, qui ne sauvera peut être pas une réalité accablante mais un simple moment où l’on prend le temps de reflechir.Le no kil  n’est ni plus, ni moins que la captation d’une idée.

Nul d’entre nous ne peut se prévaloir d’être parfait, nul d’entre nous n’a le droit de stigmatiser son voisin.Faut-il être irréprochable pour cela, mais nous pouvons tous trouver un moyen vers notre volonté à changer.

Voilà ce qui m’anime depuis plus de 20 ans en essayant sans cesse de partager cette idée :

Chaque fois qu’une truite  repart au fond de la rivière, il est le moyen d’interpeller ce que je suis, la manière dont je transmets à mes fils notre Terre. Rien de plus, rien de moins  qu’ un chemin tortueux qui souvent me dérange par la nécessité à changer ma manière de vivre.

Comment pourrait-on changer d’avenir si un simple loisir conduit à la mort de l’animal ???

Ode à la vie, ainsi commence les premières heures d’auvergne passion mouche. Modeste truite, modeste récompense de quelques heures à pêcher. Cela suffit à mon bonheur.

Là assis dans la fraicheur de mars, je contemple la rivière, cherche du regard les premiers éphémères.

Un peu de bleu, nouveau partenaire qui aura mis à la retraite mon vivarelli.Belle mécanique dont l’unique inconvénient réside dans la peur de laisser quelques stigmates d’une chute, d’un gadin dans les rochers .Je dois  avouer sans détour mon enthousiasme à passer ces premières de l’année avec ce moulinet dont je rêve depuis plusieurs années.

Une construction qui respire la qualité .L’avantage de proposer l’unique semi-automatique qui offre une manivelle aux pêcheurs gauchers. Des personnalisations très sympathiques à l’image des bobines de couleurs ou de la possibilité de graver le pied du moulinet. Tous cela fait du travail de Valentin Daubré l’un des produits les plus aboutis que je connaisse.

De mars nous alternerons les terrains de jeu, histoire de faire de ces retrouvailles un parcours initiatique qui nous fait aller d’un bassin à un autre.D’une basse Sioule avec des fonds déjà  très sale à la haute ou l’espoir des ombres canalyse des attentions mérités.De la couze pavin bien fraiche mais qui aura permis de realiser quelques coups de lignes à la dore ou il aura fallu faire preuve de patiente.Ces parties de pêche ont eu l’allure d’une porte d’entrée  vers des pièces différentes ou nous attendent je l’espère d’innombrables aventures à l’image d’un film que la fédération de pêche du puy de dôme va réaliser.

Pour clore ce chapitre je cède quelques cannes d’occasion pour faire un peu de place. Des cannes qui pour certaines sont quasiment neuve à l’image d’une JMC Trimph. N’hésitez pas à laisser un commentaire si vous êtes intéressé

-Jmc Trimph SPM 9 soie 12 quasiment neuve 180€ (avec port)
-Airflo bluetooth nano 9 soie 8/9  110€

-Loomis glx distance 10 soie de 7  215€

-Orvis Clearwater II 10 soie 7 130€

Ainsi débute la saison 2019, par ce billet d’humeur ….