Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Catégorie : Sortie de Pêche

J’ai rencontré Gertrude

Il est de pêche à la mouche d’innombrables univers .

D’une petite nymphe que l’on monte en vitesse le jour de son anniversaire gardant en secret l’espoir d’amuser quelques habitants de nos rivières

A la beauté de l’automne qui prend possession du saut de loup ou j’admire le passage d’un saumon en maraude.

Du plus beau des étendards, rareté endémique dont nous devrions mesurer la chance d’en capturer si loin de la source. Modeste  opportunité de continuer la pêche à la mouche dans le 63 durant l’arrière-saison.

A ce parfum de thym que me laisse dans la main l’un de mes partenaires d’hier dont la présence en ces lieux n’est due qu’à la volonté des hommes. Jeune thymallus qui pour te reconnaitre des autres, avons omis le plus anodins des atribus .Ombre du CNSS qui voyage sans adipeuse comme un passager clandestin dans une rivière  ou l’halieutisme offre de belle séquence de pêche à venir.

Poisson de pisciculture que j’aime aussi rencontrer sur les bords de nos réservoirs.

Instant magique de replonger dans mes lectures anciennes ou au détour de quelques lignes je me souviens de ce papy qui avait attrapé un carpe grasse comme une vache.

Une Gertrude l’avait il surnommé qui plutôt que la mort , lui avait fait prendre conscience de la beauté  de  tous ce qui vit dans l’eau

Cette Gertrude frêle fario de plus de 4kg  qui avait choisi probablement de vivre au milieu du grand bassin des arcs trophées .Celle qui  avait appris à grossir en se faisant oublier.

Cette Gertrude qui m’a offert aujourd’hui le slam du domaine et un superbe coup de ligne en NAV.

Cette Gertrude qui m’invite sans nul doute à un hiver qui devrait me régaler…..

Balade matinale en famille au Domaine

Il est des jours où l’on a envie de faire durer les vacances.

Des jours ou la simple idée de tondre le gazon vous donne de  l’urticaire. Des jours où l’on cherche la moindre excuse pour se trouver un défi le plus futil possible.

Ainsi ai-je la chance d’avoir à quelques kilomètres de la maison le domaine de Gerris. Paradis des gros poissons de réservoir, je ne pouvais résister longtemps au bonheur de faire une balade matinale en famille.

Du père marryat  dit « la bombarde » , 10 soie de 7 promis à la rencontre de trophée avec l’annonce de Ludovic qui prévoit dans les semaines à venir l’arrivée d’arc record dépassant très probablement le mètre et les 10/12 kg.

De la mère marryat une 10 soie de 6 que j’ai toujours considéré comme « la parfaite ». Outil idéal qui vous fait voyager un train de chiro à la vitesse d’un éclair.

Du fiston enfin, un tac tical 10 soie de 5, «  tout en application », qui a décidé pour cette partie de pêche de faire équipe avec une TT, cherchant à croiser le museau d’une vagabonde en quête d’exuvie.

De ponton en ponton, de poste en poste, de stratégie diverses en hésitations incertaines, je  mesure en ce premier jour de l’automne  combien la saison réservoir devrait être riche.

Chacun leur tour, du père au fils, aucune de mes plus fidèles marryât me refuse la rencontre de ces partenaires de jeu. De ma premiere arc de la saison, digne des lieux  qui rend à la bombarde bien des sueurs, je comprends une fois encore que la pêche  est affaire de strategie.La recherche de certains poissons demande souvent de faire l’impasse sur d’autres.

Aujourd’hui dans mon esprit avait germé une envie de petit pois rouge. Mon royaume pour une photo. Mon insistance comme seul espoir. C’est bien la parfaite qui une fois encore me livre ce que je suis venu chercher.

Un superbe poisson qui me laisse comme seul destin, l’irrésistible envie de revenir bientôt….en famille bien sur

Sioule , 2017 s’acheve

Il est de Sioule des paysages que l’on connait .Des paysages qui resteront comme des souvenirs indélébiles à l’heure de laisser à la belle des Combrailles le temps d’une pause bien méritée.

Il me faut profiter au maximum de ces derniers instants au bord de la rivière.

Prendre le temps de m’inquiéter pour ce minuscule tributaire toujours à sec et qui pourtant certaine année recèle d’innombrables petites truitelles.

Prendre le temps d’observer chaque caillou à la recherche d’un indice, d’une piste qui me mettrait sur la voie.

De pêcheur à la mouche, j’en ai surtout appris bien des regards, bien des façons de faire attention au moindre détail.

Pendant que d’autres n’ont  besoin de  pas grand-chose si ce n’est quelque savoir venu d’orient, il est pour moi indispensable que la nature ne change pas trop.

Ephémère équilibre dont la danse de l’infiniment petit  me pousse plus encore à poser mes yeux à la recherche d’un gobage dans une bordure que je connais tant.

De Sioule et des ces truites, j’en ai fait bien plus que des amis. Un art de vivre, une façon de comprendre mon époque, de percevoir le vivant, de mesurer le temps qui passe.

Ainsi les heures ont semblait si courte, les minutes sont devenus des secondes. Ce dimanche scelle la fin de d’un tome. La saison 2017 de 1er cat s’est achevée.

Place à d’autres aventures, à d’autres récits, à d’autres rencontres.L’ouverture de lac de gerris à partir de ce dimanche  me servant une fois encore d’excuse pour vivre intensément cette passion qui me dévore.

Noiretable….Aprés la bataille

Il est des batailles qui ne laissent guère de place à la compassion. Ainsi pourrait se résumer une journée d’ouverture au bord d’un réservoir .Foule des grands jours , streamer aiguisé de prêt , sacs plastiques en bandoulière , nul doute que  les belles américaines allaient prendre rendez-vous au cabinet dentaire de Noirétable.

Habitué à vivre à contrecourant, j’aime l’idée d’aller à la rencontre de ces arcs  quelques heures après.

Des pêches rapides, des Wolly bugger à la danse endiablée, des rolly polly qui vous agacent au point de mordre à pleine dent, nul doute que les quelques leçons apprises ce week end  ont rendu ces dames plus difficile à séduire.

Tout en douceur, comme les pêches que j’affectionne le plus, un train de noyée, un blob, un kikinou balloté aux grés de la vague font de moi le plus heureux des hommes.

A l’heure où quelques uns me diront que je ne devrais pas écrire  certains mots du fait de mon engagement.

J’affirmerai ici et sans faux semblant que j’appartiens définitivement à une catégorie de pêcheur qui considère chaque poisson comme un partenaire de jeu.

Admiratif d’un vivant auquel je n’accorde aucune supériorité .D’une arc de Noirétable, d’un ombre de la Sioule, d’une truite de la Dore, d’un Hotu de l’Allier, un seul geste me semble plus nécessaire que les autres.

Ainsi lorsque je regarde l’arc en ciel se perdre dans l’eau claire du plan d’eau, je mesure modestement un état de conscience qui me pousse à comprendre la fragilité de cet être vivant qui glisse entre mes mains.

Le no kill c’est cela et rien de plus.

Une seconde fugace que la mort ne vient pas altérer …..

Bis repetita sur la mangeuse de nymphe

Septembre vient de poser ses valises. Quelques degrés en moins, une pluie fine pour débuter le weekend.Nul doute qu’il est temps de revenir aux bords de nos rivières pour retrouver un peu d’activité.

De manière inégale, l’été laissera plus au moins de traces. Sur les Combrailles, les assecs sont encore bien présent et rarement  la haute Morge n’aura montré un visage si triste.

Sur les  berges de la Sioule  , chaque ballade me pousse à mesurer combien la fragilité de nos tributaires ne pourra rester sans conséquence pour l’équilibre générale de nos grandes rivieres.Veritable nursery , Coutariaux , Cube et  Braynant auront bien souffert.

De l’autre côté, sur le Forez, la situation alarmante n’aura  peut etre pas été aussi dramatique. La moindre goutte d’eau se montre rapidement bénéfique  au point d’avoir pu observer une réponse violente d’une Dore qui a frôlé les 23m3/s le 31/08.Etat  précaire mais il est rassurant de regarder les petites sources offrir le visage d’une eau rafraichie par les matins plein de rosée.

Pas de quoi s’enflammer mais il apparait évident que la rivière aux milles rochers offrira quelques belles séquences de pêche avant la fermeture.

Ainsi je ne peux résister à l’envie d’aller trainer les waders au cœur de la mangeuse de nymphe. Nulle rivière du 63 ne me parait mériter autant ce qualificatif. Un cm  de trop, une trajectoire que l’on ne maitrise pas et  voici notre casque d’or prisonnier d’un accrochage sans espoir.

La dore est l’une des rivières les plus agréables à pêcher  en période d’étiage car elle impose au-delà du simple fait de faire rouler une nymphe  sur un lit de gravier, tout le savant savoir et la maitrise pour donner vie à un bout de plume et de poil sans odeur.

Tout l’art d’un mensonge qui poussera dame fario à sortir de sa cachette, enfouie au plus profond du basalte.

Quelle ne fut donc pas ma surprise quand tout à coup au milieu d’une dérive anodine, le caillou auquel  je croyais être accroché se mit à bouger.

Rageur, puissant, la dame avec laquelle j’avais rendez-vous m’indiqua sans faux semblant qu’elle ne serait pas une fille facile. Des minutes de combats, quelques mètres de rivière descendu avec la grâce d’un éléphant qui vient de comprendre qu’il doit apprendre à courir le 100m.Je savais que j’allais être le chanceux du jour. Elle était  à mes pieds, sublime truite d’une 50 aine de centimètre, je venais de gagner la guerre.

Pourtant il est des jours où l’on se demande bien quelle étrange idée vous passe par la tête. Plutôt que de lui promettre l’épuisette rapidement , je décidais  persuadé de sa fatigue, de la laisser tranquille au milieu de la veine d’eau ,convaincu de lui épargner les minutes nécessaires à préparer mon panier made in olympus.

De statistiques improbables , de choses qui vous arrivent que très rarement je crois que ma carrière de pécheur m’aura offert son lot d’histoire à dormir debout à l’image de cet ombre de la Sioule qui avait saisi  la potence, conduisant à vivre avec Manu l’un des moments les plus drôles de la saison 2016.

Mais là juste sous mes yeux, observer le manège de cette petite truite qui d’un élan rageur vint à son tour claquer sous 10 cm d’eau la micro nymphe en 20 qui me sert d’aguicheuse me laissa sans voix .En une fraction de seconde,  je venais de rentabiliser à merveille mon temps de pêche avec deux truites pendues au bout de ma ligne.

Malheureusement tout cela allait se conclure par une casse, me laissant juste la joie d’admirer l’ingrate petite demoiselle.Bis répétita d’un événement dont je reste de plus en plus convaincu qu’il se produit plus souvent qu’on le croit.

Il est des jours ou dégouté, j’aurais ragé d’un tel instant , mais là seul, tranquille, peinard, je pris le temps d’une pause, m’amusant d’avoir été aussi couillon .Conscient peut être que l’arrivée de la fin de la saison de 1er categorie ne me laisse que très peu de temps pour dévorer à pleine dent le plaisir d’être aux bords de nos rivières.

Comme une récompense , comme une stratégie payante que l’on a mis des heures à chercher , comme l’impression d’être au bon moment au bon endroit , comme l’impression que tout se joue sur des détails en cette période de l’année , le reste de l’après-midi fut passionnant avec la rencontre de superbes poissons que l’on ne croise que trop rarement sur cette rivière.

 

Halte Correzienne

Une fois n’est pas coutume, de la 89 qui me mene depuis mon enfance sur les berges de la Dordogne, nous  décidons  d’une halte corrézienne.

Porte d’entrée de la vallée espérance, je convie Vincent, tout juste revenu de la  green river, à la découverte de l’un de nos joyaux français. Pour une fois je prendrai le temps de pêcher dans les environs d’Argentat, capitale proclamée  de la pêche à la mouche.

Avec ces 28m3 d’eau fraiche qui roule au milieu des renoncules, la Dordogne fait figure d’épouvantail dans un contexte qui s’est grandement fragilisé notamment sur les Combrailles. Au cœur de notre Auvergne, la sècheresse s’est maintenant bien installée et les températures caniculaires de ces derniers jours ne sont  venues qu’amplifier un phénomène dont l’impact sur les écosystèmes salmonicoles augmente au fil  des années.

Moment privilégié  que celui de faire la rencontre de Fréderic, monteur de canne avec lequel nous allons passer la journée .Des heures d’échange et de discutions autour de notre passion commune. Occasion d’admirer son travail de monteur et  de confirmer mon choix autour de l’arrivée au sein de ma collection de la  Maxia 10pied soie de 2.

Découvrir l’univers de Fréderic : https://www.liberty-rod-fishing.com/

Une canne dont je destine l’usage à des moments bien particulier de la saison comme les périodes d’étiage sur la Sioule ou la finesse et la précision devienne aujourd’hui des éléments majeurs de la reussite.Mais au-delà ,le choix d’un format 10 pied très adapté à nos petites rivières du puy de dôme autour d’un produit dont la polyvalence m’aura surpris .Une canne plaisir lorsqu’elle se voit associé à une soie naturelle au profil TT. Nous en reparlerons sans nul doute dans les mois à venir sur Auvergne Passion Mouche.

Escapade corrézienne à la rencontre du partenaire de jeu qui devrait très rapidement prendre le relai de la saison de la truite qui se termine dans 15 jours. Maitre thymallus , savant joueur de poker qui aura bluffer nos sêches durant une éclosion de minuscule Baetidés,demontrant à Vincent que souvent nos rivières françaises ne manque pas de poisson .Simplement à la différence d’autres endroits dans le monde , la maitrise technique global des pratiquants conduit à des phénomènes d’éducation qui ne facilite  pas la réussite.

Ainsi s’achève notre journée dans la fraicheur du soir. Au loin sur le chemin de retour, le ciel sombre comme les truites de la Dordogne nous laisse entrevoir l’arrivée de la pluie.

Indispensable pour que tout cela continue….

Réflexions méditerranéennes

C’est enfin les vacances .Des bords de la méditerranée aux  balades dans l’arrière-pays nîmois, tout est prétexte  à travailler un art des plus séculaires : Savoir ne rien faire.

Assis sur quelques rochers, j’admire cette immensité bleutée  dont la ligne d’horizon me pousse à la réflexion.

Des heures à vagabonder, à plonger dans quelques lectures. Comme un  nouveau souffle lorsque l’on retrouve la surface. Inspiration profonde d’une apnée ou l’on avait oublié de respirer.Je repense aux mots de David  que j’avais lu il y a des années. Un texte en forme de plaidoyer ou la fatigue de l’engagement semblait inévitable

Dérisoire  combat dont je comprends qu’il est probablement perdu d’avance et dont je sais qu’il me faut rien attendre si ce n’est la critique de quelques-uns.Lassitude profonde envers ces adeptes de la canne qui ont un avis surtout et tout le temps sans jamais avoir  pris le risque d’aller se mesurer à ceux qu’ils insultent à longueur de journee.Comme un destin ou tout semble sellé sans que l’on puisse ne rien faire. Bien naïf est celui qui pense qu’ils influencent le destin de nos rivières. Hypocrisie d’une époque qui laisse aux plus faibles l’illusion d’être importants.

Peut-être est-il temps pour moi de passer à autre chose. Urgence à  mesurer combien chaque minute que je consacre à essayer de donner sans rien attendre, principe même du bénévolat, me conduit inexorablement vers le sacrifice d’instant que l’age rend de plus en plus court.

Des discutions interminables et inutiles sur les medias sociaux  ou il est bon d’avoir un maximum d’amitié, je n’ai plus mauvaise conscience à appuyer sur la touche delete, filant à toute berzingue sur un bateau à la recherche d’un nouveau partenaire de jeu.

Instant magique que celui de passer une partie de pêche au thon sur chasse avec mes fils .Je déguste, je me nourris, je me gave du bonheur de vivre ces moments.

Opportunités rares dont il me faut mettre à l’honneur Benjamin. Raison de l’existence de cet espace qu’est auvergne passion mouche, la mise en valeur d’exotic-fishing représente l’essence des heures que je passe derrière ce pc à faire vivre ce blog. Je profiterai de ces lignes pour le remercier de sa disponibilité, de sa patience. Hâte d’être en octobre.

Découvrir Exotic Fishing:https://exotic-fishing.fr/guide-peche-mediterranee-benjamin-jacquot/

Quel pied de regarder Antoine et Erwan ressentir ces émotions qui nous rapprochent. Quel pied de pouvoir discuter des heures entières sur la violence de l’attaque, la bonne stratégie,  le bon choix d’animation,  la bonne position du bateau,  la fatigue que l’on ressent.

Je sais maintenant que dans les mois à venir j’eprouverai l’envie de refaire de la compétition réservoir, retrouverai le besoin de voyager, passerai plus à pêcher qu’a être au chevet de quelques destinées.La pêche et rien que cela.

Indispensable changement de priorité resultat d’un voyage aux usa qui laissera des traces .

Eloge aux petits coins perdus

De pêcheur de Sioule, rarement les mois les plus chauds de l’année restent dans les annales. Il nous faut nous rendre à l’évidence, nous entrons dans la période la plus complexe.

Certes il est des heures entre chien et loup ou tout nous semble  simple, ou la moindre sedge virevoltant au-dessus de l’ode se voit happer par un museau glouton. Instant magique comme suspendu ou l’on espère la déconvenue d’une minuscule fourmi pour trahir la présence d’une belle.

Pourtant ces moments si fugaces ne pourront faire oublier ces heures de pleine journée ou la chaleur, les canoés, le bruit de quelques baigneurs aura raison de l’enthousiasme de nos truites.

Des partenaires , habitants des Combrailles qui commencent  à saturer du manège des adeptes de la gaule. Fatiguées, sur sollicitées, épuisées  par une foule de plus en plus présente en cette année 2017.

Une foule dont la technicité ne cesse de s’affiner conduisant notre rivière à devenir un lieu où la pêche trouve un terrain d’excellence ,inaccessible souvent au plus débutant d’entre nous. Une foule de visiteurs, touristes pêcheurs dont l’été et les vacances sert de  prétexte à venir à la découverte de notre chère rivière.
Rançon d’un succès qui ne se dément pas .Rançon d’un succès qui conduit l’aappma de Châteauneuf les bains à connaitre une expansion de son nombre d’adhèrent sans égal. Rançon d’un succès qui tranche avec certains endroits que  les pêcheurs semblent avoir déserté.

Comme une mode ou l’on se persuade que le monde est la seule garantie d’être au bon endroit. Comme  une tendance ou l’on préfère la simplicité d’un rendez-vous connu de tous que de partir à la découverte de quelques lieux secrets.

Rare joyau qui abrite de modestes  truites sauvages au cœur de vallées préservées .

Comme une porte ouverte, une invitation à oublier pour un moment les plats bondées du bout du monde pour se laisser emporter par le bruit de la Dore qui s’amuse au milieu des rochers.

Comme une volonté d’aller se rassurer au cœur de la haute Dordogne qui a tant souffert. Comme le chant d’une Couze portant l’odeur de la gentiane et des fleurs de nos montages.

De Sioule, je vous fais le temps de ces quelques mots, une partenaire qui saura sans nul doute vous montrer la richesse de nos autres rivières .Comme un chemin qui doit vous conduire au-delà, plus loin à la rencontre de ces innombrables visages.

Ainsi s’il me fallait conclure, de ces heures difficiles je vous invite à voyager plutôt que de vous agglutiner …..

Balade dans le Haut-Quercy

C’est une petite escapade  familiale dans le lot qui me conduit à la découverte d’un nouveau parcours de pêche que je n’avais jamais fréquenté. Entre deux morceaux de foie gras, une partie de pêche en noyée et quelques ombres de la Dordogne, je profite pour m’échapper  au cœur du Haut Quercy.

Affluent de la Dordogne, la Bave  invite à sa rencontre dans la périphérie de Saint Cère ou les pêcheurs,  amateur de no kil pourront aller s’amuser sur le superbe parcours de Siramon

A cet endroit c’est une rivière d’une 10 aine de mètre qui alterne des gours assez profonds ou se perdent  des courants prometteurs .Des belles portions plus calme sont autant de rendez-vous pour la pêche en sèche.

Arrivée après quelques jours de pluie et une eau teinté, rapidement j’ai dû me rendre à l’évidence que les dames des lieux était  gavées à la vue de leurs ventres dodus. Mais la rencontre avec des truites d’une 20aine de centimètres m’a vite  convaincu du potentiel  de cette portion. Un territoire ou clairement le choix de l’AAPPMA locale passe par la sanctuarisation d’un politique patrimoniale, garantissant de trouver des truites sauvages.

Ainsi pour conclure ces lignes , je ne peux que vous encouragez à aller à decouverte du site internet de l’AAPPMA du Haut Quercy.

Site Internet : http://pechehautquercy.over-blog.com/

Au coeur d’un milieu conforme

C’est au cœur du pays des sauterelles, des agrions, des libellules que nous faisons une pause familiale.

Le temps des vacances. Le temps des premières truites au milieu de la prairie cantalienne. Le temps de constater que malgré une situation inquiétante sur beaucoup de bassin hydrographique et la vision alarmiste qui se dégage dans bien des endroits de France, nos rivières auvergnates s’en sortent plutôt bien.

Le temps  des leçons de la nature. Le temps de faire comprendre à mon fils que plus encore que les truites immenses, c’est notre capacité à ne pas accepter que nos rivières deviennent  des poubelles , conscient de la richesse qui coule à nos pieds

Ainsi de toutes les truites du monde, de toutes les robes, j’exprimerai à cet instant et sans concession  une préférence absolue à aller à la rencontre des écosystèmes préservés ou l’on n’admire pas la mort entre deux parties de pêche. Ainsi de toutes les truites du monde, j’exprimerai le plaisir qu’il me reste de fouler des rivières ou les mots « conforme, patrimoniale,contrat riviere ,etc  » ont un sens .

Ainsi de toutes les truites du monde, je m’engagerai pour avoir la chance de retourner quelques cailloux pour observer la rareté d’une larve d’éphémère.

Minuscule, insignifiante parcelle de vie que sera le prétexte à vous inviter cher lecteur pour conclure ces quelques lignes à la découverte d’un site internet :  Perla.developpement-durable.gouv.fr

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