Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Catégorie : Sortie de Pêche

En mode King Size

Le froid s’installe .

De nos rivières de premier cat, le spectacle de la vie commence à poindre le bout de son nez .De Sioule et d’ailleurs on observe les premiers poissons sur les zones de fraie. Comme un avenir que l’on souhaite radieux.

C’est aussi les prémices de la saison réservoir .Rarement début aura été aussi tardif .

De faible niveau d’eau  en seconde cat, une douceur qui aura duré .Tous les ingrédients pour rendre la pêche de l’ombre à son apogée mais pour impacter clairement l’une de mes traques favorites : la recherche des arcs trophées.

De pêche dans nos plans d’eaux, il fallait se contenter des bordures, de la nav, d’un sentiment un peu frustrant que certes le score avait un sens mais que je passais probablement à côté des choses essentielles.

Pour me satisfaire, j’avais choisi d’alterner, de revenir des années en arrière à l’époque ou je faisais quelques compet , me baladant avec un barda digne d’un trouffion du 92.Une canne en nav, une canne au streamer, une canne au chiro, une canne en 7, une canne en 6, une panoplie d’une efficacité sans égale, capable de répondre à chaque attente de la moindre de ses dames.

Mais je dois l’avouer, enfin les anneaux se sont mis à gelé, enfin la fraicheur glaciale du matin a saisi mes mains. Enfin j’ai pu passer en mode King size.

Une volonté, l’acceptation d’un nombre d’heure ou rien ne se passe, l’acceptation de toucher beaucoup moins de poissons que les voisins .Mais  on lance, on cherche, on relance, on doute, on s’enthousiasme, on comprend combien ces choix impactent la réussite d’une partie de pêche .Tout cela pour un poisson .Un unique graal.

Quel pied que de regarder cette immense dame se saisir de la bouchée offerte. Quel pied que de combattre au milieu d’un amas de branche l’infatigable  adversaire dont le poids suffit à faire plier le frêle carbone de ma canne.Quel pied d’hurler pour appeler Jérôme au secours incapable de faire rentrer un tel poisson dans ma modeste épuisette.

Ainsi ai-je gagné mon pari, toucher l’un des plus gros poissons du Domaine….

De la théorie à la pratique

Des  lignes écrites  dans « pêche mouche » à l’arrivée au bord du plan d’eau de gerris, il n’y a qu’un pas. Une occasion de passer de la théorie à la pratique

Sur la bordure , la demoiselle aux points rouges profite encore d’une eau à 12° pour continuer à parader . Observée depuis de semaines par les afficionados de la Nav, il n’est plus temps pour elle de jouer les amuseurs. Nous entrons  dans la période  des  amours et elle se doit de se faire belle pour séduire.

Une beauté qui ne tient qu’à un fil ou plutôt une bonne manipulation. Ainsi voudrais-je profiter de l’instant pour nous encourager tous à faire plus attention.

Avec le froid qui s’annonce, les berges du lac  vont devenir de plus en plus dures et abrasives. Je voudrais  insister sur l’évidente nécessité que nous avons à tous faire l’effort de décrocher nos poissons  dans nos épuisettes.

Même le temps d’une photo prendrai  alors  la valeur d’un presque rien. Un infime préjudice qui me conduit à valoriser à travers cet article, une  gamme d’épuisette de la marque PAFEX : La gamme Seanet

Découvrir l’univers des épuisettes pafex : http://www.pafex.fr/PAFEX-EPUISETTES.pdf

Initialement destiné à la mer, ce produit présente un encombrement correct avec l’ajout d’un manche télescopique, une bonne profondeur de filet pour le modele CR50 (70cm).Des atouts importants pour la traque des gros poissons qui hantent les lieux.

Mais surtout un filet « anti A » qui  permet d’éviter l’abrasion des mailles  qui fragilisent le mucus du poisson. Cerise sur le gâteau il empêche  l’accrochage des hameçons lorsque l’on pêche à plusieurs mouches.

Acheter l’epuisette Pafex : https://www.pecheur.com/achat-epuisette-pafex-seanet-97050.html

Un vrai coup de cœur pour débuter cette fin de saison réservoir.Mais surtout une réflexion nécessaire sur ces nouvelles épuisettes dont les gammes ne cessent de s’améliorer.Des produits dont la volonté des fabricants nous encourage à la vigilance.

En somme et en résumé , juste vous proposer amis lecteurs de réfléchir à cet outil qui fait partie intégrante de notre panoplie.

La Newsletter de la FDAAPPMA 63

Octobre signe traditionnellement une transition dans nos saisons de pêche.L’occasion  pour la FDAAPPMA 63 d’une nouveauté : la 1er Newletter .

Occasion de faire le bilan d’actions menées sur nos territoires à l’image de la renaturation de l’Artiere avec un travail souvent mal connu des personnels fédéraux .Occasion aussi de se projeter dans l’avenir avec la mise en place d’une reserve totale de ce même cours .

Télécharger la Newletter de la FDAAPPMA 63 :

http://www.peche63.com/sites/www.peche63.com/files/newsletter-fd63-octobre2017.pdf

 

 

 

 

Chasseurs de Bonites

D’un ombre qui gobe sur un plat de l’allier à une truite trophée qui m’offre l’opportunité de partager avec vous un article sur le dernier numéro de pêche mouche, je dois me rendre à l’évidence : .De pêche à la mouche plus encore que tout le reste, ce qui me passionne, c’est la diversité

Ainsi me voilà dans le bateau de Benjamin  filant à tout berzingue avec Vincent  au milieu de la méditerranée à la recherche du moindre indice.Un simple  oiseau qui trahira la présence  d’une chasse de Bonite.

S’il est une pêche fascinante, comment ne pas parler de celle-ci sur un blog qui se veut être à chaque instant le témoignage d’un regard sur notre passion commune : l’art de faire des arabesques au milieu de nul part

En mode ultra light,  TFO Mangrove 9 pieds soie de 7, face à la puissance de ces boules de muscles, nous espérons apercevoir le backing de nos moulinets qui sert trop souvent de simple décoration.

Comme la concrétisation des heures passées à la maison à imaginer quel serait le bon facteur capable de déclencher l’attaque de ce prédateur au milieu d’un banc d’anchois .

Comme une confiance sans faille pour cette mouche que j’ai baptisé la Isla Bonita.

Au premier abord bien peu sont prêt à miser sur l’efficacité de notre technique face à la nuée des bateaux qui lancent  à grande distance des leurres offrant la mort à chacune de leur prise .

Pourtant il est tout  autre philosophie que la nôtre. Tel le pêcheur en sêche que je suis, tout est question de finesse, d’approche, de placement , trop conscient peut etre des limites de notre art.

Après maintenant plusieurs sorties dédiées à traquer uniquement ces poissons à la mouche, j’arrive enfin à affiner les stratégies, la présentation, l’anticipation du déplacement des chasses , offrant des seuils de réussite  correcte.

Du débutant sur chasse en mer que j’étais il y a 3 ans , petit à petit j’apprends, je me perfectionne. Je mesure aussi tout ce qui me reste à comprendre

De pêcheur à la mouche, il est pour certains une volonté d’être le meilleur .Il est pour moi l’irrésistible nécessité d’éviter la lassitude d’un univers que je maitriserai à la perfection mais dont je sais que je m’ennuierai rapidement

J’aime la nouveauté, j’aime l’insécurité d’un savoir non détenu.

J’aime tout ce qui m’oblige à la découverte avec une canne à mouche en main.Et si vous êtes comme moi  , alors cette pêche est faite pour vous …..

L’Allier , des feuilles , Steeve et les ombres

Il est des jours ou tout semble impossible .Des jours ou la simple lecture des prévisions météo  vous conduit à douter de la réussite de votre sortie de pêche. Des jours ou toutes les certitudes acquises volent en éclat. Des jours où l’on reste là, regardant la rivière d’un air dubitatif.

Automne oblige, la moindre brise envole dans les airs de milliers de feuilles mortes qui dérivent au fil de l’eau. L’Allier devient porteuse d’une nuée végétale ou toutes les stratégies, toutes les applications, toutes les tentatives d’évitement semblent impossible.

Avec Jerome , on insiste, on extrapole, on livre sa confiance à un hypothétique évènement. Qu’un poisson pris d’un coup de fringale se décide à se saisir de notre minuscule nymphe qui passe au milieu de tout cela.

Une  nouvelle balade, plus difficile qu’a l’habitude mais qui au détour d’un chemin  me conduit à partager une partie de pêche avec Steeve Colin,guide de pêche en Haute Loire.

Un moment repoussé à maintes reprises et que nous attendions tout deux pour palabrer un peu.

En matière de pêche , nul n’est prophète en son domaine, mais il est malgré tout évident que Steeve fait figure de régional de l’étape et connait à la perfection les secteurs d’aujourd’hui.

Autour d’une verveine artisanale, nous prenons le temps de  discuter de nos secteurs, de l’année qui s’est écoulée, de ses inquiétudes  au sujet de la haute vallée de la Loire qui a souffert des crues printanières.

La Haute Loire devastée : https://www.peches-sportives.com/la-haute-loire-devastee-sur-plus-de-25-kilometres/

De l’Allier, de la beauté de cette vallée  ou il emmène ses clients à la découverte d’un séjour trappeur.Conquête d’un lieu qui devrait faire envie à chaque  amoureux de nature qui souhaite plonger au cœur de l’un des derniers sanctuaires sauvages d’Europe.

De l’univers de Steeve je  ne peux que vous encourager à partir à la découverte.

L’univers de Steeve Colin (Guide de pêche Haute Ardeche/Haute Loire) : http://www.emotionpeche.com/

Je  ne peux que conseiller aussi aux plus débutants d’entre vous qui désirent  participer à cette arrière-saison que je considère exceptionnel sur le haut allier à ne pas hésiter à prendre contact avec lui.

Comme moi, vous aurez peut-être la chance de terminer la journée au soleil couchant, admirant quelques museaux gloutons se saisir de votre imitation dans une tête à tête rien qu’en sesse.

Le must de la pêche de l’ombre dans le haut allier.

J’ai rencontré Gertrude

Il est de pêche à la mouche d’innombrables univers .

D’une petite nymphe que l’on monte en vitesse le jour de son anniversaire gardant en secret l’espoir d’amuser quelques habitants de nos rivières

A la beauté de l’automne qui prend possession du saut de loup ou j’admire le passage d’un saumon en maraude.

Du plus beau des étendards, rareté endémique dont nous devrions mesurer la chance d’en capturer si loin de la source. Modeste  opportunité de continuer la pêche à la mouche dans le 63 durant l’arrière-saison.

A ce parfum de thym que me laisse dans la main l’un de mes partenaires d’hier dont la présence en ces lieux n’est due qu’à la volonté des hommes. Jeune thymallus qui pour te reconnaitre des autres, avons omis le plus anodins des atribus .Ombre du CNSS qui voyage sans adipeuse comme un passager clandestin dans une rivière  ou l’halieutisme offre de belle séquence de pêche à venir.

Poisson de pisciculture que j’aime aussi rencontrer sur les bords de nos réservoirs.

Instant magique de replonger dans mes lectures anciennes ou au détour de quelques lignes je me souviens de ce papy qui avait attrapé un carpe grasse comme une vache.

Une Gertrude l’avait il surnommé qui plutôt que la mort , lui avait fait prendre conscience de la beauté  de  tous ce qui vit dans l’eau

Cette Gertrude frêle fario de plus de 4kg  qui avait choisi probablement de vivre au milieu du grand bassin des arcs trophées .Celle qui  avait appris à grossir en se faisant oublier.

Cette Gertrude qui m’a offert aujourd’hui le slam du domaine et un superbe coup de ligne en NAV.

Cette Gertrude qui m’invite sans nul doute à un hiver qui devrait me régaler…..

Balade matinale en famille au Domaine

Il est des jours où l’on a envie de faire durer les vacances.

Des jours ou la simple idée de tondre le gazon vous donne de  l’urticaire. Des jours où l’on cherche la moindre excuse pour se trouver un défi le plus futil possible.

Ainsi ai-je la chance d’avoir à quelques kilomètres de la maison le domaine de Gerris. Paradis des gros poissons de réservoir, je ne pouvais résister longtemps au bonheur de faire une balade matinale en famille.

Du père marryat  dit « la bombarde » , 10 soie de 7 promis à la rencontre de trophée avec l’annonce de Ludovic qui prévoit dans les semaines à venir l’arrivée d’arc record dépassant très probablement le mètre et les 10/12 kg.

De la mère marryat une 10 soie de 6 que j’ai toujours considéré comme « la parfaite ». Outil idéal qui vous fait voyager un train de chiro à la vitesse d’un éclair.

Du fiston enfin, un tac tical 10 soie de 5, «  tout en application », qui a décidé pour cette partie de pêche de faire équipe avec une TT, cherchant à croiser le museau d’une vagabonde en quête d’exuvie.

De ponton en ponton, de poste en poste, de stratégie diverses en hésitations incertaines, je  mesure en ce premier jour de l’automne  combien la saison réservoir devrait être riche.

Chacun leur tour, du père au fils, aucune de mes plus fidèles marryât me refuse la rencontre de ces partenaires de jeu. De ma premiere arc de la saison, digne des lieux  qui rend à la bombarde bien des sueurs, je comprends une fois encore que la pêche  est affaire de strategie.La recherche de certains poissons demande souvent de faire l’impasse sur d’autres.

Aujourd’hui dans mon esprit avait germé une envie de petit pois rouge. Mon royaume pour une photo. Mon insistance comme seul espoir. C’est bien la parfaite qui une fois encore me livre ce que je suis venu chercher.

Un superbe poisson qui me laisse comme seul destin, l’irrésistible envie de revenir bientôt….en famille bien sur

Sioule , 2017 s’acheve

Il est de Sioule des paysages que l’on connait .Des paysages qui resteront comme des souvenirs indélébiles à l’heure de laisser à la belle des Combrailles le temps d’une pause bien méritée.

Il me faut profiter au maximum de ces derniers instants au bord de la rivière.

Prendre le temps de m’inquiéter pour ce minuscule tributaire toujours à sec et qui pourtant certaine année recèle d’innombrables petites truitelles.

Prendre le temps d’observer chaque caillou à la recherche d’un indice, d’une piste qui me mettrait sur la voie.

De pêcheur à la mouche, j’en ai surtout appris bien des regards, bien des façons de faire attention au moindre détail.

Pendant que d’autres n’ont  besoin de  pas grand-chose si ce n’est quelque savoir venu d’orient, il est pour moi indispensable que la nature ne change pas trop.

Ephémère équilibre dont la danse de l’infiniment petit  me pousse plus encore à poser mes yeux à la recherche d’un gobage dans une bordure que je connais tant.

De Sioule et des ces truites, j’en ai fait bien plus que des amis. Un art de vivre, une façon de comprendre mon époque, de percevoir le vivant, de mesurer le temps qui passe.

Ainsi les heures ont semblait si courte, les minutes sont devenus des secondes. Ce dimanche scelle la fin de d’un tome. La saison 2017 de 1er cat s’est achevée.

Place à d’autres aventures, à d’autres récits, à d’autres rencontres.L’ouverture de lac de gerris à partir de ce dimanche  me servant une fois encore d’excuse pour vivre intensément cette passion qui me dévore.

Noiretable….Aprés la bataille

Il est des batailles qui ne laissent guère de place à la compassion. Ainsi pourrait se résumer une journée d’ouverture au bord d’un réservoir .Foule des grands jours , streamer aiguisé de prêt , sacs plastiques en bandoulière , nul doute que  les belles américaines allaient prendre rendez-vous au cabinet dentaire de Noirétable.

Habitué à vivre à contrecourant, j’aime l’idée d’aller à la rencontre de ces arcs  quelques heures après.

Des pêches rapides, des Wolly bugger à la danse endiablée, des rolly polly qui vous agacent au point de mordre à pleine dent, nul doute que les quelques leçons apprises ce week end  ont rendu ces dames plus difficile à séduire.

Tout en douceur, comme les pêches que j’affectionne le plus, un train de noyée, un blob, un kikinou balloté aux grés de la vague font de moi le plus heureux des hommes.

A l’heure où quelques uns me diront que je ne devrais pas écrire  certains mots du fait de mon engagement.

J’affirmerai ici et sans faux semblant que j’appartiens définitivement à une catégorie de pêcheur qui considère chaque poisson comme un partenaire de jeu.

Admiratif d’un vivant auquel je n’accorde aucune supériorité .D’une arc de Noirétable, d’un ombre de la Sioule, d’une truite de la Dore, d’un Hotu de l’Allier, un seul geste me semble plus nécessaire que les autres.

Ainsi lorsque je regarde l’arc en ciel se perdre dans l’eau claire du plan d’eau, je mesure modestement un état de conscience qui me pousse à comprendre la fragilité de cet être vivant qui glisse entre mes mains.

Le no kill c’est cela et rien de plus.

Une seconde fugace que la mort ne vient pas altérer …..

Bis repetita sur la mangeuse de nymphe

Septembre vient de poser ses valises. Quelques degrés en moins, une pluie fine pour débuter le weekend.Nul doute qu’il est temps de revenir aux bords de nos rivières pour retrouver un peu d’activité.

De manière inégale, l’été laissera plus au moins de traces. Sur les Combrailles, les assecs sont encore bien présent et rarement  la haute Morge n’aura montré un visage si triste.

Sur les  berges de la Sioule  , chaque ballade me pousse à mesurer combien la fragilité de nos tributaires ne pourra rester sans conséquence pour l’équilibre générale de nos grandes rivieres.Veritable nursery , Coutariaux , Cube et  Braynant auront bien souffert.

De l’autre côté, sur le Forez, la situation alarmante n’aura  peut etre pas été aussi dramatique. La moindre goutte d’eau se montre rapidement bénéfique  au point d’avoir pu observer une réponse violente d’une Dore qui a frôlé les 23m3/s le 31/08.Etat  précaire mais il est rassurant de regarder les petites sources offrir le visage d’une eau rafraichie par les matins plein de rosée.

Pas de quoi s’enflammer mais il apparait évident que la rivière aux milles rochers offrira quelques belles séquences de pêche avant la fermeture.

Ainsi je ne peux résister à l’envie d’aller trainer les waders au cœur de la mangeuse de nymphe. Nulle rivière du 63 ne me parait mériter autant ce qualificatif. Un cm  de trop, une trajectoire que l’on ne maitrise pas et  voici notre casque d’or prisonnier d’un accrochage sans espoir.

La dore est l’une des rivières les plus agréables à pêcher  en période d’étiage car elle impose au-delà du simple fait de faire rouler une nymphe  sur un lit de gravier, tout le savant savoir et la maitrise pour donner vie à un bout de plume et de poil sans odeur.

Tout l’art d’un mensonge qui poussera dame fario à sortir de sa cachette, enfouie au plus profond du basalte.

Quelle ne fut donc pas ma surprise quand tout à coup au milieu d’une dérive anodine, le caillou auquel  je croyais être accroché se mit à bouger.

Rageur, puissant, la dame avec laquelle j’avais rendez-vous m’indiqua sans faux semblant qu’elle ne serait pas une fille facile. Des minutes de combats, quelques mètres de rivière descendu avec la grâce d’un éléphant qui vient de comprendre qu’il doit apprendre à courir le 100m.Je savais que j’allais être le chanceux du jour. Elle était  à mes pieds, sublime truite d’une 50 aine de centimètre, je venais de gagner la guerre.

Pourtant il est des jours où l’on se demande bien quelle étrange idée vous passe par la tête. Plutôt que de lui promettre l’épuisette rapidement , je décidais  persuadé de sa fatigue, de la laisser tranquille au milieu de la veine d’eau ,convaincu de lui épargner les minutes nécessaires à préparer mon panier made in olympus.

De statistiques improbables , de choses qui vous arrivent que très rarement je crois que ma carrière de pécheur m’aura offert son lot d’histoire à dormir debout à l’image de cet ombre de la Sioule qui avait saisi  la potence, conduisant à vivre avec Manu l’un des moments les plus drôles de la saison 2016.

Mais là juste sous mes yeux, observer le manège de cette petite truite qui d’un élan rageur vint à son tour claquer sous 10 cm d’eau la micro nymphe en 20 qui me sert d’aguicheuse me laissa sans voix .En une fraction de seconde,  je venais de rentabiliser à merveille mon temps de pêche avec deux truites pendues au bout de ma ligne.

Malheureusement tout cela allait se conclure par une casse, me laissant juste la joie d’admirer l’ingrate petite demoiselle.Bis répétita d’un événement dont je reste de plus en plus convaincu qu’il se produit plus souvent qu’on le croit.

Il est des jours ou dégouté, j’aurais ragé d’un tel instant , mais là seul, tranquille, peinard, je pris le temps d’une pause, m’amusant d’avoir été aussi couillon .Conscient peut être que l’arrivée de la fin de la saison de 1er categorie ne me laisse que très peu de temps pour dévorer à pleine dent le plaisir d’être aux bords de nos rivières.

Comme une récompense , comme une stratégie payante que l’on a mis des heures à chercher , comme l’impression d’être au bon moment au bon endroit , comme l’impression que tout se joue sur des détails en cette période de l’année , le reste de l’après-midi fut passionnant avec la rencontre de superbes poissons que l’on ne croise que trop rarement sur cette rivière.

 

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