Catégorie : Sortie de Pêche

Escapade en Clarée

Que la montagne est belle.

Emprunterai je, pour débuter  ces mots, le célèbre refrain de Jean Ferrat

Que la montagne est belle lorsqu’au milieu des pilonnes et des canons à neige il nous faut se rendre à l’évidence d’une empreinte que nous laissons de manière trop indélébile. Image d’Epinal de nombreuses stations de ski.

Certains feront d’une telle évidence la source de quelques rancœurs.

D’autres convaincu d’une utopie à retrouver au cœur de nos massifs les loups, les ours et peut être même les dinosaures iront d’une belle tirade stigmatisant un mode de vie occidentale ou chaque respiration nous conduit à prendre possession de 2.73 planète pour un seul français

D’autres  s’attacheront à défendre le berger et son patou, émerveillé d’un imaginaire où nous étions en communion permanente avec cette nature.

Une époque ou  nul ne venez  pleurer la perte d’un  bipède pensant sous les joutes d’une vie sauvage ou l’homme n’allait pas au combat avec un fusil à lunette mais avec un simple gourdin.

Quant  à moi je dois vous l’avouer cher lecteur  égoïstement je m’attacherai à ne rien penser et à profiter du moment.

De manière régulière ma canne à pêche sera le prétexte à chercher quelques endroits que je pense agréable à admirer.

De ceux-ci, de cette France à la mode, de ce covid qui m’a conduit à changer de destination .Faute de Montana, me voici de retour sur les bords de la Clarée.

Prétexte à randonner ou plutôt devrais-je dire à flâner .J’appartiens à ces gens qui n’aiment pas la performance d’une marche sans objectif.

Pendant que la foule me dépasse, je prends le temps de sortir une paire de jumelle, cherchant au loin la marmotte, le bruit de l’oiseau qui vient de fuir.

Une flore du sieur Bonnier conseillé naguère par un prof d’écologie qui m’avait expliqué qu’avant de s’apprendre  la nature s’observe.

Une veille paire de jumelle usée  par le temps et ces innombrables balades ou la curiosité anime ce sentiment de  découvrir  chaque instant

Un reflex, indispensable, jugement qui est le mien, conviction profonde que de tous les gens que je croise et qui prétendent connaitre la nature, pêcheur inclus, ceux que j’admire le plus sont sans contexte les passionnés de photo animalière.Des amoureux épris et surtout capable de se faire oublier le temps d’un affut.

Enfin, on ne se refait pas, une canne à pêche …..

Mon sac à dos ressemble trop souvent à la caverne d’Ali baba que je traine dans la pente, convaincu je le crois qu’une partie de pêche exceptionnelle  m’attend au détour d’un chemin.

Que la montagne est belle surtout en vallée de clarée.

Des lacs dont nul attente ne vous gratifie de briller dans la société halieutico-facebokienne ou la poutrasse est de rigueur

Les truites sont ici de taille modeste.

Nature impose à ces êtres vivants des choix drastiques :

-soit vivre à 2500m d’altitude dans un paysage envoutant mais n’avoir pas grand-chose pour faire pitance

-soit passer sa vie dans quelques rivières ou nourriture vous conduit à faire rapidement taille honorable mais au risque de vous choper saprolegnia, dessinant sur votre robe si belle l’impact des humains qui vous entoure.

De clarée, j’en suis admiratif, de la beauté des lieux, de la rivière qui me semble offrir au pêcheur que je suis la garantie d’être dans un endroit quelque peu  préservé.

Des eaux à peine à 10° en ce mois de juillet 2020, un niveau bien conséquent, des matins bien frais. Une réalité qui m’éloigne tant de celle de mon auvergne ou l’eau déjà commence à manquer.

De clarée, je pourrais tenter d’en écrire encore plein  de chose mais plus que les mots, je crois que l’unique message que je veux témoigner ici, à l’heure où j’hésite à fermer définitivement auvergne passion mouche, c’est de se servir de la pêche comme une excuse.

Clin d’œil que je rends à Hervé Thomas, qui me conduit aujourd’hui à livrer pour la première fois sur le blog un article sans aucune photo de poisson .Tentative amusée d’une ligne éditoriale dont je sais d’avance le résultat.

Vous l’aurez compris cher lecteur à l’heure de conclure, je vous laisse avec comme seul guide notre passion et son imaginaire…..

 

 

De pêche à la mouche et d’authenticité

De l’Auvergne, mille et un visage raconte la pêche à la mouche.

D’innombrable moment que je tente de vous raconter  depuis plus de 10ans.Des mots, des photos, des histoires.

Un témoignage que je veux être le plus aboutis  possible, hommage à ces paysages que je traverse, hommage à la nature qui me passionne et me transporte.

Des poissons , bien évidemment , des petits souvent , des moyens parfois , des plus gros de temps à autre , avouant très honnêtement que je préfère la beauté  d’une modeste truite de l’eau verte  à celle qui fait briller les yeux d’une génération  instagramer  à la bonasse .

Dédicace à tous ces narcisses  en herbe qui n’ont envie d’image que celle d’assurer systématiquement leur présence.

Est il si Indispensable d’être reconnaissable à coté de la prise du jour ?????sauf à avoir besoin de faire commerce

Parfois je me demande s’il n’est pas préférable de vivre au milieu d’une coulée de lave ou la nourriture se fait rare .On grandit peu mais au moins on ne finit pas sur Facebook, obligé de poser à bout de bras avec un de ces tartarins de la pellicule.

Je n’aime guère ce type de photo et m’adonne à celle-ci qu’a de très rare occasion, essayant comme tout à chacun de me pignoler, affirmant avec force « c’est moi qui est la plus grosse ».

Ancien reflexe de cours d’école ou dans nos phases pré pubère d’humain en nécessaire recherche de confiance, il nous fallait absolument obtenir l’approbation de l’autre.Je suis parce que j’ai beaucoup d’amis.

Vous l’aurez compris , vient ici le moment de vous encourager à absolument liker ces photos.

Vous soignez bien des plaies, des bobos à l’âme, des névroses halieutiques post confinements de ces enfants devenus grand et qui ont tant besoin qu’on leur dise qu’ils sont de très grand pêcheur !!!!.

Pour ma part, ne vous usez pas, ma canne à pêche n’est que l’expression d’une forme dissonante de liberté ou je cherche à respirer à plein poumon la nature.

On ne se refait pas, j’aime l’idée d’un parfum authentique d’une Auvergne qui  se découvre  lentement sur un air de Brassens , n’écrivant quelques lignes que pour exorciser un profond désir de solitude.

Une Auvergne qui  aime à  passer inaperçu, à se dessiner dans ses recoins les plus sauvages, s’offrant à la quiétude d’une passion ou notre société consommatrice n’a plus guère de place.

A ce jeu, nul doute a qu’une balade au cœur du massif n’a aucun égal pour celui qui a envie de s’eloigner de la foule.

A ce jeu donc , je retrouve Franck pour une journée aux confins des chemins, dans l’univers qui est le sien, au pays des gentianes qui sont déjà en fleur.

Aparté nécessaire pour dire combien il me semble important lorsque l’on  prend les services d’un guide , de s’assurer que celui-ci est homme de son territoire.

Rien ne me semble manquer plus de saveur et de pertinence que ces gens qui n’appartiennent à nulle part et vous guident pourtant partout !!!!!

Une journée avec Franck Coudière : http://franckcoudiere.com/

Opportunité pour moi de manier les outils issus du savoir d’Eddy Scheinpflug.Des cannes fishbones dont nous avons déjà parlé et dont j’admire comme souvent d’ailleurs le travail de ces artisans qui rendent notre passion plus belle.

Qu’il se nomme Valentin et les moulinets Peux , Marc et ses soies ou Eddy ,Michel et bien d’autres , je crois que sans eux la pêche à la mouche aurait un autre visage.

Les canne fishbones : https://www.fishboneshop.be

Dessiner quelques arabesques dans le basalte des gorges, capter l’instant, tenter une belle photo pour démontrer combien la pêche à la mouche est autre chose qu’un simple désir d’attraper un poisson.

Un poil libertaire, oscillant entre la faim du tigre de Barjavel et quelques mots de Boris Vian .J’aurais parfois souhaité maitriser la langue  à l’image de quelques poètes que j’admire.

Assis au fond de la vallée, dans la fraicheur du soir qui arrive, j’aurais pu à la perfection cocher dans le blanc de la page, des mots, rien que des mots pour définir combien en certain lieu la pêche à la mouche devient

Un art

D’un ombre en passant par une nouvelle soie naturelle

De mes péripéties halieutiques, nul doute que s’il fallait retenir un fil conducteur, je crois que seul le plaisir anime les lignes d’Auvergne Passion Mouche.

Comme celui d’Armand, débutant à la nymphe qui cherche à assouvir son envie de rencontre avec Maitre thymallus.

Des heures à prospecter chaque veine, l’enthousiasme d’une zone que l’on sent propice .De sa vision nymphmaniac, prolongement de son bras mais aussi de ces espoirs, nous cherchons à rendre possible une simple rencontre.

Quel plaisir alors de voir l’aboutissement de nos efforts lorsque vient le moment.

Le pêcheur prend le temps, admire, contemple le bel animal, concluant à merveille une journée passionnante.

La pêche, c’est avant tout cela, une affaire d’attention, d’application pour rendre possible un moment.

A ce jeu nous sommes souvent aider du travail d’un artisan passionné  à l’image de Marc Boucher et de ses soies naturelles.

Les soies naturelles pêche à soie : https://www.pecheasoie.com/

D’un cahier des charges compliqué ou il s’agissait de trouver enfin sur le marché des soies naturelles au couleur vive permettant des pêches plaquées à distance. Le pari est à portée de moulinet.

Fly concept distribuera bientôt en exclusivité la dernière-née. Une soie n°3 parallèle alternant des parties chartreuse avec des parties plus claires.

Fly concept : http://www.fly-concept.fr/

Pour ceux qui comme moi aime à s’adonner à ces pêches à distance, proche de la Roncari sans avoir la prétention d’en être expert, cette soie dès les premières minutes confirme les impressions.

Tester dans les conditions défavorables d’une petite  rivière avec tous  les contres courants qui ont tendance à gêner la flottaison, la soie de montre rapidement à son avantage.

L’alternance des portions offre une visibilité sans égal que la flottabilité plus haute d’une soie naturelle accentue.

A cela s’ajoute un travail de pré rodage impeccable qui permet de mettre la soie en action de pêche quasiment à sa sortie de son blister.

Permettez-moi d’ailleurs d’être impressionner de cela, adepte des soies nat depuis des années maintenant, je n’ai  rarement connu de marque qui offre des produits aussi bien fini sans aucun défaut de surface. Un travail d’orfèvre.

Des test , bien trop court pour utiliser tout le potentiel de cette soie qui semble enfin repousser encore un peu plus les limites de l’usage des soies naturelles ou l’on regrette souvent la discrétion de leur couleur.

Des tests que pour ma part j’espère continuer en associant cette soie à une 9pied soie de 4 pour les coups du soir mais aussi en gardant en ligne de mire la saison réservoir ou je crois qu’elle peut être un allié pour les pêches de bordure au fil.

Ainsi s’achève ces quelques mots avec un prochain rendez-vous que je vous donne sur Auvergne passion mouche.

Allez à la rencontre de Franck Coudière.De quoi se régaler ….

 

 

 

Post confinement , le retour à la riviere …..

Il est  des moments qui resteront probablement dans les livres d’histoire.

De mars à mai, la saison de pêche 2020 ne laissera guère de souvenir. Une parenthèse, un intermède, une pause que chacun d’entre nous aura vécue de manière différente.

Pourrais-je  tenter  l’écriture de  quelques lignes sur celle du soignant que je suis , osant la comparaison entre le monde de la pêche et celui de l’hôpital , trouvant tant de similitude et de leçon qui aurait valeur à faire réfléchir bien des gestionnaires de nos aappmas et de nos fédération mais je préfère revenir à l’essentiel : le plaisir de retrouver le bruit de l’eau

Occasion de mesurer l’importance que représente le simple fait d’aller à la rivière.

Priver de cela, j’espère  que nous avons pris  conscience d’une évidence .Cette irrésistible besoin, cette bouffée d’oxygène que notre regard impose à nos pensées lorsqu’il suit la dérive d’un brin de nylon.

Une touche, un contact, un combat, l’émotion de la mise à la épuisette, tout cela pour rien ou presque rien.

Dans un univers en quête de sens permanent, ou beaucoup d’entre nous se seront peut-être demander leur profonde utilité dans nos sociétés modernes,  voilà que je me réconforte d’un geste inutile. Je regarde une truite, un ombre, un vairon repartir, libérer d’une rencontre qu’il n’avait peut-être pas planifié dans son agenda

Certains feront tirade de cela, d’autres donneront leçon, d’autre encore conduiront plaidoyer de la nécessité à ne pas oublier que nous sommes avant tout des prédateurs. Pour ma part vous l’aurez probablement compris, l’heure n’est plus à aucune forme de polémique.

La chance d’être au bord de la Sioule me suffit largement.Une rivière que je retrouve toujours aussi belle, toujours aussi envoutante, toujours aussi passionnante à pêcher.

Une rivière que je parcours cette semaine de vacances avec une nouvelle alliée : La JMC Performer 10.6 soie de 3.

Difficile de passer sous silence la rencontre avec un tel outil. Légèreté, douceur, transmission délicieuse  du contact avec le poisson sont autant d’atout qui alimente mon envie de pêcher.

Je ne cèderai pas ici à l’usage de considération toutes plus techniques les unes que les autres .Je n’aurais que deux constats.

Le premier sur l’utilité de maintenir en France des compétiteurs de très haut niveau qui garantissent aux pêcheurs lambda que je suis  d’avoir un jour des cannes aussi bien aboutis.

Le deuxième sur l’ignorance ou plutôt le raccourcis qui est conduit par certains à mélanger pêche au fil avec ce type de canne et pêche au toc à la nymphe, ce sont pour moi deux univers totalement différents.

Parmi les autres nouveautés, je voudrais mettre l’accent sur l’arrivée d’une nouvelle version du Rio two  tone indicator.Alternant le noir et blanc, cette version me semble permettre de gagner en discrétion sur des moments de l’année ou la pêche va devenir très difficile.

Evidence ou plutôt inquiétude sur les semaines qui arrivent. Un simple thermomètre devient alors un moyen de rationaliser les annonces d’un hiver à la chaleur record et un printemps parmi les plus chaud.Une eau à 15° relevé le 21 mai à chateauneuf les bains.

Une tendance qui aujourd’hui n’a plus valeur à être perçu comme une exception mais bien comme une nouvelle réalité qui dictera sans nul doute la qualité de nos prochaines sorties.

Mais pour l’heure, je retourne à la rivière poursuivant mes péripéties halieutiques dans un rayon de 100km…et il y a de quoi faire.

Banson fait peau neuve

Après une vidange et une mise à sec pour plusieurs  semaines, permettant d’éliminer une grande partie des herbiers. .Banson fait  peau neuve

Beaucoup d’heure de travail plus tard, c’est à partir du 22 février que l’on a pu retrouver le lac et ses habitantes.

Occasion pour moi de profiter d’une petit dégradation météo pour vous faire  un compte rendu des quelques aménagements qui vont sans nul doute changer la vie des pêcheurs.

Des plus anodins comme l’installation de porte canne le long de la cabane.

A des choses plus importantes comme la création de mini ponton le long de la sapinière.

Des éléments qui permettent de gagner en longueur lors du cast arrière. Des éléments  permettant de mieux exploiter à distance cette berge toujours très prometteuse quand les poissons pointent leur nez en l’air.

Autre point qui m’est apparu comme très significatif de l’état d’esprit qui anime Vincent et Cédric, très appliqué sur la qualité de la pêche. La mise en place de nombreuses plateformes pour faciliter l’épuisetage des poissons.

Des installations qui permettront des remises à l’eau sans souffrance des truites.

Opportunité de diminuer le stress du combat, offrant  un retour plus rapide de ces mêmes poissons à s’intéresser de nouveau à nos imitations.

On se doit d’essayer au maximum de décrocher un poisson dans l’eau sans le poser sur la berge.

Faire autrement  fragilise  la survie mais aussi altère la remise en activité, impactant directement la qualité de pêche pour ceux qui passent derrière vous.

De même on évitera de sortir les poissons de l’eau pendant de long instant pour prendre une photo.

Immortaliser une truite est signe d’un souvenir pour lequel je n’ai aucun critique, bien au contraire mais a-t-on besoin de faire  un selfie de soi même pour se convaincre que l’on est bien l’auteur de ce superbe coup de canne.

Narcisse aurait dû penser à cela même si je le concède la tentation est parfois grande et la fonction rafale devient alors un allié que l’on se doit de maitriser.

Trêve de d’aparté, revenons à nos moutons avec le point qui intéressera je le crois beaucoup d’entre nous .Banson revoit pour cette saison sa politique tarifaire  avec une journée qui passe à ;

26 € pour une journée sans prélèvement

30 € pour une journée avec 1 poisson

avec toujours une limitation du nombre de pêcheur à 8.

Ce qui bien évidement offre la garantie de profiter de la quiétude d’un lien perdu à la croisée des chemin Sancy-Artense et de Combrailles.

Un lieu à découvrir ou à redécouvrir :

https://peche-banson.com/

 

 

Au domaine de Gerris 5nov2019

D’automne, novembre amène la fraicheur si indispensable à la richesse de nos réservoirs

Après des mois chaud ou les poissons auront eu de cesse de rester dans les colonnes d’eau les plus hautes, les pêches se diversifient enfin et domaine de gerris offre des moments d’une intensité rare.

Il est temps pour moi de profiter de tout cela pour changer aux grès des humeurs .Occasion de vous décrire le matériel qui m’accompagne en ce jour.

Une panoplie de 4 cannes, chacune dédiée à une stratégie bien précise.

-La plus light : une SAGE  Z-Axis 9.5 soie de 5 équipée d’un moulinet Danielson 4seven et d’une soie Lee Wulff TT5.Un ensemble que j’utilise en rivière et qui aujourd’hui me sert à solliciter les poissons  en NAV.

-La deuxième : Une JMC Pure Lake 10 soie de 6 équipée d’un moulinet à cassette Hardy ASR 5000 et d’une soie Lee Wulff TT6.Ensemble qui me sert à alterner différents stratégies allant du chiro au fil à la pêche en noyée , passant par la sêche/Nymphe

-La troisième : Une JMC Compétition  soie de 7 équipées d’un moulinet Hardy ASR 6000 et d’une soie intermediaire.Ensemble que je dédie aujourd’hui à la pêche en noyée.

Ensemble   qui prend une valeur sentimentale avec l’arrêt de la gamme compétition sur le catalogue JMC 2020.

Le catalogue JMC 2020 :https://www.mouchesdecharette.com/catalogue-jmc-2020/

Une marque que j’apprécie et qui reste parmis les meilleurs pour la pêche en réservoir.

-La quatrième : Une JMC Pure 10 soie de 7 équipée pour l’occasion d’une soie S3.Ensemble qui se montre le plus pertinent du jour, associant un petit stream et une noyée violette. Une pêche assez profonde qui confirme la présence des poissons dans les couches inférieures du Lac.

Inventaire du matériel du jour dont l’intérêt principal réside dans l’échange et le partage d’usage entre utilisateur.

Un aspect qui me semble de plus en plus important à l’heure d’une exposition commerciale ou  nous sommes abreuvé d’hashtag ou d’évidence il ne peut y avoir aucune forme de regard critique.

Suis-je peut être pas assez perdreau de l’année ou lapin de 6 semaine pour me contenter des tests et autres essais en tout genre dont on sait que la capacité à porter un avis se résume malheureusement à l’obligation d’acter l’évidence nécessité de préserver l’intérêt de son interlocuteur.

Ceci expliquant cela, je cherche toujours avant quelques achats à glaner des infos de la part simple utilisateur à travers les blogs et les forums de type gobages.com.

Une démarche qui me semble de plus en plus essentielle au sein d’un univers de surexposition médiatique ou l’attachement à son matériel est pour moi l’un des fondements de la passion.

Vous l’aurez compris cher lecteur, je profite de l’instant pour prêcher pour ma paroisse, issus d’une génération 2.0 qui a connu une autre époque ou bien peu de support pouvait nous apporter des réponses à nos questions.

Ainsi le sens d’Auvergne passion mouche et de chaque ligne qui alimente ces pages.Un simple modeste retour d’expérience dont au final il nourrit ma passion et peut être vous apporte l’occasion de trouver quelques sources de discutions.

Indépendance de ton surtout qui garantit non pas la qualité mais à minima l’impartialité du propos , chose trop rare actuellement il me semble et dont seuls quelques blogueurs  évitent les travers .

En résumé et en un mot , lorsque j’aime , je l’ecris et lorsque j’aime pas je le revendique aussi !!!on ne se refait pas …..

Trêve d’aparté, on palabre, on palabre mais  il est temps de repartir à la pêche.

 

Pêche d’Automne au lac du Bouchet (Oct2019)

Paysage d’Auvergne  se mue de ses couleurs d’Automne.Partout saison dessine notre regard.

Dans les bois, l’odeur des cèpes anime les papilles de quelques gourmets. Sur les hauteurs,  la fraicheur emporte vers l’hiver la beauté de quelques feuilles qui commencent à tomber.

Nous sommes au cœur de la saison sportive pour le lac du Bouchet.

Pêche au lac du Bouchet : http://www.pechehauteloire.fr/LacDuBouchet.php

45hect à palmer dans le vent.

45hect ou j’admire à chaque fois le travail de la fédération de pêche de la Haute Loire.

45hect ou je perçois peut être l’une des raisons de la fragilité des pratiquants au cœur de mon département ou pêcheur à la mouche se retrouve bien démunis lorsque arrive la fin de la saison de 1er cat.

Ainsi  je profite, conscient de la chance qui nous est offerte d’être au milieu d’un tel lac.

Pêche à la mouche se retrouve en ces lieux, si éloignée de la pêche en réservoir traditionnelle.

Point question de trainer une armada de canne, point question de miser sur un retour à la voiture pour changer de stratégie .En float il faut savoir aller à l’essentiel.Coup de cœur pour le nouveau venu dans mon équipement : Le Hardy ultra lite ASR 6000

Possesseur d’un 5000 , c’est un achat qui vient compléter ma gamme pour m’offrir un moulinet à cassette pour mes soies de 7.Un système interchangeable lorsqu’il faut épurer au maximum , un frein aboutis ,et surtout  un design qui fait d’Hardy l’une des marques les plus belles du marché.

Que dire de plus pour un bel objet dont je vous conseille l’achat sur le site pêcheur.com.Nul part ailleurs je n’ai trouvé le 6000 à 289€ .

Le Hardy ASR  chez pêcheur.com : https://www.pecheur.com/achat-moulinet-mouche-hardy-ultralite-asr-170692.html

Le lac du Bouchet, c’est autre chose, c’est diffèrent,  c’est de la pêche ou la nature prend le pouvoir.

Face à l’immensité des lieux , c’est Nature qui guide la tenue des poissons.

Chaque couloir de vent, chaque trouée dans les arbres qui crée une pause dans la vague, chaque tombant ou l’eau se teinte,chaque plateau moins profond , chaque indice est l’occasion de séduire une belle.

C’est d’observation que le pêcheur doit faire preuve.

En ce 26 oct. 2019, il faut dire que je suis servi question vent et les bourrasques du matin donnent très rapidement le ton de la journée.

Les premiers coups de palm sont dédiées à  une pêche lente  pour sortir  de son reveil matinal  une dame qui maraude en bordure. Une bonne bouchée qu’on laisse vagabonder, portée par le mouvement de l’eau. Un  pouic lapin en mode two tone barred de chez Fly concept m’offre mes premières truites.

La gamme Lapin chez Fly Concept : http://www.fly-concept.fr/etiquette-produit/lapin/

Mais il me faut vous l’avouer, du Bouchet, c’est avant tout en noyée que j’aime  flâner  au fil de l’eau.

Une soie flottante, un bas de ligne en mode 90/75/50 équipé d’une micro boucle, un corps de ligne avec une viva zulu en potence et un bumbles en pointe. Le regard au aguet derrière mes polarisantes pour surveiller chaque mouvement de la soie. Lorsque mon Auvergne me transporte vers d’autres contrées.

Puis vient le soleil .Il réchauffe la surface. Les museaux se montrent enfin. Il est temps de pêcher en sêche.

De ce jour, de ce 26, s’il fallait retenir un moment, une séquence, se serait celle qui se déroule entre 12/15h.

Des gobages, des truites violentes et opportunistes qui vont emmener le backing, se saisissant rapidement de votre imitation.Le pied en somme, en résumé, en 2 mots, je suis « aux anges ».

Le lac bouillonne, chacun tente sa chance et même chevesne ne peut résister à l’appel de la nourriture.

Mais les heures passent trop vite et la fraicheur me rattrape.

Le soleil se cache derrière les sapins et il me faut revenir à la berge.Je palme, je palme encore, heureux, apaisé .

Quelle journée

 

 

4 jours …4 réservoirs (oct 2019)

Après quelques péripéties halieutiques au bord de l’allier, il est temps de faire la tournée des réservoirs du coin.

J-1 / Jeudi /Lac Du Bouchet

Superbe joyau volcanique, me voici au lac du Bouchet  qui accueille comme tous les automnes une saison sportive ou il est possible de pratiquer la pêche à la mouche dans un cadre juste magique

En ce jour de semaine , c’est la foule qui me surprend , prêt de 7 bateaux , plusieurs floats et des pêcheurs à pied , le moins que l’on puisse dire , c’est qu’après avoir croisé pas mal de pêcheurs sur les berges  du haut allier , la pêche à la mouche bénéficie d’une belle dynamique dans le 43.

Pour ma part je choisi de pratiquer en float  et décide de passer la matinée sur la berge de gauche. L’après-midi, plus chaude me conduit à prendre le large à la recherche de poisson en maraude .Des poissons opportunistes qui je l’espère ne laisseront pas passer la chance de se saisir d’une sêche.

Je retrouve la joie d’une pêche sous le vent .Même si j’apporte pas mal  de matériel, la journée se résume majoritairement  à l’usage d’une canne Hardy switch 9.6 soie de 7 à laquelle j’ai associé un moulinet Devaux DVX et une soie Airflo ridge clear intermediaire slow.

Moulinet Devaux DVX : https://www.mouchesdevaux.com/catalogue/moulinet-dvx-d806/

Au sortir d’un bas de ligne en fluorocarbone, j’ai associé une petite noyée de type viva zulu, claret bumble à une mouche genre pouic non lesté, blob de bonne taille ou enfin d’une noyée plus volumineuse à l’image d’un cormoran en taille 6/8.

L’action de pêche se résume à prendre la mesure des couloirs qui se dessinent  et à chercher les poissons qui longent les cassants à une 20aine de mètre du bord .

Rapidement je concrétise ces choix par les premiers poissons .Des truites qui se succèdent tout au long de la journée.

Un moment extraordinaire sur ce que je considère être probablement le plus beau lac de pêche à la mouche en Auvergne et peut être même en France.

J-2 /Vendredi/Noiretable

Changement de dimensions et de département je retrouve le plan d’eau de Noirétable pour continuer ce périple réservoir.

Comme à son habitude là encore, c’est foule qui se précipite et probablement plus d’une 20aine de pêcheur qui sont là pour en découdre.

Rançon du succès et de la gloire, Noirétable invite à une pêche plus technique face à des poissons qui ont appris à se méfier .

Je profite d’une belle journée  ensoleillée pour choisir une strategie la plus light possible. Canne Z-axis 9.6 soie 5  montage zéro limite, moulinet Danielson et soie Lee wulff TT sont les armes du jour auquel  j’associe un bas de ligne typé rivière.

C’est pêche à vue, au fil et en sêche que je choisi de mettre en œuvre. Alternance de passage ou sur un plan d’eau lisse il faut faire preuve d’un maximum de discrétion, prenant pour cible avec une micro nymphe en autruche des poissons juste sous la surface. Changement totale d’univers dès lors que la surface s’agite ou des grosses terrestres et autres sauterelles se montrent irrésistibles aux yeux de poisson si tatillons. Opportunité de tester l’ensemble de la gamme terrestre de  Fly concept.

Les mouches réservoirs : http://www.fly-concept.fr/categorie-produit/mouches-reservoirs/

J-3/Samedi/Domaine des Gerris

C’est enfin l’ouverture du lac de Gerris.Le fidèle que je suis des lieux ne peut se refuser à retrouver ce lac le plus rapidement possible.

Étonnamment nous sommes peu nombreux à être du rendez-vous et une fois encore je dois avouer que je suis peu surpris de cette absence de pratiquant au cœur de mon département .J’ai parfois l’impression que la pêche à la mouche est en grande souffrance dans le 63 mais comment pourrais-t-il en être autrement lorsque l’on connait un peu le contexte local ou l’engagement bénévole pour défendre cette pratique est quasiment nul.

Pour l’heure, place à la pêche et au plaisir d’être en ces lieux .Toujours aussi beau, toujours aussi agréable, c’est bien la météo cette année qui  nous joue des tours. Des températures chaudes, des plans d’eau qui peinent à se refroidir, voilà un cocktail qui pénalise la qualité de la pêche.

Pourtant je retrouve rapidement mes réflexes et entre deux gouttes au milieu d’un orage, je pars à la conquête des lieux panier à soie en bandoulière, canne JMC Pure équipe 10soie7, moulinet Allen et soie Cortland camo.

Quelques perches plus tard, des truites mais surtout mon épaule qui se rappel à mon souvenir .Une névralgie qui traine et me conduit à devoir rendre les armes.

Penaud mais surtout démuni face à une arthrose cervicale dont je paye le prix de la répétition d’un même geste. Des dizaines d’années de pêche à la mouche, des centaines et des centaines de sorties, des arabesques, des lancers, l’homme est peut-être un peu usé et devra faire un peu plus attention à l’avenir d’après son satané médecin.

J-4/Dimanche/Réservoir de Banson

J’aurais dû rester à la maison.

Ne suis-je pas assez raisonnable ou adulte s’exclame mon épouse lorsque la voiture demare.Mais c’est ainsi, j’aime la pêche

Homme volcanique à l’image du paysage qui se dessine .Notion qui  me définit assez bien en tant que bougnat qui passe ces journées à se balader au cœur de l’oppidum de Gergovie. Arverne ayant souvent une idée dans la tête, refusant je le  concède de la mettre ailleurs, j’arrive enfin pour clôturer ce périple sur le bord du réservoir de Banson.

Je choisi de prendre la température des lieux pour comprendre les poissons, mesurant l’impact d’une  situation hydrologique qui perdure depuis des mois et place l’ensemble des espaces halieutiques du secteur ouest du Puy de dôme en souffrance.

Qui aurais pu imaginer il y a plus de 10 ou 15 ans que certains villages des Combrailles n’auraient quasiment plus d’eau.

Il me faut m’adapter surtout à la nécessite d’une répétition des lancers qui se doit d’être le plus confortable possible.

Je choisi de pratiquer en sêche/nymphe , technique qui me permet de diminuer la sollicitation de mon epaule.

Pour se faire , c’est un ensemble composé d’une canne JMC Pure 10 soie de 6 auquel j’ai associé un moulinet Hardy ASR et une soie Lee wulff TT.

Aparté  qui permet d’affirmer un vrai coup de cœur pour la série Pure de la marque Jmc dont vous l’aurez compris je suis adapté et fan .Des cannes très dynamiques qui permettent d’atteindre bonne distance de pêche sans forcer.

Les cannes JMC Pure : https://www.pecheur.com/achat-canne-mouche-jmc-pure

Alternance de profondeur, choix de l’association des mouches, patiente, maitrise des ferrages à distances, je termine cette cession réservoir par l’une des stratégies de pêche que j’affectionne le plus.

C’est ainsi qu’il me faut conclure ces 4 jours de pêche en lac .Prémices de l’arrivée de la meilleur partie de l’année ou la fraicheur et enfin de la pluie devrait nous offrir des moments d’une grande intensité…..

Escapade savoyarde 2019

De mes années les plus jeunes, pêche rime souvent avec une part d’inconscience.

Celle d’un courant qui vous conduit à prendre un bain, celle d’une journée ou l’on préfère la compagnie d’une truite à une soirée entre potes,  celle enfin ou même avec 40 de fièvre je suis en plein milieu de l’allier en ce mois de mars espérant la rencontre d’un hypothétique saumon. Escapade qui me garantira quelques complications.

Pourtant les années ne m’ont guère assagi lorsqu’il s’agit d’aller dandiner la gaule au cœur du pays savoyard. C’est minerve au cou pour cause de névralgie cervical et surtout canne en bandoulière  que je m’affaire à passer d’une vallée à l’autre.

Des plus petites à l’image de la Valloirette ou l’eau coule encore bien blanche

A des terrains de jeu plus ample comme l’arc et l’Isère

Il me faut  user d’une autre excuse pour trouver raison d’être en ces lieux .Ultime moment pour clore  la saison 2019 de 1er catégorie .Je profite de ces heures de pêche pour tester un nouvel achat : le waders Patagonia Skeena river

Considéré comme intermédiaire au milieu de la gamme pata, ce wader se décline en plusieurs tailles ou chacun trouve chaussure à son pied.

Parmi les premières impressions, je retrouve le confort d’usage ressenti avec le Gallegos .Des sensations qui pousse au sentiment de sécurité même dans les veines les plus puissantes de ces rivières alpines. Autre sentiment, la qualité de la fibre utilisée qui sèche trés rapidement

Abordons maintenant le nerf de la guerre, la pêche.

2 jours et demi ou j’alterne plusieurs stratégies, remarquant au passage que je fais mes plus beaux poissons à distance notamment en sêche nymphe à l’image de cette magnifique truite de plus de 40 qui aspire à la vitesse de l’éclair mon tabanas.

De ces rivières, c’est  le mode de gestion qu’il me faut  aborder à travers la volonté de dynamiser certains parcours par l’introduction d’arc. De l’Isère, de l’Arc, de bien d’autres, souvent au détour d’un coup de ligne on croise ces poissons à la conformité parfois discutable mais qui se révèlent être de magnifiques combattantes et donnent aux heures les plus difficiles la possibilité même aux plus débutants d’entre nous de s’amuser.

Cerise sur le gâteau, dans les veines les plus puissantes se dessine l’éclat d’un ombre .Poisson magnifique qui attire toujours mon regard, je dois avouer une fois de plus que je voue à celui-ci une affection particuliere et ne résiste rarement à lui consacrer des heures et des heures pour essayer de le seduire.Ainsi commence le plus beau souvenir de ce séjour.

C’est au  fond d’une vasque profonde que  je l’aperçois, dandinant au gré de son humeur.

Il se décale allant chercher la profondeur qui le met hors de portée puis revient histoire de me narguer.

Que faire ?

Choisir de miser sur une nymphe assez lourde qui me garantit de passer à la bonne profondeur mais me conduit peut être  à prendre le risque d’une fuite irreversible.Choisir une autre solution, une nymphe en 16 sur bille de 2.5 que je soutiens  au passage de la zone propice,  prodiguant une animation à la dernière seconde.

Un posé, une masse qui  monte entre deux eaux, un étendard qui se déploit dans l’eau bleue .Je ferre, conscient que rien n’est alors gagné. La masse se fait lourde.

Dans un élan, maitre thymallus arrive à franchir la veine d’eau et file vers l’aval. Je glisse,je me casse la figure dans les rochers, je trépigne, je m’agace, je commence à sérieusement me dire qu’aborder les choses avec une pointe en 10% me rend bien inconscient une fois encore.

Mouillé pour mouillé, je décide  de prendre le taureau par les cornes ou dans un langage halieutiquement adapté, le thymallus par les sentiments.

« Et bonjour, Monsieur thymallus.
Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau ! »

De la fontaine, j’en esquive quelques rimes pour dégainer mon épuisette et pendant que la suite du poème se fait lointaine à mon souvenir, je saisi à la volée mon partenaire du jour.

De ce poisson qui retourne dans son élément me voici comblé d’un séjour pêche qui une fois encore m’a livré de belles rencontres et au diable mon docteur qui m’a conseillé …

« Il faudrait peut-être faire une pause de pêche pendant quelques semaines !!!!!!!!!!!!!! »

 

Ainsi s’achève la saison de 1er cat 2019

Ainsi s’achève la saison de 1er catégorie 2019 en Auvergne.

Je reste assis, prenant le temps de contempler une dernière fois la rivière, profitant de chaque minute qu’il m’est accordé.Difficile de se dire que nous allons devoir laisser à la quiétude de l’hiver, le plaisir de venir à la rencontre d’une nature qui  est apparu si fragile tout à long de la saison.

Dernière sortie, derniers instants, un museau qui attaque violemment mon tabanas au cœur de l’eau vive. Une fois encore me voici récompensé, heureux, admiratif de l’irrésistible  beauté de dame Fario.

Comme à chaque fois, conclure, c’est aussi revenir en arrière, sur les souvenirs qui ont construit l’année.

D’un coup de cœur pour ce moulinet dont j’ai attendu  le salon de saint Étienne pour découvrir le bijou qu’est le fulgor.

Tout au long des parties de pêche, j’ai appris à faire de lui un allié indispensable qui m’a permis de concrétiser des poissons  incertains.

Des truites, des ombres , des poissons  encore et toujours .Des kilomètres, des dizaines de sorties, des centaines de photos. Difficile de résumer tout cela même si parfois j’aime l’idée de s’oublier et d’admirer la joie d’un autre.

De Jérôme et de sa truite, de Vincent et de ce museau qui perce la surface pour aspirer cette petite olive. De ce moment d’émotion que nous livre un partenaire qui aujourd’hui à l’heure où j’écris ces lignes semble si précaire.

De 2019 je retiendrai surtout cela .Une inquiétude :  l’accélération d’enjeu climatique qui auront fait de mon département  le sanctuaire d’innombrables petits ruisseaux ou l’eau se sera réduit comme peau de chagrin.

De la Sioule enfin, d’elle qui aujourd’hui possède un parfum particulier, si loin de l’état d’esprit d’hier .Apaisé, éloigné , je laisse  à d’autres la joie de convaincre de l’inévitable déclin d’une rivière dont peu se préoccupe en réalité, conscient, trop peut être que l’unique chose à gagner lorsque l’on tente de consacrer du temps à s’engager, c’est juste des critiques et rien d’autre.

Ainsi s’achève ma saison auvergnate de 1er catégorie  2019 sur Auvergne passion mouche.

Demain direction d’autres aventures halieutiques