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Regard sur l’édition 2020 du Carrefour national Pêche et Loisir

« Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. »

Charles Baudelaire

 

Ainsi débuterai-je les premiers mots dédié à l’Edition 2020 du CNPL

Pêcheur à la mouche me semble si proche de l’albatros de Baudelaire .Lui  naguere si beau, dessinant de magnifique arabesque, lui capable d’arrêter la foule des bandeaux lorsque sur l’aire de lancer il faisait démonstration de son art, le  voilà maintenant devenu grincheux, errant dans les allées à la recherche du moindre recoin qui lui rappel les années fastes.

De conversation en conversation, de rencontre en rencontre, il faut se rendre à l’évidence, la pêche à la mouche  n’est plus qu’un vague souvenir au cœur d’une édition qui une fois encore devrait nous donner à réfléchir.

Certains auront le discours facile, trouvant une  explication simple : le prix des stands.

Une idée  qui  doit suffire à résoudre tous les soucis et qui n’interroge jamais la fréquentation réelle de l’évènement .

Ce seront les mêmes qui à longueur de Facebook vous expliquent que les marques françaises sont de la merde, digne d’Ali express et pleurnichent que ces mêmes marques ne soient plus là. La nature humaine et ces contradictions.

Comment peut-on imaginer que l’affaiblissement des effectifs de pêcheur ne pèse pas sur certains modes d’expression de notre pratique. Un état de fait qui  modère la capacité de chacun à générer une valeur ajoutée suffisante.

Comment peut-on croire que Pierre, Paul ou Jacques se risque à ne pas venir si la valeur ajouté permet à chacun de faire bourse pleine ?

Comment peut-on être à ce point naïf pour se convaincre de n’avoir aucune responsabilité dans la réalité d’aujourdhui. Qu’on fait les acteurs « mouche »  toutes ces années pour coller à notre temps

Suffit-il alors de prendre le temps d’écouter, de regarder, d’aller plus loin que la simple envie de gratter 15% pour voir le mal qui ronge les nôtres.

A l’exception peut-être de l’animation portée par le GPS Sioule Morge, le contenu offert depuis plusieurs années autour de la palm s’est résumé à essayer 3 cannes, à discuter 5min autour d’une soie, pendant que d’autres nous invite à des conférences  ou l’on partage une stratégie, une manière de faire. Prenant plusieurs minutes, serait-il bon  de voir l’affluence autour d’espace comme celui qui porte le public au plus profond du salon où l’on palabre en compagnie de quelques Black Bass. Bien des moucheurs seraient alors surpris de la masse de gens qui s’agglutinent.

Cela fait quelques temps que sur Auvergne passion mouche je défends conviction à tort peut être de l’état d’urgence de la passion qui est mienne.

Beaucoup je le crois me pense un peu à côté de la plaque et je ne chercherai pas à les convaincre de l’inverse .

Mais  pour ma part l’incapacité des pêcheurs à la  mouche a exister sur le plus important salon de pêche en France n’est que l’expression de notre immense fragilisation.

Sommes-nous capable de produire autre chose que la simple envie de nous retrouver entre nous à travers des foire Fly only.Plus le temps passe , plus je l’avoue , j’en doute. Un état de fait, conséquence il me semble de plusieurs choses.

De la plus anodine comme la mode al Hilo qui  motive  de plus en plus de pratiquant vers l’usage de matériel autre que celui dédié à la pêche à la mouche.A la  plus importante ou la fragilisation de nos espaces salmonicoles tend petit à petit à ventiler les pratiquants vers d’autres espaces comme les barrages ou ils peuvent à loisir utiliser les magnifiques Bass boat qui font briller les yeux et les bourses.

Tout cela cher lecteur, n’aurait  que peu de conséquence et tout ancien visiteur du cnpl qui a eu la chance de fouler les allées depuis les premières années sait combien celui-ci n’est que l’expression des modes de l’époque.

Mais derrière les moteurs de 250cv, derrière les Ps 4 consommatrices d’électricité, derrière ces spécialistes bardés d’écusson qui vous vantent le dernière packaging plastique du leurre à la mode  se cache une réalité qui inquiète de plus en plus l’amoureux de nature que je suis : la fabrication d’une nouvelle  génération qui s’éloigne de plus en plus de nos rivières

Certes tout à long du CNPL, du village des You tubeurs ou la mode de l’air guitare fait quelques émules à la plateforme ou l’on se pose cette question super importante « Attractant spray ou pate? », on a glissé quelques mots sur l’état de nos eaux mais ce salon est-il encore un lieu où l’on s’inquiete ?

Entre l’immobilisme d’un espace fédéral dont chaque évolution se déroule à la vitesse d’un escargot ,un lieu où il devient de plus en plus difficile d’acter la détresse de nos rivières  dans l’unique espoir de vendre au chalant sa carte de pêche à un univers ultra commercial ou l’on a parfois l’impression que le simple pêcheur n’est plus guère à sa place , je dois l’avouer j’aime l’idée de retrouver le plus vite possible la quiétude de mes rivieres d’Auvergne

Vous l’aurez compris, pendant que sur les réseaux, bien des moucheurs videront leur colère, je prends une fois de plus le contrepied de tous cela, convaincu que nous avons que ce que nous méritons, convaincu aussi que parfois au détour d’une allée on découvre quelques raisons d’être optimiste à l’image de l’initiative de la Team River Clean.

Un stand ou chaque photo se doit de nous interpeller, un stand qui je le crois doit nous pousser à faire évoluer nos comportements .Un stand qui merite le soutient de tous , de l’aappma locale à la grande marque .

Un stand qui malgré la gentillesse et la volonté de tous les gens qui l’anime ne devrait pas exister si tous ensemble nous étions plus responsable et ne prenions pas la nature pour notre poubelle.

Un stand qui conclut  cette promenade au milieu des allées de la 31eme Édition du Carrefour National de la Pêche et de Loisir…..

 

En 2020 …Rêvons !!!

De cette nouvelle année, chacun d’entre nous cèdera à la tentation de quelques bonnes résolutions.La mienne sera de rêver.

Le sens peut être de toutes ces arabesques que l’on voit à travers les  vidéos  de Gilbert Rowley.

Prendre juste le temps d’admirer plutôt que savoir, de comptempler plutôt que de comprendre.

Mesurer combien chaque chose semble si fragile Rêver pour nourrir notre passion.

“L’homme ne pourra jamais cesser de rêver.

Le rêve est la nourriture de l’âme comme les aliments sont la nourriture du corps. »Paulo Ceolho

Ce voyage ou j’admire les photos de Vincent Munier. Regard de l’un des plus grands photographes dont chaque cliché est pour moi l’occasion de s’émerveiller.

L’univers de Vincent Munier :http://vincentmunier.com

Arctique from vincent munier on Vimeo.

Clin d’œil à mon ami Vincent qui aura trouvé raison d’occuper mon esprit pour les 6 mois à venir.Rêve de Montana : https://www.revedemontana.com/

De la musique, des images plein la tête, voici que mon esprit est déjà ailleurs.

2020 Fly Fishing Film Tour Stoke Trailer from The Fly Fishing Film Tour on Vimeo.

A l’heure d’une tradition ou l’on aime à souhait le meilleur, je pourrais nous encourager pêcheurs à être les moteurs de quelques prises de conscience. Je pourrais nous souhaiter bonheur et prosperité.Je pourrais  vous dire combien il parait si important d’être en pleine forme dans ces bottes.Mais vous l’aurez compris , je nous souhaite surtout de

REVER

Terminant ces mots en musique …

Rétrospective 2019

Déjà plus 8 ans que j’ai créé Auvergne passion mouche.Pourtant au travers de l’année la moins productive en nombre d’article, je suis toujours étonné de l’assiduité des lecteurs.

En 2019, une moyenne de 200 visiteurs quotidiens .Des  articles qui sont aujourd’hui lu et relu, affichant  plus de 300000 lecteurs depuis leur publication, obtenant une indexation de premier plan sur le moteur de recherche Google. Une fois encore je ne peux que vous remerciez de votre présence.

Une année où il difficile de ne pas penser d’abord et avant tout autre chose à la sècheresse qui a sévit au cours de l’été.

De Sioule ou dès les premières semaines nous avons perçu que 2019 serait une année compliquée. Un printemps sans pluie, un été caniculaire .

De Sioule et du brouhaha de l’énergie verte qui s’exprime à travers la construction d’une microcentrale en plein milieu du parcours de graciation de Châteauneuf les bains.

En résumé, une saison à oublier où j’ai très rapidement choisi d’aller vers d’autres contrées. Expatrié mais ravi où j’ai parfois eu l’impression d’être béni des dieux.

Comment  oublier cette truite de 64 cm de la Dordogne prise à la première lueur du matin. Une Dordogne  qui m’a offert l’intensité de moment d’une rareté exceptionnel à l’image d’une autre journée où je touche plusieurs truites avoisinant les 50cm.

Une rivière que j’ai plusieurs fois visité, retrouvant le plaisir de quelques berges qui coulent dans mes racines familiales.

Aurait-il fallu attendre des années avant de retrouver le plaisir de parcourir ses  lieux comme lorsque j’étais enfant, passant chaque année mes vacances en terre lotoise. Occasion peut être de faire un clin d’œil à Mickael.

Mickael Andrieu guide de pêche sur la Dordogne : https://www.guide-pêche-46.com/

Voyageur d’innombrable péripétie, 2019 m’a permis de retrouver le sens d’auvergne passion mouche, libéré d’une décision que j’ai enfin acté lors du dernier conseil d’administration de mon aappma.

Partageant l’expérience  qui est la mienne ou leçon m’a été fait qu’il ne faut jamais attendre de soutient, comprenant que bien des sourires ne sont que des espoirs de quelques mots amicales à travers ces pages.Naif d’un exemple que je sois parfois de croire  que nous faisons des parcours ou la vie est sacralisé dans l’unique but de la regarder s’épanouir et non  de briller sur les réseaux en s’assurant que sa trombine est bien visible.

En 2020, je ne serai probablement candidat à aucune élection, laissant l’ensemble de mes mandats. Conclusion de plus de 10ans d’engagement ou je ne laisse derrière moi aucune amertume mais d’immense regret de ne pas avoir l’envie de continuer.

Peut-être cela reviendra dans les mois à venir mais pour l’heure je suis trop convaincu qu’aujourd’hui l’évolution de notre loisir pêche ne laisse plus guère de place au simple passionné amoureux de nature sans aucune ambition mercantile.

Quelle raison aurait je à donner de mon temps alors que je n’ai rien à vendre ?…n’est ce pas !!!!!

De pêche encore, ne faisant qu’une petite pause à la fin du mois de septembre ou quelques cervicalgies ont eu raison de mon enthousiasme.

D’automne, de mes trop rares rencontres avec quelques ombres auvergnats et de mes retrouvailles avec nos réservoirs.

Envie qu’il m’est donné de mettre l’accent sur le plus beaux d’entre tous : Le lac du Bouchet que j’espère vraiment pouvoir fouler de nouveau dans les années à venir.

Premier coup de projecteur d’un article rétrospective auquel  j’affirme mon admiration pour le travail accompli par la fédération de pêche de la haute Loire.

Combien parfois ai-je le sentiment que le pêcheur que je suis est mieux compris loin de chez lui qu’a sein même de son département.

Une évidence que certains acteurs privés à l’image du domaine de gerris tentent de perturber. Un lieu qui nous offre à chaque partie de pêche le plaisir d’une convivialité essentielle à l’épanouissement de notre passion

Le domaine de Gerris/Réservoir de pêche à la mouche : https://domainedesgerris.com/peche-mouche/

Coups de cœur que je multiplie à destination d’autres produits comme les chaussures Andrews qui confirme d’année en année leur qualité. Après 2 saisons les miennes ne montrent aucun signe de vieillesse à part les semelles feutre dont Sébastien assure l’entretien.

Les chaussures andrews : https://www.river-shoes.com/

Ma joie aussi d’avoir vécu cette saison avec un Peux Fulgor. Enthousiasme sans égal à l’égard d’un joyau que j’ai tant attendu et  qui représente le graal absolu lorsque l’on parle moulinet à mouche.

L’univers de Peux : https://www.peuxflyfishing.com

Clin d’œil enfin pour Vincent qui offre aux pêcheurs à la mouche l’opportunité de trouver une boutique en ligne de qualité.

2019 aura été pour moi l’occasion de regarder grandir « Fly concept ».Une marque qui me semble destiné à un bel avenir.

Découvrir Fly concept : www.fly-concept.fr

Ainsi pour conclure, permettez-moi de me projeter vers 2020 ou d’auvergne passion mouche, je vous inviterai à quelques recits venant d’un ailleurs ou « au milieu coule une rivière ». Terrain d’expansion de cette poésie que j’aime retrouver dans chaque arabesque.Rêveur infatigable des mots de Mc Lean.

2020 qui à l’heure où j’écris ces lignes semble si proche.

Opportunité de vous souhaiter de passer le cap de la nouvelle année un verre de champagne à la main et des rêves halieutiques plein la tête.

 

A travers les yeux de JB …Le RISE 2020

De pêche à la mouche  s’exprime de nombreux horizons. Des plus assouvis de performance aux plus contemplatifs, je dois avouer que l’un de ceux que j’apprécie le plus est celui de JB.

Souvent  il nous emporte dans son univers à travers les mots qu’il nous livre .Des récits de pêche, d’aventure, plein de justesse ou il pose son regard sur notre époque .Occasion pour moi de vous  inviter à aller lire quelques-unes de ces proses.

Lire les textes de Jean Baptiste : http://peche-auvergne.com/

Mais voici que pour 2020, les mots jean baptiste vont se mêler aux images de Pierre. Durant le RISE, ces amateurs de la poésie qui coule dans les eaux de nos rivières auvergnates vont nous vendre une part de rêve sans égal.

Parfum de nos volcans, de nos truites, des eaux à la couleur de la tourbe, j’avoue que je ne sais qu’attendre d’une telle invitation si ce n’est la certitude que je ne louperai sous aucun prétexte la 10eime année du RISE.

Le site du RISE 2020 : https://rise-festival.fr/

Terminant ce billet d’humeur sous la forme d’un regret peut être, celui de ne pas voir une séance dans le Puy de Dôme.Comment cela serait-il possible alors qu’il suffit que d’un peu d’envie et de quelques euros !!!!

1983….Souvenir de Salar

Mars 1983…..Dans la fraicheur d’un matin glacial j’accompagne mon père  sur le bord de l’Allier.

5heure du matin, la Terrasse s’éveille.

Les premiers pêcheurs sont là autour du feu. Les discutions vont bon train .On parle des saumons aperçus la veille. De ces autres poissons que l’on signale  dans les environs de Vichy et dont il faut attendre quelques jours pour les voir passer dans le 63.

Ainsi débute à  13 ans,ma première journée de pêcheur au saumon.

De ces gens  qui ornent l’Allier, solitude se fait rare.Ils aiment se regrouper sous forme d’équipe qui se déplace au fil de la migration.

Des pêches lourdes ou les nivernais tentent leur chance sous le pont du Guetin à la maitrise d’un devon dans les odeurs de l’alambic de la grappe. De l’usage des  crevettes qui misent sur les eaux réchauffées du Saut du loup aux premières dérives d’une 18 pied au camping de la Viallette, la pêche du saumon c’est un voyage au fil des mois et des eaux de l’Allier

Chaque saison de pêche se compose de quelques rituels.

Des mois d’hiver ou la récupération de quelques carburateurs fournis la matière première pour fabriquer les devons. L’odeur de l’alpax qui fond et coule dans les moules pour donner naissance à ces pièces de métal.

Célèbres devons dont certains modèles  sont les témoins d’une époque où l’on fabrique la moindre chose. Célèbres devons dont j’ai la chance d’admirer encore aujourd’hui des modèles uniques.

Du bruit de la presse qui plie la plaque de cuivre donnant naissance aux ondulantes. Des heures ou le parfum du miror nous conduit à faire briller le metal.

Ces heures encore ou l’on tord la corde à piano pour monter les tournantes et autres ondulantes.

De ces années j’en ai gardé d’innombrables anecdotes de pêche comme celle d’un jour de mai ou rentrant d’un séjour à Dakar le magasin de Riom nous avait confié un étrange machin en plastique rose.

Premier twist ou virgule que l’on avait affublée d’un triple. Premier geste d’un ado qui avait envie de montrer ces biscottos .Premier fois que j’avais voulu assommer le pêcheur d’en face qui avait l’ingratitude de nous lancer son ondulante dans les bottes. Premier geste raté qui au lieu de me venger de l’affront m’avait valu un plouf ridicule au milieu du pool de Pakowski.

Ferre, hurla Alfred ; ferre dernier mot avant que Salar fasse chandelle et offre à l’assistance des lieux le spectacle d’un éclat d’argent à la gueule pleine de rose.

De ces années j’en garde surtout la rencontre de gens engagés, atteint d’une étrange maladie que l’on me nomme « Saumonite »

Rare passion ne m’a jamais semblé si intense que celle qui coule dans les veines de ces hommes.

Combien de verbe et de combat d’idée lorsque Mr Cuinat allait défier la vindicte de l’assemblée générale de l’APPSA.

Combien de promesse avons-nous entendu lorsqu’une réunion de SOS Saumon avait offert opportunité aux scientifiques de Tadoussac  de présenter le reconditionnement des géniteurs atlantiques comme l’arme absolu au déclin.

Souvenir  de ces combats contre EPALA ou l’on avait marché à Serre de la Fare.Identité d’une génération qui avait compris que pour lutter contre certaines ambitions , il ne suffit pas de se plaindre sur internet. Sous la pluie du Veudre , c’est d’une Allier sauvage et libre que chacun rêvait.

Des noms raisonnent  dans mes souvenirs. Des pêcheurs qui ont impressionné le débutant que j’etais.Chance inouïe d’apercevoir la dextérité de Mr Bonnenfant,de regarder Jean Claude Chavaillon à la pierre à Fernand, d’admirer la beauté d’une arabesque à Langeac.

Jean Claude Chavaillon parle du saumon sur H20 : Cliquez ici

Témoignage d’histoire de pêche que nous livre dans son dernier ouvrage Emmanuel Gladel.Invitation à parcourir avec lui les berges de l’Allier dans les environs de Brioude.

Découvrir le livre d’Emmanuel Gladel : https://www.fildepeche.fr/mes-histoires-de-peche-nouveau-livre/

Mars 1994…..11 ans plus tard, de ci de là des feux  sont restés allumé.

Au pont de Limon le très connu maire de Puy- guillaume est venu   faire preuve qu’en politique il faut savoir se placer. Sous l’impulsion du président du CMSA la pêche du saumon sera fermée.

Certains hurleront mais tous seront conscients de l’extrême fragilité du destin de salar.

Philosophie profonde je le crois qui a guidé mon opinion à l’égard de ceux qui  conscient des changements climatiques ne peuvent se résoudre à laisser la vie à quelques salmonidés sauvages en grande souffrance.

Conviction affirmé à destination des plus jeunes, de ceux qui demain  feront peut-être l’effort de s’engager au cœur de nos instances. Ne soyez naïf de rien, jamais crédule de ces spécialistes qui vous expliqueront preuve à l’appui que  leur extrême expertise suffit à sauver nos rivieres.Ils ne sont que des grains infimes sans guère d’influence.

Comptage des saumons à Vichy : http://www.logrami.fr/actions/stations-comptage/vichy/

Le destin du salar, de trutta et de bien d’autres ne  se jouent malheureusement plus à nos pieds. Chaque parcelle de vie tente de résister à notre indifférence.Atteint d’une  étrange maladie, Nature se doit comme tout patient d’accepter que demain ne sera plus comme hier.

De ses souvenirs que s’estompent, des berges de l’Allier ou chaque automne le bruit des tronçonneuses nettoyaient les pools renommés, de ces anciens qui petit à petit laissent place, de ces pêcheurs de saumons, il ne reste plus rien. C’est une Allier bien vide.

Handicapé, amputé, notre capacité à prendre encore du plaisir passe par notre acceptation plutôt que par notre acharnement à nous bercer d’illusion. Irréversible, temporaire peut être, l’accélération actuelle doit nous convaincre à être force de proposition à travers un halieutisme assumé, seul capable d’éviter pour l’heure l’érosion des pécheurs sur les berges d’une des plus belle riviere de France.

 Ainsi pourrait-on parler d’un temps  que les moins de 20 ans n’ont pas connu………

 

J’ai mal à la Sioule

C’est au détour d’un chemin que je rencontre Paul.

De souvenirs, des années qui passent, de cette rivière qui a construit notre envie de pêche , conversation se fait facilement tant de point commun nous rapproche.

Comme un lien qui nous occupe, chaque parole livre à mon grand étonnement une forme de nostalgie. De cette rivière qui nous a offert tant de moment, 2019 semble être si loin des heures les plus agréables.

Certes je pourrais vous abreuver de quelques photos de poisson magnifique  pris au cours de la saison , objet de quelques desirs de briller en societé.

De cette truite de 48 séduite  dans une veine d’eau bien peu puissante. De cet ombre dont l’éclat charbon ne peut faire oublier que depuis le début  de la saison, nul gloire ne peut être tiré de racler à grand coup de tungstène un espace restreint à quelques m3 que nature semble destiner à laisser.

Plus de 200 jours se sont écoulé depuis l de l’ouverture.200 jours d’une  inquiétante monotonie  ou rivière n’aura quasiment jamais dépassé les 10m3, réduisant de manière dramatique l’espace  nécessaire à l’épanouissement de la vie aquatique

Depuis plus de 12 mois la Sioule (secteur Châteauneuf) n’arrive plus à dépasser le seuil moyen de 13m3 par seconde, définis comme étant le quinquennal sec.

Un lit qui se réduit, une eau qui se réchauffe très rapidement conduisant  probablement à une accentuation du phénomène mesuré en 2018.Pour la première fois depuis 2009, la moyenne des températures moyennes des 30 jours les plus chauds a atteint le seuil de 18.59°

Autres conséquences : des amas de matière organique qui n’arrivent pas à disparaitre

Un fond qui se colmate , des bordures  ou la vie ne peut s’installer .

De Brayant, de Cube, De ruisseau de la  Faye, de ces espaces de vie, un simple filet d’eau, rien d’autre.

Des Fades et de Queuille, le salut d’un  étiage qui serait bien plus sévère encore.

De mémoire d’ancien à l’implacable vérité des chiffres de la base Hydro, Sioule manque cruellement d’eau.

Faut-il alors être bien peu enclin à l’empathie pour se vanter  de l’abondance dans quelques courants qui au fil des mois n’ont servi que de source d’apaisement pour une vie qui se recroqueville sur elle-même.

Faut-il être bien peu raisonnable pour continuer à pêcher   lorsqu’il suffit de chercher quelques démonstrations de fraicheur, indicateur de la présence de poissons apathiques dans une eau pétrifié par la canicule.

Accélération d’une époque qui emporte avec elle le destin de nombreuse rivière dans le département du Puy de Dôme, l’avenir semble s’assombrir.

Eau symbole de vie, symbole de notre pratique pêche, de notre capacité à alerter des que l’on touche à la rivière .Ainsi devrait être le destin des sentinelles que nous sommes.

D’auvergne passion mouche, beaucoup me reproche de porter  un diagnostic sévère face à ceux qui passent leur temps à nous expliquer que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Pourtant  comment éviter l’amertume que l’on éprouve lorsque dans un silence de plomb , le bruit d’un bulldozer nous pousse à regarder naitre au milieu d’un sanctuaire que l’on voulait  parfait : une microcentrale.

Comme une forme d’étonnement lorsque certains arrivent encore à jouir d’innocence canne à pêche en main alors qu’à leur pied  démonstration  s’exprime avec force  d’une forme d’inconscience. Ridicule  devienne les mots « No kil » de quelques panneaux  lorsqu’au milieu trône  cette forme d’ambition.

Quel préjudice, quelle publicité  encore que ces lettres qui anime la vallée .Chimerec  à la place d’une réserve naturelle .Quelques acides dégoulinant au cœur d’une zone humide.

Des choix forts pour garantir un tourisme vert que l’on destine à quelques aveugles à la pagaie agile.

De Paul, de notre conversation, de son attachement aux lieux de son enfance, nous ne pouvons conclure sans penser à demain .Clin d’œil à ce Joe qui nous avait pourtant prévenus

« Demain qui vient toujours un peu trop vite »

Naïf, peut-être d’un enjeu climatique qui n’épargnera  rien et qui va conduire la Sioule à devenir tout sauf une rivière à salmonidés

 

5 Mouches pour Juin 2019

Nous sommes en juin. La saison avance à grand pas.

De ce moment de l’année, nul reine n’est plus envoutante que Danica.Ainsi débute ces quelques modeles par la mise à l’honneur de la plus grande de toute.

Première de la sélection, je vous propose une imitation mis au point par Vincent. Occasion de vous lancer invitation à découvrir l’un des royaumes auvergnats de la MDM : la haute Sioule.

Un modele rustique, issus de son expérience à parcourir la gare des rosiers, les plats de pranal.Des lieux qui ont écrit une des plus belles pages de l’histoire de la Sioule.

Mouche de mai made in fly concept : http://www.fly-concept.fr/produit/mouche-de-mai/

Poursuivant autour de mai, je vous propose de décliner les montages par la mise en lumière d’un monteur dont j’admire la dextérité.

Heureux je l’avoue de retrouver sur le net les conseils de Jean Paul Desaigne.Indispensable pour les plus débutants comme pour les plus aguerris

L’univers de Jean Paul Dessaigne : http://www.jpdessaigne.com/

Pour donner raison à l’expression «  Jamais 2 sans 3 », terminons ce voyage par une imitation issue de la gamme Devaux.

Référencée sous la dénomination JBMAI 02 et disponible notamment au magasin « Le Thymallus », cette mouche a flottaison basse représente l’un des mouches les plus intéressantes à utiliser lorsque les poissons ont tendance à devenir chipoteur en fin de période d’éclosion.

La mouche de mai (JBMAI 02 ) : https://www.lethymallus.com/devaux/6315-mouches-devaux.html

Des grandes, nul pêcheur de Sioule ne peut résumer sa boite à quelques imitation de « cul blanc ».Juin c’est aussi la période des rouges.

Des éclosions d’Ecdyo qui envahissent le ciel, truite ne sait rester insensible et Vincent une fois encore nous livre son expérience à travers un autre montage très épuré.

Un montage dont la science repose sur le mariage de 2 tonalités de CDC pour se rapprocher de la réalité.

Pour conclure cette sélection disponible dans le commerce et dont je choisi de m’en faire l’écho pour permettre aux plus débutants d’entre nous de passer plus de temps à la pêche qu’a l’étau , difficile de parler du juin sans introduire une imitation de sedge.

De nos rivières d’Auvergne, l’époque est à la cannelle et aux flancs de canne. Des imitations très simple à monter ou l’on associe une  aile en flanc ou en CDC sur lequel on vient positionner une collerette en lievre.

Tel est l’esprit de cette imitation proposé là encore au catalogue Devaux (Sedges Devaux JPB8).Un sedge à draguer dans la lueur de la lune. Un must pour les amoureux des atmosphères en chien et loup.

S’acheve  cette sélection volontairement tourné vers la pêche en sêche.

Conclusion dont je profite pour vous indiquer que je vends actuellement pour cause de double emploi une canne MAXIA MX 4 10.5#3

Une canne achetée en avril 2019 et dont l’unique destin a été de servir de canne de secours. Une canne toujours sous garantie et que je vends 350 €.

 

 

Premières heures avec la Maxia SX4 10.8#2

De Sioule, il faut se rendre à l’évidence, plus les années passent, plus la pêche dans des conditions d’étiage semble devenir la norme.

Ainsi vient de naitre le postulat qui  me pousse petit à petit vers l’usage de canne de plus en plus light.

D’une simple évidence ou il nous faut nous adapter, je profite pour ma part de ces conditions pour prendre un maximum de plaisir à la pratique que je préfère.

Des zones de radiers, des couloirs d’herbier, des billes légères, s’il est des univers ou j’aime m’attarder, ce sont ces lieux qui ont ma préférence.

D’une canne longue et puissante qui m’offre la chance de pouvoir pratiquer avec quelques billes de fort grammage (4/4.5mm), me conduisant parfois à m’interroger sur la réalité de me prétendre encore pêcheur à la mouche. J’avoue sans complexe ma lassitude à racler à longueur de journée les veines d’eau profonde , surveillant ces brins de nylon coloré du moindre tressautement.

Loin de moi l’envie de ne plus faire de la pêche à la nymphe mais alors que certains vendent leur canne à mouche pour des cannes appât nat leur garantissant des dérives parfaites à longue distance, je choisi une autre direction, celle de la légèreté.

Depuis 2 saisons, je ne pèche quasiment plus qu’avec ma 10 soie 2, canne la plus polyvalente que je connaisse pour appréhender l’ensemble de nos rivières auvergnates. De dore, de Durolle, de Haute-Sioule, de Couze Pavin, voici l’outil idéal pour le pêcheur du Puy de Dôme.

Mais Basse Sioule reste à part.Seule rivière aux dimensions plus larges, la dame des Combrailles oblige souvent à des dérives plus appliquées ou les distances de pêche se font plus grandes.

D’un tel constat, il me faut chercher un autre outil, un poil plus long mais en gardant toujours à l’esprit  cette extrême douceur propre à l’usage de billes dites légères (2.8 à 2 mm).

Comme un point de repère, je ne rate aucun comparatif sur l’excellent support « Truite et compagnie ».

Le magazine de la truite et des salmonidés : Truite & cie

Je profite de contact pour partir à la chasse aux informations .Je lis des tas d’essai tous plus élogieux les uns que les autres.

Finalement, une discussion avec Pierre et Frédéric sur Facebook, la disponibilité de Yann Caleri à travers son Fly shop (à recommander) et me voici heureux possesseur de la petite dernière de chez Maxia : La SX4.

Le fly shop de Yann Caleri : https://caleri-flyfishing.com/

Présenté comme le fer de lance de la marque, et connaissant la réputation dont bénéficie la série MX4,  Maxia a mis les petits plats dans les grands pour offrir aux pêcheurs un outil de très belle facture.

Une canne livrée dans un bel étui alu, recevant de simple liseré vert sur des ligatures noires. Une canne sombre dont j’apprécie le design.

Test de la Maxia SX4 10.8#2 :http://www.truites-et-cie.fr/index.php/article/materiel/mouche/test-maxia-sx4-108-2

En action de pêche, les premières minutes sont perturbantes. Peu habitué à des cannes si longues, il me faut éviter de glaner quelques noix .L’autre point qui peut surprendre est la présence d’un anneau très proche de la poignée  qui fixe définitivement la 10.8 comme une canne pour la nymphe.

Pourtant agrémenté d’une soie DT2 SYLK, le Maxia permet malgré tout de passer en sèche pour répondre à des poissons opportunistes même si on perçoit vite les limites de l’outil.

Parmi les points très positif et après de longues heures de pêche, c’est bien l’absence de fatigue que l’on rencontre souvent avec des cannes longues qui présente des équilibres très discutables. Recevant mon peux fulgor, c’est un ensemble d’à peine 250gr qui m’offre surtout un contact absolument génial avec des poissons de taille moyenne.

S’il me fallait conclure ces premiers instants avec cette nouvelle canne, loin de moi d’en prétendre être l’outil parfait mais plutôt un produit complémentaire .Associé à mes deux autres maxia, la SX 10.8 soie 2 vient compléter une gamme pour me permettre d’alterner les produits en fonction des conditions de pêche.

-Rivière type Haute Sioule et pêche polyvalente : Canne 10pied soie 2/3 (Maxia Mx4 10#2)

-Rivière type Basse Sioule et Débit inf. 10m3 :Canne 10.5 à 10.8 soie 2 (Maxia SX4 10.8#2)

-Rivière type Basse Sioule et Débit sup 10m3 :Canne 10.5 à 10.8 soie 3/4 (Maxia MX 10.5#3)

Animation 11 Mai à Banson avec Grégoire Juglaret

Désireux d’apporter du contenu de qualité et de promouvoir l’activité pêche, le lac de Banson proposera le 11 mai 2019 une grande journée d’animation avec la présence exclusive de Grégoire Juglaret.

Membre de l’équipe de France qui participera aux championnats du monde 2019 en Tasmanie , collaborateur « pêche mouche » et membre du staff JMC , Grégoire viendra  à la rencontre des pêcheurs tout au long de la journée  pour vous faire partager son expérience de pêcheur de haut niveau.

Vous pourrez  découvrir la gamme de cannes JMC pour la pêche en réservoir .

Ce 11 mai permettra  à chacun de se familiariser avec les nouveautés mise en place à Banson pour la saison 2019 à l’image de nouveau aménagement de berges ou de la présence d’une deuxième barque.

Durant cette journée, place sera aussi faite au plus débutant grâce à la présence de Stéphane Voisier, guide de pêche sur la Sioule. Opportunité d’acquérir les prémices de la gestuelle mouche.

Enfin vous pourrez aussi voir en direct les produits du shop de Vincent : Fly concept.

Des produits qui ont déjà acquis une belle renommée même à l’étranger à l’image de la Patagonie.

Des matériaux de montage qui laisse place  à une très belle gamme de Fly tying pour la pêche en réservoir à l’image des nouvelles chenilles rentrées dernièrement.

Des matériaux de montage que saura sans nul doute sublimer Jérôme Chicard. Réputé par la qualité de ces montages et animateur d’un groupe Facebook autour du step by step, Jérôme vous donnera de précieux conseils.

Ainsi s’il me fallait pour conclure par quelques mots je vous dirai :

A ne louper sous aucun prétexte……

Vous proposant moi aussi de partager avec vous durant cette journée mon humble expérience dans l’univers de la pêche à la mouche ou de l’engagement associatif au sein de la fédération de pêche du Puy de Dôme.

Le monde de la pêche aurait tant peur que cela ?

Après la vidéo de Fishing club ou l’on s’acharne à défendre la théorie du cul entre deux chaises , vielle adage bien franchouillard ou j’ai failli m’etoufer en écoutant cette phrase «  temps que l’on prélève on surveille le milieu ».Anti-speciste est devenu le nouveau mot à la mode dans l’univers de la pêche

Définir l’antispécisme : https://fr.wikipedia.org/wiki/Antisp%C3%A9cisme

Profitant d’un édito très bien écrit  sur l’un des meilleurs blogs de la sphère du net .Je ne peux me sentir concerné , défendant depuis des années la mise en place de parcours de graciation.

Un jeu dangereux : http://www.truites-et-cie.fr/edito/2019-04/jeu-dangereux?fbclid=IwAR2USAsorVFGhJ9hWr-ujI-1PCw-ZSB2K1Jc2mqyCsfcvqZqFM9EpfQV3EE

La peur est là, palpable, interrogative ?

Sommes-nous si faible que nous ne serions pas capables d’affronter un débat contradictoire autour d’une pratique dont effectivement il nous faut acter le fait de jouer avec le vivant ???

Sommes-nous devenus si faible que 5 mecs sur une place suffisent à remettre en question la pêche dont l’unique finalité reste de composer avec des milieux en souffrance ?

La pêche vu de strasbourg : https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/strasbourg-mise-scene-choc-denoncer-peche-exploitation-animaux-marins-1647212.html

Ainsi fourmille d’innombrables questions dont je crois bien difficile de trouver des reponses.Pourtant un état de fait m’interroge.Sommes-nous dupe de ce qui se joue aujourd’hui.

Ces anti-specistes ne serait-il pas le parfait alibi.Une excuse qui tombe à pic pour  défendre une pêche alimentaire dans un pays qui connait à la perfection ces pratiquants.

Chaque jour se joue à nos pieds un autre combat, une autre réalité .15 ans de participation au cœur du système aura suffi à me convaincre d’un échec lamentable. Celui de l’affaiblissement de la pratique pêche, son érosion lente.

Simple rééquilibrage ou plutôt corrélation entre la proie et son prédateur .Il faut absolument maintenir le peu qu’il reste  coute que coute .

Dans un contexte de fort d’attachement à la pêche dite alimentaire, nous devons tout faire pour  maintenir les pêcheurs dans un unique but : Vendre.

La stigamisation des « ultra no kill » réside non pas dans un acte qui gêne des militants écolos dont on connaît leur existence depuis des années mais bien dans l’inquiétude d’un microcosme commerciale qui ne veut surtout pas choquer sa clientèle.

Depuis un matin de printemps ou un coup de téléphone m’avait éveillé au fait que l’on pouvait faire commerce de la pêche et  sa transmission, je m’interroge de l’impact qu’aura à terme la croissance exponentielle à utiliser le loisir pêche dans un pays incapable de protéger ces rivières.

Epoque ou bien jeune j’avais la chance de côtoyer quelques hurluberlus aux cheveux en bataille , se baladant en sandale et parlant aux fleurs, fameux BTS PN qui m’avait conduit au sortie du bac à pire des crimes passant de l’enseignement agricole à l’enseignement d’une écologie qui se veut être une science plutôt qu’un acte politique , je dois avouer que le constat actuel ne m’étonne guère.

30 ans  ou pendant que les mouvements écolos ont affiné leur stratégie , le monde de la pêche n’a su se défendre qu’en essayant de produire un nouvel axe de développement ou l’on voit sur le net des gens vous expliquer que la canne de chez Tartempion est la meilleure et 6 mois plus tard par l’opération du saint esprit  vous promettre monts et merveilles avec une autre.

30 ans d’infidélité ou nos territoires sont phagocytés par une volonté consommatrice de certains , résumant nos cours d’eaux à des prostitués de bas étage , simple point GPS ou l’on vient dans l’espoir d’expliquer à un client en mal de sensation que l’unique salut réside dans un apprentissage rapide d’un savoir qui devrait prendre le temps de nous construire.

30 ans ou faute de n’avoir su fabriquer de nouvelle génération ,  il nous a fallu nous recroqueviller sur nous-mêmes et composer avec des pratiquants dont il ne faut absolument pas déranger le désir de manger de la fario sauvage.

30 ans ou nous aurions pu, du fabriquer des militants plutôt que des consommateurs.

30 ans ou au cœur des villes nos jeunes ne savent même plus que l’on peut aller à la pêche voyant dans le trait bleu que dessine google maps l’occasion de quelques ruisseling et autres space montain

Pensons-nous sérieusement que le destin de nos rivières de 1er cat est d’assurer jusqu’à la fin des temps pitance à quelques adeptes de la gaule ? Pensons-nous sérieusement qu’ils soient légitimes de demander à d’autres de faire effort d’attention à l’égard d’une ressource dont notre unique but serait de finir au fond d’un panier.

Loin de moi de discuter ou d’opposer cette pêche alimentaire que je trouve tout aussi respectable que celle je defend  dite recreative.Simplement pour ma part je n’accepte plus l’hypocrisie qui va avec.

A tous ces parleurs et autres commentateurs qui conversent sur un beau canapé sans jamais oser la contracdiction , si le vivant doit être perçu comme une ressource alimentaire, s’il s’agit aujourd’hui de critiquer quelques intégristes du no kill, il serait bon d’aller jusqu’au bout de la logique.

De ces  ailleurs qui servent d’exemple (suisse, Allemagne), ces mêmes oublient juste de préciser quelques usages de ce vivant, issus peut être d’une profonde méconnaissance de ces mouvances écologistes.

 D’une ressource, nous devons en estimer le stock, le quantifier, en autoriser une juste quantité à être prélèver.La pêche de loisir doit être règlementé autour de son impact.

Plus question de pêcher et de choisir à sa convenance de relâcher ou pas, plus question de faire commerce, on va à la rivière pour manger et uniquement cela .On pêche son nombre de poisson (2/4/10) et après on s’en retourne à sa poêle.

Ainsi vous l’aurez compris, le no killer assumé  est devenu le parfaite alibi pour conduire votre regard ailleurs, vous convaincre que tous ce qui arrive, toutes ces critiques, tous des iroquois aux cheveux verts sur une place sont de votre faute.

Pourtant  la réalité est autre, ces mouvements anti -spécistes interpellent effectivement ce que nous sommes, nous interrogent à l’image de la fondation droit animal  mais à titre perso je trouve cela bien plus salutaire qu’on le pense.

La pêche vu par la fondation droit animal : http://www.fondation-droit-animal.org/nos-combats/animaux-sauvages-libres/peche/

Faute de n’avoir su défendre un autre modèle que la sacralisation d’une pêche alimentaire, nous nous sommes endormis sur nos lauriers, convaincu qu’il nous suffit d’espérer pour retrouver les rivières d’antan.

30 ans plus tard, le constat est sans appel, nos effectifs se sont effondrés, nos rivières agonisent.Mais tant que l’on prelevera , tout ira bien .

Moi je dis Bravo et pourvu que ça dure !!!!!!!!!!!!!!!!