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La 5eme édition du salon de la pêche à la mouche d’Isle sur la Sorgue

Ce week-end avait lieu  la 5eme Edition du salon de la pêche à la mouche d’Isle sur la Sorgue.

Mais pour débuter  impossible pour moi de ne pas plonger les yeux dans les Sorgues. On ne se refait pas !!!!!

48 heures où j’ai la chance d’accompagner Vincent qui présente Fly Concept et l’ensemble de sa gamme de produit. Plus de 500 référence , de quoi répondre à bien des besoins.

Découvrir fly concept : http://www.fly-concept.fr/

Un salon à taille humaine ou l’équipe du Sorguett  et Éric  Arnaud nous offre un accueil à la hauteur de la qualité des gilets qui ont fait la renommée de cette boutique d’exception.

Un grand merci à eux pour commencer ce résumé .

Découvrir le magasin le Sorguett : http://www.sorguett.com/

Pas moins de 50 exposants sont présents pour cet évènement

Des plus importants à l’image de la maison JMC qui propose cette année une nouvelle de gamme de canne dédiée à la pêche en rivière.

Le catalogue 2020 de la marque JMC : https://www.mouchesdecharette.com/catalogue-jmc-2020/

Une gamme performer qui dès la prise en main surprend par la finesse de la poignée, fruit de l’expertise de l’un de nos meilleurs pêcheurs français : Grégoire Juglaret.Une canne qui  va ravir les pêcheurs les plus exigeants , voulant s’adonner aux pêches fines actuelles

On poursuit la balade au cœur des allées avec un arrêt sur le stand Devaux ou Mr Jean Marc Chignard prend le temps  et la gentillesse de m’expliquer la venue de sa marque sur les territoires Sioule à l’occasion d’une session de de l’académie international mouches Devaux

Une session de 3 jours, les 15/16/17 mai 2020 qui fera la part belle à la gestuelle et aux approches à distance. Un évènement à ne pas manquer pour ceux qui souhaitent se perfectionner.Un évènement qui démontre l’attractivité du travail accompli dans un contexte écologique qui ne cesse de se degrader.Comme quoi mais de cela nous en reparlerons très bientôt sur le blog.

S’inscrire à l’academie Devaux : https://www.mouchesdevaux.com/academie-internationale-mouches-devaux/

Quelques mètres plus loin, je prends le temps d’un arrêt ou je retrouve Patrick Taillard sur le stand Marryat pour essayer la canne Tactical HX 9 soie 4.

Patrick Taillard/Guide de pêche : https://www.fishing-guide-peche.com/

Un très beau produit dans un écrin tout aussi joli mais surtout l’impression de retrouver cet équilibre entre puissance et douceur qui m’a séduit à l’époque des premières Tactical.

Malgré tout je profite de l’instant pour partager un point de vue ou plutôt un sentiment qui est mien.

Au détour d’une image, on  comprend la qualité et l’intensité des discutions entre les meilleurs pêcheurs de france et on mesure qu’aujourd’hui la pêche est devenu un univers ou la perfection et le maitrise ne laisse plus rien au hasard. Démonstration d’un échange autour d’une canne Soldarini de la part de Thibault Guilpain et Grégoire

La gamme Soldarini chez Thib’eau pêche :http://harvey-fly.com/fr/95-cannes

Avec l’age et l’expérience, il m’apparait de plus en plus difficile de se faire un avis très précis sur la qualité des produits sur un simple espace de lancer tellement ceux-ci ont progressé.Vous l’aurez compris cher lecteur, j’aimerai parfois que nous puissions tester  dans des conditions réelles. Un appel d’un simple consommateur à voir les marques nous proposer des évènementiels en période de pêche au bord de nos rivières et de nos lacs.

Les salons, c’est aussi l’occasion de retrouver des gens avec qui l’on aime échanger.De Michel et ses soies sources de la Lozère dont il vous suffit d’être un fidèle d’Auvergne passion mouche pour savoir combien je suis un inconditionnel.

Les soies sources de la Lozère : http://www.soie-peche-mouche.com/

A Pierre Emmanuel Crisa et ses mouches Pierrot qui sur chaque salon nous livre les innombrables nuances de sa collection de perdigone.

Les mouches de  Pierrot : https://www.mouchesdepierrot.com/

De Steeve Colin qui nous invite à la découverte des territoires de la haute Loire et dont je profite de l’instant pour vous rappeler que le Rise sera bientôt à Clermont Ferrand .N’oubliez de prendre vos places.

Prendre un place à la seance de clermont ferrand : https://www.billetweb.fr/shop.php?event=rise-festival-2020&color=no&step=1&session=606234

Au plaisir d’échanger avec Rick autour de ses produits de la marque Dutch Fly design ou je n’ai pu m’empêcher de craquer pour le dubbing hare +

La boutique Dutch fly design : https://dutch-fly-design.com/

Un salon d’une richesse incroyable ou une fois encore il me faut vanter l’organisation, l’accueil, la gentillesse, la disponibilité d’Éric Arnaud et son equipe.

Un salon dont la liste exhaustive des discutions et des échanges avec des acteurs comme Sébastien Cabane, Thierry Millot et tant d’autres pourrait à eux seul me faire écrire des dizaines de lignes. Alors de manière imparfaite, une  go pro , un stabilisateur  et je vous invite à parcourir les allées en 4eme vitesse.

Enfin pour conclure comme sur chaque salon je vous parle de mon coup de cœur :un Peux Fulgor Rouge.

Juste sublime, juste magnifique, juste incapable de vous décrire le sentiment que l’on doit éprouver lorsque l’on  est un heureux possesseur de l’un de ces bijoux.

Il est ici plus question d’un simple moulinet mais d’une pièce d’exception, d’une rareté, de l’excellence d’une marque Peux.

Les moulinets Peux : https://www.peuxflyfishing.com/

Ainsi s achève ce voyage en remerciant  Vincent de me permettre de l’accompagner et de l’aider au cœur de ces salons mouche qui sont des vrais moments que j’apprecie…..

 

Montage d’une noyée réservoir : La Violine

L’epoque est à la clemence .D’un fevrier ou d’habitude il fait frais ,cette année offre la douceur d’un avril.

Une belle opportunité à saisir pour pêcher en noyée sur des poissons actifs dans les premieres couches d’eau.Je vous propose une video de montage de la violine.

1983….Souvenir de Salar

Mars 1983…..Dans la fraicheur d’un matin glacial j’accompagne mon père  sur le bord de l’Allier.

5heure du matin, la Terrasse s’éveille.

Les premiers pêcheurs sont là autour du feu. Les discutions vont bon train .On parle des saumons aperçus la veille. De ces autres poissons que l’on signale  dans les environs de Vichy et dont il faut attendre quelques jours pour les voir passer dans le 63.

Ainsi débute à  13 ans,ma première journée de pêcheur au saumon.

De ces gens  qui ornent l’Allier, solitude se fait rare.Ils aiment se regrouper sous forme d’équipe qui se déplace au fil de la migration.

Des pêches lourdes ou les nivernais tentent leur chance sous le pont du Guetin à la maitrise d’un devon dans les odeurs de l’alambic de la grappe. De l’usage des  crevettes qui misent sur les eaux réchauffées du Saut du loup aux premières dérives d’une 18 pied au camping de la Viallette, la pêche du saumon c’est un voyage au fil des mois et des eaux de l’Allier

Chaque saison de pêche se compose de quelques rituels.

Des mois d’hiver ou la récupération de quelques carburateurs fournis la matière première pour fabriquer les devons. L’odeur de l’alpax qui fond et coule dans les moules pour donner naissance à ces pièces de métal.

Célèbres devons dont certains modèles  sont les témoins d’une époque où l’on fabrique la moindre chose. Célèbres devons dont j’ai la chance d’admirer encore aujourd’hui des modèles uniques.

Du bruit de la presse qui plie la plaque de cuivre donnant naissance aux ondulantes. Des heures ou le parfum du miror nous conduit à faire briller le metal.

Ces heures encore ou l’on tord la corde à piano pour monter les tournantes et autres ondulantes.

De ces années j’en ai gardé d’innombrables anecdotes de pêche comme celle d’un jour de mai ou rentrant d’un séjour à Dakar le magasin de Riom nous avait confié un étrange machin en plastique rose.

Premier twist ou virgule que l’on avait affublée d’un triple. Premier geste d’un ado qui avait envie de montrer ces biscottos .Premier fois que j’avais voulu assommer le pêcheur d’en face qui avait l’ingratitude de nous lancer son ondulante dans les bottes. Premier geste raté qui au lieu de me venger de l’affront m’avait valu un plouf ridicule au milieu du pool de Pakowski.

Ferre, hurla Alfred ; ferre dernier mot avant que Salar fasse chandelle et offre à l’assistance des lieux le spectacle d’un éclat d’argent à la gueule pleine de rose.

De ces années j’en garde surtout la rencontre de gens engagés, atteint d’une étrange maladie que l’on me nomme « Saumonite »

Rare passion ne m’a jamais semblé si intense que celle qui coule dans les veines de ces hommes.

Combien de verbe et de combat d’idée lorsque Mr Cuinat allait défier la vindicte de l’assemblée générale de l’APPSA.

Combien de promesse avons-nous entendu lorsqu’une réunion de SOS Saumon avait offert opportunité aux scientifiques de Tadoussac  de présenter le reconditionnement des géniteurs atlantiques comme l’arme absolu au déclin.

Souvenir  de ces combats contre EPALA ou l’on avait marché à Serre de la Fare.Identité d’une génération qui avait compris que pour lutter contre certaines ambitions , il ne suffit pas de se plaindre sur internet. Sous la pluie du Veudre , c’est d’une Allier sauvage et libre que chacun rêvait.

Des noms raisonnent  dans mes souvenirs. Des pêcheurs qui ont impressionné le débutant que j’etais.Chance inouïe d’apercevoir la dextérité de Mr Bonnenfant,de regarder Jean Claude Chavaillon à la pierre à Fernand, d’admirer la beauté d’une arabesque à Langeac.

Jean Claude Chavaillon parle du saumon sur H20 : Cliquez ici

Témoignage d’histoire de pêche que nous livre dans son dernier ouvrage Emmanuel Gladel.Invitation à parcourir avec lui les berges de l’Allier dans les environs de Brioude.

Découvrir le livre d’Emmanuel Gladel : https://www.fildepeche.fr/mes-histoires-de-peche-nouveau-livre/

Mars 1994…..11 ans plus tard, de ci de là des feux  sont restés allumé.

Au pont de Limon le très connu maire de Puy- guillaume est venu   faire preuve qu’en politique il faut savoir se placer. Sous l’impulsion du président du CMSA la pêche du saumon sera fermée.

Certains hurleront mais tous seront conscients de l’extrême fragilité du destin de salar.

Philosophie profonde je le crois qui a guidé mon opinion à l’égard de ceux qui  conscient des changements climatiques ne peuvent se résoudre à laisser la vie à quelques salmonidés sauvages en grande souffrance.

Conviction affirmé à destination des plus jeunes, de ceux qui demain  feront peut-être l’effort de s’engager au cœur de nos instances. Ne soyez naïf de rien, jamais crédule de ces spécialistes qui vous expliqueront preuve à l’appui que  leur extrême expertise suffit à sauver nos rivieres.Ils ne sont que des grains infimes sans guère d’influence.

Comptage des saumons à Vichy : http://www.logrami.fr/actions/stations-comptage/vichy/

Le destin du salar, de trutta et de bien d’autres ne  se jouent malheureusement plus à nos pieds. Chaque parcelle de vie tente de résister à notre indifférence.Atteint d’une  étrange maladie, Nature se doit comme tout patient d’accepter que demain ne sera plus comme hier.

De ses souvenirs que s’estompent, des berges de l’Allier ou chaque automne le bruit des tronçonneuses nettoyaient les pools renommés, de ces anciens qui petit à petit laissent place, de ces pêcheurs de saumons, il ne reste plus rien. C’est une Allier bien vide.

Handicapé, amputé, notre capacité à prendre encore du plaisir passe par notre acceptation plutôt que par notre acharnement à nous bercer d’illusion. Irréversible, temporaire peut être, l’accélération actuelle doit nous convaincre à être force de proposition à travers un halieutisme assumé, seul capable d’éviter pour l’heure l’érosion des pécheurs sur les berges d’une des plus belle riviere de France.

 Ainsi pourrait-on parler d’un temps  que les moins de 20 ans n’ont pas connu………

 

Escapade savoyarde 2019

De mes années les plus jeunes, pêche rime souvent avec une part d’inconscience.

Celle d’un courant qui vous conduit à prendre un bain, celle d’une journée ou l’on préfère la compagnie d’une truite à une soirée entre potes,  celle enfin ou même avec 40 de fièvre je suis en plein milieu de l’allier en ce mois de mars espérant la rencontre d’un hypothétique saumon. Escapade qui me garantira quelques complications.

Pourtant les années ne m’ont guère assagi lorsqu’il s’agit d’aller dandiner la gaule au cœur du pays savoyard. C’est minerve au cou pour cause de névralgie cervical et surtout canne en bandoulière  que je m’affaire à passer d’une vallée à l’autre.

Des plus petites à l’image de la Valloirette ou l’eau coule encore bien blanche

A des terrains de jeu plus ample comme l’arc et l’Isère

Il me faut  user d’une autre excuse pour trouver raison d’être en ces lieux .Ultime moment pour clore  la saison 2019 de 1er catégorie .Je profite de ces heures de pêche pour tester un nouvel achat : le waders Patagonia Skeena river

Considéré comme intermédiaire au milieu de la gamme pata, ce wader se décline en plusieurs tailles ou chacun trouve chaussure à son pied.

Parmi les premières impressions, je retrouve le confort d’usage ressenti avec le Gallegos .Des sensations qui pousse au sentiment de sécurité même dans les veines les plus puissantes de ces rivières alpines. Autre sentiment, la qualité de la fibre utilisée qui sèche trés rapidement

Abordons maintenant le nerf de la guerre, la pêche.

2 jours et demi ou j’alterne plusieurs stratégies, remarquant au passage que je fais mes plus beaux poissons à distance notamment en sêche nymphe à l’image de cette magnifique truite de plus de 40 qui aspire à la vitesse de l’éclair mon tabanas.

De ces rivières, c’est  le mode de gestion qu’il me faut  aborder à travers la volonté de dynamiser certains parcours par l’introduction d’arc. De l’Isère, de l’Arc, de bien d’autres, souvent au détour d’un coup de ligne on croise ces poissons à la conformité parfois discutable mais qui se révèlent être de magnifiques combattantes et donnent aux heures les plus difficiles la possibilité même aux plus débutants d’entre nous de s’amuser.

Cerise sur le gâteau, dans les veines les plus puissantes se dessine l’éclat d’un ombre .Poisson magnifique qui attire toujours mon regard, je dois avouer une fois de plus que je voue à celui-ci une affection particuliere et ne résiste rarement à lui consacrer des heures et des heures pour essayer de le seduire.Ainsi commence le plus beau souvenir de ce séjour.

C’est au  fond d’une vasque profonde que  je l’aperçois, dandinant au gré de son humeur.

Il se décale allant chercher la profondeur qui le met hors de portée puis revient histoire de me narguer.

Que faire ?

Choisir de miser sur une nymphe assez lourde qui me garantit de passer à la bonne profondeur mais me conduit peut être  à prendre le risque d’une fuite irreversible.Choisir une autre solution, une nymphe en 16 sur bille de 2.5 que je soutiens  au passage de la zone propice,  prodiguant une animation à la dernière seconde.

Un posé, une masse qui  monte entre deux eaux, un étendard qui se déploit dans l’eau bleue .Je ferre, conscient que rien n’est alors gagné. La masse se fait lourde.

Dans un élan, maitre thymallus arrive à franchir la veine d’eau et file vers l’aval. Je glisse,je me casse la figure dans les rochers, je trépigne, je m’agace, je commence à sérieusement me dire qu’aborder les choses avec une pointe en 10% me rend bien inconscient une fois encore.

Mouillé pour mouillé, je décide  de prendre le taureau par les cornes ou dans un langage halieutiquement adapté, le thymallus par les sentiments.

« Et bonjour, Monsieur thymallus.
Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau ! »

De la fontaine, j’en esquive quelques rimes pour dégainer mon épuisette et pendant que la suite du poème se fait lointaine à mon souvenir, je saisi à la volée mon partenaire du jour.

De ce poisson qui retourne dans son élément me voici comblé d’un séjour pêche qui une fois encore m’a livré de belles rencontres et au diable mon docteur qui m’a conseillé …

« Il faudrait peut-être faire une pause de pêche pendant quelques semaines !!!!!!!!!!!!!! »

 

5 mouches pour Mai 2019

De mai c’est l’époque ou la saison gagne en richesse.

Premier coup du soir lorsque le temps se réchauffe, truites et ombres gagne les zones moins profondes à la recherche de nourriture qui se fait plus dense. De mai en somme pêcheur à la mouche fait ce qu’il lui plait.

Ainsi débute cette sélection par un clin d’œil vers une mouche que propose Grégoire Juglaret  dans le dernier numéro de pêche mouche.

Le jig flash-back, réalisé notamment à l’aide d’un dubbing de phoque nous invite à la pratique de la pêche sous la canne.

Occasion pour moi de vous rappeler le rendez  à Banson le 11 mai avec l’opportunité d’appréhender et découvrir la gamme JMC en compagnie de ce grand champion.

Découvrir l’animation de Banson  le 11 mai 2019 :Animation 11 Mai à Banson avec Grégoire Juglaret

Poursuivant autour de la pêche en nymphe je vous conduis en direction de Fly concept ou Vincent nous propose une sélection de perdigones sélectionnées  à l’image de la Perdi AEC.

Des modèles très adaptés à la notamment de  nos rivières d’auvergne.

Les perdigones chez fly concept : http://www.fly-concept.fr/categorie-produit/nymphes/

Pourtant face à la densification des pratiques al hilo, je vous invite une fois encore à prendre un peu le contrepied en mettant aussi à l’honneur une veille mouche.

Associé à un dubbing lama olive claire, ce fut pendant de longue année l’un de mes fétiches  indispensables pour pêcher la haute Sioule.

Simple, très simple formule de montage : un hameçon, une bille laiton 3.5mm, des cerques en coq de bassecour roux, un corps en dubbing de lama, un cerclage en fil de cuivre or .

Avec la brouillonne de Sioule , c’est un  des modeles parfaits pour s’adonner à la pêche en sèche nymphe.

Olive donc comme un trait d’union entre les superbes éclosions d’avril qui nous ont permis de séduire quelques poissons et l’arrivée d’autres éphémères à l’image des ignitas .Imitation d’olive qui reste sans contexte la mouche à posséder pour débuter les premiers jours de mai.

Une imitation  dont il nous faut varier les montages pour pallier à l’éducation de certaines truites qui ont appris à se méfier de modèle dont nous avons déjà parlé ici.

Ainsi je vous propose d’aller vers  un modèle issu de la gamme Silverstone qui pourra vous rendre quelques services lorsque ces dames ont décidé de faire la fine bouche.

Une gamme de mouche que vous pouvez retrouver en kit prêt à l’emploi à Pacific pêche d’Aubière (63)

Enfin comment ne pas finir cette sélection sans rendre hommage à la reine des éphémères .Grande mouche de mai dont nous attendons tous la venue.

Opportunité pour ma part d’adapter un montage que je réalise traditionnellement à l’aide d’une aile en CDC en remplaçant celui-ci par une aile en PLA.

Une formule de montage que je vous décris maintenant :

-Hameçon wizzard  631 taille 10

-Cerques en faisan

-Corps en uni yarn jaune pâle avec un cerclage en soie floche marron

-Aile associant un dub bing de lièvre sans bourre de la marque Dutch Fly et en PLA beige clair.

S’achève cette sélection de mai ou je vous propose d’alterner les stratégies de pêche au gré de l’humeur des poissons en n’oubliant pas qu’en matière de pêche lorsque celle-ci se veut récréative plus encore que le résultat, c’est bien la façon qui reste essentielle

Occasion pour moi de vous proposer de laisser parfois aux vestiaires toutes ces cannes dédiées à la pêche en nymphe légère pour retrouver la joie d’une 7.6 et d’un petit ruisseau.

Quel pied de chercher en sêche à l’aveugle des poissons vivants encore au cœur de vallées encaissées que le bruit du monde n’a pas encore trop perturbé !!!!!!!!!!!!

2019…une saison qui s’annonce ???

Encore quelques jours et nous attaquerons une nouvelle saison. Occasion pour moi d’un billet d’humeur  et de quelques liens sous forme d’invitation à se balader sur le net pour occuper  le temps avant de retrouver nos rivières.

 

De Sioule, qui me semble prisonnière de l’ambition d’une micro électricité dont on ne mesure probablement pas encore les conséquences .Instantané d’un simple Arp passant inaperçu sur l’immensité de Google. Comme le sentiment que la première microcentrale  sur la commune de Châteauneuf s’apprête à voir le jour : http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/20190128-ap-transfert-sas-mdc_energies-moulin-coin-2.pdf

Loin de moi de discourir  des raisons ou des arguments qui pourrait conduire une fois de plus à des échanges improductifs.

Je laisse aux amateurs de réunionites aigus le plaisir d’expliquer un état de fait qui  10 ans arrière nous conduisait  à l’esperance de quelques seuils en moins .Belle théorie d’une continuité écologique aux abonnés absents ou l’on regarde truites qui se fracassent  la figure sur les chutes infranchissables d’un cube immobile.

De Sioule et de bien d’autres, de tous ces ruisseaux, ces rivières, ces espaces salmonicoles dont la souffrance ne fait que commencer, l’AFB me propose d’en devenir observateur.

Devenir observateur : https://enquetedeau.eaufrance.fr/accueil

Eloge d’une science participative ou l’on demande à chacun d’entre nous d’inscrire par clavier interposé les conséquences d’un réchauffement climatique qui semble de plus en plus irréversible.Ecoulement qui se fragilise, assec, envasement de nos tributaires, thermie qui explose, autant de maux livrés à dame Fario.

J’aborde  cette saison comme celui d’un soignant au cœur d’un service de soin palliatif, conseillant à la famille de profiter des derniers instants qu’il reste.

Lanceur d’alerte, rien que cela, dont l’unique arme réside dans mon envie de partager avec des mots la beauté  d’un lieu, d’une vallée, d’une truite. Ainsi se résume ce que sera pour 2019 Auvergne Passion Mouche

Héritage d’une époque ou assis sur un caillou les museaux  dessinaient les fondements de ma passion  dans la lueur d’un soleil  couchant. Une époque où l’on avait encore des coups du soir, des sedges à profusion, et  des truites bien plus nombreuses qu’aujourd’hui.

Comment alors ne pas me remémorer il y a plus de 25ans, l’histoire d’une rivière qui coule au milieu des vallées du Montana. Simple film au fond d’une salle d’un cinéma clermontois ou je retrouve bien des années plus tard les images de ces arabesques que j’aime tant.

D’un 16 févier 2019, jour du  Rise ,festival international de film de pêche à la mouche , d’une salle pleine , de la démonstration avec force de l’attractivité de la pêche , capable de faire aussi bien que certains films à l’affiche.

D’un prisme qui se veut militant par la capacité à s’émerveiller du vivant,revendiquant avec force l’identité qui est la mienne.Celle d’un pêcheur qui aime la courbe d’un carbone.Il aime le plaisir d’un combat, égoïste d’une émotion ou chaque coup de ligne est le prétexte  à un geste : la graciation

Comment ne pas vous encourager à aller voir  la tournée du RISE 2019.

La Billeterie du RISE : https://rise-festival.fr/billetterie/

Ainsi vous l’aurez compris amis lecteur et fidèle d’Auvergne passion mouche, à l’approche de l’ouverture, nous ne parlerons pas de performance, de résultat, de nombre de prise, d’efficacité mais bien d’arabesque, du bruit d’une soie dans les anneaux, de la beauté d’un geste.

De cette nouvelle soie achetée sur PLC pêche et qui me propose de dessiner quelque cast sur ma rivière de predilection.Retrouvailles avec une pêche en noyée que j’affectionne.

La soie rio trout spey : http://www.plc-peche.fr/soie-rio-intouch-trout-spey-shooting-head.html

D’un sanama ,au détour du stand  « Fly concept » on refera le monde avec enthousiame sans vraiment percevoir tout ce qui nous sépare de la réalité.De nos échanges autour d’une plume , d’une stratégie de pêche ,de nos rivieres du puy de dôme ,  d’un ailleurs de l’autre coté de l’atlantique ,de banson,de la pêche en reservoir , de tout ce qui entoure Auvergne passion mouche   , de je ne sais quoi encore.

Le Sanama : https://www.sanama.fr/

De passion, rien que cela….de passion et de  pêche à la mouche ….et ce sera déjà pas mal ……

 

 

En mode thymallus

L’arrivée de la mi- mai me conduit à retrouver un partenaire pour lequel je voue une affection sans limite.

De sieur communs je profite enchainant de bien belle rencontre. Chance qui est la mienne d’habiter une région ou sa traque me conduira tranquillement jusqu’à 31 décembre..

Pour l’heure nous entrons dans les moments les plus intenses.

De nature, les grandes March Brown ont laissé place aux rouges des ecdyos.Sur l’eau le manège des sedges commencent à nous offrir l’opportunité de belle pèche en sêche.La sioule s’ouvre enfin aux heures fastes de la pêche à la mouche.Le temps des celebres coup du soir approchent.

Petit à petit je troque une pêche all Hilo pour retrouver de la soie .Recherche permanente d’une polyvalence ou il faut alterner en quelques secondes.

Passage tranquille en mode bourricot ou je fais le pari souvent de trainer deux cannes. Des choix stratégiques différents auxquelles j’aimerai consacrer  quelques vidéos pour répondre aux questions des plus débutants.

Projet d’avenir que devrait apporter des images pour densifier le contenu d’auvergne passion mouche. Projet surtout pour tenter de montrer que nul secret en matiere de pêche n’est plus important que la pratique ,  encore et toujours.Projet aussi qui devrait un jour je l’espere me conduire avec mes amis du club à proposer la mise en place de stage de decouverte et de perfectionnement,mais cela est une autre histoire .

Ainsi pour l’heure je ne ferai que vous inviter à 28secondes d’un template go pro en mode thymallus.

Le temps des March Brown

 

 

De saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, il est une autre forme que celle de glace.

 

Ces dernières heures, le ciel nous joue quelques tours amenant des pluies denses qui ont fait gonflées les rivières du coin.

Sioule n’échappe pas à  ce constat .Après plusieurs jours à 5 m 3 qui apporte son lot de bandeau et de foule, ce sont des niveaux plus haut, plus fort auquel  bon nombre de moucheurs se refusent.

Des changements de condition qui pousse la vie à se faire plus présente.

March Brown et les autres ne suffisent  pourtant pas à faire monter les poissons en surface. Mais ce regain d’activité amène  les truites à se nourrir malgré tout.

C’est l’occasion avec Vincent de faire quelques réglages, d’adapter les techniques volées sur les bords de la madison pour les faire notre sur la Sioule. Une philosophie  profonde à toujours chercher diffèrent de nos voisins .Le sentiment aussi que les poissons ont appris à se lasser de ces nymphes qui passent sous la canne.

Ainsi pendant que perdigon  roule et roule encore, nous choisissons d’autres options comme la noyée aval avec une canne switch pour retrouver la beauté d’un geste  ou la pêche up Stream à l’aide d’un air lock Strike indicator dont je suis surpris de l’efficacité sur nos rivières ou les poissons sont prétendu très méfiant.

Petit à petit la saison s’installe donc….

Un retour sur 2017 .

2017 s’achève et il va être temps  de refermer cette année d’une richesse incroyable

Ce fut d’abord un pèlerinage .La rencontre de la terre promise, de ce pays de légende ou la pêche à la mouche s’inscrit en lettre dorée.

Lien : http://auvergnepassionmouche.fr/pratique-de-la-peche/conseils-pour-apprehender-un-sejour-dans-le-montana/

Combien je ne peux  résister  à me remémorer  les émotions lors que j’ai aperçu pour la première fois la beauté des paysages du Montana.

Combien le souvenir  de cette journée de pêche sur le depuy’s  hantera pour longtemps mes envies d’ailleurs.

Lien : http://auvergnepassionmouche.fr/quelques-heures-sur-le-depuy-spring-creek/

D’une balade sur les trottoirs de Missoula entre copains  à une nymphe qui dérive  sur  la Blackfoot tout cela m’aura conduit vers une forme d’accomplissement de ma passion.

2017  fut  aussi la collaboration avec la revue pêche mouche.

Lien : http://auvergnepassionmouche.fr/parler-de-la-sioule-dans-le-numero-120-de-peche-mouche/

Fan et abonné depuis la première heure  , je me dois de reconnaitre que l’occasion offerte par Laurent Guillemin de parler de la Sioule représentera l’un des moments les  plus intense de cette année .Une chance  dont je mesure le chemin parcouru entre ce numéro 1 ou je lisais chaque article comme une leçon d’apprentissage et ce numéro 124  tout juste sortie.

2017, c’est aussi la continuité d’une aventure, celle d’Auvergne Passion Mouche .

Modeste espace à sa création, je n’aurais nullement pensé un jour atteindre de tel seuil de frequentation.Plus de 300 000 visites, 4 000 000 de pages vues  d’après   l’indexation Ulrich (stat hébergeur)

Bien peu le savent, bien peu se rappellent mais APM était avant cela un forum, un lieu d’échange dont la création avait reposé à l’époque sur le désir du président de l’aappma de Châteauneuf les bains d’influencer l’avenir.

Relire le première article d’Auvergne Passion Mouche : Le 4 Avril 2011/Le retour d’APM

D’une rivière qui coulait à nos pieds assis au Méritis, la Dame des Combrailles a retrouvé sa patrimonialité, la foule des pêcheurs, la maille scalimetrique a vu le jour, la protection de l’ombre est devenu une réalité .2018 ouvrira vers la mise en place d’un vrai linéaire no kill de 2700m.Que de chemin parcouru.

J’appartiens donc à la génération blogueur, à ces quelques-uns qui ont vu dans l’outil informatique le moyen de partager, de témoigner .Une Génération internet qui a tant changer nos façons d’apprendre et de transmettre.

Relire l’article le plus lu d’Auvergne Passion Mouche : Appréhender la pêche en noyée

Il y a bien des années lorsque j’ai commencé la pêche à la mouche, la diffusion du savoir s’exprimait à travers bien peu de support. Quelques ouvrages d’illustres anciens, la recherche de vielle main au détour d’un club résumait la difficulté à comprendre.

Aujourd’hui tout cela me semble si éloigné de notre époque 2.0.Les réunions au fond d’une salle  ont laissé place aux communautés des forums,à la richesse des groupes sur les medias sociaux, à d’innombrables chaines YouTube.

Quant à moi, je m’astreins  à livrer ici une parole  au-delà des jugements qui m’apparaissent  de plus en plus artificialisés .Certains moucheurs me  semblant avoir plus d’intérêt à défendre que de réellement s’interroger sur l’avenir de notre passion commune

Génération blogueur certes mais surtout libre, sans influence, sans compromission. Ainsi réside peut-être le modeste  succès  de cette espace dont la seule pertinence repose  sur  vous amis lecteurs.

Des  lecteurs fidèles, qui sont là derrière leur ecran.Des lecteurs fidèles   auquel j’ose la prétention d’alerter  à la vie de nos rivières, à la manière dont la pêche à la mouche s’exprime sur nos espaces halieutiques près de chez moi.

Des cours d’eau dont la fragilité se sera  une fois de plus affirmé au détour d’une sècheresse estivale qui n’aura laissé guère de place à la vie.

Des cours d’eau ou l’exercice de notre pratique doit choisir de nouvelle forme d’expression laissant la place à une période différente.

Lien : http://auvergnepassionmouche.fr/plus-quun-filet-deau/

Une forme de séisme ou le modele de la pêche panier  se laisse engloutir par l’arrivée des plus jeunes générations. Un  accouchement difficile ou la notion récréative et la graciation deviennent petit à petit comme  des évidences.

Ainsi s’achève 2017 avec cette impression bizarre d’une histoire qui me semble prendre un virage .

Une aventure ou la pêche change vite, très vite, peut-être trop vite pour un monde de la mouche qui est devenu trop mercantile à mon gout, trop préoccupé par la manière de faire de l’argent avec presque rien.

Mais tout cela est un autre recit et il est temps pour moi de vous souhaiter à tous de bonnes fêtes de fin d’année.

Au milieu des herbiers

Il est des batailles dont on connait l’issue à la moindre minute où elles débutent.

Frêle présomptueux que je suis, pendant un instant j’ai cru combattre cet adversaire avec la modestie de ma petite mangrove soie de 7 a laquelle j’avais accroché un simple chiro en 28/100.

Frêle présomptueux que je suis, lorsque la soie s’est tendue, lorsque le combat s’est éternisé, lorsque derrière l’appareil j’ai entendu la voix du spécialiste qui m’annonça d’un regard enthousiaste le poids présumé de la bête.

Frêle présomptueux  que je suis, 15 kg de muscle, 40 minutes d’un combat acharné pour sentir ce brin de peau qui se déchire, ruinant les espoirs d’une rencontre improbable.

A la frustration immense, il me fallait chercher quelques réconforts pour accepter ce désagrément. Faire le deuil d’un instant si rare.

De tous les visages des rivières auvergnates, de toutes les saisons, il en est un auquel je voue une affection sans borne. C’est au pays des herbiers que j’allais me ressourcer.

De cet imbroglio végétal, Ils sont nombreux les  pêcheurs qui détestent ce moment de l’année.Leurriste, amateur de godille, pêcheur aux appâts naturels, bien peu se risquent  à faire vagabonder quelques bouchées appétissantes.

Comme le signe d’une liberté qui s’estompe. Comme le signe d’une nature qui  cherche à se préserver  d’une époque où même les amateurs de la canne à mouche souhaitent tout voir , tout savoir  , tout saisir à l’image de ces pêcheurs , excellent naveur  des rivieres franc-comtoise qui m’ont expliqué être tant perturbé lorsqu’ils viennent sur nos rivières. Il faut se rendre à l’évidence, Sioule a su fabriquer sans le vouloir d’immenses réserves.

Nul façon de chercher la tranquillité sans concéder à aller ou les autres ne vont pas. Ainsi il m’aura fallu des années pour apprendre à domestiquer ces interstices promotteurs.Percevoir que tout déplacement doit se faire à pas feutré. Comprendre que l’on ne pénètre pas au milieu des renoncules sans tenir compte de leur implantation, de la manière dont elles bougent. Maitriser ses déplacements tout en préservant de sa présence celles qui habitent les lieux.

J’aime pêcher ainsi. J’aime ne rien voir, tout deviner, retrouvant les réflexes d’une pêche pleine de mystère ou l’on se surprend à imaginer, à rêver.Une pratique tout en précision, tout en humilité ou parfois le simple fait de faire pénétrer une mouche  dans l’eau suffit à vous amener une fois encore à l’étau.

J’aime sentir le poids d’une modeste truite qui fait tendre mon nylon, se saisissant du gammare qui lui échappe. J’aime soutenir, conduire, faire passer une simple noyée à la mode « tout nylon » que je m’amuse à détourner. J’aime mesurer combien le sieur thymallus si farouche ne peut se risquer à laisser passer une tricofil que l’on vient d’animer à l’endroit précis ou se trouve son repère.

Pêcher au milieu des herbiers ne s’improvise pas .C’est une pêche qui se prépare , qui se repere.Une pêche ou chaque caillou , chaque rocher , chaque veine d’eau a fait œuvre d’un repérage durant les semaines ou la rivière  a accepté de se laisser regarder. Pêcher au milieu des herbiers reste à mon sens la meilleur expression du savoir que l’on a su accumuler au fil des années.Plus ils sont denses , plus je m’amuse.Plus ils sont denses , moins il y a de monde.

Pêcher au milieu des herbiers , c’est mon trip …..