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De pêche à la mouche et d’authenticité

De l’Auvergne, mille et un visage raconte la pêche à la mouche.

D’innombrable moment que je tente de vous raconter  depuis plus de 10ans.Des mots, des photos, des histoires.

Un témoignage que je veux être le plus aboutis  possible, hommage à ces paysages que je traverse, hommage à la nature qui me passionne et me transporte.

Des poissons , bien évidemment , des petits souvent , des moyens parfois , des plus gros de temps à autre , avouant très honnêtement que je préfère la beauté  d’une modeste truite de l’eau verte  à celle qui fait briller les yeux d’une génération  instagramer  à la bonasse .

Dédicace à tous ces narcisses  en herbe qui n’ont envie d’image que celle d’assurer systématiquement leur présence.

Est il si Indispensable d’être reconnaissable à coté de la prise du jour ?????sauf à avoir besoin de faire commerce

Parfois je me demande s’il n’est pas préférable de vivre au milieu d’une coulée de lave ou la nourriture se fait rare .On grandit peu mais au moins on ne finit pas sur Facebook, obligé de poser à bout de bras avec un de ces tartarins de la pellicule.

Je n’aime guère ce type de photo et m’adonne à celle-ci qu’a de très rare occasion, essayant comme tout à chacun de me pignoler, affirmant avec force « c’est moi qui est la plus grosse ».

Ancien reflexe de cours d’école ou dans nos phases pré pubère d’humain en nécessaire recherche de confiance, il nous fallait absolument obtenir l’approbation de l’autre.Je suis parce que j’ai beaucoup d’amis.

Vous l’aurez compris , vient ici le moment de vous encourager à absolument liker ces photos.

Vous soignez bien des plaies, des bobos à l’âme, des névroses halieutiques post confinements de ces enfants devenus grand et qui ont tant besoin qu’on leur dise qu’ils sont de très grand pêcheur !!!!.

Pour ma part, ne vous usez pas, ma canne à pêche n’est que l’expression d’une forme dissonante de liberté ou je cherche à respirer à plein poumon la nature.

On ne se refait pas, j’aime l’idée d’un parfum authentique d’une Auvergne qui  se découvre  lentement sur un air de Brassens , n’écrivant quelques lignes que pour exorciser un profond désir de solitude.

Une Auvergne qui  aime à  passer inaperçu, à se dessiner dans ses recoins les plus sauvages, s’offrant à la quiétude d’une passion ou notre société consommatrice n’a plus guère de place.

A ce jeu, nul doute a qu’une balade au cœur du massif n’a aucun égal pour celui qui a envie de s’eloigner de la foule.

A ce jeu donc , je retrouve Franck pour une journée aux confins des chemins, dans l’univers qui est le sien, au pays des gentianes qui sont déjà en fleur.

Aparté nécessaire pour dire combien il me semble important lorsque l’on  prend les services d’un guide , de s’assurer que celui-ci est homme de son territoire.

Rien ne me semble manquer plus de saveur et de pertinence que ces gens qui n’appartiennent à nulle part et vous guident pourtant partout !!!!!

Une journée avec Franck Coudière : http://franckcoudiere.com/

Opportunité pour moi de manier les outils issus du savoir d’Eddy Scheinpflug.Des cannes fishbones dont nous avons déjà parlé et dont j’admire comme souvent d’ailleurs le travail de ces artisans qui rendent notre passion plus belle.

Qu’il se nomme Valentin et les moulinets Peux , Marc et ses soies ou Eddy ,Michel et bien d’autres , je crois que sans eux la pêche à la mouche aurait un autre visage.

Les canne fishbones : https://www.fishboneshop.be

Dessiner quelques arabesques dans le basalte des gorges, capter l’instant, tenter une belle photo pour démontrer combien la pêche à la mouche est autre chose qu’un simple désir d’attraper un poisson.

Un poil libertaire, oscillant entre la faim du tigre de Barjavel et quelques mots de Boris Vian .J’aurais parfois souhaité maitriser la langue  à l’image de quelques poètes que j’admire.

Assis au fond de la vallée, dans la fraicheur du soir qui arrive, j’aurais pu à la perfection cocher dans le blanc de la page, des mots, rien que des mots pour définir combien en certain lieu la pêche à la mouche devient

Un art

D’un ombre en passant par une nouvelle soie naturelle

De mes péripéties halieutiques, nul doute que s’il fallait retenir un fil conducteur, je crois que seul le plaisir anime les lignes d’Auvergne Passion Mouche.

Comme celui d’Armand, débutant à la nymphe qui cherche à assouvir son envie de rencontre avec Maitre thymallus.

Des heures à prospecter chaque veine, l’enthousiasme d’une zone que l’on sent propice .De sa vision nymphmaniac, prolongement de son bras mais aussi de ces espoirs, nous cherchons à rendre possible une simple rencontre.

Quel plaisir alors de voir l’aboutissement de nos efforts lorsque vient le moment.

Le pêcheur prend le temps, admire, contemple le bel animal, concluant à merveille une journée passionnante.

La pêche, c’est avant tout cela, une affaire d’attention, d’application pour rendre possible un moment.

A ce jeu nous sommes souvent aider du travail d’un artisan passionné  à l’image de Marc Boucher et de ses soies naturelles.

Les soies naturelles pêche à soie : https://www.pecheasoie.com/

D’un cahier des charges compliqué ou il s’agissait de trouver enfin sur le marché des soies naturelles au couleur vive permettant des pêches plaquées à distance. Le pari est à portée de moulinet.

Fly concept distribuera bientôt en exclusivité la dernière-née. Une soie n°3 parallèle alternant des parties chartreuse avec des parties plus claires.

Fly concept : http://www.fly-concept.fr/

Pour ceux qui comme moi aime à s’adonner à ces pêches à distance, proche de la Roncari sans avoir la prétention d’en être expert, cette soie dès les premières minutes confirme les impressions.

Tester dans les conditions défavorables d’une petite  rivière avec tous  les contres courants qui ont tendance à gêner la flottaison, la soie de montre rapidement à son avantage.

L’alternance des portions offre une visibilité sans égal que la flottabilité plus haute d’une soie naturelle accentue.

A cela s’ajoute un travail de pré rodage impeccable qui permet de mettre la soie en action de pêche quasiment à sa sortie de son blister.

Permettez-moi d’ailleurs d’être impressionner de cela, adepte des soies nat depuis des années maintenant, je n’ai  rarement connu de marque qui offre des produits aussi bien fini sans aucun défaut de surface. Un travail d’orfèvre.

Des test , bien trop court pour utiliser tout le potentiel de cette soie qui semble enfin repousser encore un peu plus les limites de l’usage des soies naturelles ou l’on regrette souvent la discrétion de leur couleur.

Des tests que pour ma part j’espère continuer en associant cette soie à une 9pied soie de 4 pour les coups du soir mais aussi en gardant en ligne de mire la saison réservoir ou je crois qu’elle peut être un allié pour les pêches de bordure au fil.

Ainsi s’achève ces quelques mots avec un prochain rendez-vous que je vous donne sur Auvergne passion mouche.

Allez à la rencontre de Franck Coudière.De quoi se régaler ….

 

 

 

Post confinement , le retour à la riviere …..

Il est  des moments qui resteront probablement dans les livres d’histoire.

De mars à mai, la saison de pêche 2020 ne laissera guère de souvenir. Une parenthèse, un intermède, une pause que chacun d’entre nous aura vécue de manière différente.

Pourrais-je  tenter  l’écriture de  quelques lignes sur celle du soignant que je suis , osant la comparaison entre le monde de la pêche et celui de l’hôpital , trouvant tant de similitude et de leçon qui aurait valeur à faire réfléchir bien des gestionnaires de nos aappmas et de nos fédération mais je préfère revenir à l’essentiel : le plaisir de retrouver le bruit de l’eau

Occasion de mesurer l’importance que représente le simple fait d’aller à la rivière.

Priver de cela, j’espère  que nous avons pris  conscience d’une évidence .Cette irrésistible besoin, cette bouffée d’oxygène que notre regard impose à nos pensées lorsqu’il suit la dérive d’un brin de nylon.

Une touche, un contact, un combat, l’émotion de la mise à la épuisette, tout cela pour rien ou presque rien.

Dans un univers en quête de sens permanent, ou beaucoup d’entre nous se seront peut-être demander leur profonde utilité dans nos sociétés modernes,  voilà que je me réconforte d’un geste inutile. Je regarde une truite, un ombre, un vairon repartir, libérer d’une rencontre qu’il n’avait peut-être pas planifié dans son agenda

Certains feront tirade de cela, d’autres donneront leçon, d’autre encore conduiront plaidoyer de la nécessité à ne pas oublier que nous sommes avant tout des prédateurs. Pour ma part vous l’aurez probablement compris, l’heure n’est plus à aucune forme de polémique.

La chance d’être au bord de la Sioule me suffit largement.Une rivière que je retrouve toujours aussi belle, toujours aussi envoutante, toujours aussi passionnante à pêcher.

Une rivière que je parcours cette semaine de vacances avec une nouvelle alliée : La JMC Performer 10.6 soie de 3.

Difficile de passer sous silence la rencontre avec un tel outil. Légèreté, douceur, transmission délicieuse  du contact avec le poisson sont autant d’atout qui alimente mon envie de pêcher.

Je ne cèderai pas ici à l’usage de considération toutes plus techniques les unes que les autres .Je n’aurais que deux constats.

Le premier sur l’utilité de maintenir en France des compétiteurs de très haut niveau qui garantissent aux pêcheurs lambda que je suis  d’avoir un jour des cannes aussi bien aboutis.

Le deuxième sur l’ignorance ou plutôt le raccourcis qui est conduit par certains à mélanger pêche au fil avec ce type de canne et pêche au toc à la nymphe, ce sont pour moi deux univers totalement différents.

Parmi les autres nouveautés, je voudrais mettre l’accent sur l’arrivée d’une nouvelle version du Rio two  tone indicator.Alternant le noir et blanc, cette version me semble permettre de gagner en discrétion sur des moments de l’année ou la pêche va devenir très difficile.

Evidence ou plutôt inquiétude sur les semaines qui arrivent. Un simple thermomètre devient alors un moyen de rationaliser les annonces d’un hiver à la chaleur record et un printemps parmi les plus chaud.Une eau à 15° relevé le 21 mai à chateauneuf les bains.

Une tendance qui aujourd’hui n’a plus valeur à être perçu comme une exception mais bien comme une nouvelle réalité qui dictera sans nul doute la qualité de nos prochaines sorties.

Mais pour l’heure, je retourne à la rivière poursuivant mes péripéties halieutiques dans un rayon de 100km…et il y a de quoi faire.

La Babarotte , un parfum d’Auvergne

De nos petites rivières , de nos réservoirs de montage , il est un insecte qui rend à mai et juin , le plaisir d’une pêche en sêche  exceptionnelle.

Hanneton des fougères , des jardins et d’ailleurs , babarotte pour les intimes , je vous propose un petit montage ,à la fois simple et surtout pratique qui vous permettra de partir aux pays des jonquilles et des près à vache.

La babarotte , c’est l’Auvergne ….

Montage d’une oreille de chevreuil (version noyée)

Je vous propose une nouvelle vidéo de montage autour de la pêche en noyée.Une mouche de pointe à utiliser à 2 ou 3 mouches.

Une version lestée réalisée à l’aide d’un dubbing d’oreille de chevreuil.

Occasion peut etre de vous inviter à parcourir de nouveau un des articles stars d’Auvergne passion mouche.

Appréhender la pêche en noyée

Clin d’oeil à Lamartine

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».

Ferai-je de ces mots, ceux du poète, ceux de Lamartine comme une vérité à l’heure du confinement.Mes rivières d’Auvergne me semble si lointaine et pourtant si proche.

Des souvenirs qui s’entremêlent.D’un avril ou l’on aperçoit les premiers gobages au plaisir de s’isoler en quête non plus d’une distanciation sociale nécessaire mais du silence de la nature.

A l’heure de tourner en rond comme un animal en cage, je vous avoue cher lecteur que la pêche me manque.

Je vagabonde d’un contenu à l’autre, cherchant point de repère pour occuper les heures laissées libres. Opportunité je le crois d’apercevoir la richesse dont fait preuve notre passion à travers d’innombrables contenus.

-D’un live sur Facebook ou l’auteur partage son expérience à la vidéo du montage d’un baron rouge réalisé par l’un de nos meilleurs pêcheurs.

Le montage d’une Baron rouge par Sebastien Delcor : https://www.facebook.com/JMC.Mouches.de.Charette/videos/3198757833475725/

-D’un débat nécessaire ouvert par truite et compagnie autour de la gestion patrimoniale à la parole d’un élu de l’Ardèche qui sur « #gardons la pêche » décrit le fonctionnement d’une aappma.

La gestion patrimoniale vu par Truite et compagnie : http://www.truites-et-cie.fr/article/environnement-gestion/leurre-mouche-toc/la-gestion-patrimoniale-est-elle-en-train-de-tuer

-De la diffusion des films de la tournée 2020 du RISE à la dernière vidéo de Davie Mc Phail, il nous faut se rendre à l’évidence.

Rarement diversité n’aura été aussi enthousiasmante.

Pour ma part égoïstement, je consacre à l’étau cette part d’attente pour remplir quelques boites vidées par l’automne qui vient de s’écouler.

Invitation que je vous fais à  monter une tipule dont l’usage en réservoir et même en rivière me permet souvent quelques belles parties de pêche

Ainsi surtout le soignant que je suis, ose vous dire qu’il est nécessaire pourtant que nous restions tous chez nous avec comme point de mire le bruit de l’eau qui s’écoule sur les rochers.

Prenez soin de vous…..

 

La 5eme édition du salon de la pêche à la mouche d’Isle sur la Sorgue

Ce week-end avait lieu  la 5eme Edition du salon de la pêche à la mouche d’Isle sur la Sorgue.

Mais pour débuter  impossible pour moi de ne pas plonger les yeux dans les Sorgues. On ne se refait pas !!!!!

48 heures où j’ai la chance d’accompagner Vincent qui présente Fly Concept et l’ensemble de sa gamme de produit. Plus de 500 référence , de quoi répondre à bien des besoins.

Découvrir fly concept : http://www.fly-concept.fr/

Un salon à taille humaine ou l’équipe du Sorguett  et Éric  Arnaud nous offre un accueil à la hauteur de la qualité des gilets qui ont fait la renommée de cette boutique d’exception.

Un grand merci à eux pour commencer ce résumé .

Découvrir le magasin le Sorguett : http://www.sorguett.com/

Pas moins de 50 exposants sont présents pour cet évènement

Des plus importants à l’image de la maison JMC qui propose cette année une nouvelle de gamme de canne dédiée à la pêche en rivière.

Le catalogue 2020 de la marque JMC : https://www.mouchesdecharette.com/catalogue-jmc-2020/

Une gamme performer qui dès la prise en main surprend par la finesse de la poignée, fruit de l’expertise de l’un de nos meilleurs pêcheurs français : Grégoire Juglaret.Une canne qui  va ravir les pêcheurs les plus exigeants , voulant s’adonner aux pêches fines actuelles

On poursuit la balade au cœur des allées avec un arrêt sur le stand Devaux ou Mr Jean Marc Chignard prend le temps  et la gentillesse de m’expliquer la venue de sa marque sur les territoires Sioule à l’occasion d’une session de de l’académie international mouches Devaux

Une session de 3 jours, les 15/16/17 mai 2020 qui fera la part belle à la gestuelle et aux approches à distance. Un évènement à ne pas manquer pour ceux qui souhaitent se perfectionner.Un évènement qui démontre l’attractivité du travail accompli dans un contexte écologique qui ne cesse de se degrader.Comme quoi mais de cela nous en reparlerons très bientôt sur le blog.

S’inscrire à l’academie Devaux : https://www.mouchesdevaux.com/academie-internationale-mouches-devaux/

Quelques mètres plus loin, je prends le temps d’un arrêt ou je retrouve Patrick Taillard sur le stand Marryat pour essayer la canne Tactical HX 9 soie 4.

Patrick Taillard/Guide de pêche : https://www.fishing-guide-peche.com/

Un très beau produit dans un écrin tout aussi joli mais surtout l’impression de retrouver cet équilibre entre puissance et douceur qui m’a séduit à l’époque des premières Tactical.

Malgré tout je profite de l’instant pour partager un point de vue ou plutôt un sentiment qui est mien.

Au détour d’une image, on  comprend la qualité et l’intensité des discutions entre les meilleurs pêcheurs de france et on mesure qu’aujourd’hui la pêche est devenu un univers ou la perfection et le maitrise ne laisse plus rien au hasard. Démonstration d’un échange autour d’une canne Soldarini de la part de Thibault Guilpain et Grégoire

La gamme Soldarini chez Thib’eau pêche :http://harvey-fly.com/fr/95-cannes

Avec l’age et l’expérience, il m’apparait de plus en plus difficile de se faire un avis très précis sur la qualité des produits sur un simple espace de lancer tellement ceux-ci ont progressé.Vous l’aurez compris cher lecteur, j’aimerai parfois que nous puissions tester  dans des conditions réelles. Un appel d’un simple consommateur à voir les marques nous proposer des évènementiels en période de pêche au bord de nos rivières et de nos lacs.

Les salons, c’est aussi l’occasion de retrouver des gens avec qui l’on aime échanger.De Michel et ses soies sources de la Lozère dont il vous suffit d’être un fidèle d’Auvergne passion mouche pour savoir combien je suis un inconditionnel.

Les soies sources de la Lozère : http://www.soie-peche-mouche.com/

A Pierre Emmanuel Crisa et ses mouches Pierrot qui sur chaque salon nous livre les innombrables nuances de sa collection de perdigone.

Les mouches de  Pierrot : https://www.mouchesdepierrot.com/

De Steeve Colin qui nous invite à la découverte des territoires de la haute Loire et dont je profite de l’instant pour vous rappeler que le Rise sera bientôt à Clermont Ferrand .N’oubliez de prendre vos places.

Prendre un place à la seance de clermont ferrand : https://www.billetweb.fr/shop.php?event=rise-festival-2020&color=no&step=1&session=606234

Au plaisir d’échanger avec Rick autour de ses produits de la marque Dutch Fly design ou je n’ai pu m’empêcher de craquer pour le dubbing hare +

La boutique Dutch fly design : https://dutch-fly-design.com/

Un salon d’une richesse incroyable ou une fois encore il me faut vanter l’organisation, l’accueil, la gentillesse, la disponibilité d’Éric Arnaud et son equipe.

Un salon dont la liste exhaustive des discutions et des échanges avec des acteurs comme Sébastien Cabane, Thierry Millot et tant d’autres pourrait à eux seul me faire écrire des dizaines de lignes. Alors de manière imparfaite, une  go pro , un stabilisateur  et je vous invite à parcourir les allées en 4eme vitesse.

Enfin pour conclure comme sur chaque salon je vous parle de mon coup de cœur :un Peux Fulgor Rouge.

Juste sublime, juste magnifique, juste incapable de vous décrire le sentiment que l’on doit éprouver lorsque l’on  est un heureux possesseur de l’un de ces bijoux.

Il est ici plus question d’un simple moulinet mais d’une pièce d’exception, d’une rareté, de l’excellence d’une marque Peux.

Les moulinets Peux : https://www.peuxflyfishing.com/

Ainsi s achève ce voyage en remerciant  Vincent de me permettre de l’accompagner et de l’aider au cœur de ces salons mouche qui sont des vrais moments que j’apprecie…..

 

Montage d’une noyée réservoir : La Violine

L’epoque est à la clemence .D’un fevrier ou d’habitude il fait frais ,cette année offre la douceur d’un avril.

Une belle opportunité à saisir pour pêcher en noyée sur des poissons actifs dans les premieres couches d’eau.Je vous propose une video de montage de la violine.

1983….Souvenir de Salar

Mars 1983…..Dans la fraicheur d’un matin glacial j’accompagne mon père  sur le bord de l’Allier.

5heure du matin, la Terrasse s’éveille.

Les premiers pêcheurs sont là autour du feu. Les discutions vont bon train .On parle des saumons aperçus la veille. De ces autres poissons que l’on signale  dans les environs de Vichy et dont il faut attendre quelques jours pour les voir passer dans le 63.

Ainsi débute à  13 ans,ma première journée de pêcheur au saumon.

De ces gens  qui ornent l’Allier, solitude se fait rare.Ils aiment se regrouper sous forme d’équipe qui se déplace au fil de la migration.

Des pêches lourdes ou les nivernais tentent leur chance sous le pont du Guetin à la maitrise d’un devon dans les odeurs de l’alambic de la grappe. De l’usage des  crevettes qui misent sur les eaux réchauffées du Saut du loup aux premières dérives d’une 18 pied au camping de la Viallette, la pêche du saumon c’est un voyage au fil des mois et des eaux de l’Allier

Chaque saison de pêche se compose de quelques rituels.

Des mois d’hiver ou la récupération de quelques carburateurs fournis la matière première pour fabriquer les devons. L’odeur de l’alpax qui fond et coule dans les moules pour donner naissance à ces pièces de métal.

Célèbres devons dont certains modèles  sont les témoins d’une époque où l’on fabrique la moindre chose. Célèbres devons dont j’ai la chance d’admirer encore aujourd’hui des modèles uniques.

Du bruit de la presse qui plie la plaque de cuivre donnant naissance aux ondulantes. Des heures ou le parfum du miror nous conduit à faire briller le metal.

Ces heures encore ou l’on tord la corde à piano pour monter les tournantes et autres ondulantes.

De ces années j’en ai gardé d’innombrables anecdotes de pêche comme celle d’un jour de mai ou rentrant d’un séjour à Dakar le magasin de Riom nous avait confié un étrange machin en plastique rose.

Premier twist ou virgule que l’on avait affublée d’un triple. Premier geste d’un ado qui avait envie de montrer ces biscottos .Premier fois que j’avais voulu assommer le pêcheur d’en face qui avait l’ingratitude de nous lancer son ondulante dans les bottes. Premier geste raté qui au lieu de me venger de l’affront m’avait valu un plouf ridicule au milieu du pool de Pakowski.

Ferre, hurla Alfred ; ferre dernier mot avant que Salar fasse chandelle et offre à l’assistance des lieux le spectacle d’un éclat d’argent à la gueule pleine de rose.

De ces années j’en garde surtout la rencontre de gens engagés, atteint d’une étrange maladie que l’on me nomme « Saumonite »

Rare passion ne m’a jamais semblé si intense que celle qui coule dans les veines de ces hommes.

Combien de verbe et de combat d’idée lorsque Mr Cuinat allait défier la vindicte de l’assemblée générale de l’APPSA.

Combien de promesse avons-nous entendu lorsqu’une réunion de SOS Saumon avait offert opportunité aux scientifiques de Tadoussac  de présenter le reconditionnement des géniteurs atlantiques comme l’arme absolu au déclin.

Souvenir  de ces combats contre EPALA ou l’on avait marché à Serre de la Fare.Identité d’une génération qui avait compris que pour lutter contre certaines ambitions , il ne suffit pas de se plaindre sur internet. Sous la pluie du Veudre , c’est d’une Allier sauvage et libre que chacun rêvait.

Des noms raisonnent  dans mes souvenirs. Des pêcheurs qui ont impressionné le débutant que j’etais.Chance inouïe d’apercevoir la dextérité de Mr Bonnenfant,de regarder Jean Claude Chavaillon à la pierre à Fernand, d’admirer la beauté d’une arabesque à Langeac.

Jean Claude Chavaillon parle du saumon sur H20 : Cliquez ici

Témoignage d’histoire de pêche que nous livre dans son dernier ouvrage Emmanuel Gladel.Invitation à parcourir avec lui les berges de l’Allier dans les environs de Brioude.

Découvrir le livre d’Emmanuel Gladel : https://www.fildepeche.fr/mes-histoires-de-peche-nouveau-livre/

Mars 1994…..11 ans plus tard, de ci de là des feux  sont restés allumé.

Au pont de Limon le très connu maire de Puy- guillaume est venu   faire preuve qu’en politique il faut savoir se placer. Sous l’impulsion du président du CMSA la pêche du saumon sera fermée.

Certains hurleront mais tous seront conscients de l’extrême fragilité du destin de salar.

Philosophie profonde je le crois qui a guidé mon opinion à l’égard de ceux qui  conscient des changements climatiques ne peuvent se résoudre à laisser la vie à quelques salmonidés sauvages en grande souffrance.

Conviction affirmé à destination des plus jeunes, de ceux qui demain  feront peut-être l’effort de s’engager au cœur de nos instances. Ne soyez naïf de rien, jamais crédule de ces spécialistes qui vous expliqueront preuve à l’appui que  leur extrême expertise suffit à sauver nos rivieres.Ils ne sont que des grains infimes sans guère d’influence.

Comptage des saumons à Vichy : http://www.logrami.fr/actions/stations-comptage/vichy/

Le destin du salar, de trutta et de bien d’autres ne  se jouent malheureusement plus à nos pieds. Chaque parcelle de vie tente de résister à notre indifférence.Atteint d’une  étrange maladie, Nature se doit comme tout patient d’accepter que demain ne sera plus comme hier.

De ses souvenirs que s’estompent, des berges de l’Allier ou chaque automne le bruit des tronçonneuses nettoyaient les pools renommés, de ces anciens qui petit à petit laissent place, de ces pêcheurs de saumons, il ne reste plus rien. C’est une Allier bien vide.

Handicapé, amputé, notre capacité à prendre encore du plaisir passe par notre acceptation plutôt que par notre acharnement à nous bercer d’illusion. Irréversible, temporaire peut être, l’accélération actuelle doit nous convaincre à être force de proposition à travers un halieutisme assumé, seul capable d’éviter pour l’heure l’érosion des pécheurs sur les berges d’une des plus belle riviere de France.

 Ainsi pourrait-on parler d’un temps  que les moins de 20 ans n’ont pas connu………

 

Escapade savoyarde 2019

De mes années les plus jeunes, pêche rime souvent avec une part d’inconscience.

Celle d’un courant qui vous conduit à prendre un bain, celle d’une journée ou l’on préfère la compagnie d’une truite à une soirée entre potes,  celle enfin ou même avec 40 de fièvre je suis en plein milieu de l’allier en ce mois de mars espérant la rencontre d’un hypothétique saumon. Escapade qui me garantira quelques complications.

Pourtant les années ne m’ont guère assagi lorsqu’il s’agit d’aller dandiner la gaule au cœur du pays savoyard. C’est minerve au cou pour cause de névralgie cervical et surtout canne en bandoulière  que je m’affaire à passer d’une vallée à l’autre.

Des plus petites à l’image de la Valloirette ou l’eau coule encore bien blanche

A des terrains de jeu plus ample comme l’arc et l’Isère

Il me faut  user d’une autre excuse pour trouver raison d’être en ces lieux .Ultime moment pour clore  la saison 2019 de 1er catégorie .Je profite de ces heures de pêche pour tester un nouvel achat : le waders Patagonia Skeena river

Considéré comme intermédiaire au milieu de la gamme pata, ce wader se décline en plusieurs tailles ou chacun trouve chaussure à son pied.

Parmi les premières impressions, je retrouve le confort d’usage ressenti avec le Gallegos .Des sensations qui pousse au sentiment de sécurité même dans les veines les plus puissantes de ces rivières alpines. Autre sentiment, la qualité de la fibre utilisée qui sèche trés rapidement

Abordons maintenant le nerf de la guerre, la pêche.

2 jours et demi ou j’alterne plusieurs stratégies, remarquant au passage que je fais mes plus beaux poissons à distance notamment en sêche nymphe à l’image de cette magnifique truite de plus de 40 qui aspire à la vitesse de l’éclair mon tabanas.

De ces rivières, c’est  le mode de gestion qu’il me faut  aborder à travers la volonté de dynamiser certains parcours par l’introduction d’arc. De l’Isère, de l’Arc, de bien d’autres, souvent au détour d’un coup de ligne on croise ces poissons à la conformité parfois discutable mais qui se révèlent être de magnifiques combattantes et donnent aux heures les plus difficiles la possibilité même aux plus débutants d’entre nous de s’amuser.

Cerise sur le gâteau, dans les veines les plus puissantes se dessine l’éclat d’un ombre .Poisson magnifique qui attire toujours mon regard, je dois avouer une fois de plus que je voue à celui-ci une affection particuliere et ne résiste rarement à lui consacrer des heures et des heures pour essayer de le seduire.Ainsi commence le plus beau souvenir de ce séjour.

C’est au  fond d’une vasque profonde que  je l’aperçois, dandinant au gré de son humeur.

Il se décale allant chercher la profondeur qui le met hors de portée puis revient histoire de me narguer.

Que faire ?

Choisir de miser sur une nymphe assez lourde qui me garantit de passer à la bonne profondeur mais me conduit peut être  à prendre le risque d’une fuite irreversible.Choisir une autre solution, une nymphe en 16 sur bille de 2.5 que je soutiens  au passage de la zone propice,  prodiguant une animation à la dernière seconde.

Un posé, une masse qui  monte entre deux eaux, un étendard qui se déploit dans l’eau bleue .Je ferre, conscient que rien n’est alors gagné. La masse se fait lourde.

Dans un élan, maitre thymallus arrive à franchir la veine d’eau et file vers l’aval. Je glisse,je me casse la figure dans les rochers, je trépigne, je m’agace, je commence à sérieusement me dire qu’aborder les choses avec une pointe en 10% me rend bien inconscient une fois encore.

Mouillé pour mouillé, je décide  de prendre le taureau par les cornes ou dans un langage halieutiquement adapté, le thymallus par les sentiments.

« Et bonjour, Monsieur thymallus.
Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau ! »

De la fontaine, j’en esquive quelques rimes pour dégainer mon épuisette et pendant que la suite du poème se fait lointaine à mon souvenir, je saisi à la volée mon partenaire du jour.

De ce poisson qui retourne dans son élément me voici comblé d’un séjour pêche qui une fois encore m’a livré de belles rencontres et au diable mon docteur qui m’a conseillé …

« Il faudrait peut-être faire une pause de pêche pendant quelques semaines !!!!!!!!!!!!!! »