Rien qu’au fil …une approche réservoir qui colle à l’époque

Nous sommes au cœur de l’hiver pourtant la douceur l’emporte avec des températures qui avoisinent les 15° au meilleur de la journée .Des raisons peut être de s’inquiéter pour les mois qui arrivent et un été que l’on espère moins chaud et sec qu’en 2019.

Pour l’heure je profite de quelques sorties en réservoir avec une impression qui s’installe comme une évidence.

De ces températures nos lacs semblent de plus en plus s’éloigner de l’usage des soies denses (s5/s7) et de la recherche des poissons dans les couches profondes.

Techniques légères, soie intermédiaire et flottante apparaissent en ce moment comme les outils les plus adaptés pour passer une bonne journée de pêche

De cette situation je dois bien avouer que je prends plaisir à m’adonner à l’une des stratégies que j’apprécie le plus : La pêche au fil.

Point d’indicateur, point de bouchon ou autre sèche porteuse permettant de valider la touche d’un poisson. Ici la perception est liée à l’observation des brins de nylon.

La pêche au fil reste  ludique et en mouvement perpétuel.Elle est un jeu ou l’on cherche les postes, les zones propices que l’on prospecte avec application avec comme seul allié un bas de ligne graissé avec soin. Chaque tirée, chaque tressautement, chaque mouvement valide un ferrage et la chance de combattre une belle arc.

N’ayant besoin que d’une simple matériel rivière, je pratique pour ma part avec une canne z axis 9.6 soie 5 montage zéro limite et un moulinet Danielson.

L’ensemble recevant une soie Lee Wulf TT et un bas de ligne classique rivière dont je détail la formule sur l’une des pages d’Auvergne passion mouche.

Parlons bas de ligne : http://auvergnepassionmouche.fr/pratique-de-la-peche/apprehender-le-bas-de-ligne/

Pour le reste, on vise sur la simplicité, une longue pointe en 6X trout hunter. Quelques nymphes et autres bouchées à la mode, un kiki qu’on laisse marauder sans contrainte, voilà les outils d’une technique si simple en apparence.

Pourtant l’attractivité de notre imitation repose dans bien des cas sur l’expérience acquise au fil des sorties ou des paramètres comme le choix d’une nymphe imitative ou incitative, la taille, la vitesse d’immersion, la maitrise du posé, l’interception et l’anticipation des mouvements d’un poisson en maraude .

Des paramètres qui dépendent surtout de votre capacité à ne jamais laisser vagabonder votre esprit ailleurs que sur ces brins de nylons. La pêche au fil n’est passionnante que par l’extrême concentration qu’elle demande.

 

 

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