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De pêche à la mouche et d’authenticité

De l’Auvergne, mille et un visage raconte la pêche à la mouche.

D’innombrable moment que je tente de vous raconter  depuis plus de 10ans.Des mots, des photos, des histoires.

Un témoignage que je veux être le plus aboutis  possible, hommage à ces paysages que je traverse, hommage à la nature qui me passionne et me transporte.

Des poissons , bien évidemment , des petits souvent , des moyens parfois , des plus gros de temps à autre , avouant très honnêtement que je préfère la beauté  d’une modeste truite de l’eau verte  à celle qui fait briller les yeux d’une génération  instagramer  à la bonasse .

Dédicace à tous ces narcisses  en herbe qui n’ont envie d’image que celle d’assurer systématiquement leur présence.

Est il si Indispensable d’être reconnaissable à coté de la prise du jour ?????sauf à avoir besoin de faire commerce

Parfois je me demande s’il n’est pas préférable de vivre au milieu d’une coulée de lave ou la nourriture se fait rare .On grandit peu mais au moins on ne finit pas sur Facebook, obligé de poser à bout de bras avec un de ces tartarins de la pellicule.

Je n’aime guère ce type de photo et m’adonne à celle-ci qu’a de très rare occasion, essayant comme tout à chacun de me pignoler, affirmant avec force « c’est moi qui est la plus grosse ».

Ancien reflexe de cours d’école ou dans nos phases pré pubère d’humain en nécessaire recherche de confiance, il nous fallait absolument obtenir l’approbation de l’autre.Je suis parce que j’ai beaucoup d’amis.

Vous l’aurez compris , vient ici le moment de vous encourager à absolument liker ces photos.

Vous soignez bien des plaies, des bobos à l’âme, des névroses halieutiques post confinements de ces enfants devenus grand et qui ont tant besoin qu’on leur dise qu’ils sont de très grand pêcheur !!!!.

Pour ma part, ne vous usez pas, ma canne à pêche n’est que l’expression d’une forme dissonante de liberté ou je cherche à respirer à plein poumon la nature.

On ne se refait pas, j’aime l’idée d’un parfum authentique d’une Auvergne qui  se découvre  lentement sur un air de Brassens , n’écrivant quelques lignes que pour exorciser un profond désir de solitude.

Une Auvergne qui  aime à  passer inaperçu, à se dessiner dans ses recoins les plus sauvages, s’offrant à la quiétude d’une passion ou notre société consommatrice n’a plus guère de place.

A ce jeu, nul doute a qu’une balade au cœur du massif n’a aucun égal pour celui qui a envie de s’eloigner de la foule.

A ce jeu donc , je retrouve Franck pour une journée aux confins des chemins, dans l’univers qui est le sien, au pays des gentianes qui sont déjà en fleur.

Aparté nécessaire pour dire combien il me semble important lorsque l’on  prend les services d’un guide , de s’assurer que celui-ci est homme de son territoire.

Rien ne me semble manquer plus de saveur et de pertinence que ces gens qui n’appartiennent à nulle part et vous guident pourtant partout !!!!!

Une journée avec Franck Coudière : http://franckcoudiere.com/

Opportunité pour moi de manier les outils issus du savoir d’Eddy Scheinpflug.Des cannes fishbones dont nous avons déjà parlé et dont j’admire comme souvent d’ailleurs le travail de ces artisans qui rendent notre passion plus belle.

Qu’il se nomme Valentin et les moulinets Peux , Marc et ses soies ou Eddy ,Michel et bien d’autres , je crois que sans eux la pêche à la mouche aurait un autre visage.

Les canne fishbones : https://www.fishboneshop.be

Dessiner quelques arabesques dans le basalte des gorges, capter l’instant, tenter une belle photo pour démontrer combien la pêche à la mouche est autre chose qu’un simple désir d’attraper un poisson.

Un poil libertaire, oscillant entre la faim du tigre de Barjavel et quelques mots de Boris Vian .J’aurais parfois souhaité maitriser la langue  à l’image de quelques poètes que j’admire.

Assis au fond de la vallée, dans la fraicheur du soir qui arrive, j’aurais pu à la perfection cocher dans le blanc de la page, des mots, rien que des mots pour définir combien en certain lieu la pêche à la mouche devient

Un art

D’un ombre en passant par une nouvelle soie naturelle

De mes péripéties halieutiques, nul doute que s’il fallait retenir un fil conducteur, je crois que seul le plaisir anime les lignes d’Auvergne Passion Mouche.

Comme celui d’Armand, débutant à la nymphe qui cherche à assouvir son envie de rencontre avec Maitre thymallus.

Des heures à prospecter chaque veine, l’enthousiasme d’une zone que l’on sent propice .De sa vision nymphmaniac, prolongement de son bras mais aussi de ces espoirs, nous cherchons à rendre possible une simple rencontre.

Quel plaisir alors de voir l’aboutissement de nos efforts lorsque vient le moment.

Le pêcheur prend le temps, admire, contemple le bel animal, concluant à merveille une journée passionnante.

La pêche, c’est avant tout cela, une affaire d’attention, d’application pour rendre possible un moment.

A ce jeu nous sommes souvent aider du travail d’un artisan passionné  à l’image de Marc Boucher et de ses soies naturelles.

Les soies naturelles pêche à soie : https://www.pecheasoie.com/

D’un cahier des charges compliqué ou il s’agissait de trouver enfin sur le marché des soies naturelles au couleur vive permettant des pêches plaquées à distance. Le pari est à portée de moulinet.

Fly concept distribuera bientôt en exclusivité la dernière-née. Une soie n°3 parallèle alternant des parties chartreuse avec des parties plus claires.

Fly concept : http://www.fly-concept.fr/

Pour ceux qui comme moi aime à s’adonner à ces pêches à distance, proche de la Roncari sans avoir la prétention d’en être expert, cette soie dès les premières minutes confirme les impressions.

Tester dans les conditions défavorables d’une petite  rivière avec tous  les contres courants qui ont tendance à gêner la flottaison, la soie de montre rapidement à son avantage.

L’alternance des portions offre une visibilité sans égal que la flottabilité plus haute d’une soie naturelle accentue.

A cela s’ajoute un travail de pré rodage impeccable qui permet de mettre la soie en action de pêche quasiment à sa sortie de son blister.

Permettez-moi d’ailleurs d’être impressionner de cela, adepte des soies nat depuis des années maintenant, je n’ai  rarement connu de marque qui offre des produits aussi bien fini sans aucun défaut de surface. Un travail d’orfèvre.

Des test , bien trop court pour utiliser tout le potentiel de cette soie qui semble enfin repousser encore un peu plus les limites de l’usage des soies naturelles ou l’on regrette souvent la discrétion de leur couleur.

Des tests que pour ma part j’espère continuer en associant cette soie à une 9pied soie de 4 pour les coups du soir mais aussi en gardant en ligne de mire la saison réservoir ou je crois qu’elle peut être un allié pour les pêches de bordure au fil.

Ainsi s’achève ces quelques mots avec un prochain rendez-vous que je vous donne sur Auvergne passion mouche.

Allez à la rencontre de Franck Coudière.De quoi se régaler ….

 

 

 

Post confinement , le retour à la riviere …..

Il est  des moments qui resteront probablement dans les livres d’histoire.

De mars à mai, la saison de pêche 2020 ne laissera guère de souvenir. Une parenthèse, un intermède, une pause que chacun d’entre nous aura vécue de manière différente.

Pourrais-je  tenter  l’écriture de  quelques lignes sur celle du soignant que je suis , osant la comparaison entre le monde de la pêche et celui de l’hôpital , trouvant tant de similitude et de leçon qui aurait valeur à faire réfléchir bien des gestionnaires de nos aappmas et de nos fédération mais je préfère revenir à l’essentiel : le plaisir de retrouver le bruit de l’eau

Occasion de mesurer l’importance que représente le simple fait d’aller à la rivière.

Priver de cela, j’espère  que nous avons pris  conscience d’une évidence .Cette irrésistible besoin, cette bouffée d’oxygène que notre regard impose à nos pensées lorsqu’il suit la dérive d’un brin de nylon.

Une touche, un contact, un combat, l’émotion de la mise à la épuisette, tout cela pour rien ou presque rien.

Dans un univers en quête de sens permanent, ou beaucoup d’entre nous se seront peut-être demander leur profonde utilité dans nos sociétés modernes,  voilà que je me réconforte d’un geste inutile. Je regarde une truite, un ombre, un vairon repartir, libérer d’une rencontre qu’il n’avait peut-être pas planifié dans son agenda

Certains feront tirade de cela, d’autres donneront leçon, d’autre encore conduiront plaidoyer de la nécessité à ne pas oublier que nous sommes avant tout des prédateurs. Pour ma part vous l’aurez probablement compris, l’heure n’est plus à aucune forme de polémique.

La chance d’être au bord de la Sioule me suffit largement.Une rivière que je retrouve toujours aussi belle, toujours aussi envoutante, toujours aussi passionnante à pêcher.

Une rivière que je parcours cette semaine de vacances avec une nouvelle alliée : La JMC Performer 10.6 soie de 3.

Difficile de passer sous silence la rencontre avec un tel outil. Légèreté, douceur, transmission délicieuse  du contact avec le poisson sont autant d’atout qui alimente mon envie de pêcher.

Je ne cèderai pas ici à l’usage de considération toutes plus techniques les unes que les autres .Je n’aurais que deux constats.

Le premier sur l’utilité de maintenir en France des compétiteurs de très haut niveau qui garantissent aux pêcheurs lambda que je suis  d’avoir un jour des cannes aussi bien aboutis.

Le deuxième sur l’ignorance ou plutôt le raccourcis qui est conduit par certains à mélanger pêche au fil avec ce type de canne et pêche au toc à la nymphe, ce sont pour moi deux univers totalement différents.

Parmi les autres nouveautés, je voudrais mettre l’accent sur l’arrivée d’une nouvelle version du Rio two  tone indicator.Alternant le noir et blanc, cette version me semble permettre de gagner en discrétion sur des moments de l’année ou la pêche va devenir très difficile.

Evidence ou plutôt inquiétude sur les semaines qui arrivent. Un simple thermomètre devient alors un moyen de rationaliser les annonces d’un hiver à la chaleur record et un printemps parmi les plus chaud.Une eau à 15° relevé le 21 mai à chateauneuf les bains.

Une tendance qui aujourd’hui n’a plus valeur à être perçu comme une exception mais bien comme une nouvelle réalité qui dictera sans nul doute la qualité de nos prochaines sorties.

Mais pour l’heure, je retourne à la rivière poursuivant mes péripéties halieutiques dans un rayon de 100km…et il y a de quoi faire.

L’Ombre d’Auvergne : Thymallus Ligéricus

De nos rivières d’Auvergne, il  est une  rivière qui résume à la perfection le parfum de notre region.Son appartenance  à nos 3 départements que sont Le Cantal, la Haute Loire et le Puy de Dôme l’a rend inévitable

Il n’est donc pas étonnant d’afficher un certain enthousiasme à lire la dernière actualité du site Alagnon.fr.

Nous le savions endémique, nous le savions d’apparence différente .Mais voilà il est temps de parler de lui sur Auvergne passion mouche.De l’ombre d’auvergne

Thymallus Ligéricus  

Inventorié à la fin de l’année 2019  , endémique du bassin de la Loire , je vous partage sa

Description (source: http://sfi-cybium.fr)

  » L’ombre d’Auvergne est déjà connu pour appartenir à une lignée évolutive distincte par rapport aux autres populations d’ombre d’Europe d’après les données moléculaires (polymorphisme enzymatique, données mitochondriales et microsatellites). Dans cette étude, nous considérons cette lignée comme une nouvelle espèce, Thymallus ligericus n. sp., qui est endémique au bassin de la Loire (France). Cette espèce est caractérisée par un corps plus allongé, la présence d’un museau pointu lui conférant un profil droit ou convexe, une bouche plus infère avec une ouverture transverse et une lèvre supérieure plus charnue, généralement plus de 50 à plusieurs centaines de points noirs sur les flancs, une tête plus courte (20,0-23,7% SL), une hauteur occipitale et orbitale de la tête plus faible . »

Occasion d’ouvrir un champ de perspective important à regarder ou celui est encore présent .

Occasion je le crois mais cela n’est qu’un avis de mesurer la nécessité de mettre en place des mesures de préservation drastique.

Occasion surtout de se rendre compte à l’heure d’un deconfinement annoncé de la chance qui est la notre Pêcheur auvergnat d’aller  à la rencontre de lieu exceptionnel ou vive encore Saumon , Truite et Ombre et tout cela depuis des milliers d’années.

En prenant soin d’eux nous prendrons soin de nous  !!!!!!

Clin d’oeil à Lamartine

« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».

Ferai-je de ces mots, ceux du poète, ceux de Lamartine comme une vérité à l’heure du confinement.Mes rivières d’Auvergne me semble si lointaine et pourtant si proche.

Des souvenirs qui s’entremêlent.D’un avril ou l’on aperçoit les premiers gobages au plaisir de s’isoler en quête non plus d’une distanciation sociale nécessaire mais du silence de la nature.

A l’heure de tourner en rond comme un animal en cage, je vous avoue cher lecteur que la pêche me manque.

Je vagabonde d’un contenu à l’autre, cherchant point de repère pour occuper les heures laissées libres. Opportunité je le crois d’apercevoir la richesse dont fait preuve notre passion à travers d’innombrables contenus.

-D’un live sur Facebook ou l’auteur partage son expérience à la vidéo du montage d’un baron rouge réalisé par l’un de nos meilleurs pêcheurs.

Le montage d’une Baron rouge par Sebastien Delcor : https://www.facebook.com/JMC.Mouches.de.Charette/videos/3198757833475725/

-D’un débat nécessaire ouvert par truite et compagnie autour de la gestion patrimoniale à la parole d’un élu de l’Ardèche qui sur « #gardons la pêche » décrit le fonctionnement d’une aappma.

La gestion patrimoniale vu par Truite et compagnie : http://www.truites-et-cie.fr/article/environnement-gestion/leurre-mouche-toc/la-gestion-patrimoniale-est-elle-en-train-de-tuer

-De la diffusion des films de la tournée 2020 du RISE à la dernière vidéo de Davie Mc Phail, il nous faut se rendre à l’évidence.

Rarement diversité n’aura été aussi enthousiasmante.

Pour ma part égoïstement, je consacre à l’étau cette part d’attente pour remplir quelques boites vidées par l’automne qui vient de s’écouler.

Invitation que je vous fais à  monter une tipule dont l’usage en réservoir et même en rivière me permet souvent quelques belles parties de pêche

Ainsi surtout le soignant que je suis, ose vous dire qu’il est nécessaire pourtant que nous restions tous chez nous avec comme point de mire le bruit de l’eau qui s’écoule sur les rochers.

Prenez soin de vous…..

 

2020 saison de pêche mais année élective aussi !!!!!

Un rituel, une irrésistible envie de retrouver des repères, voici que je reviens au bord de la Sioule.

Il est temps de consacrer quelques heures à mes balades préouverture.Le temps d’observer, de s’imprégner des lieux, de prévoir les options qui nous conduisent petit à petit vers l’instant T

De ce moment privilégié, j’espére que la saison qui arrive se fasse sous de meilleurs hospices que celle de 2019.

Un manque d’eau cruel, des niveaux bas qui ont conduit très  vite à une forte sollicitation des secteurs, une thermie en explosion durant l’été.Autant de raison qui m’ont fait aller vers d’autres contrées plus prometteuse très tôt dans l’année.

Relire « j’ai mal à la Sioule » Aout 2019 : J’ai mal à la Sioule

Halte vers Peschadoire ou j’observe les premières ephemeres de l’année

Signe d’un hiver qui a livré beaucoup de douceur même si le fugace épisode de neige et de fraicheur de ces derniers jours  nous rappelle les saveurs du froid.

Une haute Sioule qui sera très probablement une bonne option en début d’après-midi pour les moucheurs qui choisiront de commencer  en surface, sollicitant des poissons opportunistes dans la boucle de Montfermy.

A moins peut être que l’espoir d’une belle truite de la basse Sioule titille le carbone de vos cannes.

Coup de blues apercevant le nouveau décor qui orne aujourd’hui le paysage. Châteauneuf les bains et sa microcentrale.

Constat d’une situation qui s’aggrave et dont l’exemple le plus flagrant reste celui d’un ruisseau de cube aménagé à grand coup de milliers d’euros ( +11 000 € à la charge des pêcheurs)  pour simplement conduire les truites à se fracasser le museau sur un seuil qui dure et dure encore.

2020 année très riche….

Sioule,  théâtre de la venue de plusieurs grandes animations :

Rencontre Sioule » les 24, 25 et 26 Avril à Chateauneuf-les-Bains (63) avec Pierre Sempé

Académie international des mouches Devaux les 15/16/17 mai

Flash-back vers ces discutions que nous avions entre amis de la Sioule il y a plus de 15ans.Raison de la naissance de bien des lignes écrites ici pour remettre en lumière ce joyau.

Moteur d’un état d’esprit ou la performance a été d’unir chaque secteur des plus amonts à plus aval autour de convictions communes.

Ces mêmes idées que je n’ai eu cesse de défendre sur Auvergne passion mouche , quitte à souffrir de beaucoup de critique et de bien peu de soutient.

-Savoir économiser la ressource à travers des choix règlementaires parfois perçu comme des punitions pour faire face à une époque qui ne donne que très peu de marge de manœuvre .

-Valoriser ce qui reste plutôt que se convaincre que nous sommes l’alpha et l’oméga d’une volonté individuel de chaque  pêcheur à faire attention à nos rivières alors que la majorité des ag de nos aappmas ne concernent qu’une minorité d’entre nous

Sioule démontrera en 2020 sa capacité à intéresser  l’attention d’acteur important de grande qualité.

Démonstration d’un pari  réussi qui aura maintenu l’attractivité des territoires même si les personnes qui se seront le plus exposé n’auront que peu de considération de la part d’un microcosme local qui respire un peu trop l’opportunisme.

Volonté d’éliminer quelques propos négatifs au profil d’un discours idéaliste qui permet de vendre la dame des Combrailles. Naissance je le crains d’une nouvelle ère où il s’agit de garantir un présent qui rapporte.

Interrogation d’une dérive qui me semble de plus en plus inévitable  ou la valeur ajoutée ne pourra rester longtemps éloignée  des riverains qui sont les dindons de la farce, offrant de manière gracieuse l’usage de leur droit.

Danger  d’une privatisation au détriment des pêcheurs locaux , punis comme dirait sœur Anne de n’avoir rien vu venir.

2020  année élective donc

Année qui je l’espère débouchera vers l’arrivée de nouvelle perspective offrant enfin à la Sioule d’être gérer non plus à travers le prisme de quelques acteurs locaux  mais de grandes aappmas œuvrant sur l’intégralité de chaque secteur.La gestion par bassin comme indispensable.

Ce n’est qu’à travers cela que je reste convaincu que nous pourrons répondre aux enjeux même si au sortir de l’assemblée générale de l’aappma de Montfermy , je ne peux cacher l’inquietude  qui est la mienne à regarder s’éloigner des gens comme Philipe.

Symptôme d’une maladie profonde ou il est bien facile de donner audience à quelques bricoleurs du dimanche qu’a ceux qui ont tenté de construire une partie de l’histoire.

Sentiment surtout que l’avenir de la pêche dans mon département ( et ailleurs ???) ne peut, ne doit plus se construire autour d’un nombre trop imposant d’aappma.,6 rien que pour la Sioule.

Vous l’aurez compris à  tous ceux  qui iront dans les ag elective , je vous interroge sur le sens  d’élire des gens qui iront s’engager sans projet , sans vision d’avenir.

Refuser d’être les moteurs de cela , refuser de donner légitimité à un modèle qui n’arrive pas à lutter efficacement malgré la meilleur volonté du monde.Il ne s’agit pas ici de commenter les engagements de chacun mais de faire du passé leçon pour demain

Refuser de vous présenter s’il ne s’agit que de remplir quelques sièges vides quelque soit votre aappma.L’absence de candidat obligera à des fusions.

Les futurs administrateurs doivent être contraints par la puissance du vote de chacun à trouver des éléments de convergence entre les aappmas.Voilà pourquoi vous devez assister à vos ag.Ne soyez jamais complaisant , ne soyez jamais satisfait des  échecs.

Chaque élu doit être comptable de ce qu’il a accompli. Chaque élu doit être un militant et non un simple serviteur.

Conclusion peut être heureuse des mots d’un président de la FNPF lors de son passage dans le fishing club.

2020  année de pêche enfin ….

Saison quelque peu égoïste ou je ne peux cacher mon enthousiasme à parcourir à nouveau chaque recoin prenant le temps d’admirer la beauté de ces spectacles rares qui nous sont offert.

Une loutre dans la brume du matin, ces toiles d’araignée empli de rosée qui dessinent les berges, les pas d’un chevreuil que l’on perçoit entre chien et loup, le parade de quelques mouches de mai, le museau d’une truite qui avale l’olive, tous cela et bien plus encore ……

Des instants qu’une fois encore j’essaierai d’être le témoin ici , convaincu peut etre trop que l’on ne protège que ce qui nous émerveille…..

 

Banson fait peau neuve

Après une vidange et une mise à sec pour plusieurs  semaines, permettant d’éliminer une grande partie des herbiers. .Banson fait  peau neuve

Beaucoup d’heure de travail plus tard, c’est à partir du 22 février que l’on a pu retrouver le lac et ses habitantes.

Occasion pour moi de profiter d’une petit dégradation météo pour vous faire  un compte rendu des quelques aménagements qui vont sans nul doute changer la vie des pêcheurs.

Des plus anodins comme l’installation de porte canne le long de la cabane.

A des choses plus importantes comme la création de mini ponton le long de la sapinière.

Des éléments qui permettent de gagner en longueur lors du cast arrière. Des éléments  permettant de mieux exploiter à distance cette berge toujours très prometteuse quand les poissons pointent leur nez en l’air.

Autre point qui m’est apparu comme très significatif de l’état d’esprit qui anime Vincent et Cédric, très appliqué sur la qualité de la pêche. La mise en place de nombreuses plateformes pour faciliter l’épuisetage des poissons.

Des installations qui permettront des remises à l’eau sans souffrance des truites.

Opportunité de diminuer le stress du combat, offrant  un retour plus rapide de ces mêmes poissons à s’intéresser de nouveau à nos imitations.

On se doit d’essayer au maximum de décrocher un poisson dans l’eau sans le poser sur la berge.

Faire autrement  fragilise  la survie mais aussi altère la remise en activité, impactant directement la qualité de pêche pour ceux qui passent derrière vous.

De même on évitera de sortir les poissons de l’eau pendant de long instant pour prendre une photo.

Immortaliser une truite est signe d’un souvenir pour lequel je n’ai aucun critique, bien au contraire mais a-t-on besoin de faire  un selfie de soi même pour se convaincre que l’on est bien l’auteur de ce superbe coup de canne.

Narcisse aurait dû penser à cela même si je le concède la tentation est parfois grande et la fonction rafale devient alors un allié que l’on se doit de maitriser.

Trêve de d’aparté, revenons à nos moutons avec le point qui intéressera je le crois beaucoup d’entre nous .Banson revoit pour cette saison sa politique tarifaire  avec une journée qui passe à ;

26 € pour une journée sans prélèvement

30 € pour une journée avec 1 poisson

avec toujours une limitation du nombre de pêcheur à 8.

Ce qui bien évidement offre la garantie de profiter de la quiétude d’un lien perdu à la croisée des chemin Sancy-Artense et de Combrailles.

Un lieu à découvrir ou à redécouvrir :

https://peche-banson.com/

 

 

La 5eme édition du salon de la pêche à la mouche d’Isle sur la Sorgue

Ce week-end avait lieu  la 5eme Edition du salon de la pêche à la mouche d’Isle sur la Sorgue.

Mais pour débuter  impossible pour moi de ne pas plonger les yeux dans les Sorgues. On ne se refait pas !!!!!

48 heures où j’ai la chance d’accompagner Vincent qui présente Fly Concept et l’ensemble de sa gamme de produit. Plus de 500 référence , de quoi répondre à bien des besoins.

Découvrir fly concept : http://www.fly-concept.fr/

Un salon à taille humaine ou l’équipe du Sorguett  et Éric  Arnaud nous offre un accueil à la hauteur de la qualité des gilets qui ont fait la renommée de cette boutique d’exception.

Un grand merci à eux pour commencer ce résumé .

Découvrir le magasin le Sorguett : http://www.sorguett.com/

Pas moins de 50 exposants sont présents pour cet évènement

Des plus importants à l’image de la maison JMC qui propose cette année une nouvelle de gamme de canne dédiée à la pêche en rivière.

Le catalogue 2020 de la marque JMC : https://www.mouchesdecharette.com/catalogue-jmc-2020/

Une gamme performer qui dès la prise en main surprend par la finesse de la poignée, fruit de l’expertise de l’un de nos meilleurs pêcheurs français : Grégoire Juglaret.Une canne qui  va ravir les pêcheurs les plus exigeants , voulant s’adonner aux pêches fines actuelles

On poursuit la balade au cœur des allées avec un arrêt sur le stand Devaux ou Mr Jean Marc Chignard prend le temps  et la gentillesse de m’expliquer la venue de sa marque sur les territoires Sioule à l’occasion d’une session de de l’académie international mouches Devaux

Une session de 3 jours, les 15/16/17 mai 2020 qui fera la part belle à la gestuelle et aux approches à distance. Un évènement à ne pas manquer pour ceux qui souhaitent se perfectionner.Un évènement qui démontre l’attractivité du travail accompli dans un contexte écologique qui ne cesse de se degrader.Comme quoi mais de cela nous en reparlerons très bientôt sur le blog.

S’inscrire à l’academie Devaux : https://www.mouchesdevaux.com/academie-internationale-mouches-devaux/

Quelques mètres plus loin, je prends le temps d’un arrêt ou je retrouve Patrick Taillard sur le stand Marryat pour essayer la canne Tactical HX 9 soie 4.

Patrick Taillard/Guide de pêche : https://www.fishing-guide-peche.com/

Un très beau produit dans un écrin tout aussi joli mais surtout l’impression de retrouver cet équilibre entre puissance et douceur qui m’a séduit à l’époque des premières Tactical.

Malgré tout je profite de l’instant pour partager un point de vue ou plutôt un sentiment qui est mien.

Au détour d’une image, on  comprend la qualité et l’intensité des discutions entre les meilleurs pêcheurs de france et on mesure qu’aujourd’hui la pêche est devenu un univers ou la perfection et le maitrise ne laisse plus rien au hasard. Démonstration d’un échange autour d’une canne Soldarini de la part de Thibault Guilpain et Grégoire

La gamme Soldarini chez Thib’eau pêche :http://harvey-fly.com/fr/95-cannes

Avec l’age et l’expérience, il m’apparait de plus en plus difficile de se faire un avis très précis sur la qualité des produits sur un simple espace de lancer tellement ceux-ci ont progressé.Vous l’aurez compris cher lecteur, j’aimerai parfois que nous puissions tester  dans des conditions réelles. Un appel d’un simple consommateur à voir les marques nous proposer des évènementiels en période de pêche au bord de nos rivières et de nos lacs.

Les salons, c’est aussi l’occasion de retrouver des gens avec qui l’on aime échanger.De Michel et ses soies sources de la Lozère dont il vous suffit d’être un fidèle d’Auvergne passion mouche pour savoir combien je suis un inconditionnel.

Les soies sources de la Lozère : http://www.soie-peche-mouche.com/

A Pierre Emmanuel Crisa et ses mouches Pierrot qui sur chaque salon nous livre les innombrables nuances de sa collection de perdigone.

Les mouches de  Pierrot : https://www.mouchesdepierrot.com/

De Steeve Colin qui nous invite à la découverte des territoires de la haute Loire et dont je profite de l’instant pour vous rappeler que le Rise sera bientôt à Clermont Ferrand .N’oubliez de prendre vos places.

Prendre un place à la seance de clermont ferrand : https://www.billetweb.fr/shop.php?event=rise-festival-2020&color=no&step=1&session=606234

Au plaisir d’échanger avec Rick autour de ses produits de la marque Dutch Fly design ou je n’ai pu m’empêcher de craquer pour le dubbing hare +

La boutique Dutch fly design : https://dutch-fly-design.com/

Un salon d’une richesse incroyable ou une fois encore il me faut vanter l’organisation, l’accueil, la gentillesse, la disponibilité d’Éric Arnaud et son equipe.

Un salon dont la liste exhaustive des discutions et des échanges avec des acteurs comme Sébastien Cabane, Thierry Millot et tant d’autres pourrait à eux seul me faire écrire des dizaines de lignes. Alors de manière imparfaite, une  go pro , un stabilisateur  et je vous invite à parcourir les allées en 4eme vitesse.

Enfin pour conclure comme sur chaque salon je vous parle de mon coup de cœur :un Peux Fulgor Rouge.

Juste sublime, juste magnifique, juste incapable de vous décrire le sentiment que l’on doit éprouver lorsque l’on  est un heureux possesseur de l’un de ces bijoux.

Il est ici plus question d’un simple moulinet mais d’une pièce d’exception, d’une rareté, de l’excellence d’une marque Peux.

Les moulinets Peux : https://www.peuxflyfishing.com/

Ainsi s achève ce voyage en remerciant  Vincent de me permettre de l’accompagner et de l’aider au cœur de ces salons mouche qui sont des vrais moments que j’apprecie…..

 

Rien qu’au fil …une approche réservoir qui colle à l’époque

Nous sommes au cœur de l’hiver pourtant la douceur l’emporte avec des températures qui avoisinent les 15° au meilleur de la journée .Des raisons peut être de s’inquiéter pour les mois qui arrivent et un été que l’on espère moins chaud et sec qu’en 2019.

Pour l’heure je profite de quelques sorties en réservoir avec une impression qui s’installe comme une évidence.

De ces températures nos lacs semblent de plus en plus s’éloigner de l’usage des soies denses (s5/s7) et de la recherche des poissons dans les couches profondes.

Techniques légères, soie intermédiaire et flottante apparaissent en ce moment comme les outils les plus adaptés pour passer une bonne journée de pêche

De cette situation je dois bien avouer que je prends plaisir à m’adonner à l’une des stratégies que j’apprécie le plus : La pêche au fil.

Point d’indicateur, point de bouchon ou autre sèche porteuse permettant de valider la touche d’un poisson. Ici la perception est liée à l’observation des brins de nylon.

La pêche au fil reste  ludique et en mouvement perpétuel.Elle est un jeu ou l’on cherche les postes, les zones propices que l’on prospecte avec application avec comme seul allié un bas de ligne graissé avec soin. Chaque tirée, chaque tressautement, chaque mouvement valide un ferrage et la chance de combattre une belle arc.

N’ayant besoin que d’une simple matériel rivière, je pratique pour ma part avec une canne z axis 9.6 soie 5 montage zéro limite et un moulinet Danielson.

L’ensemble recevant une soie Lee Wulf TT et un bas de ligne classique rivière dont je détail la formule sur l’une des pages d’Auvergne passion mouche.

Parlons bas de ligne : http://auvergnepassionmouche.fr/pratique-de-la-peche/apprehender-le-bas-de-ligne/

Pour le reste, on vise sur la simplicité, une longue pointe en 6X trout hunter. Quelques nymphes et autres bouchées à la mode, un kiki qu’on laisse marauder sans contrainte, voilà les outils d’une technique si simple en apparence.

Pourtant l’attractivité de notre imitation repose dans bien des cas sur l’expérience acquise au fil des sorties ou des paramètres comme le choix d’une nymphe imitative ou incitative, la taille, la vitesse d’immersion, la maitrise du posé, l’interception et l’anticipation des mouvements d’un poisson en maraude .

Des paramètres qui dépendent surtout de votre capacité à ne jamais laisser vagabonder votre esprit ailleurs que sur ces brins de nylons. La pêche au fil n’est passionnante que par l’extrême concentration qu’elle demande.