L’Aspe à la mouche en Loire ( avec Lionel Guirado/Guide de pêche)

C’est à 8 heure du matin que je retrouve Lionel Guirado sur les bords de la Loire pour une rencontre avec l’aspe.

De truite , d’ombre , de  brochet  ,de sandre , de tanche , de silure, de saumon ,de chevesne et de bien d’autre , les années qui ont passé mon offert la chance de réaliser l’un des défis les plus importants de ma vie de pêcheur à la mouche.

Faire de ma canne l’outil de rencontre avec l’ensemble des grandes espèces de poissons d’eau douce qui existe en France et particulièrement sur l’axe Loire/Allier

Au fil des années est apparu sur la Loire une nouvelle espèce  qui a pris de la place :L’aspe.Un poisson qui colonise même les parties les plus aval de l’Allier.

Découvrir l’Aspe : https://fr.wikipedia.org/wiki/Aspe

Cyprinidé piscivore décrit comme chassant principalement en surface, c’est tout naturellement que ce comportement fait de lui un partenaire de choix pour les pêcheurs à la mouche.

Découvrir une espèce que l’on ne connait pas, vouloir réussir dès la première journée ne peut s’improviser.Ainsi ai-je choisi de faire appel à Lionel. Guide de pêche depuis 2009.

Grace à  son expérience, sa connaissance des lieux, la maitrise de son bateau pour mettre dans les bonnes conditions, je commence cette journée sous les meilleurs hospices.

Retrouvez Lionel Guirado sur Facebook : https://www.facebook.com/lionel.guirado

Quelques lectures sur internet m’ont permis à l’avance de cibler des points importants.

Tout d’abord les proies principales, ablettes, petits poissons d’une 10aine de centimètres sont les référentiels pour mettre au point une ou deux mouches.Cela fessant partie intégrante de mes quêtes , attraper les poissons avec mes mouches.

Des montages simples réalisés avec des fibres brillantes et principalement sur une base blanche sont  les mieux appréciés. Je constaterai au fil des heures de pêche une régularité des attaques et suivis même si comme pour tous carnassiers un sparkle déclenche l’énervement des aspes et chevesnes. Des montages que j’ai choisis assez dépouillé pour ne pas offrir de résistance en l’air, permettant une bonne précision au lancer.

Désireux de rester avec un matériel assez light j’ai choisi d’aborder cette journée avec une canne soie de 7 comparable au matériel classique que l’on utilise en reservoir.Un format 9pied qui me semble offrir plus de réactivité et surtout moins de fatigue au fil de la journée. Un choix que l’on peut étoffer avec une autre canne en soie de 8 qui permet de pousser des mouches plus volumineuses.

Coté soie, pas la peine de chercher ces poissons en profondeur, une flottante au profil ST à l’image de la JMC Compétition fait parfaitement l’affaire.Plusieurs questions restent en suspens comme l’emploi de modèle all clear qui peuvent réduire l’effarouchement des poissons. A tester.

De tous les espèces que j’ai eu la chance de croiser, peu m’ont demandé autant de débauche d’energie.La pêche de l’aspe à la mouche, c’est du sport, du moins en Loire et en dérive.

Chaque poste, chaque centimètre de bordure peut abriter un poisson. Il faut caster, caster encore, caster toujours. Des 10aines de lancer qui font passer  le bonhomme en mode rinçage.

Des lancers qu’il faut faire le plus long possible pour éviter de déranger les poissons. Des lancers surtout avec un rythme frénétique car pire encore que le lancer, c’est bien l’animation qui  joue un rôle fondamental. Il faut stripper, stripper avec amplitude, stripper avec force, stripper pour donner l’impression à l’aspe que la mouche qu’il vient de prendre en chasse va lui échapper.

Puis tout à coup c’est l’attaque. Un V qui se dessine grâce à cette pêche de surface ou l’adrénaline est au rendez-vous. Un attaque puissante même si je n’ai pu séduire que des poissons de taille modeste à l’occasion de cette première sortie.

Mais voilà l’essentiel est là, dans l’épuisette, je tiens enfin mon aspe .Accomplissement d’un désir  de considérer la pêche comme une évolution permanente qui nous pousse à chercher, à scruter chaque parcelle de vie de nos rivières sans jamais penser que l’un mérite plus d’attention qu’une autre.

Occasion de remercier une fois encore Lionel qui a rendu cela possible grâce à ces précieux conseils.

Occasion pour conclure cher lecteur , de vous dire , l’aspe on fly , c’est à faire….

 

 

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