Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Catégorie : Sortie de Pêche

Le temps des March Brown

 

 

De saint Mamert, saint Pancrace et saint Servais, il est une autre forme que celle de glace.

 

Ces dernières heures, le ciel nous joue quelques tours amenant des pluies denses qui ont fait gonflées les rivières du coin.

Sioule n’échappe pas à  ce constat .Après plusieurs jours à 5 m 3 qui apporte son lot de bandeau et de foule, ce sont des niveaux plus haut, plus fort auquel  bon nombre de moucheurs se refusent.

Des changements de condition qui pousse la vie à se faire plus présente.

March Brown et les autres ne suffisent  pourtant pas à faire monter les poissons en surface. Mais ce regain d’activité amène  les truites à se nourrir malgré tout.

C’est l’occasion avec Vincent de faire quelques réglages, d’adapter les techniques volées sur les bords de la madison pour les faire notre sur la Sioule. Une philosophie  profonde à toujours chercher diffèrent de nos voisins .Le sentiment aussi que les poissons ont appris à se lasser de ces nymphes qui passent sous la canne.

Ainsi pendant que perdigon  roule et roule encore, nous choisissons d’autres options comme la noyée aval avec une canne switch pour retrouver la beauté d’un geste  ou la pêche up Stream à l’aide d’un air lock Strike indicator dont je suis surpris de l’efficacité sur nos rivières ou les poissons sont prétendu très méfiant.

Petit à petit la saison s’installe donc….

De l’autre coté du miroir

D’un sentiment rassurant qui nous persuade que jusque-là tout va bien, je dois avouer qu’en matière de rivière, je me suis toujours astreint à consacrer du temps à comprendre la réalité plutôt que d’essayer de la modifier.

De Sioule, je commence aujourd’hui après plus de 35 ans de pêche à la mouche, à détenir modestement je le crois une connaissance capable de mesurer le moindre changement d’une rivière pour lequel je consacre tant et tant d’heure de pêche.

De mai il est pour tradition que la belle des Combrailles nous offre le plus beau des visages. D’un éphémère qui parcourt le ciel, m’invitant à la contemplation, j’admire la précarité d’un instant.

Pourtant il est  une tâche qui perdure depuis maintenant des semaines. La vision constante des stigmates de quelques mal intentionnés dont il suffit de suivre la trace pour comprendre qu’il y a un profond problème sur la manière dont s’exprime la pêche sur cette riviere.Pas une sortie sans apercevoir quelques cadavres.

Ainsi pourrait-il être si simple de se dédouaner de quelques responsabilités  s’offrant la pertinence du bon droit , de la bonne conscience .Ainsi pourrait-on se satisfaire de ces nombreux panneaux , achevant un cycle vertueux.

Combien d’acteurs engagés me diront que je suis probablement trop exigeant et que le simple fait d’avoir diminué les quotas, augmenter les tailles devrait m’apaiser. Combien je devrais mesurer la chance qui est la mienne d’avoir avec d’autre participer à l’avènement d’une philosophie aussi respectueuse.

Comme une réponse aussi simple à tous les maux.

Comme le reflet d’un miroir dont on oublie de regarder l’éclat.

La Sioule inquiète, rongée je le crois par un mal discret.

Celui d’une époque révolue où éduquer passé  par la capacité  à dire « non ».Combien en écrivant ces mots je ne peux m’empêcher de regretter la véhémence et l’engagement d’un pseudo connu des  plus anciens Les Meritis63 qui a chaque dérive était là pour recadrer les choses.

Combien alors nous n’aurions pas vu  rester sans réaction quelques vantardises d’ombre pris en pleine période de fermeture. Pauvre thymallus dont on s’étonne la faiblesse de la population alors que celui-ci est matraqué à longueur de journée par des pêcheurs sur les frayères.

Combien alors nous n’aurions pas assisté aux scènes quasi constante ou chaque éclusé d’EDF sert de défouloir à quelques-uns pour accabler les hommes que plus personne ne défend.

Combien probablement n’aurions pas vendu la rivière à quelques ambitions mercantiles venus d’ailleurs ou il devient de plus en plus difficile pour le simple pêcheur du coin de trouver un espace .Destin funeste d’une cause ou le commerce a pris la possession des territoires sans jamais leur reverser la part qu’il leur a dû.

Le temps des militants est passé et avec eux peut être l’avenir d’une pêche accessible à tous.

Pourtant de l’autre côté du miroir, il est un univers diffèrent

Celui d’une rivière  imparfaite, fragile. D’un théâtre qui donne de la place aux poètes, aux amoureux. A ces épicuriens qui s’éloignent chaque jour un peu plus d’un univers ou le vivant n’est plus qu’un produit parmi tant d’autre. Un  moyen de briller, d’exister à grand coup de hashtag.

C’est à eux que je pense, à eux que je dédie les images qui suivent .A eux  pour qui je consacre parfois quelques heures de ma vie à essayer de ralentir un présent dont je comprends chaque jour un peu plus qu’il me faut profiter, de peur probablement que tout cela ne soit que le reflet de ce miroir qui me hante.

 

 

Entre Lozere et Aveyron

Des innombrables vallées que je parcours tout au long de l’année, il en est  pour lequel je voue une admiration particulière.

Entre Lozère et Aveyron, de Lot, de Tarn, de Dourbie, de Jonte, autant de paysage, d’atmosphère  que j’aime parcourir canne à mouche en main.

Si pour certains ce weekend end fut l’occasion de palabres probablement  inutiles, il fut pour moi avec quelques amis d’auvergne passion mouche l’occasion d’un grand bol d’air. Opportunité aussi de réaliser les premières images avec la go pro hero 6.De quoi apporter un petit plus au blog , du moins je l’espere.

Des heures de pêche ou l’on a  eu la chance de vivre  une fois encore la frénésie de poisson qui entre deux périodes d’eaux hautes avaient choisi de se saisir de la moindre mouche passant à leur portée. Des nymphes qu’il fallait conduire à la bonne profondeur. Des montages simples à l’image d’une de mes classiques à bille blanche montée à partir d’un dubbing de lièvre pour donner de la vie.Indispensable lorsque les poissons sont encore un peu léthargiques.

Une pêche sous la canne, lente, dans les eaux bleutées d’une fraicheur qui reste perceptible sur les berges, signe d’un printemps qui s’installe de la manière la plus incertaine qui soit.

Premier prétexte aussi à fuir la foule en bon solitaire que je suis.

Loin, très loin de cette culture actuelle qui pousse au rendez-vous incontournable ou l’unique but serait d’être présent pour se montrer en bon « m’as-tu vu », étalant dans chaque conversation cette aspiration Rocco sifredienne de se prétendre expert de la gaule.

Ainsi sifflotant  un air de manu chao dans la tête, une petit nymphe à bout d’un trout hunter , me voici là au cœur d’une vallée encaissée, surprenant de mon insolence quelques vautours fauves qui me guettent

D’une vie social pleine de rebondissement, j’ai préféré les temps de quelques heures assouvir cette perception qui est la mienne de la pêche.

Des paysages,de l’eau, des poissons, et surtout être peinard

De la noyée à Fly-Concept

Pour beaucoup de nos rivières, les niveaux sont peu prometteurs pour les pêcheurs à la mouche. De la neige encore bien présente sur les sommets , de la pluie qui a fait gonflé certains secteurs , autant dire que ce début de saison se révèle un peu compliqué.

On profite alors du moindre espace, du moindre créneau à l’image d’une Sioule qui est passé sous la barre des 15m3 pour ce week end d’Avril

Des conditions changeantes ou l’on passe d’une chaleur naissante à la froideur d’une pluie fine qui descend sur la vallée .Des conditions instables mais parfaites pour apercevoir des éclosions.

Comme une irrésistible invitation à consacrer ces moments à l’une des pêches que j’affectionne les plus : la mouche noyée.

Après des heures passés à chercher ses dames au streamer je goute enfin le plaisir de la douceur de ma canne switch.

Un format 11pied 3 qui se révèle enthousiasmant pour maintenir les mouches dans la colonne d’eau. Un format 11 pied 3 dont je mesure la confort lorsque l’on cale à la manière des saumoniers la canne sous le bras laissant vagabonder mes fétiches dans les courants juste balancer de quelques tressautements.

Un format 11pied 3 qui me donne des sensations magiques lorsque j’ai la chance de croiser la première dame de la Sioule qui s’offre à mon nouvelle ensemble.

Une envie de tester des nouveautés en ce début de saison à l’image de la soie Cortland Mono Core que je ne connaissais pas et dont le but principal réside dans l’urgence à remplacer ma soie Compétition Nymphe LL0.55 Soldarini.Un des rares produits qui m’aura profondément déçu,rendu cassante à la moindre solicitation,elle stagne au fond d’un tiroir.

Au final Je retrouve cette marque Cortland qui m’aura accompagné des années en réservoir à travers les  444 SL dont je suis fan.Un investissement à confirmer après un nombre de sortie suffisant pour se faire un véritable avis.

Une soie mono core au profil DT qui se marie à merveille avec ma Maxia et m’offre l’opportunité de conserver de la finesse pour les pêches sous la canne en période de pluie.

Poursuivant ces lignes autour du shopping, je profite de l’instant pour vous annoncer l’arrivée d’un nouveau Fly shop dans le paysage Puy de Domois .

Fly concept nous propose l’ensemble des produits essentiels au Fly tying.Mais c’est aussi et surtout le retour des mouches de la Sioule mise au point par Vincent après des années d’expérience sur notre riviere.De quoi garantir le succès de belle journée de pêche et la rencontre des magnifiques truites des Combrailles.

Découvrir Fly Concept  : http://www.fly-concept.fr/

Ainsi s’achève ces lignes avec comme point de mire un article prochain ou je vous inviterai à quelques lectures et notamment le livre de Marc Petit Jean.

2018 , premières truites en sêche

De nos rivières d’Auvergne, ce début d’avril nous apporte encore du froid et des niveaux d’eaux compliqués à appréhender à la mouche.

Pourtant quelques rayons de soleil suffisent à faire naitre la vie .Des éphémères, des museaux qui se dessinent.

L’occasion de prendre la mesure des différents modes macro de mon TG5

Découverte de l’olympus TG5 : http://auvergnepassionmouche.fr/olympus-tg5-un-baroudeur-pour-les-pecheurs/

De longues minutes ou je m’amuse à observer l’infiniment petit. Des instants où l’on regarde la manière qu’ont  les poissons à se saisir de ces imitations. L’occasion de chercher sur le net un exemple de montage parfait pour la situation.

Ce sont les premières truites de l’année en sèche.

Moment magique qui donne à la pêche à la mouche ces lettres de noblesse

2018 ; les premières semaines de l’année

Cela fait maintenant quelques semaines que nous avons retrouvé les rivières.

D’une ouverture bien fraiche, le printemps prend son temps pour arriver. C’est l’époque des premières fleurs

L’époque des premières éclosions

Une époque ou de Sioule, EDF nous livre quelques perturbations. Une instabilité dont l’unique conséquence aura été de perturber quelques esprits chagrins .Expert d’une rivière dont la seule pertinence d’analyse se situe une fois encore dans le plaisir de critiquer.

Ainsi  par le passé aurais-je pris part  à ces conversations, à ces échanges si impertinents soit-il. Mais aujourd’hui de tout cela, je l’ai écrit, j’en cède ma place, fuyant comme la peste ces gens et leurs causeries. J’aspire à  une profonde  tranquillité.

De Sioule, de la compagne de mes rêveries halieutiques me voici comme rarement, apaisé, reposé, dégustant le plaisir simple d’une partie de pêche avec les membres de notre club.

Je retrouve la complicité qui nous unis avec Vincent .L’envie de changer nos façons d’appréhender la rivière, de trouver d’autres terrains d’expression, d’essayer quelques nouveautés à l’image de ces approches made in usa que nous avons entrepris d’exploiter.

Au cœur d’une tendance ou la pratique all Hilo a envahis  l’univers de la pêche à la mouche, il est un constat important sur lequel je m’interroge.

Combien de pratiquant ont perdu cette envie de faire voler de la soie dans les airs ? Combien de pêcheur à la mouche ne sont plus que des pêcheurs avec des mouches, incapable de lancer proprement à plus d’une dizaine de mètre.

De l’autre côté  de l’atlantique, certains iront pour compenser  quelques besoins de pliage de carbone qu’il n’arrive plus à faire en France ,d’autres iront pour commenter les fameuses truites bassines du green river .Pour nous , ce périple aura surtout été l’occasion de comprendre une autre façon de faire et d’essayer de transposer cela à nos grandes rivières que sont la Basse Sioule et l’Allier.

D’une canne switch pour la noyée et le streamer à l’usage de Strike indicateur  venu tout droit des us et bientôt disponible dans un Fly shop du Puy de dôme, c’est bien le besoin de retrouver du cast qui anime mon début de saison.

Nous retrouvons le plaisir de ces pratiques  à distance qui nous éloigne des séquences ou l’on passe des heures à racler comme des automates la moindre veine d’eau.

Des pratiques qui dans les conditions difficiles, sur des débits forts et eaux froides nous ont conduit à des résultats étonnants d’efficacité, permettant de prospecter chaque portion de rivière en alternant des choix de stratégiques différents .D’une pêche portante dans les secteurs plus calmes à une pêche très lourde en plein milieu de la rivière tractant sur le fond des mouches spécifiques. Des nymphes dont on devra encore passé quelques heures à l’étau pour parfaire leur adaptation à répondre aux exigences des truites de la Sioule.

Ainsi de ces poissons d’avril, il est temps de conclure ces premières impressions de l’année.

L’occasion  comme la suite logique d’une aventure, de vous remercier tous de votre fidélité à auvergne passion mouche qui a fêté hier ces 7 ans d’existence.

L’occasion pour moi de vous inviter surtout à faire de la pêche la mouche une aventure qui sans cesse se renouvèle.

L’occasion de poursuivre ces lignes en vous invitant vers quelques découvertes à l’image de la chaine YouTube de Fréderic ou il partage ces montages.

Découvrir la chaine de Frederic : https://www.youtube.com/channel/UCQ475qpCeiVvNYK-ghVGA8w

Comme une mise en bouche , un montage parmi tant d’autres qu’il nous propose :

Instants frénétiques à Banson

De nos rivières du 63, les dernières heures ont bien refroidi l’atmosphère conduisant la pêche à la mouche vers des moments délicats.

A ce jeu certains insisteront pour aller à la rencontre d’un ou deux poissons, d’autres préférants s’amuser de ces heures pour quelques parties de pêche sur nos réservoirs.

L’occasion de retrouver Banson, et de passer une journée de pêche avec Vincent des mouches Guy Plas.

L’univers des mouches Guy Plas : http://www.moucheguyplas.com/

Instant tranquille et d’échange que l’on débute sous le soleil frais de mars. Instant ou la pêche se révèle amusante avec des poissons peu sollicités en ces périodes hivernales.

De Banson je commence à bien connaitre les lieux et rarement je dois avouer une journée de pêche en lac me laisse avec autant de surprises

Comme l’opportunité de replonger des années en arrière lorsque sur les berges des persats j’avais eu la chance de voir des giboulées rendre totalement folles les truites des lieux .Ainsi avons-nous vécu tel moment d’exception.

Chaque lancer, quel que soit la technique se soldant par l’attaque furieuse d’une truite .Des poissons totalement frénétique, surfant  sous la surface. Des truites capables de reprendre un mouche à peine décrocher d’un précèdent combat.

Une pêche ultra facile dont l’unique prétexte aura été de plier du carbone.Une invitation à profiter de ces heures qui ne vont certainement pas durer.

Réservez sa journée de pêche à Banson : http://www.peche-banson.com/?fond=produit&ref=03-18

Une journée  qui fait du bien et va me permettre d’aborder avec enthousiasme cette semaine de vacances.

les premiers jours de la saison , retrouvailles en toute quiétude

Il est temps de retrouver la rivière. De Sioule comme à mon habitude j’ai laissé à la foule le plaisir d’ouvrir le bal

Une foule qui se fait de plus en plus parsemée. Premier billet d’humeur de l’année comme l’expression d’un pari auquel je vous prends à témoin amis lecteur. Un jeu de poker ou je fais tapis sur une baisse importante du nombre de  pêcheurs  dans mon département.

Comme l’impression qu’à force de tergiverser, à force d’espérer, à force de se bercer d’illusion, nous n’avons peut etre  pas été capable de mutualiser des moyens suffisants pour mener des politiques halieutiques ambitieuses. Comme la sensation que la seule chose qui nous guide, pêcheurs, reste l’envie de partager l’émotion d’une rencontre avec un poisson.Comme le sentiment que lorsque la partenaire s’eloigne, l’histoire entre en pénurie.

Un pari osé pour débuter la saison sur Auvergne Passion Mouche.Un défis sur lequel j’espère me tromper.

Me voilà donc tranquille, l’ultra passionné que je suis, heureux de cette quiétude qui n’est pas pour me déplaire.

De Sioule comme à mon habitude il me faut  reprendre mes repères .D’une pêche scientifique ou l’on planifie sa sortie à grand coup d’expertise plus ou moins poussé, ou quelques degrés de plus ou de moins laisse hésitant les plus débutants d’entre nous .je me fous de tout cela.

Modestement avec l’âge qui avance, j’ai appris à connaitre à la perfection la dame des Combrailles. D’elle j’en suis devenu un amis, un confident .Une ou deux heures sur le haut, une seconde plus tard me voici sur les plats de la basse .Je goute avec bonheur la joie de ces retrouvailles.

2018 sera l’occasion d’une nouvelle manière d’appréhender ces heures de pratique. A la mode américaine, je profite de ces instants pour parfaire ma maitrise de la pêche au streamer avec ma canne switch.

L’occasion de mesurer la facilité d’utilisation des soies micro skagits qui sont une vraie découverte. Capable de faire entrer la canne en charge rapidement, elle offre l’opportunité de faire oublier le poids de la mouche et de traverser la rivière en un clin d’œil. Seul inconvénient la discrétion de l’objet me poussera probablement à choisir une vraie soie lorsque je pratiquerai en noyée. Des choix à affiner

Une canne redington trout spey qui  m’offrira la  bonne excuse pour faire quelques voyages vers les grandes rivières qui sont rare au cœur de  mon auvergne. Des envies de Tarn, de Dordogne, de Basse Rivières d’Ain, de Gaves, de Slovénie, d’ailleurs en somme.

Comme le préambule d’une année que j’espère pleine de péripéties halieutiques

Gouzon :Cela faisait un bail

Cela faisait longtemps, un bail en somme que je n’étais retourné à Gouzon.

L’arrivée de plan d’eau de qualité dans mon département  m’a conduit à rester sur mes certitudes, finissant par appréhender mes parties de pêche avec une canne , quelques streamers, valeurs incontournables identifiés au cours de chaque sortie.

A l’image d’un pêcheur de rivière qui s’enferme sur quelques spots, persuadé d’être un génie car il a appris à lire chaque centimètres, chaque recoin d’un univers minuscule  dont il possède au plus profond de lui-même les  combinaisons, j’avoue qu’il est alors facile de se satisfaire de sa réussite.

D’un monde  à l’autre, d’une pratique ou l’on refuse de se mettre en danger, la pêche en réservoir ne déroge guère à ce sentiment de tout connaitre, de tout savoir.

Comme le besoin de retrouver une forme d’humilité, comme le besoin permanent de faire des choses différentes, comme le besoin de me nourrir de chaque espace pour découvrir plus encore ma passion pour la pêche à la mouche.

Ainsi à l’opposé de mes dernières sorties, je concède en ce moment le désir d’exploiter au maximum ce potentiel infini que nous offre la pêche en réservoir. D’innombrables options d’un univers où l’on jongle d’une canne à l’autre.

D’une petite nymphe que l’on destine à la pêche à vue à un train de chiro que l’on laisse voyager aux grés de la vague. D’un articulé, valeur sûre de Gouzon à une pratique plus profonde à l’aide  d’une S7 ou l’on sonde l’abord du ponton et de ces 17 m d’eau .

Chaque touche, chaque poisson venant récompenser des choix stratégiques.

Pourtant au milieu de tout cela , il me faut confesser que la raison secrète qui me pousse  à revenir à Gouzon est intimement lié à un manière de pêcher .Royaume du kikinou ,  il est un spot ou cette mouche trouve raison même des plus récalcitrante. Au milieu des oies, le long des cabanes, sur le plateau qui se dessine, kiki  se montre à son avantage.

Une pêche tout en douceur, la plus simple possible, un sage Z-axis 9.6 soie de 5, un bas de ligne qui réduit à sa plus simple expression, 1.5 m de fluoro-carbone et me voici prêt à en decoudre.Tout l’art de cette mouche se résumant à ne rien faire.

Observer uniquement cela, observer un museau qui se saisit de l’imitation lorsque celle-ci se pose sur l’eau. Observer la moindre vibration dans les brins de nylon pendant que la mouche s’enfonce paisiblement. Observer la pointe de la soie lorsque kiki se pose sur le fond et attend depuis de longue minute. Observer toujours, être patient sans cesse, tel est le secret .

Ainsi pour conclure je vous propose de voyager dans l’univers kiki.

Le kikinou ( Montage et Mise en pratique)

Des nouveautés à Banson pour 2018

Il est temps de revenir à la pêche .De profiter d’un mois de janvier pluvieux mais relativement doux  pour aller voir ce qui se passe à Banson.

Je retrouve Vincent pour une partie de pêche qui s’annonce  humide mais dont l’arrivée de nouvelles partenaires assurera la tenue d’une  séance de carbone très prolifique.

Ce ne sont pas moins de 200 petites truites qui sont venues à la rescousse des résidentes pour offrir aux pêcheurs la garantie de passer un bon moment. Des petites truites qui se rapprochent énormément des poissons que l’on trouve lors des compétitions de pêche en reservoir.Peut être l’occasion de quelques entrainements pour les afficionados de ce genre d’exercice.

L’occasion aussi de me faire le relai des nouveautés qui arrivent sur Banson pour 2018.

Tout d’abord une redéfinition des tarifs autour d’une volonté affichée de promouvoir la pêche en no kill.Relai d’une éthique et d’une philosophie de passionné qui invite à l’évolution d’un loisir pêche vers un esprit récréatif en réservoir mais aussi en rivière.

Journée de pêche avec  poisson 35€/jour

Journée de pêche en no kill : 28€/jour

Ces journées sont définies sans contrainte horaire, du lever du jour au coucher.

Autre point très important : la gratuité pour tous les jeunes de -16 ans accompagné d’une carte payante.

Enfin le lac de Banson souhaite récompenser la fidélité des pratiquants avec un programme de carte offerte

-possibilité d’avoir pour 5 cartes achetées en 2018 la 6eme offerte à votre convenance
-possibilité d’avoir pour 10 cartes en 2018, la 11eme et la 12eme gratuite + 1 accompagnant  » découverte » Gratuit « .

Pour rappel  la possibilité de réserver le site pour un club aux tarifs de 225€ et de bénéficier d’une carte annuel à 420€.

Les plus débutants vont aussi  pouvoir bénéficier d’un programme d’initiation grâce à la création d’atelier :
« des ateliers Montages de mouches,
des ateliers Gestuelle (lancer linéaire, approche nymphe à vue, double traction, etc…)
Des ateliers techniques spécifiques.
Encadrées par Vincent (diplômé Guide de Pêche) est joignable au 06 19 39 19 88 en fonction de vos demandes et pour répondre à vos attentes, au cas par cas ou en groupe.
À votre convenance et suivant la disponibilité du guide. »

Une philosophie de transmissions du savoir qui devrait aussi produire quelques bouleversements pour Auvergne Passion Mouche.

Après avoir animé un forum, crée un blog, je peux d’ores et déjà vous annoncer qu’Auvergne Passion Mouche devait se diversifier  à travers la mise en place d’un club FFPS Mouche  dont le but sera de regrouper des acteurs locaux porteurs de projet.

Organisation de compétition, de stage de pêche à la mouche, démonstration de montage, développement d’un lobbysme assumé autour de l’expression de la palm seront autant de piste.

Mais nous devrions très prochainement en reparler.

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