Auvergne Passion Mouche

Journal d'un passionné de pêche et de nature

Catégorie : Sortie de Pêche

Halte Correzienne

Une fois n’est pas coutume, de la 89 qui me mene depuis mon enfance sur les berges de la Dordogne, nous  décidons  d’une halte corrézienne.

Porte d’entrée de la vallée espérance, je convie Vincent, tout juste revenu de la  green river, à la découverte de l’un de nos joyaux français. Pour une fois je prendrai le temps de pêcher dans les environs d’Argentat, capitale proclamée  de la pêche à la mouche.

Avec ces 28m3 d’eau fraiche qui roule au milieu des renoncules, la Dordogne fait figure d’épouvantail dans un contexte qui s’est grandement fragilisé notamment sur les Combrailles. Au cœur de notre Auvergne, la sècheresse s’est maintenant bien installée et les températures caniculaires de ces derniers jours ne sont  venues qu’amplifier un phénomène dont l’impact sur les écosystèmes salmonicoles augmente au fil  des années.

Moment privilégié  que celui de faire la rencontre de Fréderic, monteur de canne avec lequel nous allons passer la journée .Des heures d’échange et de discutions autour de notre passion commune. Occasion d’admirer son travail de monteur et  de confirmer mon choix autour de l’arrivée au sein de ma collection de la  Maxia 10pied soie de 2.

Découvrir l’univers de Fréderic : https://www.liberty-rod-fishing.com/

Une canne dont je destine l’usage à des moments bien particulier de la saison comme les périodes d’étiage sur la Sioule ou la finesse et la précision devienne aujourd’hui des éléments majeurs de la reussite.Mais au-delà ,le choix d’un format 10 pied très adapté à nos petites rivières du puy de dôme autour d’un produit dont la polyvalence m’aura surpris .Une canne plaisir lorsqu’elle se voit associé à une soie naturelle au profil TT. Nous en reparlerons sans nul doute dans les mois à venir sur Auvergne Passion Mouche.

Escapade corrézienne à la rencontre du partenaire de jeu qui devrait très rapidement prendre le relai de la saison de la truite qui se termine dans 15 jours. Maitre thymallus , savant joueur de poker qui aura bluffer nos sêches durant une éclosion de minuscule Baetidés,demontrant à Vincent que souvent nos rivières françaises ne manque pas de poisson .Simplement à la différence d’autres endroits dans le monde , la maitrise technique global des pratiquants conduit à des phénomènes d’éducation qui ne facilite  pas la réussite.

Ainsi s’achève notre journée dans la fraicheur du soir. Au loin sur le chemin de retour, le ciel sombre comme les truites de la Dordogne nous laisse entrevoir l’arrivée de la pluie.

Indispensable pour que tout cela continue….

Réflexions méditerranéennes

C’est enfin les vacances .Des bords de la méditerranée aux  balades dans l’arrière-pays nîmois, tout est prétexte  à travailler un art des plus séculaires : Savoir ne rien faire.

Assis sur quelques rochers, j’admire cette immensité bleutée  dont la ligne d’horizon me pousse à la réflexion.

Des heures à vagabonder, à plonger dans quelques lectures. Comme un  nouveau souffle lorsque l’on retrouve la surface. Inspiration profonde d’une apnée ou l’on avait oublié de respirer.Je repense aux mots de David  que j’avais lu il y a des années. Un texte en forme de plaidoyer ou la fatigue de l’engagement semblait inévitable

Dérisoire  combat dont je comprends qu’il est probablement perdu d’avance et dont je sais qu’il me faut rien attendre si ce n’est la critique de quelques-uns.Lassitude profonde envers ces adeptes de la canne qui ont un avis surtout et tout le temps sans jamais avoir  pris le risque d’aller se mesurer à ceux qu’ils insultent à longueur de journee.Comme un destin ou tout semble sellé sans que l’on puisse ne rien faire. Bien naïf est celui qui pense qu’ils influencent le destin de nos rivières. Hypocrisie d’une époque qui laisse aux plus faibles l’illusion d’être importants.

Peut-être est-il temps pour moi de passer à autre chose. Urgence à  mesurer combien chaque minute que je consacre à essayer de donner sans rien attendre, principe même du bénévolat, me conduit inexorablement vers le sacrifice d’instant que l’age rend de plus en plus court.

Des discutions interminables et inutiles sur les medias sociaux  ou il est bon d’avoir un maximum d’amitié, je n’ai plus mauvaise conscience à appuyer sur la touche delete, filant à toute berzingue sur un bateau à la recherche d’un nouveau partenaire de jeu.

Instant magique que celui de passer une partie de pêche au thon sur chasse avec mes fils .Je déguste, je me nourris, je me gave du bonheur de vivre ces moments.

Opportunités rares dont il me faut mettre à l’honneur Benjamin. Raison de l’existence de cet espace qu’est auvergne passion mouche, la mise en valeur d’exotic-fishing représente l’essence des heures que je passe derrière ce pc à faire vivre ce blog. Je profiterai de ces lignes pour le remercier de sa disponibilité, de sa patience. Hâte d’être en octobre.

Découvrir Exotic Fishing:https://exotic-fishing.fr/guide-peche-mediterranee-benjamin-jacquot/

Quel pied de regarder Antoine et Erwan ressentir ces émotions qui nous rapprochent. Quel pied de pouvoir discuter des heures entières sur la violence de l’attaque, la bonne stratégie,  le bon choix d’animation,  la bonne position du bateau,  la fatigue que l’on ressent.

Je sais maintenant que dans les mois à venir j’eprouverai l’envie de refaire de la compétition réservoir, retrouverai le besoin de voyager, passerai plus à pêcher qu’a être au chevet de quelques destinées.La pêche et rien que cela.

Indispensable changement de priorité resultat d’un voyage aux usa qui laissera des traces .

Eloge aux petits coins perdus

De pêcheur de Sioule, rarement les mois les plus chauds de l’année restent dans les annales. Il nous faut nous rendre à l’évidence, nous entrons dans la période la plus complexe.

Certes il est des heures entre chien et loup ou tout nous semble  simple, ou la moindre sedge virevoltant au-dessus de l’ode se voit happer par un museau glouton. Instant magique comme suspendu ou l’on espère la déconvenue d’une minuscule fourmi pour trahir la présence d’une belle.

Pourtant ces moments si fugaces ne pourront faire oublier ces heures de pleine journée ou la chaleur, les canoés, le bruit de quelques baigneurs aura raison de l’enthousiasme de nos truites.

Des partenaires , habitants des Combrailles qui commencent  à saturer du manège des adeptes de la gaule. Fatiguées, sur sollicitées, épuisées  par une foule de plus en plus présente en cette année 2017.

Une foule dont la technicité ne cesse de s’affiner conduisant notre rivière à devenir un lieu où la pêche trouve un terrain d’excellence ,inaccessible souvent au plus débutant d’entre nous. Une foule de visiteurs, touristes pêcheurs dont l’été et les vacances sert de  prétexte à venir à la découverte de notre chère rivière.
Rançon d’un succès qui ne se dément pas .Rançon d’un succès qui conduit l’aappma de Châteauneuf les bains à connaitre une expansion de son nombre d’adhèrent sans égal. Rançon d’un succès qui tranche avec certains endroits que  les pêcheurs semblent avoir déserté.

Comme une mode ou l’on se persuade que le monde est la seule garantie d’être au bon endroit. Comme  une tendance ou l’on préfère la simplicité d’un rendez-vous connu de tous que de partir à la découverte de quelques lieux secrets.

Rare joyau qui abrite de modestes  truites sauvages au cœur de vallées préservées .

Comme une porte ouverte, une invitation à oublier pour un moment les plats bondées du bout du monde pour se laisser emporter par le bruit de la Dore qui s’amuse au milieu des rochers.

Comme une volonté d’aller se rassurer au cœur de la haute Dordogne qui a tant souffert. Comme le chant d’une Couze portant l’odeur de la gentiane et des fleurs de nos montages.

De Sioule, je vous fais le temps de ces quelques mots, une partenaire qui saura sans nul doute vous montrer la richesse de nos autres rivières .Comme un chemin qui doit vous conduire au-delà, plus loin à la rencontre de ces innombrables visages.

Ainsi s’il me fallait conclure, de ces heures difficiles je vous invite à voyager plutôt que de vous agglutiner …..

Balade dans le Haut-Quercy

C’est une petite escapade  familiale dans le lot qui me conduit à la découverte d’un nouveau parcours de pêche que je n’avais jamais fréquenté. Entre deux morceaux de foie gras, une partie de pêche en noyée et quelques ombres de la Dordogne, je profite pour m’échapper  au cœur du Haut Quercy.

Affluent de la Dordogne, la Bave  invite à sa rencontre dans la périphérie de Saint Cère ou les pêcheurs,  amateur de no kil pourront aller s’amuser sur le superbe parcours de Siramon

A cet endroit c’est une rivière d’une 10 aine de mètre qui alterne des gours assez profonds ou se perdent  des courants prometteurs .Des belles portions plus calme sont autant de rendez-vous pour la pêche en sèche.

Arrivée après quelques jours de pluie et une eau teinté, rapidement j’ai dû me rendre à l’évidence que les dames des lieux était  gavées à la vue de leurs ventres dodus. Mais la rencontre avec des truites d’une 20aine de centimètres m’a vite  convaincu du potentiel  de cette portion. Un territoire ou clairement le choix de l’AAPPMA locale passe par la sanctuarisation d’un politique patrimoniale, garantissant de trouver des truites sauvages.

Ainsi pour conclure ces lignes , je ne peux que vous encouragez à aller à decouverte du site internet de l’AAPPMA du Haut Quercy.

Site Internet : http://pechehautquercy.over-blog.com/

Au coeur d’un milieu conforme

C’est au cœur du pays des sauterelles, des agrions, des libellules que nous faisons une pause familiale.

Le temps des vacances. Le temps des premières truites au milieu de la prairie cantalienne. Le temps de constater que malgré une situation inquiétante sur beaucoup de bassin hydrographique et la vision alarmiste qui se dégage dans bien des endroits de France, nos rivières auvergnates s’en sortent plutôt bien.

Le temps  des leçons de la nature. Le temps de faire comprendre à mon fils que plus encore que les truites immenses, c’est notre capacité à ne pas accepter que nos rivières deviennent  des poubelles , conscient de la richesse qui coule à nos pieds

Ainsi de toutes les truites du monde, de toutes les robes, j’exprimerai à cet instant et sans concession  une préférence absolue à aller à la rencontre des écosystèmes préservés ou l’on n’admire pas la mort entre deux parties de pêche. Ainsi de toutes les truites du monde, j’exprimerai le plaisir qu’il me reste de fouler des rivières ou les mots « conforme, patrimoniale,contrat riviere ,etc  » ont un sens .

Ainsi de toutes les truites du monde, je m’engagerai pour avoir la chance de retourner quelques cailloux pour observer la rareté d’une larve d’éphémère.

Minuscule, insignifiante parcelle de vie que sera le prétexte à vous inviter cher lecteur pour conclure ces quelques lignes à la découverte d’un site internet :  Perla.developpement-durable.gouv.fr

Des nouvelles de nos rivières avant les vacances

Bientôt les vacances.

L’arrivée du mois de juillet signe traditionnellement le début d’une séquence de pêche particulière ou pour beaucoup c’est l’occasion de venir à la découverte de nos contrées auvergnates. Je ne résiste pas à vous donner quelques nouvelles du front.

Après un période caniculaire très compliquée, la fraicheur de ces dernières jours nous redonne à penser que  les premières semaines qui arrivent devrait être très sympa à appréhender. Ainsi devient-il pertinent de courir chez son libraire pour aller acheter le dernier numéro de pêche mouche ou l’on retrouve un contenu dense qui nous invite à la découverte de quelques spots en Auvergne.

Parmi ceux-ci, nous sommes invités à partir à la découverte de la Dore. Terrain de jeu qui a vu le week-end dernier le déroulement d’une manche du championnat de France de pêche à la mouche de Première division

Occasion d’admirer les meilleurs pêcheurs de France et probablement du monde .Occasion aussi de mesurer à travers leur performance la capacité de nos cours d’eau à répondre aux attentes des pratiquants que nous sommes. J’en profiterai pour remercier les quelques compétiteurs avec lequel j’ai échangé.

L’administrateur de la  fédération de pêche du Puy de Dôme que je suis se montrant très attentif, convaincu que cette manière d’analyser les choses doit avoir autant de place dans la pertinence et  la lecture que nous faisons tous de nos rivières au-delà des simples valeurs que sont les résultats d’une pêche électrique  ou l’analyse des contextes biologiques.

Persuadé très certainement  que nous devons mesurer la difficulté de plus en plus grandissante de nos rivières à  satisfaire les plus débutants d’entre nous .Comment d’ailleurs ne pas corréler le niveau  de cette Elite ( les premiers) qui au final réalise des scores d’une 20aine de poissons sur 12 heures de pêche (3 secteurs/2Ance/1 Dore) soit un ration d’un 1.6poissons/heures/pêcheurs à la réalité d’une pratique pêche dont la capacité de renouvellement des pratiquants s’affaiblit depuis des années. Un vaste débat.

Vous l’aurez compris, je n’ai pu résister à ouvrir sur Auvergne Passion Mouche cette réflexion,.Constat d’un manque de confiance que l’on peut avoir de nos jours à la parole donnée par certains acteurs de la pêche  qui interviennent sur la Sioule. Amuser aussi  de lire à longueur d’internet  de la part  de quelques pratiquants forts présomptueux (il me semble) qu’il devient de plus en plus difficile d’admettre une simple réalité : Aujourd’hui je me suis ramassé.

Ainsi amis lecteur, tel un billet d’humeur, voyez dans les quelques lignes qui précédents , l’outil d’un propos qui vous invite à l’honnêteté.

Nul doute que certains me reprocheront cela ; nul doute qu’il eut été à cet instant du récit plus agréable de vous dire que tout est bien dans le meilleur des mondes. Nul doute que j’aurais pu espérer de vous la nécessité indispensable que vous soyez suffisamment crédule.

Mais à l’heure où certains viendront poser leur valise au bord de la belle des Combrailles, il me semble indispensable de faire un état des lieux le plus sincère possible et le plus humble qui soit.

De Sioule et de manière plus général dans le 63,  la pêche en ce moment se révèle compliquée. La réussite passe par un nombre d’heure  conséquent au bord de la rivière et la nécessité de maitriser un bon niveau technique.

Bizarement alors que nous avons aperçu tout au long de l’année une myriade de fourreau de trichoptère, les coups du soir se trouvent très instable. Rançon très certainement d’une année froide.

Il nous faut aussi  nous rendre à l’évidence, l’un des facteurs d’affaiblissement de la réussite passe  par un manque de diversité des stratégies de pêche mise en œuvre. Sur sollicité avec  les perdigones et autres nymphes secouées sous la canne dans les rares veines d’eau laissées  libres, les poissons et notamment les ombres ont appris à se méfier de ces adeptes qui ont fait de cette manière de pratiquer une forme de religion.

Loin de moi l’idée de vous inviter à laisser vos cannes dédiés à la Naf  mais je reste convaincu que d’autres voies sont possibles.

S’il est une période de l’année propice à la découverte, les mois qui arrivent vont être  l’occasion de retrouver quelques bonnes pratiques anciennes à l’image de la pêche en sèche sous les frondaisons en journée, la pêche en noyée aux heures les plus fraiches (pré coup du soir) .Des moments qui faute de prise en quantité offriront sans contexte un intérêt passionnant.

Nul doute aussi que  la réussite passera par un parfaite connaissance des secteurs de pêche, un savoir difficile à acquérir en quelques jours. Ainsi deviendra-t-il pertinent peut être de s’adjoindre le temps d’une matinée , d’une après-midi les services d’un guide de pêche à l’image d’Emmanuel Estival.

Un conseil qui prendra toute sa valeur avec un petit rosé  à la terrasse de son restaurant à Châteauneuf les bains :

L’escale.

Au milieu des herbiers

Il est des batailles dont on connait l’issue à la moindre minute où elles débutent.

Frêle présomptueux que je suis, pendant un instant j’ai cru combattre cet adversaire avec la modestie de ma petite mangrove soie de 7 a laquelle j’avais accroché un simple chiro en 28/100.

Frêle présomptueux que je suis, lorsque la soie s’est tendue, lorsque le combat s’est éternisé, lorsque derrière l’appareil j’ai entendu la voix du spécialiste qui m’annonça d’un regard enthousiaste le poids présumé de la bête.

Frêle présomptueux  que je suis, 15 kg de muscle, 40 minutes d’un combat acharné pour sentir ce brin de peau qui se déchire, ruinant les espoirs d’une rencontre improbable.

A la frustration immense, il me fallait chercher quelques réconforts pour accepter ce désagrément. Faire le deuil d’un instant si rare.

De tous les visages des rivières auvergnates, de toutes les saisons, il en est un auquel je voue une affection sans borne. C’est au pays des herbiers que j’allais me ressourcer.

De cet imbroglio végétal, Ils sont nombreux les  pêcheurs qui détestent ce moment de l’année.Leurriste, amateur de godille, pêcheur aux appâts naturels, bien peu se risquent  à faire vagabonder quelques bouchées appétissantes.

Comme le signe d’une liberté qui s’estompe. Comme le signe d’une nature qui  cherche à se préserver  d’une époque où même les amateurs de la canne à mouche souhaitent tout voir , tout savoir  , tout saisir à l’image de ces pêcheurs , excellent naveur  des rivieres franc-comtoise qui m’ont expliqué être tant perturbé lorsqu’ils viennent sur nos rivières. Il faut se rendre à l’évidence, Sioule a su fabriquer sans le vouloir d’immenses réserves.

Nul façon de chercher la tranquillité sans concéder à aller ou les autres ne vont pas. Ainsi il m’aura fallu des années pour apprendre à domestiquer ces interstices promotteurs.Percevoir que tout déplacement doit se faire à pas feutré. Comprendre que l’on ne pénètre pas au milieu des renoncules sans tenir compte de leur implantation, de la manière dont elles bougent. Maitriser ses déplacements tout en préservant de sa présence celles qui habitent les lieux.

J’aime pêcher ainsi. J’aime ne rien voir, tout deviner, retrouvant les réflexes d’une pêche pleine de mystère ou l’on se surprend à imaginer, à rêver.Une pratique tout en précision, tout en humilité ou parfois le simple fait de faire pénétrer une mouche  dans l’eau suffit à vous amener une fois encore à l’étau.

J’aime sentir le poids d’une modeste truite qui fait tendre mon nylon, se saisissant du gammare qui lui échappe. J’aime soutenir, conduire, faire passer une simple noyée à la mode « tout nylon » que je m’amuse à détourner. J’aime mesurer combien le sieur thymallus si farouche ne peut se risquer à laisser passer une tricofil que l’on vient d’animer à l’endroit précis ou se trouve son repère.

Pêcher au milieu des herbiers ne s’improvise pas .C’est une pêche qui se prépare , qui se repere.Une pêche ou chaque caillou , chaque rocher , chaque veine d’eau a fait œuvre d’un repérage durant les semaines ou la rivière  a accepté de se laisser regarder. Pêcher au milieu des herbiers reste à mon sens la meilleur expression du savoir que l’on a su accumuler au fil des années.Plus ils sont denses , plus je m’amuse.Plus ils sont denses , moins il y a de monde.

Pêcher au milieu des herbiers , c’est mon trip …..

Entre deux révisions

Camus, La Fayette, Diderot et les autres, autant de sujets, autant d’auteurs, autant de préoccupations à l’heure de l’échéance que s’annonce. Quelques heures encore, quelques jours de révision et le temps sera venu pour plancher sur cette copie que l’on espère point blanche.Ainsi pression qui monte doit être oublier .

Quoi de mieux qu’une immense bouffée de d’oxygène .Quoi de mieux que de consommer son esprit à regarder ce brin de nylon qui file dans le courant. Quoi de mieux pour se libérer que d’aller à la pêche.

Dernière ligne droite, première heure de l’épreuve de français du  baccalauréat  qui se jouera en deux étapes, nous prenons de temps d’une matinée pour nous amuser au cœur de nos rivières. La pêche à la mouche devient la source d’une évasion nécessaire.

Dernière ligne droite aussi pour le grand éphémère qui petit à petit disparaitra dans le ciel laissant place à d’autres.

L’époque des mouches de mai touche à sa fin et la chaleur suffocante de ces derniers jours semble avoir comme anéanti le spectacle. Il faut profiter de la fraicheur du matin.

A l’ombre des saules, premier poisson pour Antoine, modeste truite auvergnate que nous prenons le temps d’admirer.

Rapidement alors que le soleil augmente sa présence, c’est dans les radiers que nous trouvons enfin le bel éclat d’argent que nous sommes venus chercher. Maitre thymallus nous rend cette partie de pêche bien agréable.

Fantaisiste à souhait il me donne l’occasion d’essayer des nouveautés apparues après le deuil d’une de mes boites fétiches, emportés par les flots lors de ma sortie précédente. Coup de cœur pour ces billes Jig off mais nous aurons bientôt l’occasion d’en reparler sur Auvergne Passion Mouche.

Comme un pause, un intermède  qui s’acheve trop vite, il nous faut revenir à la réalité. Reprendre le chemin des révisions. Comment clore alors cette partie de pêche si ce n’est par la rencontre d’une torpille des lieux. La soie tend, la canne se plie.

Au bout de ligne, frêle 10/100, Antoine bataille son défis du jour. Maitre Barbeau ne cèdera pas sans combattre.

Balade lozerienne comme un retour aux sources.

De contrée lointaine, à l’autre bout de l’océan , de neige, de vent, de soleil, de partie de pêche incroyable au cœur d’un paradis, il ne reste que des souvenirs.

Pourtant de Lozère, le voyage fut éprouvant pour ma partenaire.

Promis, juré, j’avais convenu d’un accord tacite : De retour en notre belle auvergne, ma soie devait revenir à ces sources.

Ni une, ni deux, nous prenions avec Jérôme, l’A75, pour une escapade lotoise. Au pays des eaux claires, des rivières à taille humaine, je concède ici une fois encore mon affection sans limite pour l’odeur du Mucilin qui poisse entre mes mains.

Plus encore aujourd’hui qu’hier la pêche est devenu pour moi question d’atmosphère, de contemplation, de plaisir souvent solitaire. De recherche permanente d’un état de grâce ou je cède à mes préoccupations la plus futile des occupations : Attendre que la belle éphémère illumine le ciel.

Dame mouche de mai est annoncé en ces lieux, foi de compagnie des  guides.

Actualité Juin 2017 de la compagnie des guides :http://www.guides-de-peche.fr/juin-2017/

Promesse de quelques museaux avides de chair fraiche, je m’empresse à chercher le bon endroit.

Choisir son imitation , trouver la bonne dérive .Déterminer l’instant parfait ou je deviens imitateur , usurpateur , menteur , faisant prendre à dame fario des vessies pour des lanternes et des bout de poils et de plumes pour la plus belle des bouchées. Ainsi se raconte l’émotion d’un gobage.

Etrange jeu de dupe dont le seul résultat réside dans l’admiration de cette parcelle de vie si infime soit elle.

De toutes les pêches, de toutes les manières de se servir d’une canne à mouche, la pêche en sêche reste pour moi la plus belle…..

Dans l’univers de Franck

Il est temps de faire une pause, de changer d’horizon.

De Sioule, j’en laisse la foule pour partir au cœur de notre Auvergne, dans l’un des sites les plus connus, les plus emblématiques : Le lac Pavin

Pas une émission ,pas un détour , pas un voyage au milieu de nos volcans ne pourrait nous conduire à éviter ce joyau perché sur les hauteurs de Besse en Chandesse.

44 hect d’une eau bleue , royaume de l’omble chevalier , de la truite arc en ciel , de cyprinidés d’eaux vives aux dimensions impressionnantes et d’un partenaire peu habituel pour le pêcheur à la mouche que je suis : L’Ide Mélanote.

Comme l’envie d’une nouvelle quête improbable, je fais le pari d’aller à la rencontre de l’ide avec l’un des meilleurs guides de pêche local: Franck Coudière.

Le site internet de Franck :http://franckcoudiere.com/fr/

Franky  pour les intimes connait à la perfection ce lac. Chaque poste, chaque retourne prometteuse, chaque frondaison ne contient plus guère de secret pour ce personnage  qui respire la pêche comme je l’aime .Aspiration profonde à la liberté.

Rencontre avec ce cyprinidé peu connu, sorte de gardon qui aime à loisir se balader le nez en l’air. Il est un défis à la hauteur d’un pêcheur à la mouche qui s’amuse à aller à la conquête de la moindre espece.

Un petit plus pour ce magnifique  lac dont je l’avoue ici, je ne comprends guère l’acharnement de certains à ne rien vouloir développer en un tel lieu. Amusant peut être de voir combien durant notre partie de pêche , badauds et autres touristes se seront amusé à contempler nos arabesques.

Il est temps pour nous d’éviter la foule et de partir pour après-midi dans l’un des endroits rares que compte le cezalier.Sanctuaire intime que le brouhaha de notre époque semble avoir oublié .C’est au cœur de la vallée de la Rhue que je plonge avec Franck.

Instant précaire ou l’on admire la beauté d’une truite, ou l’on crapahute entre les rochers, ou l’on partage la tranquillité d’une nature paisible. C’est ici que je réponds à l’un de mes questions existentielles

Je suis Auvergnat …..Volcanique, engagé et supporter de l’ASM !!!!!!!malgrés moi …..

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