48 minutes !!!!!!!

L’époque est à la fleur

De Sioule, comme tous les ans, la dame des Combrailles s’habillent d’innombrables couleurs.

C’est un printemps bien frais qui accompagne nos parties de pêche. Des matins timides aux après-midi qui semblent en permanence bercés par le vent , bien compliqué de trouver des conditions de pêche idéale.

De Sioule, comme d’ailleurs il faut se rendre à l’évidence ce sont les pêches fines qui donnent les meilleurs résultats.

Situation que l’on doit à une année ou  les débits n’ont pour l’heure que trop rarement dépassé les 6m3/s.Inquiétude  évidente qui nous laisse entrevoir un été bien compliqué.

Manque d’eau chronique qui donne au ruisseau de Cube un visage peu racoleur pour dame Fario.

Un ruisseau qui a lui seul résume probablement une forme d’échec.

6 ans que nous tergiversons, 6 ans de palabre, 6 ans de blablas pour arriver à rendre accessible des zones fraies.

6 ans que des travaux doivent être effectué venant faire suite à la création d’un nouveau lineaire.200 000€ dont plus de 10000 € à la charge des pêcheurs du Puy de dôme, tout cela pour qu’au final il ne se passe rien.

Rançon d’une continuité écologique qui ménage en permanence quelques intérêts mercantiles au détriment d’une nature dont on ne comprend pas l’état d’urgence. Fonctionnement grave d’un système qui se nourrit d’expertise, d’étude  sans aucune forme concrète.

Nécessité permanente de mesurer le rôle anodin de nos aappmas dont on comprend qu’aujourd’hui notre unique mode d’action réelle reste la capacité que nous avons à économiser la ressource salmonicole au cœur de notre pratique.

Clin d’œil un peu provocateur d’un avenir ou Combrailles ne sera plus que le terrain des ambitions d’ailleurs au détriment de la beauté de sa nature.

D’une déchèterie sur les hauteurs de Queuille à quelques microcentrales, urbain pourra dormir sur ces deux oreilles, il aura de l’électricité pour ses batteries et des poubelles pour ses déchets.

Pourtant que Sioule reste belle et combien pêcheur habille à la perfection ce paysage.

Longues minutes de contemplation, longues minutes d’émotion, 48 minutes d’un combat intense avec l’un des habitats des lieux.

Certitude d’avoir fait le bon choix lorsque fulgor se dechaine. Une maxia soie de 2, une pointe en 10%, le sieur barbeau ne vend sa peau que chèrement.

De Sioule, ainsi se déroule le mois de mai, entre inquiétude pour les mois à venir ou la sècheresse semble sonner à la porte et plaisir d’un museau que l’on aime à séduire.

De Sioule donc, si l’on me cherche, je suis à la pèche …

2 Comments

Add a Comment
  1. Jolie barbeau on en parle pas suffisament de la sa peche en nymphe.Avoir un tel adversaire au bout de sa ligne doit etre magique.
    Cordialement.

  2. Bonjour stephane
    Encore plus magnifique et agréable à lire les un des autre tes articles.
    Bravo

Laisser un commentaire