Catégorie : Sortie de Pêche

Retour à Banson avec le 3rd hand rod holder

Après un hiver où je me suis focalisé sur la recherche des beaux poissons du Domaine de  gerris, changement d’horizon pour aller à la rencontre d’une pêche plus diversifiée.

Pêcher le même plan d’eau régulièrement est loin d’être rébarbatif d’autant lorsque l’on a la chance de pouvoir pratiquer sur un reversoir comme celui de Stéphane et Laeticia.

Simplement à l’image d’une rivière ou l’alternance des postes vous oblige à changer d’approche, il en va de même pour la pêche en réservoir , chaque lieu possède ces codes , ces zones propices.

Remise en question nécessaire  qui pousse à échouer parfois , à réussir de temps en temps , à progresser tout le temps.

Ainsi avec l’arrivée de premier fleur de printemps, Banson invite souvent à la maitrise des pêches fines .Sèche, nymphe, noyée en sont des outils indispensables pour réussir.

Occasion d’un clin d’œil à mon ami Vincent qui maintenant depuis quelques années fait un travail important pour donner à ce site l’apparence d’un petit paradis à la quiétude bien auvergnate.

Bilan d’une journée ou il a fallu chercher les poissons avec beaucoup d’application.Des prises régulieres avec des poissons combattifs , venant récompenser une lecture rapide du changement d’activité de ces dames qui tout au long de la journée auront su plier du carbone.

Quelques heures de pêche pour tester un nouvel outil venant compléter une approche en mouvement : Le 3RD hand Rod Hodler

État d’esprit très USA  de ma pratique réservoir, associé à mon collier et  à un sac à dos, le 3 RD hand rod holder permet d’avoir à porter de main rapidement une deuxième canne.

ll me faut pourtant doucher très vite mon enthousiasme puisqu’après de nombreux essais sur plusieurs cannes, l’usage des poignées fines très courant sur les cannes en Europe conduit à remiser cet objet au placard.

Nulle question de prendre le 3 rd hand rod hodler pour la saison rivière qui s’apprête à débuter.

Une saison rivière sur lequel je mettrais l’accent très tardivement cette année.

Certe je ne raterai probablement pas l’ouverture ni même quelques heures supplémentaire mais j’avoue  ma lassitude à conduire une pratique qui se résume dans ces heures d’eau fraiche à rouler , rouler encore des billes tungstènes lourdes.

Sentiment qui me pousse inexorablement à interroger de plus en plus la pertinence de prendre une canne à mouche. Ne serait-il pas plus  cohérent de passer vers des outils plus aboutis à ce genre de pratique. Voilà peut-être une interrogation pour les années à venir.

Une question , prétexte  à la veille de l’ouverture à faire un clin d’œil à Stephane Voissier.Guide  de pêche sur la  haute Sioule , il est sans contexte avec Emmanuel Estival , l’un des deux guides que je ne saurais vous conseiller le jour ou vous aurez envie de venir à la rencontre de la fille des Combrailles .

Le site de Stephane Voissier : https://www.guide-peche-sioule.fr/

Parti pris volontairement osé qui me conduira peut être à certaine critique , mais à l’image de l’apologie d’un esprit terroir de notre consommation , il me semble tout aussi pertinent d’user d’un produit local que d’aller chercher les conseils d’un professionnel qui ne vit pas au bord de la rivière.

Mais revenons à nos moutons pour conclure ces quelques lignes qui sont surtout prétexte à partager avec vous les impressions laissées par le 3rd hand rod holder.

Vous l’aurez compris , je suis très partagé , pour ne pas dire plus.

A la fois intrigués par les possibilités que peut offrir l’objet lorsqu’il est utilisé avec des cannes adaptées mais affichant une forme de déception ( usage riviere) qui me pousse à éviter de vous donner un avis très positif.

Signe peut être d’une forme d’indépendance que j’aime à cultiver sur Auvergne passion mouche.

Loin, très loin du regard souvent aseptisé auquel nous invite aujourd’hui de nombreux partenaires sponsorisés et autres revues ou tout regard critique devient impossible.

 

 

 

Bientôt les retrouvailles

Le parfum de la rivière se rapproche

Quelques semaines encore et j’espère retrouver rapidement le bruit de l’eau sur les rochers de la Sioule

Difficile tout d’abord d’écrire aujourd’hui sans porter le regard sur l’évènement  qui anime les réseaux sociaux depuis quelques jours : Les animalistes

Vaste sujet qui a donné lieu à d’innombrables palabres.

Vaste sujet qui résume probablement à lui seul le sentiment qui est le mien depuis quelques années maintenant : l’extrême fragilité de notre activité.

Préfère-je  alors me focaliser sur mes envies halieutiques du moment que d’entrer dans ce jeu de dupe , livrant en pâture le risque d’un manque de contrôle qui nourrit toujours ton ennemi.

Conscient que je n’arriverai  jamais à être  un #jesuis . Apologie d’un mode uniforme et conservateur  ou  je crains l’ entre-soi  , trop attaché à mon indépendance  pour prendre le risque de sombrer dans l’atmosphère d’un univers pêche qui a tant d’autres défis , tant d’autres combat à mener.

En somme ne pouvant faire deux chose à la fois , des anti-tout-tout et autres adeptes du paz de Paris, je n’ai guère de temps à consacrer à leurs préoccupations , trop occupé à partager avec vous la passion qui nous anime

Des envies qui en ce mois de février alterne entre sorties de pêche en réservoir et préparatif de la saison qui s’annonce.

Contexte d’un premier  retour sur une partenaire de jeu qui m’accompagne dans mes séances les plus légères au domaine de gerris : La hoh clan 9 soie de 5

Les test de la canne HOH Clan sur truite et cie : https://www.truites-et-cie.fr/article/materiel/mouche/comparatif-cannes-mouche-9-5-moins-de-300-euros

La canne hoh chez plc pêche : https://www.plc-peche.fr/cannes-hoh/4235-canne-hoh-clan-9-soie-5-8158189005027.html#link-image

Une canne étonnante qui se montre capable de maitriser les adversaires puissants que sont les magnifiques arcs du domaine. Des poissons qui vous donnent confiance dans l’outil et surtout invitent à faire de cette canne un allié de choix pour aborder les coups du soir sur les grandes rivieres.Un trait d’union entre la rivière et le réservoir.

Une halte à l’étau plus tard, j’organise les montages qui serviront ces premières heures au sein d’un patch réalisé par Joel.

Réalisation d’un kit 4 pièces qui marque le travail superbe d’un artisan au service de notre passion.

L’univers de Joel : http://jspatch.fr/

L’heure est donc au préparatif .Revue de matériel ou l’on retrouve des repères à travers des objets qui raconte l’histoire de mes sorties de pêche.

Fidélité annoncé à mon nylon de prédilection, le Milo krepton disponible chez mon ami Vincent.

Le milo krepton chez Fly concept : http://www.fly-concept.fr/produit/fil-milo-krepton/

Fidélité à ces chaussures Andrew dont je mesure le peu  d’usure malgré les années qui passent. Seul un passage par an chez le cordonnier pour refaire la cerise aux feutres et me voilà reparti pour courir les gravières.

Les chaussures Andrews : https://www.river-shoes.com/

Continuité en somme de certitudes acquises au fil de temps et qui donne à chaque sortie de pêche des points de repère  à l’image d’un gilet dont chaque élément retrouve de manière immuable sa place.

Ainsi pour conclure ce moment, me faudrait il vous encourager à l’aube d’une saison 2021 qui s’annonce de vous construire ces fondamentaux qui racontent votre manière de pratiquer. Des indispensables propres à chacun à l’image de cet élément qui fait si souvent débat : le bas de ligne.

Discution autour du bas de ligne : http://auvergnepassionmouche.fr/pratique-de-la-peche/apprehender-le-bas-de-ligne/

Du vent , de la pluie et des poissons léthargiques

De pêche en réservoir, il  existe de nombreux visages.

Adaptation nécessaire aux  conditions du moment, c’est une eau bien fraiche qui m’accueille pour ces quelques heures passées à gerris.

3.5° à la surface ,  de quoi glacer les ardeurs des truites  qui maraudent lentement, limitant leur mouvement au simple nécessaire.

Il faut choisir des stratégies de pêche qui vont à l’essentiel , exploitant les colonnes d’eau les plus profondes.

Autodidacte complet, je passe de long moment à lire sur quelques forums anglais les conseils de pêcheurs qui font de l’échange sur le web  un outil pour que chacun d’entre nous progresse.

Etrange d’ailleurs d’imaginer cette différence culturelle  ou l’on peut trouver à l’étranger  des dizaines et des dizaines de contenu, parfois issus des meilleurs compétiteurs alors qu’en France s’il fallait résumer les choses, on pourrait oser une expression : un vide préoccupant

Occasion peut être d’interroger la transmission du savoir dans un univers mouche qui semble de plus en plus enclin à monétiser la moindre parcelle exploitable au détriment du partage. Déclin évident d’une pratique ou l’on peine à trouver quelques jeunes moucheurs  au bord de nos rivières et de nos lacs.

Reprendrai-je alors  les mots de l’écrivain Milan Kundera pour qualifier l’espérance  qui est la mienne

« Ce qui distingue l’autodidacte de celui qui a fait des études, ce n’est pas l’ampleur des connaissances ,mais des degrés différents de vitalité et de confiance en soi. »

Il faut y croire sacrement lorsque le vent, le froid envahis l’atmosphère , y croire lorsque les touches se font rare .

Croire sans cesse pour s’interroger sur les possibilités non pas de réaliser des scores d’ampleur mais bien pour sauver la mise.

Les pêches hivernales de réservoir nous confrontent souvent à une réalité délicate ou les techniques les plus lentes payent à force d’insistance.

L’époque n’est plus au rolly polly et aux animations endiablées. Chaque poisson se montre souvent léthargique au point de ralentir son métabolisme alimentaire.

A ce jeu, stabiliser une grosse bouchée dans les colonnes d’eau profonde  est une réponse capable de séduire les plus réfractaires. A ce jeu, s’il faut éviter d’employer un bob pour obtenir les résultats attendus,  je trouve quelques idées de prospection autour d’un outil : le bung

Reprenant la philosophie d’une pêche en soutenir comme on le ferait en sèche nymphe, le principe est assez simple : trouver un support capable  de stabiliser  des mouches tout en garantissant une visibilité suffisante à distance  malgré les vagues, la pluie, la neige et bien d’autres joyeuseries que dame nature garde en réserve

D’un simple petit bout de mousse à la mode tabur aux plus gros des paquebots insubmersibles, il existe d’innombrables formes de bung.Pourtant mon expérience me pousse à penser que le choix du modèle dépend  clairement du lestage des mouches qui sont utilisées en dessous.

Une gestion du poids dont la finalité  reste de garantir à la mouche d’atteindre le plus rapidement la profondeur mais aussi et surtout de rester dans la zone recherchée malgré les perturbations de la surface.

Nul question de parler d’une technique très fine ou d’en éviter les controverses de certains qui verront dans ce genre d’outil l’occasion de débat bien utile.

Arriver à lancer tout cela à quelques dizaines de mètre suffit très rapidement à remettre tout le monde d’accord .La pêche à la mouche étant pour ma part avant tout question de  geste. Celui de pousser de la soie en l’air quel que soit ce qui est au bout.

L’état d’esprit qui guide l’emploi d’un bung  me semble être dicté par un pragmatisme nécessaire.

Face à des conditions météos compliquées, il devient un allié dont il faut surtout mesurer la nécessité de s’en défaire lorsque le temps redevient clément, faute de se montrer peu discret.

Ainsi pour conclure, je partagerai avec vous le montage d’une mouche que j’utilise très régulièrement en hiver.Sous un bung ou en lancer/ramener , son poids ( bille 3.5mm tungs) garantit d’atteindre les poissons collés sur le fond.

Un combat Clan…esque dont je me souviendrai !!!!

Nous sommes déconfinés.N’en fallait-il pas plus pour retrouver le plaisir d’aller à la pêche.

Des journées entières à chercher les bonnes stratégies, à multiplier les approches, à changer d’horizon.

De Noirétable et de cette journée du 15 décembre qui restera mémorable. Mais aussi et surtout d’un évènement que j’attends chaque fois  avec impatience : l’arrivée de quelques gros poissons à Gerris.

La traque des gros poissons en réservoir répond à certaines obligations :

Leur nombre.

L’arc est un poisson  qui a besoin de convivialité. Les grosses truites s’associent  souvent à quelques individus qui partent en maraude le long des berges. Une ou deux qui se partage une  balade , tranquillement , lentement , à la » cool Raoul  »

La stratégie de pêche.

J’avais eu la chance d’aborder cela sur un article de pêche mouche et je reste convaincu que l’on ne peut envisager le « nombre »  signe d’une bonne journée  et la traque de ces individus.

Par accident, il peut arriver que l’on obtienne une belle rencontre mais au-delà , ces gros poissons nécessitent une approche particulière.Concrétiser l’opportunité de plusieurs rencontres dans la même journée reste une chose relativement compliqué.

Le streamer est sans hésiter le Graal.Il faut insister, insister encore, être en mouvement permanent , choisir des mouches dont la taille éloigne l’envie des plus petites audacieuses.

Mais à ce jeu, je m’amuse surtout à sortir des sentiers battus et m’adonne à un technique dont nous avons déjà parlé dans l’article précèdent. La nymphe au fil en aveugle, ciblant exclusivement ces poissons.

Précise, propre, la pêche en nymphe au fil en aveugle résume la réussite d’une partie de pêche à votre concentration , à voir capacité à faire abstraction de la moindre perturbation , à votre dose de confiance dans l’ensemble des éléments qui compose votre panoplie , à choisir des mouches qui répondent aux comportements de ces poissons spécifiques.

Ne nous parlons pas de combattre une demoiselle emplie de douceur .Comme dirait Blier , ici c’est du brutal.

La canne ramasse  sévère .Le carbone plie sous les assauts d’une combattante qui fait rarement dans la courtoisie.Un test matériel,grandeur nature qui en dis long sur la capacité d’une canne à répondre à nos attentes.Il faut savoir accepter que celle-ci fasse parfois  entendre le bruit d’un élément qui rend l’âme.

Combattre une mémère sur une soie de 5 n’a juste rien à voir avec le confort que nous propose nombre d’outil plus puissant .Il faut être patient, repérer chaque parcelle d’un lac  qui dresse devant vous d’innombrables destins funestes à ce moment.

Une branche immergée que la dame prend comme allié , un ponton sous lequel elle tente de vous échapper , l’inertie d’une soie partie au large et dont le poids suffit à faire céder le nylon qui vous unis à elle.

De longues minutes d’adrénaline pour enfin apercevoir l’adversaire.

Il est des truites que l’on combat, d’autres que l ‘on se souvient.

Nul doute que le moment partagé avec la dame « tout en gueule » restera l’un de instant phare de l’arrière saison 2020 à gerris avec une pensée pour cette modeste 9soie5 Clan qui a sacrement souffert.

Un combat Clan…esque qui me donne  l’occasion de rebondir et de finir ces lignes avec la présentation en vidéo des nouvelles cannes HOH.

 

 

 

Rester dans le cercle

De toutes les stratégies de pêche en réservoir, il en a une que j’affectionne plus particulièrement et dont je vous parle souvent.

Au fil, un simple brin de nylon coloré comme source d’espoir.

Au fil, rien qu’au fil ou l’on dessine à chaque lancer la courbe d’une immersion la plus lente possible.

Destin d’une nymphe qui se doit de plonger tout en douceur en restant dans le cercle

Une stratégie souvent délaissée au profil de méthode à la maitrise plus rapide.

Nul question d’animation. Nul question de miser sur la vue.

La pêche au fil nécessite un temps long pour comprendre la vie de chaque plan d’eau, les zones de  passage des poissons, leur zone de repos  et d’alimentation.

Nous parlons de sensation, d’impression qui trahissent le moindre indice .Nous nous éloignons petit à petit des approches pantagruéliques  ou l’on construit sa journée autour de plusieurs cannes. Nous résumons notre traque à son expression la plus simple.

Notre matériel rivière devient un parfait allié pour accomplir la tâche du jour.

S’il me fallait résumer ces heures passées à croiser le fer, canne en main avec les habitantes de gerris, point de doute pour prétendre à la pertinence de l’expression «  tout ou rien ».

La pêche au fil se résume à cela .De longues minutes ou guère de chose viennent  bouleverser le paysage. Puis sans tout à coup la soie se tend, le combat se fait plus lourd et l’on a la chance de se mesurer à une belle mémère.

Quel pied d’affronter un tel adversaire à une soie de 5.Tout est là, dans cette réalité.Ce choix d’aller à la rencontre d’un partenaire puissant avec un outil le plus léger possible

N’est-ce pas le sens de ma venue dans ces lieux ; l’adrénaline de ces rencontres, l’incertitude de l’issue.

Trop facile de se vanter à mon gout de la réussite d’un coup de ligne si celui-ci n’a laissé guère d’opportunité à notre soldat de se défaire de notre emprise.

Il n’est pas question de vous faire l’apologie d’une pratique ou l’on voudrait fatiguer à outrance sa partenaire au point de mettre sa survie en parenthèse.

Bien au contraire, j’ai pour ma part trop de respect pour ses poissons de nos réservoirs dont il nous faut mesurer que leur existence réside dans notre besoin égoïste de nous divertir.

Dois-je confesser ici mon inquiétude à imaginer que les truites, les ombres, tout ce qui nage m’amuse bien plus que  certains bipedes.Est ce peut être la raison profonde de ma passion pour la pêche. Fuir comme la peste l’ennui.

Comme un rituel, j’aime ces courts instants ou le contact s’établit .Je prend le temps d’admirer  l’animal au fond de l’épuisette.

Quelques secondes encore.

Il ne me dérange guère d’entrer dans l’eau glaciale pour immortaliser une scène.

Une photo comme le témoignage de ce moment. Une photo, prétexte surtout à prolonger l’instant.Une photo qui se doit d’être la plus attentionnée possible.

Quelle étrange idée de présenter un poisson suspendu par la bouche à l’image de ces photos d’une caste leuriste .

S’il me fallait donner un avis sur la question , j’oserai prétendre avec un peu d’expérience au fil des années que le fait de sortir un poisson de l’eau quelques secondes ne le conduit pas forcement à la mort , faut-il simplement le faire avec douceur , en prenant soin de soutenir celui-ci.

Une main sur la caudale , un simple appui sous le ventre , tout cela fait au dessus de l’eau. Une option qui me semble être la moins préjudiciable si l’on veut se fabriquer un souvenir.

Mais une fois de plus je me fais ici défenseur de ce désir de graver l’image.De cette volonté de prendre ces instants nécessaires à la photo.

Non que je les juge indispensable mais qu’ils sont à mon sens le témoignage d’un état d’esprit ou un poisson cesse d’être un outil de performance pour devenir un support d’admiration.

Voilà ce que j’aime dans la pêche au fil en réservoir , son inefficacité parfois , ses contraintes , ses déceptions , son impertinence à être la meilleur façon de pratiquer.

Pourtant elle est pour moi l’éloge d’une approche ou chacune de nos sorties se transforment à une communion avec nos lacs et leurs habitants.

Des rencontres dont on se nourrit ,qui alimentent  nos rêveries halieutiques.Des rencontres parfois si rares à l’image de cette superbe koi prise par Armand.

Baptême reussi d’un HOH Clan 9 soie 6 qui a tenue toutes ses promesses…

 

 

 

Des nouveautés chez HOH.Occasion de découvrir la naissance d’une canne

Il y a quelques jours, je vous avais conduit à la découverte d’une marque de canne :HOH à la croisée des chemins entre une rivière de la cote ouest américaine et un pêcheur passionné de Colmar.

Relire l’article précédent : https://auvergnepassionmouche.fr/dans-lunivers-d-hoh-createurs-de-cannes-pour-pecheurs-voyageurs/

Quoi de plus normal  de donner la parole à Philipe Koehler, le temps de quelques questions autour de l’arrivée de plusieurs nouveaux modèles et en particulier une canne qui m’a intéressé pour le pratique réservoir : la HOH CLAN 10soie7

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Bonjour Mr Koehler, novembre 2020 devrait être un grand moment pour la marque HOH avec l’arrivée de plusieurs nouveautés, comment a été élaborée votre gamme ?

« À la création de notre marque, nous avions imaginé une gamme très complète mais l’importance des budgets nous a ramené à la réalité.

A notre niveau, nouvelle marque sur le marché,  (petite marque à petit budget pour l’instant) nous souhaitions malgré tout  construire une première gamme de canne cohérente tant  pour leur utilisation que leur prix final.

J’aime toujours me rappeler comment est née notre marque avant de faire un produit.

Elle est née grâce à mes passions ; celle de la pêche et du lancer mouche que je pratique depuis très longtemps.

Pour se faire plaisir a la pêche comme au lancer il faut une bonne canne

J’en veux pour preuve la toute première canne HOH Overseas Spey 13’3  #7/8 en 6 brins qui est à mon avis un excellent rapport qualité-plaisir/prix.

Les utilisateurs de ce modèle, le plus vendu à ce jour,  sont unanimes et les retours que je reçois me font toujours énormément plaisir.

Nous avons  fait l’impasse sur certains modèles pour réaliser une gamme plus petite  mais relativement complète finalement.

14 Modèles d’ici fin novembre (les 6 derniers modèles viendront compléter la gamme Clan et Overseas). »

                   La naissance d’une reference est un évènement importante pour une marque, pourriez-vous expliquer au lecteur d’APM, le cheminement  qui permet de voir naitre une canne HOH ? 

« On part avec des idées de départ quand nous avons « conçu théoriquement » notre gamme.

On prend une référence , 10soie7, 9soie4,..etc..

On s’inspire de ce qui se fait sur le marché. On sélectionne ce que l’on pense être la meilleure canne à l’instant T  et on essaye de construire le  meilleur produit en restant dans le budget que l’on souhaite.

On mélange les ingrédients, blank, équipement, peinture, design, poids, action, et au final le coût par canne. On obtient un premier résultat.

Après la conception de quelques cannes les premiers protos sont déjà bien aboutis.

Ce sont  les 2/3 premières cannes qui sont très difficile à réaliser, il faut trouver nos accords avec la fabrication.

Ensuite on test les cannes de toutes les manières possibles. »

Par exemple, les premières cannes la HOH Overseas Spey 13’3 ont pêché un an et demi intensivement tout autour de la planète, par 8 pêcheurs de bon à très bon niveau, avant d’être fabriquées en nombre.

                       Suite à l’article « Dans l’univers d’HOH » de  nombreux lecteurs m’ont interrogé sur l’origine des blanks .Sans divulguer de secret, pourriez-vous  nous donner quelques pistes ? 

« Après une prise de contact auprès de différents fabricants coréens et chinois, nous avons réalisé un comparatif approfondi de ce que chacun était en mesure de nous fournir avec les garanties de qualité que nous exigions.

Nous avons opté pour un excellent fabriquant en chine, qui respecte nos cahiers des charges. À ce jour, notre choix se révèle avoir été le bon.Nos blanks et leurs accessoires sont à la hauteur souhaité en termes de qualité/prix et de durabilité pour le pêcheur. »

                        Pour  les plus novices d’entre nous, l’action de la gamme HOH se fait autour d’une description medium fast, vous serait-il possible d’apporter des précisions autour de  cette notion ? 

« Nous avons nommé l’action de nos cannes « Médium Fast » parce-que nous estimons que nos cannes sont assez rapides mais pas dures.

Pour des raisons techniques/prix du blank en carbone, nous souhaitions proposer des cannes confortables et faciles d’utilisation pour que le lancer soit plaisant pour tous les pêcheurs. »

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Parmi ces nouvelles venues, j’ai eu la chance de découvrir  en avant première plusieurs prototypes à l’image de la 10soie de 7 dont je choisi de vous parler maintenant

Un format de canne qui ne peut qu’activer ma curiosité de pêcheur en réservoir

Un retour que je vous fais sur le blog qui n’est pas de nature à vous envahir de données techniques mais plutôt de partager avec vous les impressions laissées. Occasion de parler ici de passions ,de sensations éprouvées notamment lors d’une sortie test avec Olivier , compétiteur de D1 , dont l’expérience ne laisse guère place à l’approximation.

S’il  est une vraie tendance qui se dessine de ces cannes , c’est bien leur  douceur. Une idée dont je vous avez déjà parler au sujet de la 9soie5

La HOH clan 10soie de 7 se révèle très agréable avec des soies flottantes et intermédiaires.

Celle-ci devenant  polyvalente si l’on fait le choix de descendre d’un numéro pour les soies les plus lourdes à l’image des forty plus qui sont des outils employés  pour gagner en distance mais qui ont tendance à rapidement surcharger les cannes.

S’il me fallait définir un usage à privilégier pour ce modèle , nul doute que je vous parlerai de la pêche en noyée. Un sentiment partagé par Olivier qui m’a témoigné le même regard en particulier autour de la pêche en barque comme il a eu l’occasion de le faire lors d’un tournoi des 5 nations en Angleterre.

Associé à sa petite sœur ,la HOH clan 9soie de 5 , on peut construire un ensemble parfait pour appréhender l’ensemble des techniques réservoirs (des plus fines aux pêches dite lourdes ).

Au-delà pour ceux qui voudront se limiter à une approche minimaliste autour d’une canne unique , la 10soie 7 correspond à ces cannes capables de répondre à un maximum de situation dès lors que l’on fera l’effort de posséder plusieurs types de soie.

Une canne qui  conduira à quelques concessions notamment en terme de distance de lancer lorsqu’il s’agira de sortir l’artillerie des gros streamers mais il ne faut jamais perdre de vue l’une des qualités majeures de ce produit : son rapport qualité/prix.

Nous parlons  d’une canne en dessous de 300€. Une logique revendiquée par la marque à l’aune d’une époque qui n’arrive que trop rarement à construire des produits dans des budgets retenus.Cela démontre une volonté de proposer un produit de qualité mais surtout accessible à plus grand nombre.

Cerise sur le gâteau , le simple fait que Mr Koehler est imaginé cette canne non pas pour parcourir nos réservoirs mais pour aller à la rencontre des saumons et autres steelheads à partir d’une canne légère  donne bien des raisons à penser que la HOH clan 10 soie 7 peut répondre à bien des attentes.

Laissons libre cours à notre imagination d’autant que les Clan sont saltwater.

De quoi animer l’intérêt des  pécheurs de petits carnassiers,même  si je dois avouer que pour traquer la perche je serai plutôt enclin à m’amuser avec une autre de ces sœurs : la HOH clan 9soie de 6 .

Des cannes que je pourrais vous faire découvrir tout au long de l’année 2021 …

Réservoir , ready to play

Après plusieurs sorties dédiées à la recherche de l’ombre, l’heure est maintenant à l’alternance avec le réservoir.

Occasion de  vous livrer les conditions de pêche du moment autour de Clermont-ferrand mais aussi de vous présenter  quelques nouveautés.

Mercredi-1er halte : Le Domaine de gerris.

Sitôt l’ouverture faite , je retrouve mes habitudes.

Le temps de quelques heures, d’une après-midi, d’un entre deux ou d’une journée complète, arc, aquabonita, fario, alis et léopard sont là pour nous divertir et nous proposer de belle rencontre.

Un domaine aux eaux encore teintées avec des poissons frais, des conditions qui nous invitent  au streamer même si rapidement l’éducation de nos partenaires devrait changer la donne.

Pour l’heure, je jongle entre les densités et les animations pour prospecter, ayant à ma disposition des soies différentes mais dont le point commun reste dans leur grande majorité l’uniformité produisant  des animations linéaires d’un point bas à un point haut.

Pourtant aux pays des soies, l’avènement des soies Sweep permet de changer cela et Rio nous a livré (il y a quelques mois)  une nouveauté que je pense très intéressante.

Sa Fanthom Cleansweep propose un concept ou la soie reçoit plusieurs densités autour d’une pointe intermediaire clear.Le reste de la soie se construit avec une deuxième partie en S4 et enfin un corps en S2

L’intérêt entant de  jouer avec  les variations de densité pour pouvoir balayer l’ensemble de la colonne d’eau.

Une soie  technique dont les premiers usages fait avec une peau de lapin dans les eaux de gerris mais aussi celle du  Bouchet m’auront convaincu du potentiel.

Jouant sur la rapidité de l’animation on sent effectivement que l’on peut  très rapidement couvrir des profondeurs différentes. Une soie de prospection par excellence qui à la différence d’autres modèles existants joue la discrétion d’une pointe clear.

L’introduction d’un repère visuel blanc, le Hang marker permet de valoriser le lift mais aussi de donner un visuel précis pour le lancer à venir.

Une soie disponible dans la boutique PLC-pêche, occasion de remercier Philipe Koehler pour sa disponibilité et ses conseils.

La soie Rio fanthom cleansweep : https://www.plc-peche.fr/les-soies-reservoir/4018-soie-rio-fathom-cleansweep-slow.html

Moment pour partager avec vous l’annonce d’un partenariat avec sa boutique et la marque de canne HOH.

Modestement ,j’essaierai de vous  parler de pêche à la mouche et vous présenter des produits  à travers mon regard si imparfait soit il .Notre passion commune, raison d’être de ce blog.

Une passion  qui se construit, se nourrit, s’apprécie à travers chaque expression.

D’un simple outil de fly tying à la rencontre d’une rivière ,de quelques heures passées sur un salon  à l’arrivée d’une nouvelle série de canne, d’un billet d’humeur autour d’une conviction,Auvergne passion mouche se doit au fil des années de se renouveler et  de penser à vous lecteur.Ambition modeste à  tenter le plus souvent possible de vous apporter du contenu que j’espère de qualité.

Jeudi -2eme halte : Banson

Une pluie fine, quelques percées de vent dans les sapins ; des conditions idéales pour conduire les dames des lieux à pointer le nez en l’air.

En sêche , en nymphe à vue dans la bordure , on peut appréhender en ce moment Banson  de la manière la plus simple possible.

Mon Peux fulgor , la 9soie5 HOH Clan , une TT5 et enfin une sélection restreinte de mouche dans un patch. Me voilà prêt pour passer un bon moment. Stratégie légère ou la caisse réservoir à laisser place à un collier porte outil.

Clin d’œil  à l’artisanat français qui nous propose un produit très pratique et de très belle  facture.

L’univers GBTX : https://www.gabatx-flyfishing.com/

Cela faisait longtemps que je voulais m’équiper d’un lanyard permettant une approche minimaliste ou la pêche se transforme en une traque active à la recherche des poissons.

Les choix de Vincent et de Cédric de laisser un étang  le plus naturel possible poussent les truites à un comportement qui nous relie directement à la rivière. L’automne est un moment phare  ou les nostalgiques des gobages seront aux anges.

Samedi-3eme Halte : Noirétable.

Je retrouve Olivier pour une partie de pêche dans un mode bien diffèrent. Place à une pêche ou l’on ne bouge pas d’un pouce, désireux d’exploiter l’ensemble des stratégies possibles.

Nul n’est question d’autre chose lorsque l’on monte en réservoir de nombreuses cannes.

Expression d’une volonté constante à s’adapter à l’humeur des poissons .Chaque centimètre de la colonne est prospectée. On passe d’une pêche en washing line à la maitrise d’une animation lente sur les couches profondes.

A ce jeu, l’excellent compétiteur qu’est olivier démontre toute la science nécessaire à la maitrise de l’ensemble des paramètres qui font la rançon du succès et la capacité de concrétiser de nombreuse prise. Occasion pour lui de me confier son avis sur le prototype HOH Clan 10 soie de 7 mais nous en parlerons bientôt.

Noirétable par son succès et la venue de très  bon pêcheur  est actuellement un plan d’eau technique qui permet de se  mesurer à des poissons qui ont déjà appris de nombreuses leçons.

Je profite de l’instant pour vous relayer le message de la FD42 au sujet de la prise des cartes de pêche.

« Chers pêcheurs,

Le bar Le Bidule, habituellement dépositaire des tickets de pêche spécifique pour le réservoir mouche de Noirétable ne sera ouvert que durant ses horaires habituelles de restauration, à savoir du lundi au vendredi, de 11H30 à 14H30. En dehors de ces horaires, les tickets de pêche doivent obligatoirement être achetés via le module : https://reserv.peche42.fr/

Néanmoins, pour les pêcheurs désireux de pêcher uniquement l’après midi et en semaine, vous pourrez continuer à acheter vos tickets directement au Bidule.

Enfin, les achats de tickets pour le réservoir mouche d’Usson en Forez continuent comme depuis la réouverture de ce site à être vendus par ce module de réservation. Aucun changement n’est en vigueur sur ce site. 

Nous sommes bien entendus tous désolés par cette situation indépendante de notre volonté.

Merci de votre compréhension. »

Dimanche-4eme Halte : le lac du Bouchet.

Comment terminer un périple réservoir sans faire un arrêt au Bouchet.

Une fois encore je ne pourrais cacher mon enthousiasme à parcourir ce lac. C’est pour moi sans contexte le plus beau et j’espère vraiment que la fédération de la Haute Loire reconduira dans les années à venir ce site et sa gestion.

Une journée que je passe en compagnie de Christophe Noharet ou sa maitrise de la sêche fera merveille.

Des poissons en maraude, opportunistes qui malgré le froid et le vent, se saisiront sans complexe de nos imitations. Des poissons que parfois nous oublieront de ferrer tellement occuper à discuter et à partager notre passion.

Une passion qui doit conduire Christophe dans quelques semaines à nous livrer le premier ouvrage autour de la pêche en réservoir que j’aurais l’immense honneur de préfacer.

Ainsi s’achève cet article  dans la fraicheur du soir sur le bord d’un lac volcanique.

Tentative de vous faire percevoir amis lecteur la pêche en lac comme un activateur de notre curiosité.

 

A la rencontre des ombres de la Loire

Coubon ,8h30 du matin, rendez-vous est donné avec Steeve pour aller  à la rencontre des Ombres de la Loire.

Première halte : la découverte du parcours trophée mis en place en 2020 issus du partenariat entre l’AAPPMA  du Puy en Velay et la fédération de pêche de la Haute Loire.

Le principe est simple : dynamiser l’activité pêche d’un secteur de 2eme catégorie à travers l’introduction de 500 AEC à destination récréative.

Les actus de la fédération de pêche de la Haute Loire : http://pechehauteloire.fr/Actualite_Liste.php

Simple mais efficace au vue du succès de celui-ci.

Simple au point de voir d’autres fédérations comme celle de la Loire mettre en place ce type de parcours.

Les parcours de la fédération de pêche de la Loire : http://www.federationpeche42.fr/component/content/article/286-une/967-2020-10-01-07-26-45.html

Simple au point de s’interroger sur les raisons qui poussent la fédération du Puy de Dôme à ne pas avoir réussi plusieurs années après l’émanation d’un SDOH ( shemas départementale d’offre halieutique) à réaliser un projet identique , pourtant identifier comme nécessaire.

Simple et pourtant démonstration symptomatique d’une réalité au sein de mon département qui pousse de nombreux pratiquants à aller vers d’autres destinations pour prolonger la saison.

Difficile  à ce moment du récit de n’être admiratif des produits disponibles sur la Haute Loire dans le domaine public :

Du lac du Bouchet à un parcours halieutique, des ombres de l’Allier à ceux de la Loire.

Suffit-il qu’un beatis se fasse la malle à la surface de l’eau pour que l’une des vallées le plus sauvages de France se réveille.

Des museaux qui crèvent la surface .Des museaux dont  je ne peux cacher l’émotion qu’est la mienne lorsque je croise l’un de nos éclats d’argents.

Thymallus dont la quête me conduit à parcourir chaque recoin de notre Auvergne tout au long de l’année

Autant de rendez-vous dont j’essaye de partager ici le parfum.

Vous l’aurez compris cher lecteur, au fil des mots, des articles, une conviction est mienne.

Nul auvergnat qui affiche passion pour la pêche à la mouche ne peut  faire économie d’une quête qui le conduira inexorablement au fil des années à la découverte de nos départements , declinant l’expression de nos pratiques salmonicoles de la 1er categorie à la 2eme.

Nul auvergnat ne peut, ne doit laisser à l’abandon la défense de ce patrimoine qu’il soit ligericus ou pas

https://auvergnepassionmouche.fr/tag/thymallus-ligericus/

D’une pêche à vue sur un plat de Neussargues au plaisir d’un overhead en spey sur l’Allier .Du charbonnier de la Sioule seduit par une petite animation à la plaisir de partager une journée avec Steeve au cœur de son domaine ; l’ombre est un trait d’union.

Aller à la rencontre des ombres de la Loire avec Steeve Colin : http://www.emotionpeche.com/

L’ombre coule dans nos veines comme l’un des moteurs  de ces arabesques que nous dessinons à  longueur d’année sur nos vallées.

L’ombre, c’est ce point de repère entre hier et demain,

L’ombre c’est le témoignage d’une partie de l’histoire de la pêche à la mouche aux pays des volcans.

 

L’heure est à thymallus

L’Automne habille enfin le paysage de ces couleurs.

Une eau qui s’est refroidie,un temps gris ou plafond se fait bas, quelques gouttes de  pluies, des conditions idéales pour retrouver le Sieur Thymallus

Qu’il soit ligericus ou simplement commun, si pour d’autres, octobre rime avec les champignons, j’appartiens à ces pêcheurs auvergnats qui ne rateraient pour rien au monde cette période de l’année.Opportunité de pêcher en sêche les grands radiers.

Dois-je confesser une fois encore ici mon attirance sans égal pour le bel étendard.

Je laisse d’ailleurs bien volontiers de nombreuses truites même celle indispensable pour briller en société pour l’immense joie d’admirer l’éclat d’argent d’un ombre de l’Allier.

Clin d’œil qui résume le fond de ma pensée sur cette quête  ou l’on préfère regarder l’attribu que le milieu.

Conscient peut être, orgueilleux surement, fier sans contexte de parcourir l’une des dernières rivières sauvages d’Europe.

Des heures de pêche qui commencent toujours de la même manière.

La brume du matin, la léthargie des poissons qui sortent de la nuit. Première veine d’eau que l’on aborde en nymphe à l’espagnol.

On s’applique, on anime, on peigne avec rigueur, l’ombre est affaire de patiente.

Pourtant une légère tension de la canne me rappelle la rencontre d’un jeune tacon.

Etrange destin de ce joyau.

Lui dont la vie se résume à courir les océans en quête de nourriture dans l’unique but de revenir en ce lieu.

Faut-il avoir été probablement détesté de quelques dieux pour avoir à accomplir une vie si laborieuse. Celle d’un roi déchu de sa vallée sans aucun doute.

Les premières éphémères me sortent de mes pensées.L’heure des gobages arrivent.Nous sommes ici pour cela !!!!!!

Il me faut à ce moment de la journée, remercier la marque JMC de nous offrir une gamme performer tout aussi agréable en nymphe qu’en sèche.

De quoi redonner des heures de pêche à mon vieux Ross qui n’avait point vue l’eau depuis longtemps.Une marque américaine reconnu pour sa fiabilité.

Découvrir la marque Ross :https://www.rossreels.com/

Les prises s’enchainent et le temps passe vite, trop vite.

On reviendra souvent jusqu’à la première lueur de l’hiver. Nous avons la chance de pouvoir pêcher l’ombre jusqu’au 31decembre.

Comme le dis le proverbe  « Abondance de bien ne nuit pas », s’il fallait trouver une autre option, l’Alagnon toute proche pourrait contenter quelques heures. A moins peut être que l’on se retrouve au bord d’un reservoir.

Occasion de vous annoncer l’ouverture du domaine de Gerris le samedi 17 octobre mais aussi l’organisation le 7 novembre d’une amicale au lac de Malaguet.

Mais de cela nous en reparlerons bientôt sur Auvergne passion mouche…….

 

 

Un premier bilan ( 1er cat) et le resultat de la journée à Banson

L’heure est à un premier bilan.

Conclusion d’une saison 2020 de 1ère catégorie bien particulière.

Difficile de ne pas revenir en arrière.Difficile de ne pas se souvenir de ces semaines ou nous avons été privé de notre loisir.

Confinement, sécheresse, pic de chaleur, autant de raison qui pourrait me pousser à faire une lecture très amer de cette année et pourtant je dois vous l’avouer : je suis un pêcheur satisfait.

Satisfait  d’avoir pu assouvir une saison de plus  ma passion au cœur de nos paysages auvergnats.

Satisfait d’avoir gouter à la joie de ces rencontres avec nos truites dont l’authenticité nous pousse en permanence à l’admiration.

Satisfait  de l’usage d’une série de canne pour lequel je dois confesser un coup de cœur.La série JMC performer qui m’aura accompagné durant mes parties de pêche.

Légèreté, précision démontre s’il le fallait encore que les marques françaises  n’ont plus guère à rougir de quelques jalousies.

Satisfait  d’avoir pu de retrouver comme une habitude qui s’installe les berges de quelques rivières alpines.

La montagne comme rempart aux enjeux climatiques qui touchent nos rivières et fragilisent chaque jour un peu plus les écosystèmes de plaine.

Satisfait d’avoir pu, moins souvent que les années précédentes, échanger sur Auvergne Passion Mouche. Prétexte à prolonger à travers une photo, un récit, quelques mots, le souvenir de mes parties de pêche.

Heureux en somme, tout simplement, conscient peut être que les semaines que nous avons passé replier dans nos maisons n’ont pas été que l’occasion de remplir nos boites à mouche.

Avons-nous su mesurer le manque qu’engendre l’éloignement à notre passion ??

Ferai-je alors référence à Virginia Henderson qui nous explique cette nécessité de réaliser ces besoins fondamentaux. C’est à la lettre que j’ai  respecté le 13eme, assouvissant à pleine bouche cet appétit.

Depuis le 11 mai, j’ai pêché.

J’ai tenté de réaliser la dérive parfaite. Je me suis enflammé pour un gobage prenant la riquette du quartier pour le monstre du pont. Je me suis imaginé vainqueur de chaque défi, échouant souvent

« J’ai » !!! usant de manière égoïste l’usage de ce pronom, ramenant à moi et rien qu’à moi la satisfaction de ces moments que seul l’adepte de la gaule peut comprendre.

Résumerai-je cette saison de 1er cat 2020 à la nécessité de revendiquer avec force ce besoin de pêche , loin , très loin de  débats nécessaires qui animent avec force l’univers qui est le mien.

Place maintenant au réservoir, au carnassier, à l’ombre ; à toutes les fantaisies que m’autorisent une canne à mouche.

Occasion de redevenir sérieux et de vous annoncer le gagnant de la journée de pêche à Banson.

Après interrogation de Vincent.D  ancien propriétaire de Banson, la date ouverture du réservoir est le 24 avril 2013

C’est mat qui gagne cette journée de pêche.Bravo à lui.

Quant à moi , je vous laisse « j’ai » des mouches à monter ….