Catégorie : Sortie de Pêche

Des nouveautés chez HOH.Occasion de découvrir la naissance d’une canne

Il y a quelques jours, je vous avais conduit à la découverte d’une marque de canne :HOH à la croisée des chemins entre une rivière de la cote ouest américaine et un pêcheur passionné de Colmar.

Relire l’article précédent : https://auvergnepassionmouche.fr/dans-lunivers-d-hoh-createurs-de-cannes-pour-pecheurs-voyageurs/

Quoi de plus normal  de donner la parole à Philipe Koehler, le temps de quelques questions autour de l’arrivée de plusieurs nouveaux modèles et en particulier une canne qui m’a intéressé pour le pratique réservoir : la HOH CLAN 10soie7

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Bonjour Mr Koehler, novembre 2020 devrait être un grand moment pour la marque HOH avec l’arrivée de plusieurs nouveautés, comment a été élaborée votre gamme ?

« À la création de notre marque, nous avions imaginé une gamme très complète mais l’importance des budgets nous a ramené à la réalité.

A notre niveau, nouvelle marque sur le marché,  (petite marque à petit budget pour l’instant) nous souhaitions malgré tout  construire une première gamme de canne cohérente tant  pour leur utilisation que leur prix final.

J’aime toujours me rappeler comment est née notre marque avant de faire un produit.

Elle est née grâce à mes passions ; celle de la pêche et du lancer mouche que je pratique depuis très longtemps.

Pour se faire plaisir a la pêche comme au lancer il faut une bonne canne

J’en veux pour preuve la toute première canne HOH Overseas Spey 13’3  #7/8 en 6 brins qui est à mon avis un excellent rapport qualité-plaisir/prix.

Les utilisateurs de ce modèle, le plus vendu à ce jour,  sont unanimes et les retours que je reçois me font toujours énormément plaisir.

Nous avons  fait l’impasse sur certains modèles pour réaliser une gamme plus petite  mais relativement complète finalement.

14 Modèles d’ici fin novembre (les 6 derniers modèles viendront compléter la gamme Clan et Overseas). »

                   La naissance d’une reference est un évènement importante pour une marque, pourriez-vous expliquer au lecteur d’APM, le cheminement  qui permet de voir naitre une canne HOH ? 

« On part avec des idées de départ quand nous avons « conçu théoriquement » notre gamme.

On prend une référence , 10soie7, 9soie4,..etc..

On s’inspire de ce qui se fait sur le marché. On sélectionne ce que l’on pense être la meilleure canne à l’instant T  et on essaye de construire le  meilleur produit en restant dans le budget que l’on souhaite.

On mélange les ingrédients, blank, équipement, peinture, design, poids, action, et au final le coût par canne. On obtient un premier résultat.

Après la conception de quelques cannes les premiers protos sont déjà bien aboutis.

Ce sont  les 2/3 premières cannes qui sont très difficile à réaliser, il faut trouver nos accords avec la fabrication.

Ensuite on test les cannes de toutes les manières possibles. »

Par exemple, les premières cannes la HOH Overseas Spey 13’3 ont pêché un an et demi intensivement tout autour de la planète, par 8 pêcheurs de bon à très bon niveau, avant d’être fabriquées en nombre.

                       Suite à l’article « Dans l’univers d’HOH » de  nombreux lecteurs m’ont interrogé sur l’origine des blanks .Sans divulguer de secret, pourriez-vous  nous donner quelques pistes ? 

« Après une prise de contact auprès de différents fabricants coréens et chinois, nous avons réalisé un comparatif approfondi de ce que chacun était en mesure de nous fournir avec les garanties de qualité que nous exigions.

Nous avons opté pour un excellent fabriquant en chine, qui respecte nos cahiers des charges. À ce jour, notre choix se révèle avoir été le bon.Nos blanks et leurs accessoires sont à la hauteur souhaité en termes de qualité/prix et de durabilité pour le pêcheur. »

                        Pour  les plus novices d’entre nous, l’action de la gamme HOH se fait autour d’une description medium fast, vous serait-il possible d’apporter des précisions autour de  cette notion ? 

« Nous avons nommé l’action de nos cannes « Médium Fast » parce-que nous estimons que nos cannes sont assez rapides mais pas dures.

Pour des raisons techniques/prix du blank en carbone, nous souhaitions proposer des cannes confortables et faciles d’utilisation pour que le lancer soit plaisant pour tous les pêcheurs. »

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Parmi ces nouvelles venues, j’ai eu la chance de découvrir  en avant première plusieurs prototypes à l’image de la 10soie de 7 dont je choisi de vous parler maintenant

Un format de canne qui ne peut qu’activer ma curiosité de pêcheur en réservoir

Un retour que je vous fais sur le blog qui n’est pas de nature à vous envahir de données techniques mais plutôt de partager avec vous les impressions laissées. Occasion de parler ici de passions ,de sensations éprouvées notamment lors d’une sortie test avec Olivier , compétiteur de D1 , dont l’expérience ne laisse guère place à l’approximation.

S’il  est une vraie tendance qui se dessine de ces cannes , c’est bien leur  douceur. Une idée dont je vous avez déjà parler au sujet de la 9soie5

La HOH clan 10soie de 7 se révèle très agréable avec des soies flottantes et intermédiaires.

Celle-ci devenant  polyvalente si l’on fait le choix de descendre d’un numéro pour les soies les plus lourdes à l’image des forty plus qui sont des outils employés  pour gagner en distance mais qui ont tendance à rapidement surcharger les cannes.

S’il me fallait définir un usage à privilégier pour ce modèle , nul doute que je vous parlerai de la pêche en noyée. Un sentiment partagé par Olivier qui m’a témoigné le même regard en particulier autour de la pêche en barque comme il a eu l’occasion de le faire lors d’un tournoi des 5 nations en Angleterre.

Associé à sa petite sœur ,la HOH clan 9soie de 5 , on peut construire un ensemble parfait pour appréhender l’ensemble des techniques réservoirs (des plus fines aux pêches dite lourdes ).

Au-delà pour ceux qui voudront se limiter à une approche minimaliste autour d’une canne unique , la 10soie 7 correspond à ces cannes capables de répondre à un maximum de situation dès lors que l’on fera l’effort de posséder plusieurs types de soie.

Une canne qui  conduira à quelques concessions notamment en terme de distance de lancer lorsqu’il s’agira de sortir l’artillerie des gros streamers mais il ne faut jamais perdre de vue l’une des qualités majeures de ce produit : son rapport qualité/prix.

Nous parlons  d’une canne en dessous de 300€. Une logique revendiquée par la marque à l’aune d’une époque qui n’arrive que trop rarement à construire des produits dans des budgets retenus.Cela démontre une volonté de proposer un produit de qualité mais surtout accessible à plus grand nombre.

Cerise sur le gâteau , le simple fait que Mr Koehler est imaginé cette canne non pas pour parcourir nos réservoirs mais pour aller à la rencontre des saumons et autres steelheads à partir d’une canne légère  donne bien des raisons à penser que la HOH clan 10 soie 7 peut répondre à bien des attentes.

Laissons libre cours à notre imagination d’autant que les Clan sont saltwater.

De quoi animer l’intérêt des  pécheurs de petits carnassiers,même  si je dois avouer que pour traquer la perche je serai plutôt enclin à m’amuser avec une autre de ces sœurs : la HOH clan 9soie de 6 .

Des cannes que je pourrais vous faire découvrir tout au long de l’année 2021 …

Réservoir , ready to play

Après plusieurs sorties dédiées à la recherche de l’ombre, l’heure est maintenant à l’alternance avec le réservoir.

Occasion de  vous livrer les conditions de pêche du moment autour de Clermont-ferrand mais aussi de vous présenter  quelques nouveautés.

Mercredi-1er halte : Le Domaine de gerris.

Sitôt l’ouverture faite , je retrouve mes habitudes.

Le temps de quelques heures, d’une après-midi, d’un entre deux ou d’une journée complète, arc, aquabonita, fario, alis et léopard sont là pour nous divertir et nous proposer de belle rencontre.

Un domaine aux eaux encore teintées avec des poissons frais, des conditions qui nous invitent  au streamer même si rapidement l’éducation de nos partenaires devrait changer la donne.

Pour l’heure, je jongle entre les densités et les animations pour prospecter, ayant à ma disposition des soies différentes mais dont le point commun reste dans leur grande majorité l’uniformité produisant  des animations linéaires d’un point bas à un point haut.

Pourtant aux pays des soies, l’avènement des soies Sweep permet de changer cela et Rio nous a livré (il y a quelques mois)  une nouveauté que je pense très intéressante.

Sa Fanthom Cleansweep propose un concept ou la soie reçoit plusieurs densités autour d’une pointe intermediaire clear.Le reste de la soie se construit avec une deuxième partie en S4 et enfin un corps en S2

L’intérêt entant de  jouer avec  les variations de densité pour pouvoir balayer l’ensemble de la colonne d’eau.

Une soie  technique dont les premiers usages fait avec une peau de lapin dans les eaux de gerris mais aussi celle du  Bouchet m’auront convaincu du potentiel.

Jouant sur la rapidité de l’animation on sent effectivement que l’on peut  très rapidement couvrir des profondeurs différentes. Une soie de prospection par excellence qui à la différence d’autres modèles existants joue la discrétion d’une pointe clear.

L’introduction d’un repère visuel blanc, le Hang marker permet de valoriser le lift mais aussi de donner un visuel précis pour le lancer à venir.

Une soie disponible dans la boutique PLC-pêche, occasion de remercier Philipe Koehler pour sa disponibilité et ses conseils.

La soie Rio fanthom cleansweep : https://www.plc-peche.fr/les-soies-reservoir/4018-soie-rio-fathom-cleansweep-slow.html

Moment pour partager avec vous l’annonce d’un partenariat avec sa boutique et la marque de canne HOH.

Modestement ,j’essaierai de vous  parler de pêche à la mouche et vous présenter des produits  à travers mon regard si imparfait soit il .Notre passion commune, raison d’être de ce blog.

Une passion  qui se construit, se nourrit, s’apprécie à travers chaque expression.

D’un simple outil de fly tying à la rencontre d’une rivière ,de quelques heures passées sur un salon  à l’arrivée d’une nouvelle série de canne, d’un billet d’humeur autour d’une conviction,Auvergne passion mouche se doit au fil des années de se renouveler et  de penser à vous lecteur.Ambition modeste à  tenter le plus souvent possible de vous apporter du contenu que j’espère de qualité.

Jeudi -2eme halte : Banson

Une pluie fine, quelques percées de vent dans les sapins ; des conditions idéales pour conduire les dames des lieux à pointer le nez en l’air.

En sêche , en nymphe à vue dans la bordure , on peut appréhender en ce moment Banson  de la manière la plus simple possible.

Mon Peux fulgor , la 9soie5 HOH Clan , une TT5 et enfin une sélection restreinte de mouche dans un patch. Me voilà prêt pour passer un bon moment. Stratégie légère ou la caisse réservoir à laisser place à un collier porte outil.

Clin d’œil  à l’artisanat français qui nous propose un produit très pratique et de très belle  facture.

L’univers GBTX : https://www.gabatx-flyfishing.com/

Cela faisait longtemps que je voulais m’équiper d’un lanyard permettant une approche minimaliste ou la pêche se transforme en une traque active à la recherche des poissons.

Les choix de Vincent et de Cédric de laisser un étang  le plus naturel possible poussent les truites à un comportement qui nous relie directement à la rivière. L’automne est un moment phare  ou les nostalgiques des gobages seront aux anges.

Samedi-3eme Halte : Noirétable.

Je retrouve Olivier pour une partie de pêche dans un mode bien diffèrent. Place à une pêche ou l’on ne bouge pas d’un pouce, désireux d’exploiter l’ensemble des stratégies possibles.

Nul n’est question d’autre chose lorsque l’on monte en réservoir de nombreuses cannes.

Expression d’une volonté constante à s’adapter à l’humeur des poissons .Chaque centimètre de la colonne est prospectée. On passe d’une pêche en washing line à la maitrise d’une animation lente sur les couches profondes.

A ce jeu, l’excellent compétiteur qu’est olivier démontre toute la science nécessaire à la maitrise de l’ensemble des paramètres qui font la rançon du succès et la capacité de concrétiser de nombreuse prise. Occasion pour lui de me confier son avis sur le prototype HOH Clan 10 soie de 7 mais nous en parlerons bientôt.

Noirétable par son succès et la venue de très  bon pêcheur  est actuellement un plan d’eau technique qui permet de se  mesurer à des poissons qui ont déjà appris de nombreuses leçons.

Je profite de l’instant pour vous relayer le message de la FD42 au sujet de la prise des cartes de pêche.

« Chers pêcheurs,

Le bar Le Bidule, habituellement dépositaire des tickets de pêche spécifique pour le réservoir mouche de Noirétable ne sera ouvert que durant ses horaires habituelles de restauration, à savoir du lundi au vendredi, de 11H30 à 14H30. En dehors de ces horaires, les tickets de pêche doivent obligatoirement être achetés via le module : https://reserv.peche42.fr/

Néanmoins, pour les pêcheurs désireux de pêcher uniquement l’après midi et en semaine, vous pourrez continuer à acheter vos tickets directement au Bidule.

Enfin, les achats de tickets pour le réservoir mouche d’Usson en Forez continuent comme depuis la réouverture de ce site à être vendus par ce module de réservation. Aucun changement n’est en vigueur sur ce site. 

Nous sommes bien entendus tous désolés par cette situation indépendante de notre volonté.

Merci de votre compréhension. »

Dimanche-4eme Halte : le lac du Bouchet.

Comment terminer un périple réservoir sans faire un arrêt au Bouchet.

Une fois encore je ne pourrais cacher mon enthousiasme à parcourir ce lac. C’est pour moi sans contexte le plus beau et j’espère vraiment que la fédération de la Haute Loire reconduira dans les années à venir ce site et sa gestion.

Une journée que je passe en compagnie de Christophe Noharet ou sa maitrise de la sêche fera merveille.

Des poissons en maraude, opportunistes qui malgré le froid et le vent, se saisiront sans complexe de nos imitations. Des poissons que parfois nous oublieront de ferrer tellement occuper à discuter et à partager notre passion.

Une passion qui doit conduire Christophe dans quelques semaines à nous livrer le premier ouvrage autour de la pêche en réservoir que j’aurais l’immense honneur de préfacer.

Ainsi s’achève cet article  dans la fraicheur du soir sur le bord d’un lac volcanique.

Tentative de vous faire percevoir amis lecteur la pêche en lac comme un activateur de notre curiosité.

 

A la rencontre des ombres de la Loire

Coubon ,8h30 du matin, rendez-vous est donné avec Steeve pour aller  à la rencontre des Ombres de la Loire.

Première halte : la découverte du parcours trophée mis en place en 2020 issus du partenariat entre l’AAPPMA  du Puy en Velay et la fédération de pêche de la Haute Loire.

Le principe est simple : dynamiser l’activité pêche d’un secteur de 2eme catégorie à travers l’introduction de 500 AEC à destination récréative.

Les actus de la fédération de pêche de la Haute Loire : http://pechehauteloire.fr/Actualite_Liste.php

Simple mais efficace au vue du succès de celui-ci.

Simple au point de voir d’autres fédérations comme celle de la Loire mettre en place ce type de parcours.

Les parcours de la fédération de pêche de la Loire : http://www.federationpeche42.fr/component/content/article/286-une/967-2020-10-01-07-26-45.html

Simple au point de s’interroger sur les raisons qui poussent la fédération du Puy de Dôme à ne pas avoir réussi plusieurs années après l’émanation d’un SDOH ( shemas départementale d’offre halieutique) à réaliser un projet identique , pourtant identifier comme nécessaire.

Simple et pourtant démonstration symptomatique d’une réalité au sein de mon département qui pousse de nombreux pratiquants à aller vers d’autres destinations pour prolonger la saison.

Difficile  à ce moment du récit de n’être admiratif des produits disponibles sur la Haute Loire dans le domaine public :

Du lac du Bouchet à un parcours halieutique, des ombres de l’Allier à ceux de la Loire.

Suffit-il qu’un beatis se fasse la malle à la surface de l’eau pour que l’une des vallées le plus sauvages de France se réveille.

Des museaux qui crèvent la surface .Des museaux dont  je ne peux cacher l’émotion qu’est la mienne lorsque je croise l’un de nos éclats d’argents.

Thymallus dont la quête me conduit à parcourir chaque recoin de notre Auvergne tout au long de l’année

Autant de rendez-vous dont j’essaye de partager ici le parfum.

Vous l’aurez compris cher lecteur, au fil des mots, des articles, une conviction est mienne.

Nul auvergnat qui affiche passion pour la pêche à la mouche ne peut  faire économie d’une quête qui le conduira inexorablement au fil des années à la découverte de nos départements , declinant l’expression de nos pratiques salmonicoles de la 1er categorie à la 2eme.

Nul auvergnat ne peut, ne doit laisser à l’abandon la défense de ce patrimoine qu’il soit ligericus ou pas

https://auvergnepassionmouche.fr/tag/thymallus-ligericus/

D’une pêche à vue sur un plat de Neussargues au plaisir d’un overhead en spey sur l’Allier .Du charbonnier de la Sioule seduit par une petite animation à la plaisir de partager une journée avec Steeve au cœur de son domaine ; l’ombre est un trait d’union.

Aller à la rencontre des ombres de la Loire avec Steeve Colin : http://www.emotionpeche.com/

L’ombre coule dans nos veines comme l’un des moteurs  de ces arabesques que nous dessinons à  longueur d’année sur nos vallées.

L’ombre, c’est ce point de repère entre hier et demain,

L’ombre c’est le témoignage d’une partie de l’histoire de la pêche à la mouche aux pays des volcans.

 

L’heure est à thymallus

L’Automne habille enfin le paysage de ces couleurs.

Une eau qui s’est refroidie,un temps gris ou plafond se fait bas, quelques gouttes de  pluies, des conditions idéales pour retrouver le Sieur Thymallus

Qu’il soit ligericus ou simplement commun, si pour d’autres, octobre rime avec les champignons, j’appartiens à ces pêcheurs auvergnats qui ne rateraient pour rien au monde cette période de l’année.Opportunité de pêcher en sêche les grands radiers.

Dois-je confesser une fois encore ici mon attirance sans égal pour le bel étendard.

Je laisse d’ailleurs bien volontiers de nombreuses truites même celle indispensable pour briller en société pour l’immense joie d’admirer l’éclat d’argent d’un ombre de l’Allier.

Clin d’œil qui résume le fond de ma pensée sur cette quête  ou l’on préfère regarder l’attribu que le milieu.

Conscient peut être, orgueilleux surement, fier sans contexte de parcourir l’une des dernières rivières sauvages d’Europe.

Des heures de pêche qui commencent toujours de la même manière.

La brume du matin, la léthargie des poissons qui sortent de la nuit. Première veine d’eau que l’on aborde en nymphe à l’espagnol.

On s’applique, on anime, on peigne avec rigueur, l’ombre est affaire de patiente.

Pourtant une légère tension de la canne me rappelle la rencontre d’un jeune tacon.

Etrange destin de ce joyau.

Lui dont la vie se résume à courir les océans en quête de nourriture dans l’unique but de revenir en ce lieu.

Faut-il avoir été probablement détesté de quelques dieux pour avoir à accomplir une vie si laborieuse. Celle d’un roi déchu de sa vallée sans aucun doute.

Les premières éphémères me sortent de mes pensées.L’heure des gobages arrivent.Nous sommes ici pour cela !!!!!!

Il me faut à ce moment de la journée, remercier la marque JMC de nous offrir une gamme performer tout aussi agréable en nymphe qu’en sèche.

De quoi redonner des heures de pêche à mon vieux Ross qui n’avait point vue l’eau depuis longtemps.Une marque américaine reconnu pour sa fiabilité.

Découvrir la marque Ross :https://www.rossreels.com/

Les prises s’enchainent et le temps passe vite, trop vite.

On reviendra souvent jusqu’à la première lueur de l’hiver. Nous avons la chance de pouvoir pêcher l’ombre jusqu’au 31decembre.

Comme le dis le proverbe  « Abondance de bien ne nuit pas », s’il fallait trouver une autre option, l’Alagnon toute proche pourrait contenter quelques heures. A moins peut être que l’on se retrouve au bord d’un reservoir.

Occasion de vous annoncer l’ouverture du domaine de Gerris le samedi 17 octobre mais aussi l’organisation le 7 novembre d’une amicale au lac de Malaguet.

Mais de cela nous en reparlerons bientôt sur Auvergne passion mouche…….

 

 

Un premier bilan ( 1er cat) et le resultat de la journée à Banson

L’heure est à un premier bilan.

Conclusion d’une saison 2020 de 1ère catégorie bien particulière.

Difficile de ne pas revenir en arrière.Difficile de ne pas se souvenir de ces semaines ou nous avons été privé de notre loisir.

Confinement, sécheresse, pic de chaleur, autant de raison qui pourrait me pousser à faire une lecture très amer de cette année et pourtant je dois vous l’avouer : je suis un pêcheur satisfait.

Satisfait  d’avoir pu assouvir une saison de plus  ma passion au cœur de nos paysages auvergnats.

Satisfait d’avoir gouter à la joie de ces rencontres avec nos truites dont l’authenticité nous pousse en permanence à l’admiration.

Satisfait  de l’usage d’une série de canne pour lequel je dois confesser un coup de cœur.La série JMC performer qui m’aura accompagné durant mes parties de pêche.

Légèreté, précision démontre s’il le fallait encore que les marques françaises  n’ont plus guère à rougir de quelques jalousies.

Satisfait  d’avoir pu de retrouver comme une habitude qui s’installe les berges de quelques rivières alpines.

La montagne comme rempart aux enjeux climatiques qui touchent nos rivières et fragilisent chaque jour un peu plus les écosystèmes de plaine.

Satisfait d’avoir pu, moins souvent que les années précédentes, échanger sur Auvergne Passion Mouche. Prétexte à prolonger à travers une photo, un récit, quelques mots, le souvenir de mes parties de pêche.

Heureux en somme, tout simplement, conscient peut être que les semaines que nous avons passé replier dans nos maisons n’ont pas été que l’occasion de remplir nos boites à mouche.

Avons-nous su mesurer le manque qu’engendre l’éloignement à notre passion ??

Ferai-je alors référence à Virginia Henderson qui nous explique cette nécessité de réaliser ces besoins fondamentaux. C’est à la lettre que j’ai  respecté le 13eme, assouvissant à pleine bouche cet appétit.

Depuis le 11 mai, j’ai pêché.

J’ai tenté de réaliser la dérive parfaite. Je me suis enflammé pour un gobage prenant la riquette du quartier pour le monstre du pont. Je me suis imaginé vainqueur de chaque défi, échouant souvent

« J’ai » !!! usant de manière égoïste l’usage de ce pronom, ramenant à moi et rien qu’à moi la satisfaction de ces moments que seul l’adepte de la gaule peut comprendre.

Résumerai-je cette saison de 1er cat 2020 à la nécessité de revendiquer avec force ce besoin de pêche , loin , très loin de  débats nécessaires qui animent avec force l’univers qui est le mien.

Place maintenant au réservoir, au carnassier, à l’ombre ; à toutes les fantaisies que m’autorisent une canne à mouche.

Occasion de redevenir sérieux et de vous annoncer le gagnant de la journée de pêche à Banson.

Après interrogation de Vincent.D  ancien propriétaire de Banson, la date ouverture du réservoir est le 24 avril 2013

C’est mat qui gagne cette journée de pêche.Bravo à lui.

Quant à moi , je vous laisse « j’ai » des mouches à monter ….

Escapade en Clarée

Que la montagne est belle.

Emprunterai je, pour débuter  ces mots, le célèbre refrain de Jean Ferrat

Que la montagne est belle lorsqu’au milieu des pilonnes et des canons à neige il nous faut se rendre à l’évidence d’une empreinte que nous laissons de manière trop indélébile. Image d’Epinal de nombreuses stations de ski.

Certains feront d’une telle évidence la source de quelques rancœurs.

D’autres convaincu d’une utopie à retrouver au cœur de nos massifs les loups, les ours et peut être même les dinosaures iront d’une belle tirade stigmatisant un mode de vie occidentale ou chaque respiration nous conduit à prendre possession de 2.73 planète pour un seul français

D’autres  s’attacheront à défendre le berger et son patou, émerveillé d’un imaginaire où nous étions en communion permanente avec cette nature.

Une époque ou  nul ne venez  pleurer la perte d’un  bipède pensant sous les joutes d’une vie sauvage ou l’homme n’allait pas au combat avec un fusil à lunette mais avec un simple gourdin.

Quant  à moi je dois vous l’avouer cher lecteur  égoïstement je m’attacherai à ne rien penser et à profiter du moment.

De manière régulière ma canne à pêche sera le prétexte à chercher quelques endroits que je pense agréable à admirer.

De ceux-ci, de cette France à la mode, de ce covid qui m’a conduit à changer de destination .Faute de Montana, me voici de retour sur les bords de la Clarée.

Prétexte à randonner ou plutôt devrais-je dire à flâner .J’appartiens à ces gens qui n’aiment pas la performance d’une marche sans objectif.

Pendant que la foule me dépasse, je prends le temps de sortir une paire de jumelle, cherchant au loin la marmotte, le bruit de l’oiseau qui vient de fuir.

Une flore du sieur Bonnier conseillé naguère par un prof d’écologie qui m’avait expliqué qu’avant de s’apprendre  la nature s’observe.

Une veille paire de jumelle usée  par le temps et ces innombrables balades ou la curiosité anime ce sentiment de  découvrir  chaque instant

Un reflex, indispensable, jugement qui est le mien, conviction profonde que de tous les gens que je croise et qui prétendent connaitre la nature, pêcheur inclus, ceux que j’admire le plus sont sans contexte les passionnés de photo animalière.Des amoureux épris et surtout capable de se faire oublier le temps d’un affut.

Enfin, on ne se refait pas, une canne à pêche …..

Mon sac à dos ressemble trop souvent à la caverne d’Ali baba que je traine dans la pente, convaincu je le crois qu’une partie de pêche exceptionnelle  m’attend au détour d’un chemin.

Que la montagne est belle surtout en vallée de clarée.

Des lacs dont nul attente ne vous gratifie de briller dans la société halieutico-facebokienne ou la poutrasse est de rigueur

Les truites sont ici de taille modeste.

Nature impose à ces êtres vivants des choix drastiques :

-soit vivre à 2500m d’altitude dans un paysage envoutant mais n’avoir pas grand-chose pour faire pitance

-soit passer sa vie dans quelques rivières ou nourriture vous conduit à faire rapidement taille honorable mais au risque de vous choper saprolegnia, dessinant sur votre robe si belle l’impact des humains qui vous entoure.

De clarée, j’en suis admiratif, de la beauté des lieux, de la rivière qui me semble offrir au pêcheur que je suis la garantie d’être dans un endroit quelque peu  préservé.

Des eaux à peine à 10° en ce mois de juillet 2020, un niveau bien conséquent, des matins bien frais. Une réalité qui m’éloigne tant de celle de mon auvergne ou l’eau déjà commence à manquer.

De clarée, je pourrais tenter d’en écrire encore plein  de chose mais plus que les mots, je crois que l’unique message que je veux témoigner ici, à l’heure où j’hésite à fermer définitivement auvergne passion mouche, c’est de se servir de la pêche comme une excuse.

Clin d’œil que je rends à Hervé Thomas, qui me conduit aujourd’hui à livrer pour la première fois sur le blog un article sans aucune photo de poisson .Tentative amusée d’une ligne éditoriale dont je sais d’avance le résultat.

Vous l’aurez compris cher lecteur à l’heure de conclure, je vous laisse avec comme seul guide notre passion et son imaginaire…..

 

 

De pêche à la mouche et d’authenticité

De l’Auvergne, mille et un visage raconte la pêche à la mouche.

D’innombrable moment que je tente de vous raconter  depuis plus de 10ans.Des mots, des photos, des histoires.

Un témoignage que je veux être le plus aboutis  possible, hommage à ces paysages que je traverse, hommage à la nature qui me passionne et me transporte.

Des poissons , bien évidemment , des petits souvent , des moyens parfois , des plus gros de temps à autre , avouant très honnêtement que je préfère la beauté  d’une modeste truite de l’eau verte  à celle qui fait briller les yeux d’une génération  instagramer  à la bonasse .

Dédicace à tous ces narcisses  en herbe qui n’ont envie d’image que celle d’assurer systématiquement leur présence.

Est il si Indispensable d’être reconnaissable à coté de la prise du jour ?????sauf à avoir besoin de faire commerce

Parfois je me demande s’il n’est pas préférable de vivre au milieu d’une coulée de lave ou la nourriture se fait rare .On grandit peu mais au moins on ne finit pas sur Facebook, obligé de poser à bout de bras avec un de ces tartarins de la pellicule.

Je n’aime guère ce type de photo et m’adonne à celle-ci qu’a de très rare occasion, essayant comme tout à chacun de me pignoler, affirmant avec force « c’est moi qui est la plus grosse ».

Ancien reflexe de cours d’école ou dans nos phases pré pubère d’humain en nécessaire recherche de confiance, il nous fallait absolument obtenir l’approbation de l’autre.Je suis parce que j’ai beaucoup d’amis.

Vous l’aurez compris , vient ici le moment de vous encourager à absolument liker ces photos.

Vous soignez bien des plaies, des bobos à l’âme, des névroses halieutiques post confinements de ces enfants devenus grand et qui ont tant besoin qu’on leur dise qu’ils sont de très grand pêcheur !!!!.

Pour ma part, ne vous usez pas, ma canne à pêche n’est que l’expression d’une forme dissonante de liberté ou je cherche à respirer à plein poumon la nature.

On ne se refait pas, j’aime l’idée d’un parfum authentique d’une Auvergne qui  se découvre  lentement sur un air de Brassens , n’écrivant quelques lignes que pour exorciser un profond désir de solitude.

Une Auvergne qui  aime à  passer inaperçu, à se dessiner dans ses recoins les plus sauvages, s’offrant à la quiétude d’une passion ou notre société consommatrice n’a plus guère de place.

A ce jeu, nul doute a qu’une balade au cœur du massif n’a aucun égal pour celui qui a envie de s’eloigner de la foule.

A ce jeu donc , je retrouve Franck pour une journée aux confins des chemins, dans l’univers qui est le sien, au pays des gentianes qui sont déjà en fleur.

Aparté nécessaire pour dire combien il me semble important lorsque l’on  prend les services d’un guide , de s’assurer que celui-ci est homme de son territoire.

Rien ne me semble manquer plus de saveur et de pertinence que ces gens qui n’appartiennent à nulle part et vous guident pourtant partout !!!!!

Une journée avec Franck Coudière : http://franckcoudiere.com/

Opportunité pour moi de manier les outils issus du savoir d’Eddy Scheinpflug.Des cannes fishbones dont nous avons déjà parlé et dont j’admire comme souvent d’ailleurs le travail de ces artisans qui rendent notre passion plus belle.

Qu’il se nomme Valentin et les moulinets Peux , Marc et ses soies ou Eddy ,Michel et bien d’autres , je crois que sans eux la pêche à la mouche aurait un autre visage.

Les canne fishbones : https://www.fishboneshop.be

Dessiner quelques arabesques dans le basalte des gorges, capter l’instant, tenter une belle photo pour démontrer combien la pêche à la mouche est autre chose qu’un simple désir d’attraper un poisson.

Un poil libertaire, oscillant entre la faim du tigre de Barjavel et quelques mots de Boris Vian .J’aurais parfois souhaité maitriser la langue  à l’image de quelques poètes que j’admire.

Assis au fond de la vallée, dans la fraicheur du soir qui arrive, j’aurais pu à la perfection cocher dans le blanc de la page, des mots, rien que des mots pour définir combien en certain lieu la pêche à la mouche devient

Un art

D’un ombre en passant par une nouvelle soie naturelle

De mes péripéties halieutiques, nul doute que s’il fallait retenir un fil conducteur, je crois que seul le plaisir anime les lignes d’Auvergne Passion Mouche.

Comme celui d’Armand, débutant à la nymphe qui cherche à assouvir son envie de rencontre avec Maitre thymallus.

Des heures à prospecter chaque veine, l’enthousiasme d’une zone que l’on sent propice .De sa vision nymphmaniac, prolongement de son bras mais aussi de ces espoirs, nous cherchons à rendre possible une simple rencontre.

Quel plaisir alors de voir l’aboutissement de nos efforts lorsque vient le moment.

Le pêcheur prend le temps, admire, contemple le bel animal, concluant à merveille une journée passionnante.

La pêche, c’est avant tout cela, une affaire d’attention, d’application pour rendre possible un moment.

A ce jeu nous sommes souvent aider du travail d’un artisan passionné  à l’image de Marc Boucher et de ses soies naturelles.

Les soies naturelles pêche à soie : https://www.pecheasoie.com/

D’un cahier des charges compliqué ou il s’agissait de trouver enfin sur le marché des soies naturelles au couleur vive permettant des pêches plaquées à distance. Le pari est à portée de moulinet.

Fly concept distribuera bientôt en exclusivité la dernière-née. Une soie n°3 parallèle alternant des parties chartreuse avec des parties plus claires.

Fly concept : http://www.fly-concept.fr/

Pour ceux qui comme moi aime à s’adonner à ces pêches à distance, proche de la Roncari sans avoir la prétention d’en être expert, cette soie dès les premières minutes confirme les impressions.

Tester dans les conditions défavorables d’une petite  rivière avec tous  les contres courants qui ont tendance à gêner la flottaison, la soie de montre rapidement à son avantage.

L’alternance des portions offre une visibilité sans égal que la flottabilité plus haute d’une soie naturelle accentue.

A cela s’ajoute un travail de pré rodage impeccable qui permet de mettre la soie en action de pêche quasiment à sa sortie de son blister.

Permettez-moi d’ailleurs d’être impressionner de cela, adepte des soies nat depuis des années maintenant, je n’ai  rarement connu de marque qui offre des produits aussi bien fini sans aucun défaut de surface. Un travail d’orfèvre.

Des test , bien trop court pour utiliser tout le potentiel de cette soie qui semble enfin repousser encore un peu plus les limites de l’usage des soies naturelles ou l’on regrette souvent la discrétion de leur couleur.

Des tests que pour ma part j’espère continuer en associant cette soie à une 9pied soie de 4 pour les coups du soir mais aussi en gardant en ligne de mire la saison réservoir ou je crois qu’elle peut être un allié pour les pêches de bordure au fil.

Ainsi s’achève ces quelques mots avec un prochain rendez-vous que je vous donne sur Auvergne passion mouche.

Allez à la rencontre de Franck Coudière.De quoi se régaler ….

 

 

 

Post confinement , le retour à la riviere …..

Il est  des moments qui resteront probablement dans les livres d’histoire.

De mars à mai, la saison de pêche 2020 ne laissera guère de souvenir. Une parenthèse, un intermède, une pause que chacun d’entre nous aura vécue de manière différente.

Pourrais-je  tenter  l’écriture de  quelques lignes sur celle du soignant que je suis , osant la comparaison entre le monde de la pêche et celui de l’hôpital , trouvant tant de similitude et de leçon qui aurait valeur à faire réfléchir bien des gestionnaires de nos aappmas et de nos fédération mais je préfère revenir à l’essentiel : le plaisir de retrouver le bruit de l’eau

Occasion de mesurer l’importance que représente le simple fait d’aller à la rivière.

Priver de cela, j’espère  que nous avons pris  conscience d’une évidence .Cette irrésistible besoin, cette bouffée d’oxygène que notre regard impose à nos pensées lorsqu’il suit la dérive d’un brin de nylon.

Une touche, un contact, un combat, l’émotion de la mise à la épuisette, tout cela pour rien ou presque rien.

Dans un univers en quête de sens permanent, ou beaucoup d’entre nous se seront peut-être demander leur profonde utilité dans nos sociétés modernes,  voilà que je me réconforte d’un geste inutile. Je regarde une truite, un ombre, un vairon repartir, libérer d’une rencontre qu’il n’avait peut-être pas planifié dans son agenda

Certains feront tirade de cela, d’autres donneront leçon, d’autre encore conduiront plaidoyer de la nécessité à ne pas oublier que nous sommes avant tout des prédateurs. Pour ma part vous l’aurez probablement compris, l’heure n’est plus à aucune forme de polémique.

La chance d’être au bord de la Sioule me suffit largement.Une rivière que je retrouve toujours aussi belle, toujours aussi envoutante, toujours aussi passionnante à pêcher.

Une rivière que je parcours cette semaine de vacances avec une nouvelle alliée : La JMC Performer 10.6 soie de 3.

Difficile de passer sous silence la rencontre avec un tel outil. Légèreté, douceur, transmission délicieuse  du contact avec le poisson sont autant d’atout qui alimente mon envie de pêcher.

Je ne cèderai pas ici à l’usage de considération toutes plus techniques les unes que les autres .Je n’aurais que deux constats.

Le premier sur l’utilité de maintenir en France des compétiteurs de très haut niveau qui garantissent aux pêcheurs lambda que je suis  d’avoir un jour des cannes aussi bien aboutis.

Le deuxième sur l’ignorance ou plutôt le raccourcis qui est conduit par certains à mélanger pêche au fil avec ce type de canne et pêche au toc à la nymphe, ce sont pour moi deux univers totalement différents.

Parmi les autres nouveautés, je voudrais mettre l’accent sur l’arrivée d’une nouvelle version du Rio two  tone indicator.Alternant le noir et blanc, cette version me semble permettre de gagner en discrétion sur des moments de l’année ou la pêche va devenir très difficile.

Evidence ou plutôt inquiétude sur les semaines qui arrivent. Un simple thermomètre devient alors un moyen de rationaliser les annonces d’un hiver à la chaleur record et un printemps parmi les plus chaud.Une eau à 15° relevé le 21 mai à chateauneuf les bains.

Une tendance qui aujourd’hui n’a plus valeur à être perçu comme une exception mais bien comme une nouvelle réalité qui dictera sans nul doute la qualité de nos prochaines sorties.

Mais pour l’heure, je retourne à la rivière poursuivant mes péripéties halieutiques dans un rayon de 100km…et il y a de quoi faire.

Banson fait peau neuve

Après une vidange et une mise à sec pour plusieurs  semaines, permettant d’éliminer une grande partie des herbiers. .Banson fait  peau neuve

Beaucoup d’heure de travail plus tard, c’est à partir du 22 février que l’on a pu retrouver le lac et ses habitantes.

Occasion pour moi de profiter d’une petit dégradation météo pour vous faire  un compte rendu des quelques aménagements qui vont sans nul doute changer la vie des pêcheurs.

Des plus anodins comme l’installation de porte canne le long de la cabane.

A des choses plus importantes comme la création de mini ponton le long de la sapinière.

Des éléments qui permettent de gagner en longueur lors du cast arrière. Des éléments  permettant de mieux exploiter à distance cette berge toujours très prometteuse quand les poissons pointent leur nez en l’air.

Autre point qui m’est apparu comme très significatif de l’état d’esprit qui anime Vincent et Cédric, très appliqué sur la qualité de la pêche. La mise en place de nombreuses plateformes pour faciliter l’épuisetage des poissons.

Des installations qui permettront des remises à l’eau sans souffrance des truites.

Opportunité de diminuer le stress du combat, offrant  un retour plus rapide de ces mêmes poissons à s’intéresser de nouveau à nos imitations.

On se doit d’essayer au maximum de décrocher un poisson dans l’eau sans le poser sur la berge.

Faire autrement  fragilise  la survie mais aussi altère la remise en activité, impactant directement la qualité de pêche pour ceux qui passent derrière vous.

De même on évitera de sortir les poissons de l’eau pendant de long instant pour prendre une photo.

Immortaliser une truite est signe d’un souvenir pour lequel je n’ai aucun critique, bien au contraire mais a-t-on besoin de faire  un selfie de soi même pour se convaincre que l’on est bien l’auteur de ce superbe coup de canne.

Narcisse aurait dû penser à cela même si je le concède la tentation est parfois grande et la fonction rafale devient alors un allié que l’on se doit de maitriser.

Trêve de d’aparté, revenons à nos moutons avec le point qui intéressera je le crois beaucoup d’entre nous .Banson revoit pour cette saison sa politique tarifaire  avec une journée qui passe à ;

26 € pour une journée sans prélèvement

30 € pour une journée avec 1 poisson

avec toujours une limitation du nombre de pêcheur à 8.

Ce qui bien évidement offre la garantie de profiter de la quiétude d’un lien perdu à la croisée des chemin Sancy-Artense et de Combrailles.

Un lieu à découvrir ou à redécouvrir :

https://peche-banson.com/